Obligations fiscales, contrôles, méfiance réciproque, des opérateurs économiques et des représentants institutionnels se retrouvent ce jeudi pour un dialogue sans filtre.
Entre chefs d'entreprise et administration fiscale, le dialogue existe rarement en dehors des bureaux de contrôle. C'est précisément ce hiatus que tente de combler une rencontre prévue ce jeudi 2 avril à Lomé, à l'hôtel Onomo, à partir de 19h, dans “un format délibérément sans langue de bois”, explique l’organisateur Edem Adékunlé d'Almeida, entrepreneur franco-togolais fondateur d'Africa Global Recycling (AGR).
La thématique : la relation entre l'entreprise et le fisc est-elle un partenariat, un amour forcé, ou une relation toxique ? Derrière la formule, une réalité que beaucoup d'opérateurs économiques togolais connaissent bien : incompréhension des procédures, sentiment d'arbitraire lors des contrôles, méfiance vis-à-vis d'une administration perçue comme opaque.

Pourtant, le Togo a engagé des réformes substantielles ces dernières années : numérisation des déclarations, introduction de la téléfiscalité, ajustements du Code général des impôts en faveur des PME, avec notamment des régimes d'incitation à l'investissement prévoyant des réductions d'impôt allant jusqu'à 40 % sur plusieurs années. Des avancées réelles, mais qui peinent encore à modifier en profondeur la perception des opérateurs économiques sur le terrain.
C'est ce décalage entre réforme institutionnelle et vécu entrepreneurial que la soirée entend explorer. Le cadre est celui de l'Afterwork d'Edem d'Almeida, rendez-vous économique désormais ancré dans le paysage loméen, connu pour mettre en présence des professionnels de haut niveau autour de sujets structurants pour le secteur privé togolais, dans une ambiance qui favorise la franchise plutôt que les postures.
Une occasion rare, pour ceux qui font tourner l'économie au quotidien, de dire ce qu'ils pensent vraiment et d'entendre ce que pense l'autre camp, entendent les organisateurs.
Fiacre E. Kakpo
Plus de 200 exposants (artisans, agripreneurs, industriels et startups) participent à la sixième édition de la foire « Made in Togo », qui a démarré le 1er août 2025 au Centre des expositions et foires de Lomé (CETEF-Togo 2000), et officiellement ouverte en début de semaine par la ministre actuelle en charge du commerce, Rose Kayi Mivedor.
Placée sous le thème : « Consommons togolais pour une économie forte et durable », la rencontre s’affirme comme l’une des principales initiatives nationales de promotion de la consommation locale et de renforcement des chaînes de valeur.
L'événement ambitionne d’attirer près de 40 000 visiteurs.
Lors de l’ouverture officielle, Rose Kayi Mivedor-Sambiani a rappelé que « consommer local » est bien plus qu’un simple choix symbolique : il s’agit d’un acte structurant pour l’économie, générateur d’emplois, de résilience et de souveraineté industrielle.
Au-delà de l’exposition, la foire constitue une plateforme d’échanges entre producteurs, acheteurs et partenaires institutionnels, favorisant ainsi les synergies commerciales. Une vitrine stratégique pour un tissu économique qui se diversifie et se formalise à grande vitesse.
Au Togo, Clinicaa, une solution informatisée lancée depuis trois ans, essaie d’apporter la réponse adéquate aux problèmes de gestion des structures de santé, confrontées à de multiples défis et à un manque de coordination. Conçu pour fonctionner sans internet, l’outil séduit, et se lance à la conquête du continent, où les réalités se partagent. Togo First a rencontré Hector Ablam Kabu Occansey, son cofondateur et manager.
Togo First : Clinicaa, c'est quoi ? Quelle est l'histoire derrière ?
Hector OCCANSEY : Clinicaa est né de mon parcours de gestionnaire de structures de santé après des études de droit. Confronté à la lenteur de la prise en charge des patients, au manque de coordination des soins et à la mauvaise gestion qui gangrène nos structures de santé, j’ai réalisé l’urgence de digitaliser nos établissements. En analysant ceux qui faisaient l’effort de se moderniser, j’ai constaté qu’ils utilisaient plusieurs logiciels différents pour différents services hospitaliers : un pour la caisse, un autre pour le laboratoire, un autre encore pour la pharmacie etc.
Ce système d’informations fragmenté créait plus de complications qu’il n’en résolvait. Il fallait un système d’informations intégré.
Ces types de systèmes, qui sont des ERP (Progiciel de gestion intégrée), sont pour la plupart importés à prix d’or, et souvent inadaptés aux réalités africaines de gestion hospitalière. Ils nécessitent une infrastructure technique lourde, une expertise difficile à mobiliser localement, et un budget très élevé que peu d’établissements peuvent supporter.
Clinicaa se veut pour sa part, une solution africaine tout-en-un, donc plus adaptée aux réalités de fonctionnement de nos structures, issue de plus de 12 ans d’expérience de terrain en tant que gestionnaire de structures de santé, et accessible financièrement aux structures locales.

T.F : Ces dernières années, plusieurs solutions de e-santé comme les carnets de santé numérique, ou les dossiers de patients mobiles, ont vu le jour au Togo, certaines soutenues par les pouvoirs publics. En quoi Clinicaa diffère-t-elle ?
H.O. : C’est vrai, il y a une effervescence autour de la digitalisation de la santé, ce qui est très encourageant. Mais Clinicaa se distingue sur plusieurs plans. D’abord, par sa philosophie globale : il s’agit d’un ERP hospitalier entièrement intégré, qui relie tous les services – de l’accueil à la comptabilité en passant par la consultation, le laboratoire, l’imagerie, la pharmacie, etc. Notre approche ne se limite pas à digitaliser un segment, mais bien à transformer l’ensemble du parcours patient de manière fluide et cohérente.
Ensuite, Clinicaa va au-delà de la simple informatisation hospitalière. Il s’agit d’un véritable écosystème numérique : en plus de la version dédiée à l’hôpital, une version mobile est proposée au patient. Celle-ci se synchronise automatiquement avec la plateforme hospitalière pour lui permettre de recevoir ses données de santé, facilitant ainsi le suivi post-consultation et l’observance thérapeutique.
Enfin, Clinicaa a été conçue pour fonctionner même sans connexion Internet. Cela garantit la continuité des soins dans les zones où les coupures sont fréquentes, un paramètre crucial pour de nombreux établissements en Afrique.
T.F : Rencontrez-vous des difficultés particulières dans le déploiement ou auprès des établissements sanitaires ?
H.O : Bien sûr, chaque changement de paradigme rencontre des résistances. La principale difficulté reste l’accompagnement au changement : rassurer les gestionnaires, démontrer l’utilité au quotidien, accompagner le personnel utilisateur. Certaines structures hésitent à investir dans le digital parce qu’elles pensent que c’est réservé aux grands hôpitaux, ce qui est faux. Clinicaa est justement conçue pour s’adapter aux petites structures comme aux grandes.
Mais au-delà de cela, nous faisons parfois face à des résistances plus profondes. Certains membres du personnel, ayant mis en place des systèmes de détournement ou de malversations, comprennent très vite la transparence que Clinicaa va introduire. Ils perçoivent la solution comme une menace à leur fonctionnement opaque, ce qui peut freiner son adoption.
Par ailleurs, plusieurs structures qui avaient essayé des solutions numériques avant nous, ont eu de très mauvaises expériences : logiciels instables, assistance technique inexistante, coûts cachés. Cela a laissé un sentiment de méfiance que nous devons souvent déconstruire, en rétablissant la confiance étape par étape.
“Certains perçoivent la solution comme une menace à leur fonctionnement opaque.”
Il faut aussi reconnaître que beaucoup de personnels hospitaliers n’ont jamais été formés à l’utilisation du digital dans leur cursus initial. Leur résistance est donc compréhensible. C’est pourquoi nous plaidons activement pour que les autorités introduisent l’usage des outils numériques dans les programmes de formation en santé. La transformation digitale des hôpitaux ne peut réussir que si elle est accompagnée d’un effort structurel de montée en compétences dès la base.
T.F : Récemment, nous avons eu vent d'une implantation en Afrique Centrale. À part le Togo, où est déployé le progiciel ?
H.O : En effet, nous avons récemment posé nos valises au Cameroun, avec de belles perspectives. 3 structures de santé déployées à Yaoundé et une à Douala : La Clinique FROT, le Centre de santé Florence de Nightingale, le service d’imagerie médicale de l’hôpital public de NKOLBISSON et la clinique Hope & Blessing.
Avec le Cameroun, Clinicaa est aujourd’hui déployée dans sept pays africains. Les six autres sont le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, la RDC, le Burkina Faso et le Sénégal.
Notre approche repose beaucoup sur le partenariat local avec des distributeurs et des Certifiés Clinicaa locaux qui sont des supports de proximité qui rassurent les Clients pour un meilleur accompagnement à l'adoption et la maîtrise du Logiciel.

T.F : Quelles sont les ambitions de Clinicaa ?
H.O : Notre ambition est claire : devenir la référence panafricaine en matière de gestion numérique des structures de santé. Nous voulons faire de Clinicaa, un levier de transformation structurelle de la santé en Afrique.
Nous élargissons de plus en plus notre écosystème : Une plateforme de téléradiologie baptisée X-RayVision sera bientôt lancée à partir du Cameroun en partenariat avec la direction de la santé militaire au ministère de la Défense. Nous développons également Clinicaa Link, un module dédié aux interopérabilités avec les structures externes qui gravitent autour de l’Hôpital : Compagnies d'assurance, Ministère de santé, Etat Civil, Pharmacies externes, Caisses nationales de sécurité ou de prévoyance sociale, etc...
D'ici à 2030, nous ambitionnons d’être présents dans 10 pays d'Afrique francophone et à partir de 2032, de nous intéresser aux pays anglophones. Avec Clinicaa, nous voulons contribuer à la mise en place d’une organisation étatique de santé plus efficace, centrée sur une prise en charge holistique du patient.
“Notre ambition est claire : devenir la référence panafricaine en matière de gestion numérique des structures de santé”.
Cela implique que toutes les données médicales soient centralisées dans un seul et unique dossier par patient. À terme, Clinicaa a vocation à devenir un véritable outil national de données fiables, au service d’une meilleure planification sanitaire et d’une politique épidémiologique fondée sur des indicateurs concrets.
Interview réalisée par Octave A. Bruce
Valoriser les talents locaux et encourager la consommation des produits made in Togo. C’est tout le sens du concept “Allez les champions”, une initiative d’Ecobank Togo dont la 7ème édition a été lancée le jeudi 24 juillet.
Pendant deux jours, le siège de la banque panafricaine à Lomé se transforme en un véritable village d’exposants. Plus de cinquante entrepreneurs, issus des secteurs agroalimentaire, artisanat, mode, cosmétique et innovation, y présentent leurs produits et services. L’événement est ouvert au public, avec environ 500 visiteurs attendus chaque jour.

Entre foire, masterclass et ateliers pratiques, “Allez les champions” offre bien plus qu’un simple espace de vente. Il s’agit d’un cadre d’échanges et de renforcement des capacités, destiné à soutenir les PME/PMI, promouvoir l’économie sociale et solidaire et encourager l’inclusion financière dans le pays.
« Grâce à cet événement, nous avons l’occasion de mieux faire connaître nos produits, d’élargir notre clientèle et de bénéficier de conseils utiles pour faire croître nos activités », témoigne Akakpo Azanlekpor Afiwavi, community manager de Eagle Consulting, spécialisé dans l’agroalimentaire.
Du côté d’Ecobank, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus globale de soutien à l’écosystème entrepreneurial national. « Au-delà de l’accompagnement financier, nous voulons créer des opportunités concrètes pour les entrepreneurs, en les connectant à des marchés, des expertises et des réseaux utiles », a souligné Didier Nagbe, responsable marketing et communication d’Ecobank Togo.
Au Togo, l’entrepreneuriat constitue un levier essentiel pour la croissance inclusive et la lutte contre le chômage, en particulier chez les jeunes. “Allez les champions” vient ainsi renforcer les efforts du gouvernement en faveur de l’autonomisation des porteurs de projets, du développement local et de la promotion d’une économie sociale et solidaire.
Huit figures togolaises du monde des affaires ont été mises à l’honneur la semaine dernière (21 juin) à Casablanca, lors du CISA Event 2025, organisé par le Comité International de la Solidarité Africaine (CISA).Parmi les lauréats togolais, on retrouve des profils diversifiés ; dont Morou Aminou Yara (Nagode Transfert), Émile Méto (Groupe EVAME SA), Yawovi Elom Bossoh (I2BTP), Yombo Odanou (CECA), Zoukeleni Nassiki (PAID-Togo), et Folly Démanya Ayivi (La Semeuse).
Tous ont été décorés du Prix CISA du Leadership et de l’Engagement Africain, et élevés au rang de Docteur Honoris Causa, dans le cadre d’un événement organisé en partenariat avec l’université américaine Austin Peay State University.
Cette reconnaissance internationale veut célébrer l’impact économique et social de ces leaders, mais également leurs trajectoires bâties notamment sur l’innovation, la création d’emplois et la promotion de l’inclusion sociale.
C’était également une opportunité de réseautage pour acteurs du secteur privé, autour d’une activité où 18 leaders au total ont été distingués.
« Il ne s’agit pas seulement de récompenser, mais de connecter des talents capables de transformer l’Afrique », a du reste rappelé Richard-Gabin Gbede, président du CISA.
De même, selon Dr José Kwassi Syménouh, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-TOGO), cette distinction est un signal fort.
« Lorsque nos entrepreneurs excellent, ils doivent être visibles et reconnus. C’est aussi une façon d’encourager l’ensemble de l’écosystème privé togolais », a-t-il indiqué.
Le fonds de capital-investissement Adiwale Fund I vient de réaliser une prise de participation dans le capital de Jus Délice, une entreprise togolaise spécialisée dans la transformation d’ananas bio. L’annonce a été faite ce jeudi 6 février 2025 via un communiqué de presse du fonds. La même source précise la sortie du fonds Moringa de l’actionnariat de la pépite togolaise.
Ce fonds de capital-investissement spécialisé dans les projets d’agroforesterie en Afrique subsaharienne et en Amérique latine, avait grâce à un deal portant sur 2,6 millions € (1,7 milliard FCFA), fait son entrée au capital de Jus Délice. Une opération visant à permettre non seulement la production du jus d'ananas togolais "pur jus", qualité premium, pour le marché européen des jus de fruit naturels et sains, mais aussi la construction de l’unité de transformation de jus.
S’agissant de la prise de participation d’Adiwale Fund I dont le montant reste confidentiel, elle devrait permettre au fleuron de l’industrie agroalimentaire togolaise de renforcer ses capacités de production (transformation de 8 tonnes d'ananas par jour) avec l'installation d'une nouvelle ligne, afin de répondre à la demande croissante de ses produits en Europe et en Amérique du Nord.

Les investissements d’Adiwale Fund I permettront également de renforcer le management de Jus Délice et de pérenniser ses certifications qualité et environnementales. Une exigence pour satisfaire les marchés internationaux.
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Pour Gustav Bakoundah, président de Jus Délice, l'entrée d’Adiwale Fund dans l’actionnariat de son entreprise va concourir à valoriser l’expertise togolaise et stimuler la filière agricole du pays. Pour sa part, Jean-Marc Savi de Tové, directeur associé d’Adiwale Partners, souligne qu’il est important de soutenir la croissance dans le secteur manufacturier en Afrique de l’Ouest, en particulier dans l’agriculture.
Vissého Gnassounou, également directeur associé d’Adiwale Partners, indique, pour sa part que: « cette transaction démontre que les entreprises locales bien soutenues peuvent valablement compétir sur le marché mondial grâce à la qualité de leurs produits ».
L’impact de cet investissement va au-delà de la production industrielle. Il vise à renforcer les normes de gestion et à assurer un développement durable, avec des bénéfices directs pour les cultivateurs d’ananas. Ce projet s’inscrit dans la stratégie d’Adiwale Fund I, qui soutient les entreprises africaines en quête de croissance sur des marchés mondiaux, indique-t-on.
Cette prise de participation intervient quelques semaines après l’annonce par le Fonds et Africa Capital Works (ACW) d’un investissement de 15 milliards FCFA au profit de Enko Education, qui gère un réseau d’écoles internationales dans une dizaine de pays africains, dont le lycée Cours Lumière du Togo.
Esaïe Edoh
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Lors du sommet AfricArena, qui s’est tenu cette semaine au Cape Town International Convention Centre (Afrique du Sud), la Togolaise Matina Gaël Egbidi, PDG de Solimi, a été couronnée "Most Promising Entrepreneur" (Entrepreneur le plus promotteur). Cet événement international, une référence en matière d'innovation technologique en Afrique, a réuni plus de 100 startups issues de 31 pays africains.
« Ce prix est une reconnaissance majeure pour mon entreprise et pour le Togo. Il met en lumière notre capacité à rivaliser sur la scène internationale de la tech», a déclaré l’entrepreneure qui utilise l'IA pour démocratiser l'accès aux services bancaires. Ce prix célèbre non seulement son leadership, mais aussi la capacité de sa startup, Solimi, à proposer des solutions innovantes répondant aux besoins critiques de la région, selon AfricArena.

Avec ce succès, Solimi et sa co-fondatrice se positionnent comme ambassadeurs du Togo au cœur des échanges sur les startups à l'international.
La présence de ces entrepreneurs lors de ce sommet s’inscrit dans le cadre d’un voyage d’immersion organisé par le Ministère de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale, via l'Agence Togo Digital, avec l’appui de la Coopération Allemande (GIZ Togo).

Neuf autres startups ont participé à ce voyage, dont cinq (G Avicole, Clinicaa, Solimi Togo, Anaxar et Edole Africa Group) ont été sélectionnées pour le pitch final du grand sommet AfricArena.
Ayi Renaud Dossavi
Annoncée depuis plusieurs mois, la Foire Adjafi, rendez-vous des jeunes entrepreneurs togolais, démarre ce jeudi 22 août 2024 pour dix-huit jours ! L’événement, qui en est à sa 12ème édition, se tient sur son site emblématique du terrain de football du Lycée Agoè-Nyivé.
Sous le thème « La ZLECAF, pour stimuler la commercialisation de nos produits transformés et pérenniser les acquis », cette édition mettra l'accent sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Environ 300 entrepreneurs sont attendus pour explorer les avantages de ce marché ouvert, tout en présentant leurs produits transformés.
Pour cette édition, l’événement annonce des innovations, avec l’introduction de nouvelles activités, notamment des ateliers de sciences et technologies pour les jeunes, un salon dédié à la musique afro, une journée des communes (mercredi 04 septembre), et un espace consacré aux apéros et gourmandises.
En plus de l'exposition, le programme inclut un forum sur la ZLECAF, une table ronde pour les PME-PMI, ainsi que des journées thématiques dédiées à la mode et aux communes. Le tout sera ponctué de concerts célébrant la richesse de la musique togolaise.
Notons que le comité d’organisation de la Foire met à la disposition du public 50 000 tickets gratuits (en journée, de 9h à 16h), pour attirer un maximum de visiteurs et créer une plateforme de promotion pour les jeunes entrepreneurs.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, Rose Kayi-Mivedor a lancé samedi 30 mars, l’initiative Togo business angels network (TOGOBAN). C’était à la faveur d’une cérémonie marquant la journée internationale des droits de la femme à Togo Mall, un supermarché dédié aux produits locaux.
Le projet porté par des hommes et des femmes nommés investisseurs providentiels, vise à fournir aux entrepreneurs non seulement des financements mais aussi des accompagnements en termes de formation pour le développement de leurs différents projets.
Branche locale du réseau African Business Angels Network (ABAN), Togoban entend fournir un espace propice pour parler des défis et des opportunités de l'entrepreneuriat et de l'investissement.
« L’idée, c’est d’apporter aux startups et aux petites et moyennes entreprises, le soutien nécessaire pour favoriser le développement de leur activité. Notre rôle, c’est de prendre le risque que les banques ne vont pas prendre. Et au-delà du financement du projet, nous voulons investir dans l’entrepreneur ou l’innovateur lui-même », a expliqué Olatokunbo Ige, membre fondateur de Togoban.
Les premiers résultats de la phase de sélection du Concours d'innovation, Youth Innov, organisé par le Ministère du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l'emploi des jeunes, lancé en fin d’année dernière, ont été dévoilés en début de semaine.
30 projets en ont été présélectionnés pour la phase des Pitchs. Ils couvrent des domaines divers et variés, allant de l'ingénierie, à la santé, en passant par le droit et l’agroalimentaire.
Les 30 projets sélectionnés pour la phase de pitch.
— Semaine de l’Innovation des Jeunes (@innovTg) January 23, 2023
Rendez-vous du 24 au 27 janvier 2023, pour célébrer l'innovation des jeunes.
?Maison des jeunes d’amadahomé
?️ 24 au 27 janvier 2023
? Accès libre et gratuit#innovtg #semainedelinnovationtogolaise #TgTwittos pic.twitter.com/K82XSGpqJF
Ces projets ont été sélectionnés parmi 301 soumissions, soit 10% de sélectionnés pour cette phase de Pitch, apprend-on. Ils seront évalués, tout au long de la semaine, par une communauté scientifique, composée de représentants d'institutions partenaires comme le Faiej, le ministère du développement à la base, et l’Université de Kara.
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Les critères d’évaluation sont notamment, le modèle économique, le caractère innovant de la solution, l’impact, la clarté du plan de financement, et la faisabilité.
La semaine de l'innovation, s’est ouverte ce mardi 24 janvier 2023, et se poursuit jusqu’au vendredi 27, à la Maison des jeunes d’Amadahomé.
Ayi Renaud Dossavi
Les 30 projets retenus pour la phase de Pitch :