Dans son message de vœux à la nation mercredi dernier, le président togolais, Faure Gnassingbé s’est engagé à garantir 20% des marchés publics aux jeunes entrepreneurs locaux. « J’envisage par exemple que l’attribution des marchés publics réserve un quota allant jusqu’à 20% aux jeunes entrepreneurs et aux femmes, qui bénéficieront par ailleurs de procédures allégées », promet le président togolais.

Cette promesse s’inscrit en droite ligne de l’ambition du gouvernement togolais visant à stimuler l’inclusion socio-économique de la couche juvénile dans un pays où l’initiative privée est en train de prendre le pas.

A ce titre, la nouvelle orientation de Lomé se veut un tremplin dans l’accompagnement du dynamisme de la jeunesse togolaise. « La jeunesse togolaise dont le dynamisme et l’engagement doivent être soutenus et accompagnés, sera au cœur des interventions de l’Etat. Je demeure persuadé que les solutions les plus pertinentes aux problématiques de l’éducation, de l’emploi et de l’insertion des jeunes sont celles qui sont nourries par leurs propres réflexions et contributions », souligne Faure Gnassingbé.

A Lomé, les attentes dans le cadre de cette promesse sont grandes. Pour Ismaël Tanko, Directeur général de Togo Timati, cité par TogoTopInfos, « c’est une promesse qui nous réjouit en tant que jeune entrepreneur car si cette mesure, déjà contenue dans la charte des PME/PMI venait à être appliquée, elle constituera une véritable bouffée d’oxygène pour les jeunes entrepreneurs et un moyen supplémentaire de promouvoir les entreprises et produits locaux. En plus, cette mesure pourra pousser plus de jeunes entrepreneurs, encore dans l’informel à se formaliser afin d’en bénéficier et du coup, générer un retour en matière de fiscalité».

Depuis quelques mois, le gouvernement togolais multiplie les mesures offrant un cadre règlementaire attractif aux investisseurs locaux comme étrangers avec à la carte, la récente libéralisation du capital minimum pour les SARL. Un décret dont les premiers impacts sont très attendus ce premier trimestre.

Fiacre E. Kakpo 

Le gouvernement togolais vient de lever l’exigence d’un capital social minimum de 100 000 FCFA pour la constitution des sociétés à responsabilité limitée (SARL), apprend-on du révélé du conseil des ministres qui s’est tenu ce mardi 19 décembre 2017.

Désormais, aucun capital minimum n'est exigé pour créer une SARL et le montant en est librement fixé par les associés dans les statuts. Le capital d’entrée est divisé en parts sociales égales.

Ce nouveau décret s’inscrit dans la vision du gouvernement d’améliorer le climat des affaires et de stimuler l’esprit d’entrepreneuriat au sein de toutes les catégories sociales, notamment la couche juvénile.

Selon les chiffres officiels, 10 645 entreprises ont été créées en 2015 contre 4581,5 ans plus tôt. Le gouvernement togolais veut davantage augmenter ce chiffre au cours des prochaines années en mettant en place des « mesures supplémentaires d’incitation à la création des entreprises commerciales capables de générer de la richesse, des emplois et une vie économique plus active.»

Fiacre E. Kakpo

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