Ancien et dernier Premier ministre de la 4ème République, Victoire Tomegah-Dogbe incarne une figure marquante de la gouvernance moderne. Nommée à la tête du gouvernement en septembre 2020, elle a exercé ses fonctions jusqu’en mai 2025, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste dans l’histoire politique nationale.
Titulaire d’une maîtrise en sciences économiques et gestion obtenue à l’Université du Bénin à Lomé et d’un master en gouvernance et développement délivré par l’Université Internationale Jones de New York (USA), Tomegah-Dogbe a bâti une solide expérience internationale avant d’intégrer l’exécutif togolais. Elle travailla sein du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en qualité de directrice des opérations, conduisant plusieurs missions de restructuration dans divers bureaux, notamment au Sénégal, au Mali, en Mauritanie, en Guinée équatoriale et au Burundi. Plus tard, elle fut Représentante résidente adjointe du PNUD au Congo-Brazzaville, au Burkina Faso puis au Bénin.
La fonctionnaire onusienne fera son entrée au sein de l’exécutif togolais en 2008, dans le gouvernement dirigé par Gilbert Fossoun Houngbo, en qualité de ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée du Développement à la base. Ce département, nouvellement créé, était destiné à promouvoir l’inclusion sociale et à lutter contre la pauvreté.
En 2010, elle est reconduite au poste de ministre du Développement à la base avec une extension de son portefeuille à l’Artisanat, à la Jeunesse et à l’Emploi dans le second gouvernement Houngbo. Elle conservera ses fonctions dans les gouvernements Ahoomey-Zunu I et II, et de Komi Sélom Klassou en 2015.
En ces occurrences respectives, elle a initié et supervisé plusieurs programmes majeurs tels que l’ANADEB, le FAIEJ, le PRADEB, le PAEIJ-SP ou encore le FNFI, contribuant ainsi à l’inclusion économique et à l’autonomisation des jeunes et des femmes ainsi qu’à la lutte contre la pauvreté. Concurremment directrice de cabinet de la Présidence de la République togolaise pendant plusieurs années, elle était une figure majeure de la gouvernance de Faure Essozimna Gnassingbé. Une mesure présidentielle octroyant au moins 20% (en 2018) et plus tard (en 2019) de 25% des parts de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs, aura d’ailleurs été édictée alors que Victoire Dogbé était aux affaires. Ceci, dans un contexte de promotion de l’auto-emploi chez les jeunes et les femmes ainsi que de mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2017-2022).
Nommée Premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbé a coordonné la mise en œuvre des priorités de la Feuille de route Togo, et concouru aux différentes réalisations au titre de ce référentiel quinquennal de développement.
Ancien auditeur chez Deloitte, spécialiste du capital-investissement avec plus de 20 ans d’expérience, Vissého GNASSOUMOU a notamment fait un tour chez Cauris avant de cofonder la société de capital-investissement Adiwale Partners (2016) avec son compatriote Marc Savi de Tové.
A la tête de leur société de private equity, ils investissent dans le développement économique en Afrique de l’Ouest Francophone, en finançant des PME. Soutenue par des partenaires comme la Banque Africaine de Développement (BAD), Adiwale Partners, qui a déjà sécurisé plus de 50 millions €, veut appuyer et transformer les petites et moyennes entreprises (PME) de la sous-région.
Informaticien de formation et ancien de la branche Afrique de SG2, Yao DOGBO cumule plus de 40 ans d’expériences dans le secteur des technologies. PDG de CERGI Banking (Conseil Etudes Réalisation et Gestion Informatique), une entreprise spécialisée depuis 1991 dans l’édition de logiciels bancaires, ses solutions sont exploitées par des institutions réparties dans les espaces UEMOA et CEMAC. Grand Prix des Nouvelles Technologies des Bâtisseurs de l’Afrique en 2018, son ambition est de faire passer un cap au secteur bancaire continental en misant sur l’informatique.
Entrepreneur, patron de la Jonction de Croissance Agricole au Togo (JCAT), fondée en 2011, Yao TOYO est spécialisé dans la production et l’exportation du Soja bio vers l’Union européenne (UE). Sa société, qui contribue pour une bonne part à cette filière montante et à fort potentiel au Togo (le pays est 1er exportateur mondial vers l’UE), se félicite ainsi d’un chiffre d’affaire de 6 milliards FCFA en 2019, tiré par le PAEIJ-SP (Projet d'Appui à l'Employabilité et à l'Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs), après des débuts modestes.
Également dans les affaires publiques, en tant qu’adjoint au maire de la Commune Ogou 1, son prochain challenge est de se doter d’un magasin de 6000 tonnes, en construction, et d’accélérer la transformation locale du soja.
Personnalité influente du milieu des affaires au Togo, Yiva Kodjo BADOHU est un opérateur économique qui a fait fortune dans les produits congelés et surgelés. PDG de Togo Food, l’homme d’affaires togolais est passé par la CCIT dont il a occupé la vice-présidence.
Yiva Badohu assure également la Présidence du MIFA (Mécanisme Incitatif du Financement Agricole). Pour ce convaincu de l’« entrepreurship », « le plus grand enjeu, c’est de nourrir la population et l’avenir est dans la production et la transformation des produits agricoles. »
Ainsi, œuvre-t-il, à favoriser l’engagement des jeunes à entreprendre, notamment dans le secteur agricole.
Le colonel Ouro-Koura Agadazi est une personnalité togolaise à la croisée de l’armée, de l’administration agricole et de la diplomatie. Officier supérieur originaire de Sokodé, il s’est distingué par ses fonctions civiles au service du développement agricole. Il a d’abord dirigé l’Agence Nationale de la Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT), responsable de la gestion des réserves stratégiques de céréales du pays.
De juillet 2012 à janvier 2019, il a occupé le poste de ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche dans plusieurs gouvernements successifs, contribuant à la mise en œuvre du PNIASA et des projets de mécanisation qui ont amélioré la sécurité alimentaire du pays.
Depuis février 2025, il est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Togo en France, avec pour mission de renforcer la coopération entre Lomé et Paris et de défendre les intérêts du Togo.
Maître Coffi Alexis Aquereburu est un influent juriste d’affaires togolais, à la fois avocat et entrepreneur du secteur juridique. Il est le fondateur et managing partner du cabinet Aquereburu & Partners, l’un des premiers cabinets d’avocats du Togo, réputé notamment en droit fiscal et des affaires. Fort de plus de 35 ans de barreau (inscrit depuis 1985), Alexis Aquereburu a gravi tous les échelons de la profession d’avocat : il fut Secrétaire de l’Ordre puis Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Togo de 2006 à 2010. Spécialiste de la propriété intellectuelle, il est l’unique mandataire agréé de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) au Togo et siège à la Commission nationale de l’OHADA, contribuant aux améliorations du droit des affaires uniforme.
Au-delà de sa carrière juridique, Alexis Aquereburu a occupé plusieurs fonctions au service de l’économie togolaise. Il a été vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), administrateur de la Société Interafricaine de Banque (SIAB) et membre du conseil de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics.
Depuis 2019, il est maire de la commune des Lacs 1 (Aného), mandat pour lequel il a été élu lors du retour aux élections locales, ainsi que sénateur.
Sa double casquette d’avocat d’affaires et d’élu local en fait aujourd’hui un acteur pivot entre le monde économique, juridique et l’action publique au Togo.
Il était jusqu’en septembre 2020, le président de l’Association des grandes Entreprises du Togo (AGET), une entité regroupant plus de 52 grandes sociétés du pays et qui représentent à elles seules près de 20% du PIB. Mais Mawuli Clément AHIALEY, c’est avant tout le Monsieur Ciment du pays.
Avec près de 30 ans dans les couloirs de l’industrie des matériaux, il dirige depuis une décennie l’entreprise Wacem-Fortia. Un poste qu’il cumule avec ceux de patron des sociétés Amexfield Togo Steel (ATS), TogoRail Mae Clay entre autres.
Charles Kokouvi Gafan est une figure centrale du secteur portuaire et logistique togolais. Président-directeur général d’Africa Global Logistics Togo (AGL), filiale du groupe MSC issue du rachat de Bolloré Africa Logistics en 2022, il pilote l’un des principaux terminaux à conteneurs du port de Lomé, moteur stratégique de la croissance économique du pays et hub logistique régional.
Ancien directeur général de Togo Terminal, il a été décoré Commandeur de l’Ordre du Mono pour sa contribution au développement du commerce et des infrastructures portuaires.
Engagé dans la vie économique, Charles Gafan préside depuis 2019 la Chambre de Commerce Européenne au Togo (Eurocham-Togo), où il œuvre à renforcer les relations économiques entre le Togo et l’Union européenne. Réélu pour un second mandat en 2022, il accompagne la structuration des partenariats entre entreprises locales et celles européennes. Par ailleurs, il dirige le Cluster Maritime d’Afrique Francophone (CMAF) et est à la tête de l’Association des Commissionnaires Agréés en Douane.
Fondateur de l'Institut africain d’Administration et d’Etudes Commerciales (IAEC), Bassabi Kagbara est le père du Groupe BK-Université dont les instituts de formation sont implantés dans une vingtaine de pays francophones d’Afrique.
Candidat malheureux à la présidentielle de 2010 sous la bannière de son parti le PDP, il est également connu pour son engagement politique.