Outre le renforcement de l’inclusion sociale et du capital humain ; la logistique et le développement du secteur agricole, plus gros pourvoyeur d’emplois et de richesse au Togo, constituent une des grandes priorités du gouvernement Dogbé. Le Premier ministre togolais en a fait état dans son discours de politique générale, vendredi dernier devant les députés.
Agriculture
Pour pallier les défis que rencontre ce secteur, le nouveau gouvernement devrait faire du neuf avec du vieux, en renforçant les axes déjà priorisés. La politique de l’Etat, s’annonce donc à cet égard sur quatre points majeurs : le renforcement du financement et l'accès au crédit, le désenclavement des pistes rurales, l’économie bleue, et la transformation agro-industriel.

Si ces directions s’annonçaient déjà dans la reformulation du PND, elles semblent matérialisées dans le gouvernement, par la répartition des portefeuilles. Ainsi, le secteur de l’économie bleue, de la pêche et de la protection des côtes se voit doté de son propre ministère, occupé par le jeune Edem Kokou Tengue, jusqu'alors à la tête de Maersk-Togo.
Il en va de même pour le désenclavement des pistes rurales, visant à faciliter l’acheminement des produits agricoles, qui est représenté par son propre ministère.
De plus, "Un projet spécifique d'extension, d'aménagement et de renforcement de pistes rurales permettant de construire 4000 km de pistes, sera lancé en ce sens. », annonce d’ores et déjà la cheffe du gouvernement.
Pour ce qui est de l’accès au crédit, il passera par le renforcement du mécanisme d'appui aux PME-PMI, et aux regroupements de coopératives agricoles. L’objectif, est de leur permettre d’atteindre la taille critique pour passer à l'échelle, et se positionner sur le marché régional. Rappelons à cet effet la mise en place du Mifa (Mécanisme incitatif de financement agricole), il y a deux ans, encore en phase de décollage.
Enfin, la nouvelle équipe veut miser sur la transformation des ressources naturelles et agricole.

Port Autonome de Lomé
La logistique
Considéré comme « second pilier de notre économie », le renforcement de la logistique devrait s’appuyer, sans surprise, sur le Port autonome de Lomé, véritable champion sous-régional, (rattaché donc au ministère de l’économie bleue).
« Notre ambition est de continuer à dynamiser ce levier de croissance. », souligne-t-on. Le développement du secteur passera par « le renforcement et la modernisation de nos instruments afin de conserver notre avance sur les uns et rattraper les autres compétiteurs. »
Pour ce faire, le nouveau gouvernement compte s’’appuyer en particulier sur la digitalisation des opérations portuaires, considéré comme « un élément essentiel de la monté en valeur de ce secteur au Togo ».
L’autre axe majeur pour ce secteur, est sans doute le dédoublement de la route nationale N1, projet structurant d’un coût estimé à 620 millions $. En pôle-position dans le PND (Axe 1), le renforcement de l’intégration nationale – à travers les 5 régions du pays – mais également sous-régionale.
Ayi Renaud Dossavi
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Niché au cœur de la campagne agricole de Kolokopé, à quelques dizaines de Kilomètres de la ville d'Atakpamé (161 km de Lomé), le Centre de Recherche Agronomique des Savanes Humides (CRASH) a au prime abord, des allures de ferme agricole. On y accède par une longue voie, qui coupe à travers champs, savanes et ravins, croisant des camions chargés de récoltes, en plein cœur d'une zone agricole.
C’est le bétail qui accueille : des centaines de têtes rentrées de pâturage, se ruent dans leur enclos, dans une docile et bruyante chorégraphie. Ce sont des espèces de chèvres améliorées, sélectionnées pour leur rendement et leur résistance aux parasites, et qui constituent le cœur d’activité du CRASH :

La bergerie avec ses espèces améliorées : des chèvres Djallonké
Fondée en 1982, cette antenne de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) aux bâtisses vétustes renaît peu à peu de ses cendres, après une longue traversée du désert.
Cet avant-poste de la production d’espèces améliorées d’ovins et caprins va retrouver du poil de la bête, grâce à l’appui d’initiatives comme le PPAAO (Programme de Productivité Agricole en Afrique de l'Ouest), un projet régional financé par la Banque mondiale, coordonné à l'échelle régionale par le CORAF, une institution de suivi, mandatée par la CEDEAO. Le PPAAO vise à booster la productivité du secteur agricole à travers la mise à disposition de nouvelles technologies, notamment.

Centre de Recherche Agronomique des Savanes Humides- Kolokope
Des centaines de millions d’investissements auront permis de mettre chaque année à la disposition des éleveurs commerciaux nationaux, des géniteurs performants (des chèvres Djallonké, une espèce trypano-tolérante).
Le centre a ainsi pu culminer à une production annuelle moyenne de 250 géniteurs en tout, en hausse de 150% par rapport à ses performances antérieures. Ces animaux vont alimenter un marché à fort potentiel : au Togo, les chèvres constituent la seconde espèce d’élevage, après les volailles, en termes d’effectif.
Le bouc Djallonké, est ainsi au menu des restaurants un peu partout dans le pays. Les caprins sont également sacrifiés lors des funérailles, mariages, sacrifices, fêtes de fin d’année ou des baptêmes, pour parfois, la propitiation des dieux. Pour peu symbolique, la culture du Mouton sacrificiel est une pratique culturelle qui a aussi, indépendamment de l'islam, traversé les siècles.
Cette affection s’exprime d’ailleurs dans les chiffres : en termes de pourcentage au niveau national, plus du quart des ménages agricoles (27,8 %) élève des ovins, et plus de la moitié (51,4 %) des caprins. A titre d’exemple, seulement 21,1 % élèvent des porcins, et 6,2 %, les bovins.
Les chèvres et moutons sont présents, en particulier dans les élevages familiaux de taille modeste, contrairement aux bovins, plus concentrés chez des pasteurs, peuls notamment.

Un marché de bétail au Togo
Des défis encore importants
Si les succès sont au rendez-vous, la filière a tout de même encore de nombreux défis à relever pour atteindre l’autosuffisance, alors même que la demande ne fait que croître.
Ces chiffres, en hausse soutenue, étaient de 5,5 milliards FCFA l’année suivante, et environ 6,5 milliards FCFA en 2012, d’après la FAO.
Le challenge se pose, encore, en termes de faiblesse de performances. La faible diffusion des races améliorées - en compétition des races locales moins performantes - difficulté d’accès au crédit, et faible structuration des acteurs du secteur, constituent encore des handicaps importants.
Autant de défis que le Togo travaille à relever, avec l’appui de partenaires comme la Banque mondiale.
Au plan national, on compte des projets de développement intégrés, qui incluent tous, un axe d’appui à l’élevage de bovin et ovin-caprin. Notamment le Projet de Développement Rural Intégré de la plaine du Mô (PDRI-Mô), le Projet de Développement Rural de la plaine de Djagblé (PDRD), sous coupole actuellement du PND (Plan national de développement). Ce Plan, après une année rendue très difficile par la Covid-19, se reformule justement, pour se centrer encore plus sur l’agro-industrie.
Il faut rappeler également le PNIASA (Programme National d’Investissement Agricole pour la Sécurité Alimentaire), dont le PPAAO est une sous-partie, lancé au début de la décennie précédente, et financé à hauteur de 233 milliards FCFA, par la Banque mondiale entre autres.
A côté, des initiatives comme le MIFA (Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risque, lancé en 2018), ces projets veulent apporter plus de ressources financières aux producteurs, pour alimenter et développer des chaînes de valeur agricole, y compris l’élevage.
Sur le plan technique, il s’agit notamment d’aller vers des bergeries traditionnelles améliorées, et de renforcer la vaccination.

Une des bergeries modernes du centre
Le même programme, avait, en amont, facilité la création de 500 bergeries, et appuyé des milliers d’éleveurs dans le pays.
Enfin, relever ce défi, selon les experts de la FAO, passera par une recherche plus intensive, afin d’améliorer davantage le rendement des espèces exploitées. C’est dans cette perspective que l’intervention des structures comme le Centre de recherche de Kolokopé, pourrait être encore plus décisive.
A ce jour, le secteur de l’élevage représente plus de 16% du PIB agricole et 6,7% du PIB national togolais. Cependant, si l’agriculture emploie environ 65% de la population active, seulement 1,6%, déclare avoir l’élevage comme activité principale.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo gagne 18 places dans l’Index 2020 de la liberté économique, un classement mondial de la Fondation Heritage.
Si l’économie du pays d’Afrique de l’Ouest est toujours considérée comme « peu libre », par ce levier d’influence américaine (classé 140è sur 180 pays et 29è pays africain sur 51), il ressort néanmoins un progrès soutenu sur les deux dernières années, avec un score de 54,1 points (sur 100), en hausse annuelle de 3,8 points.

Rappelons que ce classement s'appuie sur 12 facteurs quantitatifs, regroupés en quatre grandes catégories : l’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire) ; la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale, la santé fiscale) ; l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté monétaire) ; les marchés ouverts (la liberté commerciale, la liberté d'investissement, la liberté financière).
Globalement, le Togo a enregistré des progrès sur la plupart des critères considérés, dans le sillage de ses récentes réformes en matière de climat des affaires.

Au niveau continental, c’est l’Île Maurice (21è mondial) qui, sans surprise, vient en tête avec un score de 74,9 points. Dans la sous-région, des voisins, comme la Côte d'Ivoire (59,7 points) et le Ghana (59,4 points) sont respectivement, 101è et 104è mondial. Le Togo, pour sa part, devance notamment l’Egypte (142è mondial), le Brésil (144è mondial), le Cameroun (145è), l’Ethiopie (146è mondial), ou encore le Malawi (152). Du reste, la plupart des pays africains sont encore classés dans le palier inférieur de ce classement.
Au top du classement mondial, on retrouve notamment Singapour (1er), Hong-Kong (2ème), la Nouvelle-Zélande (3ème), l’Australie (4ème), et la Suisse (5ème), considérés par l'entité américaine, comme des économiques véritablement « libres ».
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo va recevoir une nouvelle enveloppe du Fonds Monétaire International (FMI), au titre de la deuxième tranche de six mois d’allègement du service de la dette.
Cette deuxième tranche validée le 02 octobre dernier dans le cadre du Fonds fiduciaire pour l'endiguement et l'atténuation des effets des catastrophes (CCRT) mis en place par l’institution de Bretton Woods, est estimée à 227 millions $ et devrait profiter à 27 autres pays en dehors du Togo.
Elle permettra sur une période qui court du 14 octobre 2020 au 13 avril 2021, aux pays les plus vulnérables, membres du FMI, de canaliser une plus grande partie de leurs ressources financières vers les secours médicaux d'urgence, notamment pour organiser leur réponse à la Covid-19.
Selon un communiqué de l’institution financière parvenu à Togo First, ce fonds fiduciaire, remanié dans le cadre de la crise sanitaire liée à la pandémie, devrait être alimenté à hauteur de 959 millions $ et soutenir les Etats éligibles, sur une période de deux ans qui arrive à échéance le 13 avril 2022. A condition néanmoins qu'il soit doté de ressources suffisantes.
Une évaluation de la gestion des fonds alloués aux pays dans le cadre de la 1ère tranche a permis de noter que « les pays qui ont bénéficié de l'allégement de la dette du CCRT poursuivent, dans l'ensemble, des politiques macroéconomiques raisonnables pour soutenir la stabilité en réponse aux retombées économiques de la pandémie ».
En outre, admettent les administrateurs du FMI, les ressources libérées ont contribué « à fournir un soutien sanitaire, social et économique d'urgence pour atténuer l'impact de la pandémie sur les vies et les moyens de subsistance ».
Séna Akoda
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La Holding d’Etat Togo Invest va participer au projet d’exploitation à grande échelle (20 ans renouvelables) du gisement d’argile de Ledjoblibo dans la préfecture de Dankpen (environ 90 km de Kara, ville située à 420 km de Lomé, au Nord).
Le recours à Togo Invest en tant que partenaire institutionnel est mu, apprend-on auprès de la holding qui cite le Ministre en charge des mines, par l’ambition d’améliorer « la gouvernance du projet ».
L’institution dirigée par Samuel Mivedor deviendra ainsi, à la demande du ministère des Mines et de l’Energie, co-exploitant de ce gisement « de très bonne qualité » selon les études menées et dont les réserves sont évaluées à 11 074 000 m3 soit 18 825 800 t d’argile. L'exploitation permettra de produire des briques et tuiles, indique-t-on.
Selon Togo Invest, « ce projet est conforme aux orientations stratégiques du Plan National de Développement (PND 2018-2020) et s’inscrit dans son axe 2 visant à développer des pôles de transformation agricoles, manufacturiers et d’industries extractives. Il s'agit en outre, précise-t-elle, « d’un projet de densification dans le contexte de développement du corridor Sud – Nord visant à créer des pôles d’activités économiques et générer du volume de marchandises pour le futur corridor ferroviaire ».
Séna Akoda
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Au Togo, 14 structures de jeunes et femmes entrepreneurs évoluant dans le domaine des travaux publics, vont rivaliser pour décrocher un marché de la direction générale des travaux publics (DGTP).
Il s'agit d'un marché de prestations intellectuelles, relatif à des études techniques de réhabilitation ou de construction de certains bureaux des Directions régionales des Travaux Publics (DRTP), des secteurs et de la Direction des Pistes Rurales.
L’élaboration du dossier d’appel d’offres (DAO) pour les travaux proprement dits, entre également dans le cahier de charges du consultant qui sera retenu. Les jeunes et femmes entrepreneurs ont jusqu’au 03 novembre prochain pour soumettre leur candidature.
Le recours de la DGTP à cette cible est en parfaite cohérence avec la mesure présidentielle qui lui réserve 25% des marchés publics.
Séna Akoda
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Le Togo veut se doter d’au moins 20 000 logements sociaux, d’ici deux ans.
Ce projet, inscrit dans le plan d’urbanisation du pays (et dans le PND), a été rappelé par le tout nouveau ministre en charge de l’habitat, Koffi Tsolenyanu, dans son adresse à la Nation, lors de la journée mondiale de l’habitat.
Pour cette année, l’évènement est placé cette année sous le thème « Logement pour tous et amélioration de l’environnement urbain ».
Ce fut également l’occasion pour le ministre de décliner quelques-unes des mesures que prend le Togo pour promouvoir le logement décent et l’amélioration du cadre urbain, au vu des tendances actuelles au niveau mondial (1 milliard de personnes vivent aujourd’hui dans les bidonvilles, et 10 millions sont sans-abris).
Au nombre de ces initiatives, le pays d’Afrique de l’ouest compte notamment : la création du Fonds spécial pour le développement de l'habitat, FSDH (un fonds spécial pour le développement du logement), l’adoption de lois réglementant les professions d’architectes, urbanistes, géomètres, ingénieurs et des acteurs immobiliers.
Pour rappel, au Togo, plus de 20 000 autres logements ont été construits depuis 2005.
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La dette extérieure togolaise est majoritairement détenue par les banques commerciales, particulièrement asiatiques, selon un récent rapport du ministère de l'Économie et des Finances ; document qui couvre la période allant jusqu’au terme du 1er semestre 2020.
Les Eximbank de Chine et d’Inde, le Japonais MUFG Bank, ainsi que le Français Société Générale détiennent, à elles seules, plus de 50% de la dette extérieure, soit équivalant de 474 milliards FCFA. Le montant est supérieur à celui de l’encours des emprunts multilatéraux, qui représentait 46% de l’endettement extérieur global du pays au 30 juin 2020, soit 430 milliards FCFA.
Estimé à près de 936 milliards FCFA, le portefeuille de la dette extérieure togolaise est dominé par les emprunts libellés en Euro qui représentent 26,7%. S’en suivent les dettes en FCFA, y compris les concours du FMI en DTS, qui pèsent 21,7% et celles en dollars, 19,6%.
Les créanciers chinois, quant à eux, en détiennent, 17,4%, soit environ 162 milliards FCFA.
Fiacre E. Kakpo
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Un nouvel acteur s'annonce dans le domaine du trafic routier et de la logistique, au Togo et dans la sous-région.
Anaxar, jeune entreprise basée à Lomé, lancée par deux jeunes togolais, se spécialise dans le transport et la livraison de marchandises ainsi que le déménagement. « Notre activité principale est de mettre en relation les propriétaires de fret, les propriétaires de camions et les destinataires de fret », notamment au Togo, au Burkina Faso, Niger, et Mali.
Ce "Kobo 360 togolais" veut mettre en relation, des propriétaires de marchandises, des propriétaires de camions et des destinataires de marchandises. La start-up revendique d'ores et déjà un réseau de plus de 1 000 transporteurs actifs entre le Togo et ses voisins du Sahel (Burkina-Faso, Mali, Niger).
Du reste, l'entreprise, une SARL, veut miser sur les besoins et opportunités générés par les ambitions du pays, et formulées dans son PND. En effet, « le Plan national de développement (PND) met l’accent sur le secteur dans son axe stratégique N°1, qui entend mettre en place un hub logistique d'excellence de premier ordre dans la sous-région », insiste-t-elle notamment, en proposant « des solutions logistiques adaptées aux nouveaux défis du moment à des tarifs préférentiels et qui compte très vite devenir le plus beau fleuron en la matière. »
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Ayi Renaud Dossavi
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Affectés par la Covid-19, les pays de l’Uemoa devraient voir une baisse significative de leur croissance.
Dans la zone, « le PIB a reculé de 2,0% au deuxième trimestre 2020 par rapport à la même période de l’année précédente après une hausse de 3,2% un trimestre plus tôt. », constate la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), à la faveur de sa troisième réunion ordinaire.
Comme noté plus tôt, cette baisse de l'activité économique dans l'Union, « a été principalement impulsée par les secteurs tertiaire et secondaire dont les valeurs ajoutées ont baissé respectivement de 3,4% et 3,6% au deuxième trimestre 2020. »
Ceci étant, selon la Banque centrale, malgré cette forte baisse, la croissance sera quand même au rendez-vous, bien que beaucoup plus faible qu’anticipé en début d’année.
Ainsi, on devrait avoir, dans l’ensemble de la zone, une croissance à 1,3% pour 2020, soit près de 5 points de pourcentage en moins que les 6,1% de 2019.
Notons que le secteur primaire (agricole en particulier), s’est montré particulièrement résilient lors des six derniers mois. Ceci expliquerait, en partie, la résilience des économies de l’Union.
Ayi Renaud Dossavi
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