Togo First

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Au Togo, les proches (familles et amis) constituent d’importants appuis financiers des entrepreneurs, confrontés pour la plupart à la frilosité des banques commerciales. Ils sont les deuxièmes principaux financeurs des entrepreneurs, d’après un sondage réalisé auprès de 350 Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME) et publié dans la feuille de route 2020-2025 du gouvernement togolais.

Jusqu’à 28% des patrons des entreprises sondées désignent leurs familles et amis comme principaux financeurs.

Dans le classement, ils sont dépassés de peu par les banques commerciales (29%), pourtant dédiées principalement au financement de l’économie. Alors que les microfinances, considérées à priori comme une bouée de sauvetage pour les TPME ne soutiendraient selon le rapport, que 25% des entrepreneurs, 18% de ces patrons disent avoir recours aux prêteurs d’argent, pour la plupart des usuriers. Ils sont en revanche peu à s’autofinancer, d’autant plus que seulement 6% des sondés estiment n’avoir jamais recouru à l’emprunt.

Ces statistiques traduisent le déficit de financements structurants que déplorent surtout les jeunes entrepreneurs, et qui bloque leur ascension vers le sommet.

Séna Akoda

Au Togo, le gouvernement a remis sur la table le projet de mise en place d’un régime social unique (RSU), annoncé pour faciliter l’inclusion sociale, objectif prioritaire des autorités togolaises sur la période 2020-2025. Le dispositif a été l’un des sujets phares évoqué lors du 1er séminaire gouvernemental démarré lundi 10 octobre.

Ce projet, une fois concrétisé devrait permettre « une meilleure allocation des dépenses sociales grâce à la création d’un Guichet unique des prestations sociales offertes aux populations vulnérables ».

Selon les informations, la mise en place du RSU devrait être confiée au Ministère du Développement à la Base, déjà rodé dans les actions orientées vers la lutte contre la pauvreté, notamment dans les milieux ruraux.

Le projet d’identification biométrique des personnes physiques, qui a récemment reçu l'onction du parlement, devrait concourir, en appui, à la réalisation de l'objectif final de ne laisser personne sur le carreau.

Du reste, cette ambition est en ligne droite avec l’inclusion sociale, le 1er axe prioritaire des interventions du 1er gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé sur les cinq prochaines années.

Séna Akoda

L’Aéroport de Lomé (Aéroport International Gnassingbé Eyadema) introduit de nouvelles directives, procédures de voyages et desserre « un peu » l'étau, en ce qui concerne les tests PCR de Covid-19.

À compter de cette semaine, apprend-on, tout voyageur au départ et à destination de la capitale togolaise est tenu de présenter des résultats négatifs d’un test PCR Covid-19, datant de moins de 07 jours avant d’embarquer« Tout passager qui déroge à cette règle se verra refuser l’embarquement », prévient-on à l’AIGE.

Cette nouvelle mesure sonne comme un relatif assouplissement, comparé aux 05 jours minimums, qui étaient de rigueur jusqu’alors. D’ailleurs, précise la plateforme aéroportuaire, « les voyageurs dont le séjour au Togo n’excède pas 07 jours ne sont pas tenus de refaire un nouveau test Covid-19 si leur test est négatif à l’arrivée ».

Pour rappel, l'aviation civile togolaise s'est félicité d'avoir « maîtrisé la maladie », grâce aux procédures mises en place, notamment le laboratoire moderne pour les tests. En effet, deux mois après la reprise des vols, plus de 15 000 personnes ont déjà transité par Lomé, parmi lesquelles seulement une trentaine de cas positifs déclarés, soit une prévalence d'environ 0,2%.

Consulter ici, les informations relatives aux procédures de voyage au Togo

Ayi Renaud Dossavi

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Pour la campagne agricole 2020/21, la production céréalière du Togo est attendue à environ 1,4 millions de tonnes, en légère hausse de 2% pour rapport à la campagne qui s’achève (2019/2020). Cette dernière avait permis d’atteindre 1,38 millions de tonnes, soit 100 mille de plus que la moyenne des cinq dernières années.

Ces perspectives de la FAO seront portées par les conditions climatiques favorables, notamment de bonnes pluies et qui sont arrivées à temps.

Dans le détail, la production de maïs devrait atteindre un total de 950 mille tonnes, soit près de 3% de plus qu’en 2019/20, où elle était de 923 mille tonnes, toujours en dessus de la moyenne quinquennale (qui est de 857 mille tonnes, pour la période de 2015 à 2019).

L’autre céréale de premier plan attendue pour suivre cette tendance haussière, c’est le riz paddy, qui devrait augmenter à 149 mille tonnes, selon les projections, soit 1% de plus que les 147 mille tonnes récoltés au cours de la saison qui s’achève.

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En revanche, à l’opposé du maïs et du riz, le sorgho (deuxième céréale la plus cultivée au Togo), devrait connaître un certain recul, avec une baisse annuelle de près de 10%. La production devrait en effet dévisser, passant d’environ 280 mille tonnes cette année, à 252 mille tonnes.

Cette contre-performance serait attribuable notamment à des inondations dans les zones de culture, ainsi que les impacts négatifs des mesures restrictives imposées par l’autorité publique, du fait de la Covid-19 (bouclage de certaines localités notamment).

En effet « Les inondations dans les districts de Dankpen, Bassar, Oti et Oti-Sud, au nord, au début du mois de septembre, associées aux effets des mesures de restriction dues à la pandémie de COVID-19, ont eu un impact négatif sur les cultures de la saison principale (grande saison pluvieuse, ndlr), ce qui a baissé les perspectives de production. », expliquent les experts de la FAO.

Ayi Renaud Dossavi  

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D’ici fin 2023, la production annuelle de viande de volaille devrait presque tripler à 60 000 tonnes, celle d’œufs actuellement autour de 188 millions, est attendue à 250 millions. Des perspectives positives qui constituent le prolongement d’une dynamique de croissance observée depuis 2010. En effet, la filière avicole peut se targuer d’avoir enregistré de 2010 à 2019, une hausse de plus de 200% de l’effectif de la volaille, qui est passé de plus de 8 millions de têtes à plus de 26 millions.

Ces statistiques ont été dévoilées par le désormais ex-ministre chargé de l’Agriculture, de la Pêche et de la Production Halieutique (MAPAH) Noël Koutera Bataka, dans un courrier réponse à une interpellation du député Gerry Komandega Taama à propos de l’interdiction récente de l’importation du poulet congelé.

Ainsi rappelle Noël Bataka, la filière avicole est identifiée dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) comme une filière stratégique pour promouvoir des industries de transformation de viandes et créer des emplois massifs au niveau national. Selon les projections, elle pourrait générer jusqu’à 150 000 emplois à l’horizon 2025. Et diverses initiatives gouvernementales sont entreprises pour structurer et accompagner les acteurs de cette filière dans le sens de ces ambitions.

Au rang de ces initiatives, la création entre autres, des instituts de formation dédiés à l’élevage et du MIFA pour l’amélioration des financements bancaires à la filière.

Un effort de restructuration des acteurs de la filière est entrepris avec l’installation en cours de clusters tandis que se développent près d’une cinquantaine d’entreprises spécialisées dans la fabrication d’aliments pour les volailles.

Séna Akoda

Malgré la pandémie et ses pressions sur les différents secteurs de l’économie, la production céréalière du Togo s’en sort tout de même par le haut. En effet, pour le pays d’Afrique de l’Ouest, la production céréalière de la campagne  2019/20 est estimée à 1,3 millions de tonnes, soit 7 % de plus que la moyenne quinquennale. Avec notamment des récoltes de maïs (principale céréale consommée au Togo), qui sont revenues à 923 mille tonnes (10 % de plus que la moyenne).

Plus encore, les perspectives sont plutôt excellentes pour 2020. Une situation rapportée par le FAO dans un récent point de situation, et qui est notamment rendue possible par des pluies favorables, ainsi qu’une fourniture satisfaisante en intrants, par l’Etat et des  acteurs privés.

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En effet, « Les précipitations ont été supérieures à la moyenne dans la plupart des régions depuis mars », ce qui, outre de favoriser la germination et le développement des cultures, a permis de démarrer à bonne date les cultures, notamment dans le Nord du pays. 

L’Etat pour sa part, a appuyé les producteurs, « en leur fournissant des semences améliorées, des engrais, des produits phytosanitaires ainsi que des services de mécanisation agricole grâce à un système de crédit à taux zéro. »

Par ces bonnes conditions (malgré l’impact négatif des mesures restrictives anti-Covid-19 sur les chaînes de valeurs agricoles), la sécurité alimentaire reste favorable, grâce à « une disponibilité alimentaire adéquate », « au fonctionnement régulier des marchés et à la stabilité relative des prix ».

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Cependant, ces perspectives céréalières positives, ne devraient pas réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur. En effet, relève la note de la FAO, les besoins d'importation pour la campagne 2019/20 (novembre/octobre) devraient également être légèrement supérieurs à la moyenne (280 000 tonnes).

Ayi Renaud Dossavi

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Deux sociétés basées au Canada annoncent une alliance, pour fournir de l'eau au Togo, et dans trois autres pays d’Afrique.

Il s’agit de Rainmaker Wolrdwide, présent dans le domaine des technologies permettant de produire de l'eau propre, et de Carlaw Group, une société de capital-investissement, active notamment sur le continent depuis plusieurs années.

Ces deux acteurs vont créer une Joint-venture, qui produira de l'eau grâce à la technologie Air-to-Water de Rainmaker. C’est une technologie qui fonctionne en combinant l'humidité atmosphérique, la chaleur et les flux d'air.

Bien qu'il s'agisse de produire de l'eau embouteillée, et d'en distribuer dans les secteurs de l'exploitation minière et de la construction (via des accords avec le privé), la co-entreprise devrait également collaborer avec le secteur privé et les organisations humanitaires mondiales « afin d'identifier les zones connaissant une grave pénurie d'eau et de définir ensuite des solutions appropriées et innovantes. »

Outre le Togo, cette technologie est prévue pour être déployée au Kenya, Sénégal, et en Sierra Leone. A terme, le partenariat pourrait induire 50 millions $ d’investissements par an, apprend-on des deux entités.

Ayi Renaud Dossavi

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Le nouveau gouvernement post-élection présidentielle a démarré ce lundi 12 octobre son tout premier séminaire. Objectif : prendre connaissance des dossiers et priorités de l’heure.

Présidé par le Chef de l’État togolais Faure Essozimna Gnassingbé, il permettra de présenter avec force détails, la feuille de route stratégique du nouveau quinquennat (2020-2025), qui s’articule autour de trois principales orientations : le renforcement de l'inclusion et l’harmonie sociales, la consolidation de la paix ; et la dynamisation de la création d’emplois.

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Pour l’essentiel, il s’agit des objectifs portés par les autorités togolaises à travers le Plan National de Développement (2018-2022), une vision de développement sujette à des mutations, sous l’effet de la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus.

Ces orientations définies dans le Document de Politique Générale présenté par la nouvelle cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé, se déclinent en 10 ambitions et en 42 projets et réformes.

Globalement, l’action gouvernementale, explique-t-on, sera structurée autour d’un fil conducteur en trois points : la recherche de résultats au bénéfice des populations, l’ouverture et la disponibilité ainsi que le sens des valeurs patriotiques.

Cette première rencontre intervient une semaine après la formation de la nouvelle équipe gouvernementale.

Séna Akoda

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Alors que le pays tire encore faiblement profit de ses atouts miniers, l’Office togolais des recettes (OTR) se balise la voie en vue de « maximiser les revenus fiscaux issus de l’activité minière au Togo ».

Pour y parvenir, le fisc togolais prévoit de mettre ses agents à niveau en matière de contrôle de la production minière et l’évaluation des taux de perte lors de l’exploitation minière. Il s’agit pour l’office d’améliorer la capacité de ses agents en matière de contrôle fiscal des industries minières.

Cette stratégie de l’OTR semble en cohérence avec la nouvelle politique minière dont les grandes lignes ont été définies dans le projet de loi adopté en Conseil des ministres qui devra modifier le Code minier en vigueur. L’une des innovations majeures contenues dans ce document que le Parlement devrait examiner prochainement, est que les droits fixes et redevances minières ont été révisés afin de permettre au Togo de tirer plus de revenus de son potentiel minier.

Selon les données disponibles, en 2017, les revenus globaux générés par le secteur tournaient autour de 15 milliards FCFA (impôts et redevances) au profit de l’État et de 932 millions FCFA au titre des paiements sociaux.

Jusqu’à fin avril 2020, 73 titres miniers avaient été attribués à 67 sociétés, selon les données publiées récemment par le ministère de l’énergie et des Mines.

Séna Akoda

La Covid-19 devrait sérieusement affecter les transferts d’argent de la diaspora vers l'Afrique. Ceci pourrait représenter en tout, des pertes de 18 milliards $, selon la Commission économique pour l'Afrique (CEA) des Nations unies. Ce chiffre, important, a été divulgé dans une déclaration mercredi dernier, dans le cadre de son rapport intitulé "Préserver les envois de fonds pendant le Covid-19".

L’organe onusien souligne en effet, le "grave impact" de la pandémie, sur ces transferts de fonds, du fait notamment de la situation des migrants dans les pays les plus touchés, et de la récession économique qui frappe la plupart des pays d'accueil.

« La Covid-19 a gravement affecté les envois de fonds vers l'Afrique, qui pourraient baisser de 21 % en 2020 », a affirmé Stephen Karingi, directeur de la Division du commerce et de l'intégration régionale (RITD) de la CEA. « Cela signifie que 18 milliards de dollars n'iront pas aux personnes qui dépendent de cet argent ».

Rappelons que ces fonds constituent une très importante manne pour les populations africaines. Des ressources qui n’avaient pourtant cessé ces dernières décennies de s’accroître, au point de dépasser (de loin) les Investissements directs étrangers (IDE) et l’Aide publique au développement (APD), dont bénéficie le Continent. Ceci pourrait augurer des périodes difficiles pour les couches de la population, déjà dépendantes de ces ressources additionnelles extérieures.

Pour rappel, les transferts de la diaspora togolaise, significatifs, étaient estimés en 2018 à 500 millions $, selon la Banque mondiale; ce qui représentait à peu près 8,5 % de PIB national.

Ayi Renaud Dossavi

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