Au Togo, la Banque mondiale et l’Union Européenne (UE) ont été les principaux contributeurs en dons au budget national en 2019, montrent de récentes statistiques officielles.
Alors que l’ensemble des dons (projets et programmes) perçus au titre du budget a atteint 122 milliards FCFA, en hausse de 15%, l’institution de Bretton Woods s’est particulièrement illustrée dans le financement des programmes, au détriment des projets.
Une situation a eu pour effet de booster le montant concédé aux programmes.
Avec un total de 62 milliards FCFA accordés au titre des programmes, Lomé dépasse ses objectifs de début d’année, qui étaient de 20 milliards FCFA de dons programmes. C’est une hausse de plus de 200%.
80% de cette enveloppe, soit 51 milliards FCFA, provenait de la Banque mondiale. Le reste, soit environ 10 milliards, avait été alloué par l’Union européenne.
Les mêmes données montrent que les bailleurs de fonds ont manifesté moins d’intérêt vis-à-vis des projets, comparativement aux attentes du gouvernement. Sur les 110 milliards espérés, seulement 60 milliards FCFA ont été débloqué au profit du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Plan National de Développement (PND) lancé en 2018 a –t-il déjà permis de générer 200 000 emplois? C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre Christian Trimua, l’un des deux Porte-Paroles du nouveau gouvernement, alors invité d’une émission sur New World TV.
« Malgré le contexte sanitaire difficile, nous avons déjà réalisé sous le PND, 200 000 emplois directs et indirects », a-t-il répété, sans donner de détails sur les secteurs ayant porté cette dynamique.
Le Ministre en charge des droits de l’Homme reconnait toutefois que l’atteinte des objectifs du programme d’investissement pâtira du choc sanitaire. D’où la nécessité de réviser et de le réadapter. Un chemin qu’a déjà pris le gouvernement Dogbe, dans sa déclaration de politique générale où les priorités ont été presque inversées.
La Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (Haplucia) va faire l’objet d’une recomposition, à l’aune des défis du nouveau gouvernement togolais. L’information a été donnée par Christian Trimua, Ministre des droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté, des relations avec les Institutions de la République, porte-parole du Gouvernement.
Au cours du quinquennat 2020-2025 de Faure Gnassingbé où Lomé ambitionne de déployer 36 projets autour de six axes structurants, la mobilisation des ressources financières et la bonne gouvernance occuperont une place prépondérante, d’après Christian Trimua.
« Il n’y a plus de fuite possible de capitaux au Togo », a-t-il affirmé.
La recomposition en vue, permettra de donner à l’institution qui est le bras opérationnel de Lomé contre la corruption, les moyens nécessaires à cette lutte.
Cette restructuration est l’une des promesses de campagne du Président Faure Gnassingbé qui avait annoncé alors qu’il était à l’intérieur du pays en février 2020, la mise en place d’un organe de répression des crimes économiques et infractions assimilées. Des promesses passées inaperçues, tant la Haplucia a déçu plus d’un.
Lancée en 2014, la Haplucia a multiplié les campagnes de sensibilisation sans jamais passer à l’action. En 2019, le pays a perdu un point dans le rapport de Transparency International, comparé à 2018 où il avait stagné.
Près de deux mois après sa réouverture, l’aéroport de Lomé enregistre quelque 15000 passagers en transit, alors que le trafic aérien reprend peu à peu, après plusieurs mois d’arrêt.
Ces chiffres sont rendus publics, alors que l’Agence national de l'aviation civile (ANAC Togo), fait le bilan de ses activités après la reprise, pour évaluer la situation à ce jour.
« Nous sommes satisfaits », a déclaré à cet effet le Colonel Gnama Latta, patron de l’agence, relevant notamment que 90% des activités planifiées ont été réalisées, conformément aux recommandations de l’OACI (Organisation de l'aviation civile internationale), de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et de l’OOAS (Organisation Ouest Africaine de la Santé).
Quant à l’efficacité des mesures barrières et procédures restrictives mises en place par la plateforme aéroportuaire, elles semblent effectives pour protéger le pays des contaminations extérieures et éviter une explosion des cas.
« Sur plus de 15 000 personnes en transit, on a que 31 qui ont manifesté la maladie », relève ainsi le patron de l’ANAC.
Plus encore, selon les responsables du centre de dépistage, sur les milliers de tests déjà réalisés, il y a à ce jour plus de cas positifs au départ (des voyageurs partant du Togo), qu’à l’arrivée.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, des discussions sont envisagées, pour une éventuelle réévaluation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
Ceci pourrait conduire à terme à une revalorisation de ce revenu minimum, qui à ce jour oscille entre 35 000-38 000 FCFA, est en vigueur depuis 2012.
L’information émane du ministre chargé des relations avec les institutions de la République, Christian Trimua, dans une récente intervention, et rapportée par le média République Togolaise, portail officiel du Togo.
Les futurs échanges, entre le ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social et les partenaires sociaux, sont notamment envisagés, après l’adoption dans les prochaines semaines du nouveau code du travail, selon le porte-parole du gouvernement.
Notons cependant que, bien que ce salaire minimum soit officiellement en vigueur depuis bientôt près d’une décennie, ce "prix-plancher" n’est pas toujours appliqué au sein de la population, notamment à cause du grand nombre de travailleurs qui évoluent dans le secteur informel.
Ayi Renaud Dossavi
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Lancée en novembre 2018 au Togo, Gozem, société de réservation de services de transports en ligne (motos-taxis) et qui sert désormais, plus globalement de plateforme pour le E-commerce, a franchi le cap de 2 millions de trajets cumulés. Une performance réalisée en moins de deux ans par la startup qui s’est implantée également au Bénin, sur fond de diversification de ses activités. Dans les deux pays frontaliers, la startup couvre 7 villes.
Un succès dont se félicite Emeka Ajene, son co-fondateur. Celui-ci déclare en effet : « Nous sommes très motivés par l'impact que nous avons pu avoir en si peu de temps. Et nous sommes incroyablement heureux par le fait que chaque jour, des milliers d'utilisateurs effectuent des courses Gozem au Togo et au Bénin ».
En rappel, outre les motos-taxis (son activité principale), Gozem offre la possibilité à ses utilisateurs de commander des tricycles, des voitures-taxis, avec ou sans climatisation et d'autres services.
Séna Akoda
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La 1ère édition du « Mois du consommer local » lancée mardi 06 octobre par le Premier ministre Victoire Tomegah-Dogbé, offrira l’occasion aux participants et experts d’élaborer une stratégie nationale de promotion de la consommation locale.
Une démarche qui devrait être en cohérence avec l’ambition de Lomé de valoriser « le Made in Togo », en dédiant un portefeuille ministériel à la question. Ce document, une fois élaboré et validé, devrait devenir le référentiel en matière de promotion du consommer local.
Il devrait non seulement booster la production locale quantitative et qualitative, que ce soit dans l’agro-alimentaire, le textile, la sculpture et autres, mais aussi et surtout la consommation locale. Une nécessité, dans un contexte où plein de jeunes togolais, soutenus par les programmes d’appuis techniques et financiers, se lancent dans l’entrepreneuriat et créent ou produisent, mais ne trouvent pas suffisamment de débouchés au plan national.
L’idée à terme, indique Kodjo Sévon-Tépé Adédzé, ministre en charge du Commerce et de la Consommation locale, « consommer local ne doit pas se résumer en un simple slogan. Cela doit plutôt se décliner et se traduire en un changement de paradigme, en un patriotisme économique, en un comportement citoyen de chaque Togolais ».
Séna Akoda
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On enregistre au Togo un total de 3 464 nouvelles entreprises créées, au troisième trimestre de cette année, selon les statistiques du Centre de Formalité des Entreprises (CFE), relayées par le portail officiel de la République togolaise.
Dans le détail, on compte 1 201 pour le mois de juillet, 1 181 pour août et 1 082 pour septembre. Ceci marque des chiffres cumulés en hausse annuelle de 500 créations d’entreprises, par rapport au troisième trimestre 2019.
Les trois-quarts de ces entreprises (75%), soit 2 608 en tout, ont été créés par des Togolais, et contre 25% par des étrangers (856).
Ces chiffres officiels tendent à montrer la résilience de ce secteur vis-à-vis des conjonctures économiques, notamment du fait de la Covid-19. Pour le reste, les jeunes créations d’entreprises peuvent également compter sur une procédure devenue plus facile et rapide, à l'aune des récentes réformes, qui s’appuient beaucoup sur la digitalisation. Déjà, au premier semestre de cette année, plus de 6000 nouvelles entreprises ont été constituées, selon le CFE.
Si les choses suivent la trajectoire actuelle, le pays pourrait battre son record de nombre d’entreprises créées sur une année, qui est encore 11 482 en 2019. À cette date (07 octobre 2020), 9 743 nouvelles entités ont été enregistrées, depuis le début de l’année.
Ayi Renaud Dossavi
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Ecobank Transnational Incorporated, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, apparait comme le premier acteur bancaire de l’espace Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine) en 2019, avec une part de marché de 12,8%.
Selon l’information partagée par l’Agence EcoFin, la holding viendrait ainsi devant le groupe français Société Générale (10,1% de parts de marché), et les marocains Bank of Africa et Atlantic Business International (respectivement 9,7% et 9,2% du marché bancaire sous-régional).
De manière plus large, il faut noter que les acteurs originaires de la sous-région (Coris Bank au Burkina Faso ; Bridge Bank Group, NSIA Banque, SUNU, en Côte d’Ivoire ; Banque de développement du Mali ; Banque de Dakar au Sénégal et African Lease Group, Ecobank, Oragroup au Togo), représentent en tout 33,8% des parts de marché.
Ceci les met (banques sous-régionales) particulièrement en compétition avec les acteurs extérieurs, notamment magrébins, et surtout marocains qui représentent à eux seuls 26,1% de parts de marché, plus du quart (25,9%) des crédits dépôts.
Ayi Renaud Dossavi
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Le chantier amorcé en vue de la professionnalisation de la fonction de passation des marchés publics a connu une évolution avec la sélection de la structure en charge des travaux.
Selon les informations, c’est le français Egis Forhom qui devrait exécuter les prestations attendues dans le cadre de cette initiative portée par le Projet d'Appui à la Gouvernance Economique (PAGE).
L’institution spécialisée dans la formation et le conseil en ressources humaines aura à créer des métiers de la commande publique au sein de l’administration, après l’état des lieux et l’évaluation du niveau de professionnalisation de la fonction de passation des marchés publics, notamment.
Un 2ème axe du projet consistera à renforcer et développer l’expertise en passation de marchés publics. Notamment via l’élaboration d’un plan stratégique sur trois ans qui prévoit la formation continue des acteurs de la commande publique.
La dernière mission devrait être relative à la création d’un corps des gestionnaires de la commande publique.
Séna Akoda
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