Togo First

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Première femme à avoir occupé le poste de directeur du cabinet présidentiel au Togo, Victoire Tomégah-Dogbé fait à nouveau office de pionnière, en devenant la Première femme à siéger à la primature. Pondérée, l’air sympathique, la Première ministre a fait son chemin vers la tête du gouvernement et à force de travail bien fait.

Au Togo, une ligne d’histoire s’est écrite le 28 septembre lorsqu’un décret présidentiel a annoncé que Victoire Tomégah-Dogbé a été choisie pour prendre la tête du gouvernement. Première femme à devenir Première ministre dans le pays d’Afrique de l’Ouest, celle qui cumulait les fonctions de ministre du Développement à la base et de directrice du cabinet présidentiel a reçu un déferlement d’hommages.

 1victoire Dogbe

« Sachez que les femmes d’Afrique et du monde entier célèbrent votre réussite et soutiennent votre succès »

Le plus marquant restera sans aucun doute celui d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue à la tête d’un pays africain. « Sachez que les femmes d’Afrique et du monde entier célèbrent votre réussite et soutiennent votre succès », a félicité l’ancienne présidente du Liberia. Cette dernière s’est ainsi jointe à de nombreuses personnalités dont le Secrétaire Général de l’ONU pour saluer celle qui s’est élevée au fil des années au sein de l’administration Faure par son travail.

Plus qu’un simple acte de promotion du genre

 « Quand on vous confie un travail, quelle que soit sa nature, il faut bien le faire parce qu'en le faisant, vous vous honorez, vous honorez votre Dieu et on peut vous confier des choses plus importantes. C'est ce que j’ai fait durant mon parcours », confiait Victoire Tomégah-Dogbé en 2016.

A cette époque déjà, elle avait gagné sa réputation de femme de terrain. Parmi les plus proches collaborateurs du président, la nouvelle cheffe du gouvernement fait partie des personnalités influentes, mais moins ostentatoires.

« Quand on vous confie un travail, quelle que soit sa nature, il faut bien le faire parce qu'en le faisant, vous vous honorez, vous honorez votre Dieu et on peut vous confier des choses plus importantes. C'est ce que j’ai fait durant mon parcours »

Celle que les jeunes entrepreneurs appellent affectueusement “maman” a la confiance du président togolais avec qui elle collabore depuis plusieurs années.

Très populaire et consensuelle, elle a su avec les années, attirer et conserver la sympathie des populations à la base, surtout dans les contrées où elle est réputée travailleuse et dynamique. De nombreuses initiatives destinées aux populations à la base et aux jeunes, portent ainsi sa marque : FAIEJ, PAEIJ-SP, ANADEB, PRADEB entre autres, au point de susciter des observations de l’OCDE : « Le foisonnement de programmes et projets pilotés par des structures autonomes, et dont certaines actions s’entremêlent sans véritable coordination, constitue un goulot d’étranglement ». Une pluralité de projets qui pourtant, contribuera à renforcer sa proximité avec les diverses couches sociales, avec qui elle n’hésitera pas parfois à partager des moments de réjouissance.

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Celle que les jeunes entrepreneurs appellent affectueusement “maman” a la confiance du président togolais.

Si ces efforts sont louables, ils ne constituent pas la principale raison de la nomination de Victoire Tomégah-Dogbé. Plus qu’un simple acte de promotion du genre, c’est une véritable marque de confiance et une prime à la compétence qu’attribue le président à celle qui a quitté sa carrière au PNUD pour répondre à son appel en 2008.

Un parcours exemplaire

Très discrète sur sa vie privée, la nouvelle locataire de la primature ne semble laisser comme empreintes que ses états de services. Née, à l’état civil Victoire Sidémého Dzidudu Tomegah le 23 décembre 1959 à Lomé, elle est décrite comme une élève exemplaire. Après son baccalauréat, elle intègre en 1978 la faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’actuelle Université de Lomé.

 3Victoire Tomegah Dogbé

« J’ai une pensée particulière pour toutes ces jeunes filles qui osent et mettent tout en œuvre pour réaliser leurs rêves »

Sortie diplômée d’une maîtrise en sciences économiques et de gestion, en 1982, elle décide de se perfectionner à l’étranger. Elle part au Danemark où elle obtient un diplôme en marketing spécialisé en General management finance au Jutland Technology Institute Aarhus, en 1988. Elle rallie ensuite la Suisse où elle obtient un Orchestrating Winning Performance à l’International Institute for Management Development de Lausanne, en 1996. Elle poursuit ses études grâce à l’université virtuelle de Développement du PNUD New York en association avec la Jones International University. Les deux organismes permettent à Victoire Tomégah-Dogbé d’obtenir un diplôme de spécialisation dans les domaines d’intervention couverts par le PNUD.

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Elle avait gagné sa réputation de femme de terrain.

Elle revient alors chez elle, à Lomé, où elle commence sa vie professionnelle à l’Industrie togolaise des Plastiques (ITP). Entre 1986 et 1988, elle y gravit les échelons. La native de Badougbé (Région maritime du Togo) passe, en effet, du poste de chef du personnel à celui de chef service approvisionnement, avant de prendre la tête de la direction administrative et financière de l’ITP de 1988 à 1992. En 1992, elle quitte l’ITP et devient Responsable du réseau Shell au Togo. L’année suivante, elle retourne à l’ITP et en devient la directrice générale, poste qu’elle occupera de 1994 à 1998. Elle rejoint ensuite le PNUD qui l’avait formée, en tant qu’assistante chargée des opérations au Togo de 1999 à 2002.

Victoire Dogbé sera mutée au même poste, mais cette fois au Congo-Brazzaville. Elle y reste deux ans avant de partir, en 2004, au Burkina Faso où elle est représentante résidente adjointe chargée des opérations jusqu’en 2007. L’année suivante, elle occupe le même poste au Bénin. 

En 2008, alors qu’elle est à Cotonou depuis un an, le président togolais Faure Gnassingbé et le Premier ministre de l’époque Gilbert Houngbo font appel à elle pour rejoindre le gouvernement.

Victoire Tomégah-Dogbé accepte la proposition et est nommée ministre, déléguée auprès du Premier ministre, chargé du développement à la base. En 2009, elle prend les rênes du cabinet présidentiel, fonction qu’elle doit cumuler avec la gestion de son département ministériel. L’année suivante, à la suite de la réélection du président Faure Gnassingbé, elle est promue ministre du Développement à la base, de l'Artisanat, de la Jeunesse et de l'Emploi des jeunes. Elle conserve ses fonctions ministérielles jusqu’à sa nomination, ce 28 septembre à la tête de la primature.

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Elle a la confiance du président togolais avec qui elle collabore depuis plusieurs années.

 

« J’ai une pensée particulière pour toutes ces jeunes filles qui osent et mettent tout en œuvre pour réaliser leurs rêves », déclare-t-elle lors de sa prise de fonction. Fierté que la nouvelle patronne de l’exécutif togolais a vite fait de partager avec “toutes les femmes togolaises”.

Cette déclaration semble avoir fait mouche puisque dans les médias togolais, de nombreuses femmes ont répondu en écho en exprimant leur fierté pour le modèle que représente Victoire Tomégah-Dogbé.

Dans les médias togolais, de nombreuses femmes ont répondu en écho en exprimant leur fierté pour le modèle que représente Victoire Tomégah-Dogbé.  

Malgré tout, il ne s’agissait pas seulement de nommer une femme, car dans les prochaines semaines, ce sont ses compétences de gestionnaire qui seront mises à l’épreuve. Et même si dans la foulée de la nomination de la Première ministre, la présidence a nommé une nouvelle Secrétaire générale en la personne d’Ablamba Ahoéfavi Jonhson. Comme leurs prédécesseurs, les deux femmes seront jugées sur leurs résultats.

Le nouveau visage de l’exécutif togolais dirigera une équipe de 33 membres dont 11 femmes.

Servan Ahougnon

servan ahougnon

vendredi, 02 octobre 2020 16:03

Togo : le nouvel exécutif en quelques points

Dévoilée jeudi soir, la nouvelle équipe gouvernementale si elle sera dirigée par une femme (une première dans l’histoire du Togo) comporte plusieurs innovations. Le nouveau gouvernement en quelques points.

  • 33 portefeuilles

Le nouveau gouvernement de la République Togolaise compte 33 membres, y compris ceux rattachés à la Présidence de la République. C’est 05 de plus que le précédent, qui comprenait 28 portefeuilles.

  • 11 femmes

La représentativité des femmes est l’une des principales innovations observées dans la nouvelle formation. Elles sont au total 11 (soit le tiers), un record et occupent des postes-clés : armées, développement à la base, économie numérique, travaux publics…

  • 15 nouvelles entrées

15 nouveaux ministres font leur entrée au Gouvernement. Marguerite Gnakadé, (devenue la première femme à occuper le ministère de la Défense), Adjovi Lonlongno Apedo (à l’action sociale), Akodah Ayéwouadan (communication), Kossi Lamadokou (culture), Myriam de Souza-D’almeida (développement à la base), Bolidja Tiem (eau), Kokou Tengue (économie maritime), Dodzi Kokoroko (éducation), Ihou Wateba (enseignement supérieur), Kama Lidi Bessi (sports), Koffi Tsolenyanou (urbanisme), Essomanam Edjeba (ministre délégué chargé du développement des territoires), Eke Odin (ministre délégué chargé de l’enseignement technique et de l’artisanat), Mamessilé Assih (ministre délégué chargé de l’accès universel aux soins). La dernière entrée Mawugno Aziablé (ministre déléguée chargée de l’énergie et des mines) est rattachée à la Présidence de la République.

  • Nouveaux départements

La nouvelle sphère gouvernementale s’enrichit de nouveaux départements. Certains ministères ont changé partiellement de dénomination, tandis que d’autres ont simplement été créés, afin de renforcer davantage l’action gouvernementale. On note ainsi le département du développement des territoires, du développement rural, du désenclavement et des pistes rurales, de l’économie maritime et de la protection côtière, la transformation digitale, de l’accès universel aux soins, des transports routiers, ferroviaires et aériens, et de la réforme foncière.

  • 3 rattachés à la Présidence

Trois ministères sont rattachés à la Présidence de la République, ceux de l’inclusion financière et organisation du secteur informel, l’énergie et les mines, et du plan et de la coopération.

Trois autres sont également délégués.

  • 1 ministre d’Etat

Un seul ministre d’Etat est dans cette équipe, Payadowa Boukpessi, également ministre de l’Administration territoriale.

  • 40 ans de moyenne d’âge

L’âge moyen du Gouvernement tourne autour de 40 ans. Particulièrement remarqué, celui de la ministre déléguée auprès du Président de la République chargée de l’énergie et des mines, Mawugno Mila Aziablé, 29 ans.

Octave A. Bruce  

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La Holding d’Etat Togo Invest (TI) a lancé récemment le processus d’élaboration de son plan stratégique couvrant la période 2021-2025.

L’initiative vise à doter l’institution, bras armé financier de l’Etat, d’un cadre de référence pour sa planification opérationnelle. Ce cadre devrait faciliter la mise en place par Togo Invest de projets d’investissement et de garanties ; et en outre la mise en œuvre de ces projets.

Il lui « permettra d’apporter des solutions innovantes et durables en vue d’identifier ses ressources de financement, d’attirer plus d’investissements à fort impact socio-économique et renforcer son positionnement stratégique ».

L’idée à terme, est de permettre au gouvernement d’atteindre ses objectifs en matière de développement socio-économique, avec les ressources mobilisées via les modes et les véhicules financiers privilégiés par Togo Invest.

En rappel, cette holding dont l’Etat est l’unique actionnaire, a créé un innovant véhicule d’investissement dénommé Kifema Capital, pour regrouper l’ensemble des investisseurs togolais nationaux et de la diaspora souhaitant intervenir sur des projets du PND. Comme illustration palpable de l’efficacité de ce véhicule, Kekeli Efficient Power, premier projet dans lequel intervient Kifema Capital.

Hormis ce projet, TI est sur d'autres initiatives ambitieuses du gouvernement, comme le Corridor de Transport du Togo (CDT Lomé-Cinkassé), un projet de port sec, une zone économique spéciale et une plateforme logistique multiservice.

Séna Akoda

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Après les 3 premiers trimestres où il a bien assumé son statut de bon émetteur de l’UMOA, comme l’illustrent les succès de toutes ses opérations sur le marché financier régional, le Togo veut boucler l’année 2020 avec l’ambition de mobiliser 60 milliards FCFA au 4ème trimestre.

Une note de l’Agence UMOA-Titres aux investisseurs indique que cet objectif financier, le pays ambitionne de l’atteindre via deux émissions d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et une de Bons Assimilables du Trésor (BAT).

Au total, le pays a dans son viseur, 40 milliards FCFA via des OAT, respectivement 25 milliards FCFA le 23 octobre et 15 milliards FCFA le 13 novembre.

Selon le calendrier prévisionnel des opérations publié, la dernière sortie du Togo sur le marché régional de la dette en 2020 est prévue via des BAT en vue de mobiliser 20 milliards FCFA le 27 novembre.

Les ressources prévisionnelles du Togo pour la période sous revue représentent un peu plus de 7% du total de l’union, chiffré à 818 milliards FCFA.

Séna Akoda

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Et la plus jeune ministre est … Mila Aziable.

A 29 ans, Mila Aziable vient d’être nommée Ministre déléguée auprès du Président de la république, chargée de l’énergie et des mines.

Ingénieure d’exploitation gazière chez le leader français du transport de gaz GRTgaz, filiale d’ENGIE, le troisième plus grand groupe mondial dans le secteur de l’énergie, elle remplace Marc Ably Bidamon en poste depuis 2015.

Son cursus commence à Lomé où elle obtient son premier diplôme universitaire, un BAC C4. Entrée à l’École nationale supérieure d’ingerieur de l’université de Lomé (ENSI), Mila Aziablé s’en sort avec une bourse d’excellence et s’envole pour Metz

En 2012, Mila Aziablé décroche un diplôme d’ingénieur en génie mécanique à l’École nationale d’ingénieurs de Metz (ENIM), puis se fait accepter l’année suivante par l’Ecole nationale supérieure des Mines de Paris. A Mines ParisTech, elle se spécialise en Ingénierie et gestion du gaz.

Son admission à Sciences Po, en 2018 marque un tournant décisif dans sa carrière, jusque-là purement technique. Elle y obtient un master exécutif en politiques et management du développement.

Mila Aziablé aura pour mission principale de conduire la mise en oeuvre de la stratégie nationale d'électrification du Togo, fortement axée sur la promotion des sources propres, ainsi que les grands projets structurants dans le secteur des énergies, dans un pays où le taux d'électrification globale reste dans le sillage de 50%, avec des disproportionnalités dans les localités.

Edem Kokou Tengue est le nouveau ministre de l'Économie maritime, de la pêche et de la protection côtière au Togo.

L’annonce a été faite jeudi par la Secrétaire générale de la Présidence, Sandra Johnson. Edem Tengue, jusque-là Directeur Général de la filiale togolaise de l’armateur danois Maersk entre dans un nouveau gouvernement au cahier des charges axé sur le PND. Son rôle sera primordial au sein de l’équipe que s’apprête à conduire Victoire Tomégah-Dogbé, nommée deux jours plus tôt Premier ministre, la première fois dans l’histoire qu’une femme occupe ce poste au Togo.

Le Diplômé de Sciences Po Paris, de l'université de Birmingham, du prestigieux Impérial College de Londres ou encore d’Harvard Business School est un connaisseur de l’écosystème maritime.  Formé de 2003 à 2005 à Copenhague par le groupe Maersk, il devient dans la foulée, assistant du directeur financier du Bureau régional du groupe qui couvre toute la Scandinavie (Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l'Islande) et les Etats baltes (l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie).

Edem Tengue est ensuite renvoyé au pays pour prendre les commandes de la direction financière des trois sociétés du groupe que sont Maersk Togo S.A., Damco Togo S.A. et Lomé Terminal service alors que la première compagnie maritime mondiale était dans le starting-block pour prendre les activités de manutention au Port de Lomé.

Ce membre associé de l'ordre des experts en comptabilité de Management CIMA faisait partie des 20 Young Leaders de la French African foundation en 2017. Un an plus tard, Choiseul le désignait parmi les jeunes leaders économiques de demain, un classement select ayant à son palmarès des personnalités telles que Emmanuel Macron.

Élu député dans la circonscription électorale du HAHO lors des élections législatives du 20 décembre 2018, il préféra les affaires à la politique, mais désormais n’y échappera pas.

Un an plus tard, il est porté à la présidence de l’Association professionnelle des compagnies de navigation et de consignation de navire au Togo (NAVI-TOGO).

A 40 ans, ce jeune premier aura pour mission principale de porter le plan national de développement dont l’ambition est de faire du pays un hub logistique de premier rang de la sous-région, en misant sur le Port autonomie de Lomé.

Ce produit fini de Maersk, est attendu sur plusieurs questions, dont la sûreté des eaux (lutte contre la piraterie maritime dans les eaux), la formation professionnelle locale, la consolidation de la position régionale et la contribution réelle de la plateforme portuaire au budget national. Autant de défis, ajoutés à l'éternelle problématique du cabotage dans le Golfe de Guinée.  

Fiacre E. Kakpo

vendredi, 02 octobre 2020 03:12

Togo : le nouveau Gouvernement en place

Au Togo, la nouvelle équipe gouvernementale est désormais connue, dans le sillage de la nomination, en début de semaine, du Premier Ministre, Mme Victoire Tomégah-Dogbe.

L’annonce, faite ce jeudi 1er octobre 2020, révèle 32 ministères (dont 4 rattachés à la Présidence).

Dans le gouvernement, des nouveaux venus : notamment Marguerite Gnakade (au ministère des Armées), le Prof Ihou Wateba, médecin qui était à l'avant-poste de la riposte contre la Covid-19, et occupe le portefeuille de l'enseignement supérieur et de la Recherche, et Mme Myriam de Souza-D’Almeida, au développement à la base, en succession de l’actuelle premier ministre. On compte également deux autres universitaires : le Prof Komla Dodzi Kokoroko, Président de l'Université de Lomé, et Akodah Ayewouadan, Agrégé de droit.

Au titre des sorties, on notera notamment Koutéra Bataka, qui était à l’agricuture (production animale et halieutique), il est remplacé à ce poste par Antoine Lekpa Gbegbeni (ancienmment chargé de l'Eau et de l'hydraulique villageoise).

De plusieurs figures du gouvernement Klassou II ont été reconduites, notamment Sani Yaya des Finances, qui tient toujours les bourses de l’Etat, Robert Dussey, aux Affaires étrangères, Cina Lawson de l'Economie numérique, Payadowa Boukpessi de l'Administration territoriale et Mustafa Mijiyawa de la Santé.  Enfin, le Col. Yark Damehane de la Sécurité, et Gilbert Bawara de la Fonction publique.

Outre Madame le Premier ministre, on compte en tout 10 femmes dans ce nouveau gouvernement.

Autre point notable, le ministère du Plan et de la Coopération (anciennement occupé par Demba Tignokpa), est désormais rattaché à la Présidence de la République.

En comptant les ministres délégués et rattachés à la présidence, on décompte en tout 33 membres.

Au titre du gouvernement :

  1. Ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation : 

Adjovi Lonlongno Apedoh, épouse Anakoma

  1. Ministre de l'administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires :

Payadowa Boukpessi, Ministre d’Etat.

  1. Ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des togolais de l’extérieurs :

Prof Robert Dussey

  1. Ministre de l'agriculture, de l'élevage et du développement rurale :

Antoine Lekpa Gbegbeni

  1. Ministre des armées :

Essossimna Marguerite Gnakadè

  1. Ministre du commerce, de l’industrie et de la consommation locale :

Kodjo Sevon-Tepe Adedze

  1. Ministre de la communication, des médias, porte-parole du gouvernement :

Prof Akoda Eyewadan

  1. Ministre de la culture et du tourisme :

Kossi Gbényo Lamadokou

  1. Ministre du désenclavement et des pistes rurales :

Bouraïma Kanfitine Tchede-Issa

  1. Ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes :

Myriam de Souza-D’Almeida

  1. Ministre des droits de l'Homme, de la formation à la citoyenneté, des relations avec les institutions de la République, porte-parole du gouvernement :

Eninam Massia Christian Trimua

  1. Ministre de l'eau et de l'hydraulique villageoise :

Bolidja Tiem

  1. Ministre de l'économie et des finances :

Sani Yaya

  1. Ministre de l'économie maritime, de la pêche et de la protection côtière :

Edem Kokou Tengue

  1. Ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale :

Cina Lawson

  1. Ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat :

Prof Komla Dodzi Kokoroko

  1. Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche :

Prof Ihou Wateba

  1. Ministre de l’environnement et des ressources forestières :

Katari Foli-Bazi

  1. Ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social :

Gilbert Bawara

  1. Garde des sceaux, ministre de la justice et de la législation :

Pius Agbetomey

  1. Ministre de la santé, de l'hygiène publique et de l’accès universel aux soins :

Prof Moustafa Mijiyawa

  1. Ministre de la sécurité et de la protection civile :

Général Damehame Yark

  1. Ministre des sports et des loisirs :

Médecin-Commandant Lidi Kedeka Bessi-Kama 

  1. Ministre des transports routiers, ferroviaire et aérien :

Affoh Atcha-Dedji

  1. Ministre des travaux publics :

Zouréhatou Tcha-Kondo, épouse Kassah-Traoré

  1. Ministre de l'urbanisme, de l'habitat et de la réforme foncière :

Koffi Tsolenyanou

  1. Ministre délégué auprès du ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, chargé du développement des territoires :

Essomanam Edjeba

  1. Ministre délégué auprès du Ministre des Enseignements Primaire, Secondaire, Technique et de l'Artisanat, chargé de l'Enseignement Technique et de l'Artisanat : 

Eké Hodin

  1. Ministre délégué auprès du Ministre de la Santé, de l'Hygiène Publique et de l'Accès Universel aux Soins, chargé de l'accès universel aux soins :

Dr Mamessilé Aklah Agba-Assih

  1. Ministre Secrétaire-Général du Gouvernement:

Kanka Malick Natchaba

Au titre de la Présidence de la République :

  

  1. Ministre Secrétaire Général de la Présidence:

Ablamba Ahoefavi Johnson

  1. Ministre chargée de l'inclusion financière et de l'organisation du secteur informel:

Mazamaesso Assih

  1. Ministre délégué auprès du président de la République Chargé de l'énergie et des mines:

Mawunyo Mila Aziable

Ayi Renaud Dossavi

Un logiciel a été lancé jeudi 1er octobre 2020 dans la capitale togolaise pour permettre aux étudiants, institutions académiques et aux professionnels, de répondre désormais à un besoin énergétique avec des composants des systèmes solaires sur-mesure.

Dénommé Kya-SolDesign, ce logiciel, le 1er au plan africain à proposer un service amélioré de dimensionnement des systèmes solaires à en croire Kya-Energy Group (KEG) son concepteur, constitue une innovation en ce qu’il règle deux préoccupations majeures dans le domaine. « Nous avons constaté qu’il y avait beaucoup d’aberrations que nous avons corrigées afin de produire des systèmes solaires plus abordables et surtout fiables du point de vue technique », a déclaré Yao Azoumah, CEO de l'entreprise qui promeut le solaire.

« Les logiciels existants permettent une bonne accessibilité économique, mais ne sont pas fiables au plan technique. Inversement, ils peuvent être fiables, mais trop chers », a déploré le N°1 de KEG.

Avec Kya-SolDesign qui a fait le compromis entre l’accessibilité économique et la fiabilité technique, Kya-Energy Group table sur un meilleur dimensionnement des systèmes solaires.

Ainsi à la base, les étudiants qui constituent la principale cible de l’innovation devraient apprendre la meilleure façon de dimensionner les systèmes solaires. Les institutions académiques sont la 2ème cible du logiciel.

Les professionnels en charge des marchés publics en lien avec le solaire, en acquérant la licence d'exploitation du logiciel, définiront mieux, les cahiers de charges des prestataires qu’ils se proposeront de recruter, indique-t-on.

Séna Akoda

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La BOAD va mobiliser auprès de la Société Général et JPMorgan quelque 350 millions €, soit près de 230 milliards FCFA, dans le cadre de son Plan stratégique pour le quinquennat 2021-2025. Ce concours des deux géants privés, a été garanti par l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), filiale de la Banque mondiale.

Ces fonds seront affectés, apprend-on, aux secteurs Public et Privé de l'Uemoa.

Dans le détail, un peu plus de 131 milliards FCFA (200 millions €) sera affecté au secteur privé, dont la moitié (65,6 milliards FCFA) ira au refinancement des prêts concessionnels accordés par la Banque sous-régionale aux Etats.

L’autre moitié de ces ressources sera quant à elle affectée « au financement de nouveaux projets », informe l’institution au sortir de son conseil d'administration.  

En ce qui concerne le secteur privé, 98 milliards FCFA (150 millions €) en tout, seront destinés aux acteurs économiques des différents pays bénéficiaires de l'Uemoa. Notamment, aux PME, via des lignes de refinancement accordées aux banques commerciales, et dans des opérations de court et moyen terme.

Notons que, outre JP Morgan et Société Générale, la Banque va également mobiliser 50 millions € du Fonds de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Une facilité qui pour sa part permettra, selon l’institution dirigée par Serge Ekué, « de financer son pipeline de projets dans le secteur des opérations à court terme », notamment des lignes de refinancement et des campagnes agricoles.

Ayi Renaud Dossavi

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La BOAD a approuvé un projet d’affectation de 150 millions d’euros, soit plus de 98 milliards FCFA au secteur privé de l’UEMOA.

Ce financement, vital pour les opérateurs économiques frappés de plein fouet par la crise sanitaire liée à la Covid-19, sera destiné aux PME via des lignes de refinancement qui vont être accordées aux banques commerciales et à des opérations de court et moyen termes.

Ce financement représente, 43% d’un concours financier total de 350 millions d’euros, attendu de Société Générale et JP Morgan en faveur de la banque de développement des Etats de l’UEMOA

La part la plus importante de ce décaissement attendu (200 millions d’euros ou 131 milliards FCFA) sera dédiée au secteur public.

Les ressources prévues en faveur des Etats assureront à hauteur de 50%, le refinancement des prêts concessionnels qui leur seront octroyés et de 50% le financement de nouveaux projets.

Séna Akoda

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