La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), l’Office Togolais des Recettes (OTR) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-FB) ont procédé, au lancement à Lomé ce vendredi 25 septembre 2020, de la phase de sensibilisation sur le Projet de garantie unique sur le corridor Togo-Burkina. C’était en présence d’opérateurs économiques du Togo et du Burkina Faso, des représentants des organisations professionnelles de transitaires et/ou commissionnaires en douanes agréés.
L’idée en lançant cette phase essentielle, est de sensibiliser tous ces acteurs et opérateurs économiques aux enjeux et avantages du transit routier sur le corridor Togo-Burkina Faso afin qu’ils comprennent le projet et y adhèrent.
D’après Victoire Some, représentante de la CCI-BF au Togo, appuyée par le représentant de l’OTR, Medjessiribi Agoro, la garantie unique présente de nombreux avantages. Notamment la simplification des procédures en une seule, induisant un gain de temps dans les opérations de transit, la réduction du coût (fixé à 0,5% payable une seule fois, dans le pays de départ, peu importe le nombre de pays de transit de la marchandise). Ainsi que la promotion et le développement du transit. Actuellement, l’opérateur est tenu de payer 0,25% de la valeur de la marchandise, dans chaque Etat de transit.
A cette étape, le Togo et le Burkina balisent la voie vers l'effectivité du projet de garantie du transit routier inter-Etats de la Cedeao sur le corridor Togo-Burkina Faso.
Il est à rappeler dans la même optique, l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers des deux pays et l’intégration de la douane togolaise à la plateforme de la SEGUCE (Société d’Exploitation du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur).
Séna Akoda
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La République Fédérale d’Allemagne appuie le Togo dans la réhabilitation de ses pistes rurales. Le pays d’Afrique de l’Ouest vient en effet de bénéficier d’un fonds de 10 millions € (6,5 milliards FCFA), visant à financer la 3ème phase du Projet d’appui aux pistes rurales (PAPR).
Cette facilité a fait l’objet d’une cérémonie de signature d’accord de don, hier jeudi à Lomé. Les signataires étaient, le ministre togolais de l’Économie et des Finances et l’Ambassadeur allemand, en présence de nombreux officiels (dont les ministres en charge des transports et de l’agriculture).
L'appui financier permettra d’élargir le programme, actuellement en cours, aux secteurs de productions agricoles, en contribuant au désenclavement de certaines zones du pays. Les travaux permettront notamment de faciliter l’accès aux zones de production de coton, café ou cacao.
« Les pistes rurales jouent un rôle crucial dans la réduction du seuil minimum de pauvreté des populations rurales, à travers le désenclavement des zones de production et la libre circulation des biens et des personnes », a souligné le ministre Sani Yaya.

Plus de 2 500 pistes ont été réhabilitées entre 2016 et 2018 au Togo, le pays ambitionne désormais de franchir un nouveau cap, dans la perspective de faciliter l’émergence des pôles de croissance régionaux.
Pour rappel, le coût global du programme déjà en cours d’exécution est d’environ 35 millions € (environ 23 milliards FCFA), dont le financement est assuré par la KFW (17 millions €), l’AFD (10 millions €), et l’Etat togolais (8,4 millions €).
Ayi Renaud Dossavi
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Jonas Aklésso Daou accède pour les trois prochaines années à la tête de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) où il a été porté par vote au cours d’une assemblée générale mixte, ce jeudi 24 septembre.
Le patron du cabinet Kapi Consult, de Sodigaz et du concessionnaire de véhicules Diwa International, remplace à ce poste, Clément Ahialey.
Pêle-mêle, Charles Gafan, PDG du groupe Bolloré, Jean-Marie Tessi, directeur général de Gta- Assurances et Souleymane Touré, DG d’Ecobank-Togo, aussi entrent dans le nouveau bureau de l’AGET.
L’AGET est une association professionnelle représentant les grandes entreprises des secteurs de l’industrie, des services, du commerce et des BTP. Acteur de poids dans l’économie togolaise, elle totalise fin 2018, un chiffre d’affaires global de 850 milliards FCFA.
Elle est l’un des principaux réseaux d’entreprises du Togo en termes de contributions fiscales au budget de l’Etat avec plus de 135 milliards d’impôts et taxes payés. Elle emploie directement plus de 10.000 salariés.
Séna Akoda
Au Togo, 20 centres de santé situés en milieu rural auront d’ici 12 mois, accès à l’électrification. Des groupes électro-solaires mis au point par Kya Energy Group, une entreprise internationale basée au Togo, spécialisée dans les énergies renouvelables (énergie solaire en particulier) vont être installés pour alimenter les structures bénéficiaires. C’est ce qu’a indiqué à Togo First, Yao Azoumah, promoteur de Kya Energy Group.
Dans le cadre de ce projet pour lequel l’énergéticien a décroché une subvention de 450 000 $ (253 millions FCFA), les centres de santé seront également équipés en kits de lave-mains automatiques et d’un réfrigérateur, entre autres.
La subvention a été décrochée par l’énergéticien togolais à la suite d’un appel à projets lancé par Power Africa via l’USAID pour l’octroi de 2,6 millions $ (plus d’1,4 milliard FCFA) à des entreprises spécialisées dans le solaire afin de fournir une énergie Off Grid à près de 300 centres de santé en Afrique subsaharienne. L’initiative devrait permettre aux centres de santé, de dispenser des soins médicaux continus sans être privés de source fiable d’électricité.
Notons qu’en dehors de Kya Energy Group, les autres entreprises retenues viennent du Nigeria, la Zambie, Madagascar, le Rwanda, Lesotho, Mozambique et le Malawi.
Séna Akoda
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Le transporteur Gozem, basé à Lomé, a levé en deux ans d'activités, plus de 3 millions $.
Avec 900 000 $ mobilisés, la startup cofondée par Emeka Ajene, entrepreneur nigérian et Raphaël Dana, entrepreneur basé à Singapour, a lancé son aventure par un service de réservation en ligne des motos-taxis à Lomé. « Il s'agissait d'introduire des gains d'efficacité dans les secteurs du transport personnel sur ces marchés, et également de reproduire le succès de Gojek et Grab ici en Afrique », a déclaré Ajene dans une interview accordée à Techpoint africa.
Confortée par un succès fulgurant, la startup basée à Lomé est parvenue au bout de deux ans, à mobiliser plus du triple de ses ressources initiales, auprès des investisseurs pour se déployer à travers le continent africain. Et en même temps, en diversifiant ses activités. Passant progressivement aux tricycles passagers, tricycles bagages et taxis.
Aujourd’hui, grâce à des partenariats avec des supermarchés, des compagnies pétrolières qui exploitent des stations-service, et autres, elle offre la possibilité de faire des achats en ligne et des services de livraison.
Au premier trimestre de 2020, Gozem revendique un record de 500000 courses, contre 350000 au cours du dernier trimestre de 2019.
La startup ambitionne très prochainement de mobiliser davantage de ressources pour son plan d’expansion. Notamment, elle envisage de s’étendre vers d’autres pays comme la République démocratique du Congo, le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal et la Côte d'Ivoire.
Séna Akoda
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L’Aéroport de Lomé est en train d’évaluer sa politique de sécurité vis-à-vis du coronavirus, tel que formulé par le plan de reprise des activités aéroportuaires. Un audit s’est ouvert à cet effet, mercredi 23 septembre 2020, afin de s'assurer que le plan d'action soit conforme aux exigences en vigueur.
Notons que les mesures prises par la plateforme-aéroportuaire de Lomé, incluent une mise à jour des protocoles au départ et à l'arrivée, la mise en place d’une application pour suivre les voyageurs à l’arrivée, et surtout des tests de dépistage à l’arrivée et au départ. Pour cette dernière innovation, il a été mis en place un laboratoire de biologie moléculaire, financé par la Banque mondiale au Togo.
L’équipement moderne a été remis officiellement aux autorités de l'aéroport ce matin, et selon les données fournies par les responsables de ce centre de dépistage, sur les milliers de tests déjà réalisés, il y a à ce jour plus de cas positifs au départ (des voyageurs partant du Togo), qu’à l’arrivée. Ceci devrait apporter un regard plus rassurant, quant aux risques d’importation des cas depuis l’étranger.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo s’achemine vers une mise à jour de sa politique de coopération au développement, en vue d’une meilleure mobilisation des ressources. En effet, le document est sur la table des experts (venus de l'administration publique et privée de la société civile et des partenaires du pays), qui l’examinent depuis ce jeudi à Lomé.
À la faveur de cet atelier, il s’agira ainsi pour les participants d'apporter leur touche et commentaire au texte. Par cette initiative, le Pays veut évaluer sa politique actuelle en matière de mobilisation des moyens pour son développement, (notamment vis-à-vis de l’extérieur), afin d’améliorer son cadre de collaboration.
Selon le Dr Akpoto Komlangan, DG de la mobilisation et de l'aide au partenariat au ministère de la planification du développement et de la coopération, le but est de permettre au Togo de mieux répondre aux enjeux de l’heure et aux nouvelles donnes dans le contexte national et international.
Notons que, ce projet de politique nationale de coopération au développement est élaboré avec l'appui financier de la coopération allemande GIZ.
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En dépit de la crise sanitaire liée à la Covid-19 qui a plombé les efforts des différents pays africains en matière d’attractivité des investissements, le Togo se classe au 3è rang des destinations de l’UEMOA où les grands patrons d’entreprises voudront investir, à l’heure actuelle.
C’est ce qui ressort du rapport sur l’Index d’Attractivité des Investissements en Afrique 2020, publié la 2ème année consécutive par Africa CEO Forum et le cabinet Deloitte. Un classement qui « vise à donner un aperçu de la volonté d'investissement des dirigeants du secteur privé africain et qui n'est pas destiné à analyser les conditions d'investissement ni la facilité de faire des affaires dans les pays en question », soulignent ceux qui l’ont élaboré.
Après la Côte d’Ivoire qui trône à la tête et le Sénégal qui pointe à la 4èplace du Top 10 africain (respectivement 1ère et 2ème meilleures destinations des investissements dans l’espace UEMOA), c’est le Togo, qui se positionne avec environ 2% des intentions d’investissements des chefs d’entreprises africains.
Dans ce rapport où les chefs d’entreprises africains avaient à répondre à la question : « Quels pays africains vous semblent les plus attractifs pour investir à l’heure actuelle ? », l’Ile Maurice, championne africaine des meilleurs classements, est absente du Top 10. Sur l'échiquier continental, on retrouve le Kenya (2è), le Ghana (3ème), le Rwanda (5ème), l’Ethiopie (6ème), le Nigeria (7ème), le Maroc (8ème), la RDC (9ème) et l’Afrique du Sud.
Séna Akoda
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L’Assemblée nationale, à travers sa commission des finances, a ouvert hier mardi le débat d'orientation budgétaire (DOB), lui permettant d’échanger avec le gouvernement sur ces questions.
Au cœur de leurs discussions, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2021-2023, qui se veut un instrument de cadrage macro-économiques, budgétaire et financier. Cet outil vise en effet, à projeter d'une part les perspectives de mobilisation des ressources sur une période triennale, et d'autre part, à affecter ces ressources aux ministères et institutions pour la mise en œuvre des programmes budgétaires.
« Le Gouvernement donne un certain profil des recettes et dépenses sur 3 ans, dans le cadre de l'évolution de la situation économique du pays, et vient remettre ce document à l'Assemblée nationale. », explique Hon. Mawussi Djossou Sémondji, patron de la commission. « Et l'assemblée débat, en présence des membres du gouvernement, pour donner des recommandations sur le profil à donner aux recettes et dépenses des années qui sont concernées ».
Ces travaux sont d’autant plus importants cette année qu’ils interviennent dans un contexte, national comme international, marqué par la pandémie à Covid-19, et ses impacts sur les économies. Au niveau sous-régional, il faut retenir également, la suspension du Pacte de convergence de l’UEMOA.
Ainsi, selon les projections, la croissance du PIB 2020, pourrait s’établir à seulement 0,7% (contre les 5,5% initialement attendus). Pour l’année prochaine, l’ambition du pouvoir public, en matière d’allocation globale des ressources et des dépenses, est d’améliorer l’efficacité de sa politique budgétaire.
Il s’agira également de réajuster le tir du PND, actuellement en révision, en tenant compte de la nouvelle donnée économique mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
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La multinationale Oragroup, une entité bancaire panafricaine basée à Lomé, va augmenter son appui aux PME/PMI dans les pays de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine). Ceci, grâce à une ligne de crédit conséquente qui lui a été octroyée par la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).
Ces fonds mis à disposition par la banque de développement de la Cedeao, s’élèvent à 50 millions € (environ 32,8 milliards FCFA).
« Cette ligne de crédit de refinancement de la BIDC qui permettra de financer environ 34 PME/PMI avec un ticket moyen de l’ordre de 1,03 milliard FCFA, devrait contribuer à la création de 818 nouveaux emplois permanents. », précise-t-on.
Ce soutien de la BIDC, détaille le communiqué, participe à la mise en œuvre de son nouveau modèle économique et de sa stratégie d’intervention dans le secteur privé. Il s’agirait également, par cette approche, de soutenir ORAGROUP à renforcer son expertise en accompagnant le secteur privé dans la sous-région.
L’accord actant la facilité a été signé, ce mardi 22 septembre, indique un communiqué conjoint des deux institutions. Il a été paraphé à Lomé, au siège de la BIDC par George Agyekum Nana DONKOR, Président de la BIDC et Ferdinand Ngon Kemoum, Administrateur Directeur Général d’ORAGROUP SA.
Pour rappel, en juillet dernier, la BIDC avait elle-même bénéficié d'une ligne de crédit (de 50 millions d’euros justement) de la part de l'AFD (Agence française de développement) pour promouvoir l'intégration économique et financière dans la sous-région. C'était alors une première « historique ».
Ayi Renaud Dossavi
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