Le coton togolais s’est vendu à l’extérieur à plus de 63 milliards FCFA, en 2019. Avec près de 61 000 t d’or blanc exportées sur fond de progression, le Togo a engrangé des ressources qui ont bondi de 49 milliards à 63 milliards FCFA, en un an.
De fait, en 2018, le pays a exporté 44 000 t de coton et tiré 49 milliards FCFA, soit 14 milliards FCFA de moins que 2019.
Plus globalement, les recettes générées par l’exportation du coton n’ont pas connu une tendance stable sur la période de 2009 à 2019.
D’environ 29 milliards FCFA son plus bas niveau en 2009, ces revenus ont évolué pour s'établir à plus de 37 milliards l’année suivante, avant de chuter à nouveau.
A partir de 2017, tirées par une production haussière et d'autres paramètres liés au marché, les recettes de l’or blanc pour le Togo ont redécollé pour culminer à 63 milliards FCFA en 2019.
Séna Akoda
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Un nouveau pacte de convergence pour les Etats de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) devrait être sur la table des discussions d’ici la fin décembre 2020.
L’information émane de la dernière réunion du Conseil, qui s’est tenue en début de ce mois de septembre, où l’organe sous-régional, actuellement chapeauté par le ministre togolais de l’Économie et des Finances Sani Yaya, annonce soumettre un nouveau projet, redéfinissant les critères de convergence de l'Union, à la décision du Conseil.
La décision est motivée par « la situation économique de l’Union en lien avec la progression de la pandémie de Covid-19 dans le monde et dans la sous-région ainsi que les problèmes sécuritaires », avec un tableau de bord économique difficile pour la plupart des pays de l’Union, du fait des importantes pressions budgétaires et financières engendrées par la maladie.
« Cette situation qui exerce des pressions sur les finances publiques par l’effet conjugué de la baisse des ressources budgétaires et la hausse des dépenses pour y faire face requiert une réévaluation de la viabilité des finances publiques » apprend-on.
Si la Covid est donc évoquée comme facteur structurant dans cette décision, il faut noter que le nouveau pacte, une fois adopté, constituera un important cadre normatif, dans la mise en place d’une future monnaie commune sous-régionale.
Ayi Renaud Dossavi
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Lancée le 04 septembre dernier, l’application Togo Safe de contact tracing (recherche des cas contacts d’une personne testée positive à la Covid-19) est devenue obligatoire pour tous les voyageurs à destination du Togo.
L’installation de l’application est obligatoire pour les voyageurs à destination du Togo, à leur arrivée à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema (AIGE), a tweeté ce jour, l’administration aéroportuaire de Lomé qui invite par la même occasion les concernés à prendre connaissance des nouvelles procédures de voyage ici.
Dans le concret, l’appli utilisera la fonction Bluetooth du téléphone du voyageur pour l’alerter lorsqu’il est en contact avec une personne testée positive dont l’identité restera toutefois secrète. L’idée est de l’amener à s’isoler et à subir un test de Covid-19 afin de freiner la propagation de la pandémie.
L’appli lui permettra en outre de visualiser en temps réel, le nombre de cas se trouvant dans sa zone de localisation, d’accéder à des conseils de santé et à un répertoire de numéros verts utiles pour toute assistance liée à la maladie.
Tous les voyageurs qui entrent au Togo, rappelle l’AIGE, devraient indiquer leur lieu de quarantaine dans Togo Safe pour permettre aux autorités de s'assurer du respect de la quarantaine qui leur est imposée.
Séna Akoda
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Au plus fort des mesures restrictives imposées par le gouvernement togolais, pour faire barrière à la pandémie de la Covid-19, près de 1 entreprise sur 4 (23,1%) était fermée au Togo. Dans le lot, seulement 2% n’auront pas survécu à cette cessation d’activités.
C’est ce que révèle la Banque mondiale, dans son dernier rapport sur la Situation économique au Togo, publié le 8 septembre 2020. Notons que l’enquête à la base de ces données a été produite en début juin 2020, les entreprises étaient fermées depuis environ 10 semaines en moyenne.
Impact des fermetures : la taille compte
Selon la note, l’impact des fermetures est vécu différemment suivant qu’on soit une petite ou une grande entreprise. Les petits « David » sont ainsi ceux qui ont le plus trinqué, face à des « Goliath » qui se sont montrés plus résilients.
« Les taux de fermeture diffèrent selon la taille des entreprises et sont plus importants pour les micros et moyennes entreprises (22-30%) que pour les grandes entreprises (environ 13,6%). », souligne le document.
Alors qu’« aucune grande entreprise n’était fermée définitivement au moment de l’enquête. »
L’institution de Bretton Woods relève ainsi que les quelque PME qui ont dû fermer définitivement étaient celles qui ne disposaient pas d’une protection adéquate contre la crise. Elles étaient déjà dans une mauvaise passe, ou faisaient face à un accès plus difficile au financement d’urgence, contrairement aux grandes entreprises, constatent les experts de la Banque.

Les nationaux ont moins fermé que les étrangers
De même, une disparité est observée entre les entreprises possédées par des nationaux, qui ont deux fois moins fermé leurs portes que celle sous contrôle étranger.
« Près de 42% des entreprises privées sous contrôle étranger ont été fermées contre environ 20 % des entreprises privées nationales. »
Un impact global sur les chiffres d’affaires
En termes de chiffres d’affaires, l’impact de la crise épidémique sur le Chiffre d’Affaires des entreprises a été « significatif », souligne la Banque.
Pour une fois, cette baisse de régime a été sans discrimination de taille, en impactant « dans les catégories de taille et tous les secteurs ».
Ainsi, selon les données obtenues, « 96,2 % des entreprises ont signalé une baisse de leurs ventes au cours des 30 derniers jours ». Pour rappel, selon le rapport, environ 62% des emplois sont touchés, dont 49% dans le secteur des services et 13 % dans le secteur industriel.
Ayi Renaud Dossavi
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Les recettes tirées par le Togo de l'exportation du phosphate se chiffrent à un peu plus de 562 milliards FCFA sur la période 2009-2019. C’est ce qui ressort des données publiées par la BCEAO, dans son rapport sur le Commerce Extérieur de l’UEMOA en 2019, compilées par Togo First. Des recettes tirées de la vente de plus de 6 millions de tonnes de phosphate, apprend-on. Notons que, sur la période, les exportations ont évolué en dents de scie. Toutefois, sur les trois dernières années à partir de 2016, une tendance (légère) à la hausse a été notée, avant une nette évolution d’environ 150 000 t en 2019.
Alors que dans un récent rapport, l’institution sous-régionale estimait à 800 mille tonnes le volume de production du phosphate pour l’année 2019, les bénéfices tirés de l'exportation du phosphate ont connu un rebond la même année, pour s’évaluer à 55,8 milliards.
Une décrue des revenus d’exportations a été observée, en 2010, passant de 42,5 milliards FCFA en 2009 à 34 milliards FCFA, son niveau le plus bas. On note plutôt une tendance contrastée sur la fin de la décennie, avec 46,2 milliards FCFA en 2018. Par ailleurs, même si à partir de 2011, les recettes d’exportation ont été très instables, elles s’estiment en 2012 à 70,9 milliards FCFA. Un record.
Séna Akoda
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La Fintech togolaise Semoa apporte son expertise à Ecobank, dans la facilitation des transactions monétaires via le mobile money.
En effet, depuis ce 10 septembre 2020, la startup que dirige Edem Adjamagbo permet désormais aux utilisateurs de l’application Ecobank Mobile, de transférer des fonds depuis leur compte vers leur portemonnaie électronique Tmoney (plateforme de mobile Money de l’opérateur de téléphonie Togocom). Ceci via son Bot, nommé « Dédé ».
La formule se présente ainsi comme, « un service qui va permettre aux clients d'Ecobank de transférer de l'argent depuis chez eux, car actuellement ils sont contraints d'aller à un GAB, retirer de l'argent et ensuite de chercher quelqu'un qui va leur faire le dépôt T-Money ».
Non contente d’offrir cette solution au géant Ecobank, la jeune entreprise fintech travaille également à déployer ses services de WhatsApp Banking, pour l’autre géant Orabank.
Pour rappel, l’entreprise mère SEMOA Group a déjà signé des accords d’exploitation avec la BMCE Bank marocaine et SUNU Bank Togo. A terme, l’objectif est d’implanter le service dans au moins 15 pays africains.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo a acheté deux fois qu’il en a vendu en 2019, malgré une légère hausse de ses exportations. La balance commerciale s’est ainsi creusée à nouveau, du fait d’une augmentation plus importante des importations.
Si au total l’économie togolaise a vendu pour 647 milliards FCFA (FOB), elle en a acheté deux fois plus. Les importateurs ont acheté pour 1287 milliards FCFA de biens, valeur en douane, soit un peu plus de 110 milliards FCFA de plus qu’en 2018.
Ces nouvelles statistiques de la BCEAO, tirées de données douanières, révèlent également que le Togo vend du Cacao, du café, de l’ananas, des produits énergétiques et chimiques et d’autres matières premières, pour s’acheter des produits alimentaires. Facture salée.
Cette situation contraste avec la tendance globale dans l’UEMOA où les importations de produits de consommation ont fléchi marginalement de 1 % par rapport à leur niveau de 2018, et celles de produits alimentaires (55,8% des biens de consommation) étaient en recul de plus de 4%.
Si les mesures prises par le Nigeria à travers la fermeture de sa frontière avec le Bénin et le Niger ont fait baisser la facture des achats de produits alimentaires de l’Union, le Togo a semblé échappé de peu aux restrictions de Buhari. Ce sont surtout ses réexportations, divisées presque par deux, qui en ont payé le prix fort. Les produits de réexportations ont baissé de près 50% pour le Togo, essentiellement dû à la chute du trafic de véhicules d'occasion depuis le 20 août 2019.
Fiacre E. KAKPO
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Au Togo, la situation ces dernières semaines, est marquée par une flambée de cas à l’intérieur du pays, nommément dans les régions Kara et Savanes. Avec des foyers épidémiques dans les préfectures d'Assoli, de Tchaoudjo, de la Kozah, de Sotouboua et de Tchamba, alors qu'on assistait, il y a quelques semaines, à une stabilisation de la pandémie.
En réponse à cet état de choses, il a été procédé au bouclage de ces localités, suivant le nouveau protocole en vigueur dans le pays. Ces mesures restrictives auraient permis d’atteindre une maîtrise, pour l'instant, de la propagation du virus.
Ces informations émanent du dernier point de presse de la Coordination nationale de gestion de la riposte à la Pandémie (CNGR), tenue par le médecin-colonel Djibril Mohaman.

La Transmission communautaire et ses défis sanitaires
Au vu de la diffusion et de la dissémination de cas, le pays semble s’acheminer vers un mode de transmission communautaire. Ce qui indique qu’il sera de plus en plus difficile, voire impossible, de tracer tous les cas, avec l’émergence de foyers par endroits.
« Actuellement, nous assistons à un passage de la maladie au niveau communautaire, donc augmentation des cas », souligne ainsi la CNGR.
Ceci entraînerait mécaniquement une « augmentation du risque dans les hôpitaux, par augmentation des cas suspects (…) en corollaire il y a risque d'augmentation des cas positifs du personnel de santé »
Pour ce faire, l’autorité publique annonce d’ores et déjà un mécanisme d’appui, une assurance spéciale Covid, pour tout le personnel soignant, « en vue d'apporter une réponse appropriée à la problématique de risque intrinsèque d'exposition du personnel de santé dans leur mission ».

Décès en hausse
En termes de chiffre, ces dernières semaines sont marquées par une augmentation soutenue, mais stable des cas.
« La semaine dernière, nous avons eu 107 nouveaux cas et cette semaine 112 cas en plus. Contre 116 guéris la semaine, et cette semaine 109 », c’est cependant la situation des décès qui a significativement empiré, « pour les cas de décès, cette semaine nous avons eu 6 décès, ça fait beaucoup ».
Cependant, tempère-t-on, les 2/3 des décès seraient sur terrain de fortes comorbidités, « quand on regarde tous les décès depuis le début, à peine 10 ou 12 ont uniquement comme cause maladie, le Covid-19 ».

Juguler la propagation et sensibiliser les populations
La CNGR relève cependant que les principaux facteurs de ces flambées restent la mobilité des personnes entre les préfectures, les célébrations des fêtes traditionnelles, des mariages, des funérailles, et le non-respect des mesures édictées par le gouvernement…voire même un déni de la maladie.
Pour répondre efficacement à ce challenge, l’accent est encore plus mis sur la sensibilisation, à travers les élus locaux, pour l'application des mesures barrières. De plus, les localités avec des fêtes traditionnelles sont systématiquement bouclées, comme cela a été récemment le cas pour la ville d’Aného.
À ce jour, le Togo dénombre officiellement 1537 cas de Covid-19, soit 185 cas par million d’habitants, pour 37 décès et 1145 guéris, avec 355 cas actifs.
Sur le Continent, on en est à 1,33 million de cas cumulés (644 mille pour la seule Afrique du Sud), et 1,07 million de rétablis, contre 32 mille décès. Dans le monde, la pandémie en est à 28,4 millions de cas cumulés, dont 915 mille décès et 20,4 millions de guérisons. Les pays les plus touchés sont les USA (6,58 millions), l’Inde (4,6 millions), le Brésil (4,23 millions).
Ayi Renaud Dossavi
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Jusqu'en décembre 2020, le Bureau Togo du Programme Alimentaire Mondial (PAM) va distribuer des vivres, suivie d’une assistance sous la formule de transferts monétaires en faveur des couches vulnérables.
Ces actions inscrites dans le cadre du projet LEO (Limited Emergency Operation), approuvé par l'organisation onusienne pour la période juillet- décembre 2020, visent à assister les ménages et personnes éprouvés par la crise sanitaire liée à la Covid-19.
Le projet permettra d'aider les populations qui éprouvent des besoins alimentaires et nutritionnels, notamment les ménages des personnes placées en quarantaine à cause du coronavirus. L'assistance va être étendue aux ménages des personnes vivant avec le VIH et / ou la tuberculose ainsi qu'aux personnes affectées par les chocs climatiques dans les régions Maritime, la Kara et les Savanes.
Cette initiative en appui au gouvernement dans sa riposte à la crise sanitaire liée à la Covid-19, cible plus de 250 000 bénéficiaires.
Séna Akoda
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Premier au front de la lutte contre la pandémie à coronavirus, le personnel de santé va bénéficier d’une « assurance spéciale Covid-19 ».
C’est le Colonel Djibril Mohaman, N°1 de la Coordination Nationale de Gestion de la Riposte à la Covid-19 qui a porté l'information au public, à la faveur d’une conférence de presse jeudi 10 septembre 2020.
« Le personnel est très dévoué. Mais il lui faut, pour mieux poursuivre leur mission, un accompagnement. C’est dans ce contexte que le gouvernement a pris des mesures exceptionnelles. Elles concernent la prise d’une assurance spéciale Covid-19 pour le personnel de santé », a-t-il déclaré.
Cette mesure qui va couvrir tous les agents de santé qui travaillent dans les centres de soins, a vocation à couvrir le risque de contamination auquel ils sont constamment exposés, dans le cadre de leur mission.
Au Togo, le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) déplore 80 cas de contamination des agents de santé à la Covid-19, au minimum.
Globalement, le pays enregistre 1507 cas confirmés de coronavirus dont 37 décès et 1 145 cas guéris.
Séna Akoda
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