Les experts et parlementaires de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), planchent depuis ce 17 novembre à Lomé, sur la promotion des enseignements à distance dans la sous-région. C'est à la faveur d'une réunion décentralisée du parlement communautaire, qui a pour thème : « La CEDEAO à l’ère de la COVID-19 et au-delà : mettre l’accent sur la technologie de l’information et de la communication pour la promotion de l’enseignement à distance et la formation dans les États membres ».
La rencontre vise notamment à définir les moyens de garantir à tous les acteurs du secteur de l’éducation, un accès à Internet, première dimension de la fracture numérique, et d'user de la technologie et les ressources énergétiques, pour promouvoir l'enseignement à distance, en pleine pandémie de Covid-19.
« Comme nous le savons tous, la COVID-19 a eu beaucoup de conséquences sur nos Etats, en particulier dans le domaine de l’éducation », souligne, Sidie Mohamed Tunis, président du parlement de la CEDEAO. Il s'agit donc de « réfléchir à une méthode pour avoir une éducation en ligne au cours de cette période de pandémie, et même au-delà, afin d’anticiper sur d’autres pandémies. »
Prennent également part à ces travaux de 5 jours, les acteurs du secteur de l’éducation, des télécommunications et technologies de l’information, des affaires politiques, Droits de l’Homme, Infrastructures et des représentants-pays du NEPAD, membres de l'organisation communautaire.
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Les volailles vivantes, leurs produits dérivés, et des aliments pour volailles en provenance d’Allemagne, Irlande, Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni et de la Russie ne seront plus importés au Togo à compter de ce lundi 16 novembre 2020. C’est ce qu’a annoncé Antoine Lékpa-Gbégbéni, ministre togolais de l’agriculture, et pour cause.
Dans ces six pays qui passent sur la liste rouge du Togo, une épidémie de grippe aviaire sévit depuis quelques semaines, explique le ministre qui invite les provendiers et agriculteurs au strict respect des mesures de biosécurité. Notamment aux frontières, aux marchés et dans les élevages afin de prévenir la menace.
Cette mesure préventive rappelle il y a un peu plus d’une décennie, deux épidémies liées au virus H5N1qui avaient entraîné l’abattage de plusieurs milliers de volailles.
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Le Togo a progressé en matière de bonne gouvernance sur les 10 dernières années malgré le ralentissement régional « préoccupant », le premier depuis 2010, montre l’indice de la fondation Mo Ibrahim publié ce lundi 16 novembre. Bien que le pays soit encore dans le milieu du classement (25e), il est parmi les rares économies qui ont amélioré leur score pour cette édition, mais la marge de progression reste assez conséquente dans certains domaines.
Rapport annuel sur la bonne gouvernance en Afrique, l’IIAG est l’un des plus importants classements du continent, qui passe en revue une centaine d’indicateurs vissés autour de 4 grandes thématiques que sont la sécurité et l’état de droit, la participation et les droits humains, le développement économique durable et enfin développement humain.
Selon la fondation du Milliardaire soudanais, le Togo fait partie des huit pays qui sont parvenus à s'améliorer dans ces quatre grandes catégories au cours de la décennie écoulée. A ses côtés : l’Angola, le Tchad, la Côte d'Ivoire, l’Éthiopie, Madagascar, les Seychelles, et le Soudan.
Pour cette nouvelle édition, la fondation Mo Ibrahim note que le pays a réalisé des progrès importants, notamment en matière de Développement humain qui prend en compte des indicateurs liés à la santé, l’éducation, la protection sociale, ainsi que le cadre de vie. Ainsi, la perception de Bien-être des populations s’est améliorée, dans le même sens que l’éducation et la santé, note-t-on.
Par ailleurs, les données de la fondation montrent que le Togo est parmi les pays les plus sûrs et sécurisés d’Afrique, bien que la sous-région soit en situation d’alerte.
Cependant, Mo Ibrahim pointe du doigt des faiblesses dans les opportunités économiques notamment pour les jeunes.
En Afrique de l’ouest, le Togo n’est plus distancé que par le Sénégal, le Ghana, et le Cap-Vert.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’ARCEP, Autorité de régulation du secteur des télécoms, hausse le ton contre les deux opérateurs de téléphonie qui opèrent dans le pays, Togo Cellulaire (Tococom) et Atlantique Télécom Togo (Moov), pour des pratiques pouvant affecter la libre concurrence.
En effet, dans une récente note, l’agence d’Etat met en demeure les deux entités, « pour pratiques de différenciation des tarifs des communications on-net (intra-réseau) et off-net (inter-réseau) ».
Concrètement, ils sont tous les deux accusés de rendre les appels entre des numéros de leur réseau respectifs, moins chers que ceux entre des numéros appartenant à deux réseaux (togolais) différents. Cette manœuvre, pouvant potentiellement décourager les appels vers le réseau concurrent (qui reviennent mécaniquement plus chers), est « en violation des clauses de leurs cahiers de charges », et « nuit gravement à une concurrence loyale et saine dans le secteur ».
Le 12 novembre dernier, l’ARCEP a donc sommé les deux acteurs, qui occupent à eux deux l’essentiel du marché, de remédier à ces manquements dans un délai de 08 jours.
Il leur reste donc jusqu'à la fin de cette semaine de travail (vendredi 20 novembre 2020), pour régulariser cette situation, sans quoi, « une procédure formelle de sanction pourrait être engagée à leur encontre ».
Par ailleurs, dans son rapport financier du premier semestre 2020, la maison-mère de Moov-Togo constate la baisse de moitié de la terminaison d'appel" nationale.
Encore appelée "tarif d'interconnexion", cette terminaison est le montant par minute que doit payer un opérateur télécom, pour faire transiter son appel sur un autre réseau.
Ayi Renaud Dossavi
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En cinq mois, les travaux de modernisation de la Route Nationale Lomé-Kpalimé (RN5), entamés en juin dernier, présentent un niveau d’avancement physique de 15%, pour un délai consommé de 14,5%. L'information émane d’Ebomaf, le géant ouest-africain du secteur des BTP, en charge du chantier.
« Les travaux sont énormément freinés, mais nous faisons avec », a expliqué le PDG d’Ebomaf Mahamadou Bonkoungou, qui avoue s’impliquer personnellement pour « garantir la qualité des ouvrages ».
Le niveau d’avancement des travaux, qui sont en tout prévus pour durer 36 mois, a été communiqué à la faveur d’une visite de terrain, effectuée par la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomegah Dogbé. Selon cette dernière, les travaux « pourraient se terminer avant le délai », au vu « du travail effectué et de la capacité technique mobilisée ».

Pour rappel, l’ensemble du projet vise à renforcer et réhabiliter cette voie, longue de 120 km, pour un coût de 195 milliards FCFA (hors-taxes). Avec lui, l’aménagement des voiries et réseaux divers (VRD) de la ville de Kpalimé, pour un montant de 19 milliards FCFA hors taxes et frais de douane. Soit globalement un coût de 214 milliards FCFA.
Environ, 3 000 jeunes togolais sont employés sur ce chantier.
Ayi Renaud Dossavi
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Un an et demi après l’adoption au Togo de la loi relative au crédit-bail suivie de la création d’African Lease Togo, les activités de crédit-bail, quoiqu’ayant connu un envol, ne semblent pas suffisamment développées.
Ceci, compte tenu de la méconnaissance de ce produit bancaire dans l’environnement économique, explique le Directeur Général d’African Lease Togo, Toussaint Sossou, dans une interview accordée à Togo First. Et si la part du portefeuille dédiée à ce produit reste encore très faible par rapport aux crédits mis en place pour l’économie, le potentiel qu’affichait le Togo en 2019 est loin d’être négligeable.

Toussaint Sossou, DG d’African Lease Togo
Au cours de l’année susvisée, le potentiel du Togo en crédit-bail était estimé à 116 milliards FCFA, d’après une statistique de la direction de Transport du Togo rapportée par le DG.
Dans l’espace UEMOA en revanche, « le marché est mûr pour l’investissement, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, des équipements médicaux et des énergies renouvelables », souligne le DG.
Séna Akoda
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Au Togo, les parts de l’État dans les sociétés publiques et semi-publiques se sont établies à 103 milliards FCFA en 2019.
Malgré sa stratégie de désengagements, l’État reste seul maître à bord dans 16 sociétés, alors qu’il doit partager l’actionnariat de vingt-six (26) autres sociétés d’économie mixte.
Le PAL, l’administration en charge de la gestion du Port de Lomé, poumon de l’économie nationale, est toujours aux mains de l’État togolais, qui le détient à 100%. Il en est de même de la Compagnie nationale d’électricité (CEET), de la SNPT, la Société nationale des Phosphates du Togo, dont les opérations sont parmi les premières sources de devises, ainsi que des sociétés en charge de la gestion et de l’approvisionnement en eau potable.
Avec un capital libéré de 10,5 milliards FCFA, Togo Invest, principal bras armé financier de l'Etat chargé de conduire le développement et la mise en œuvre des investissements structurants, est avec la SNPT (15 milliards FCFA), le complexe hôtelier Sarakawa (10,9 milliards FCFA) les plus gros actionnariats détenus à 100% par le Togo.
L’Union togolaise de banque (UTB), dont la privatisation est en cours demeure la seule entité bancaire entièrement dans le giron de l’État.
Autre fait saillant : fin 2019, sur les 28 sociétés à économie mixte dont il partageait l’actionnariat, l’État togolais était majoritaire dans au moins six (06).

Il s’agit de la SOTRAL, la compagnie de transport urbain en commun (dont il détient 96% des parts), les stations T-oil, ex-Shell (79%), la STSL (Société togolaise de stockage de Lomé), la SALT, la société qui gère l’Aéroport de Lomé (60%). La BTCI (70%) en plein processus de privatisation, au bout duquel l’État devrait perdre le contrôle ainsi que la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), qui a reçu en début d’année le feu vert du Parlement pour être cédé à Olam, sont également détenue majoritairement par Lomé. Au bout de cette dernière cession partielle, le Singapourien devrait prendre le contrôle avec 51% de parts, et 9% pour le gouvernement togolais. Les producteurs, quant à eux, garderont 40% de la société cotonnière.
Cette grande première évaluation synoptique des actifs financiers de l’État, intègre également la fusion de deux sociétés d’Etat (TogoTelecom et Togo cellulaire) en une société d’économie mixte, Togocom dans laquelle l’Etat détient une part de 49% du capital social et le partenaire Agou Holding en détient 51%, précisent la Direction des opérations financières et du portefeuille de l'Etat.
Fiacre E. Kakpo
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Alors que le 13 novembre dernier, le Togo annulait une opération sur le Marché financier régional, le pays revient cette fois avec pour visée de mobiliser 20 milliards FCFA. Ainsi, jusqu’au 27 novembre prochain, le Togo lance une émission simultanée d’obligations assimilables du trésor (OAT). Les titres émis sont fractionnés en des OAT de maturités 5 et 7 ans, au nominal de 10 000 FCFA.
Les obligations souscrites seront rémunérées aux taux d’intérêt respectifs de 6,4% et 6,5%. « La présente émission d’OAT vise à mobiliser l'épargne des personnes physiques et morales en vue d'assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'Etat du Togo », indique l’agence Umoa-Titres.
Cette nouvelle sortie (la deuxième du 4ème trimestre) sur le marché financier régional est annoncée alors que le pays prévoit de lever pour ce dernier trimestre, un montant total de 60 milliards.
Séna Akoda
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Avec comme défi de devenir une référence régionale dans le digital sur les 5 prochaines années, le Togo va allouer 25,5 milliards FCFA à l’économie numérique en 2021, soit 3,3% des crédits affectés aux ministères et institutions. C’est ce qui ressort du projet de loi de finances adopté en Conseil des Ministres jeudi 12 novembre et qui devrait être soumis à l’examen et à un éventuel vote des députés au cours des semaines prochaines.
Les ressources prévisionnelles donneront un coup de pouce au pays dans son ambition de faire du numérique un véritable levier de la modernisation de l’économie et de la société. L’accent sera mis sur la mise en œuvre de l’identification biométrique dans le but d’accélérer la formalisation de nombreux acteurs économiques togolais et de renforcer l’accès aux services sociaux.
A l’horizon 2025, les pouvoirs publics togolais envisagent d’étendre la couverture réseau internet fixe et mobile et de poursuivre le chantier avec les opérateurs en vue d’une couverture en réseau internet de 95% de la population.
Séna Akoda
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A partir de l’année prochaine, l’Etat togolais entend s'appuyer de façon soutenue sur le secteur privé, pour répondre à ses besoins en infrastructures scolaires, notamment des salles de classe.
Cette orientation, qui consiste à réaliser plus de Partenariats public-privé (PPP), est exprimée dans le dernier conseil des ministres (jeudi), au sortir duquel l’exécutif informe que “ l’Etat fera appel à des partenariats public-privé afin d’accélérer la construction des infrastructures scolaires.”
D’ores et déjà, informe le gouvernement, un fonds de 195,5 milliards FCFA devrait être alloué au secteur, sur le budget 2021. Ce qui corresponds à un peu plus du quart (25,1%) de la dotation des ministères et institutions pour l’année prochaine. De quoi représenter un vivier d'opportunités, pour les (jeunes) acteurs du privé, notamment dans le secteur des BTP.
Outre les travaux de construction, ces ressources serviront également, au recrutement et à la formation des éducateurs ainsi que l’orientation de l’enseignement supérieur vers les besoins du marché du travail.
Pour rappel, le budget global de 2021 est attendu à 1521,6 milliards FCFA, en baisse de 7% par rapport à cette année. Après l’éducation et ses 25,1% de la part des ministères et institutions, viennent en termes d’importance, la santé et la défense (chacun 10%), l’agriculture (8,4%) et l’accès à l’eau potable (8%).
Ayi Renaud Dossavi
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