Le Groupe de la Banque mondiale vient d’annoncer la suspension du très prisé rapport Doing Business (DB), qui évalue le climat des affaires dans près de 200 pays dans le monde.
La raison : des irrégularités dans la collecte des données pour ce classement annuel, informe l’institution de Bretton Woods. Les rapports mis en cause sont ceux des années 2017 et 2019, soit les DB 2018, où le Togo avait, pour sa part, perdu 2 places, et DB 2020, où le pays avait gagné 40 places.
Le Groupe basé à Washington a ainsi déclaré qu’il procéderait à un examen systématique des changements, sur les cinq derniers rapports, et demandé à son service d'audit interne indépendant de vérifier le processus de collecte et d'examen. Ceci afin de garantir l'intégrité des données.
« La publication du rapport Doing Business sera interrompue pendant que nous effectuons notre évaluation », a déclaré la Banque.
Notons qu'il s'agirait également, selon certains spécialistes contactés par Togo First, d'évaluer l'impact de certains changements ces deux dernières années, notamment l’introduction de l’indicateur marchés publics (censé faire l’objet de publication cette année).
Pour rappel, le Togo a réalisé en tout un bond de 59 places, sur les deux dernières éditions, après s’être engagé dans un vaste chantier de réformes, marqué notamment par la dématérialisation des procédures, la réduction des délais et des couts, pour améliorer l’attractivité économique du pays.
Ayi Renaud Dossavi
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Les enseignants de l’Université de Kara (UK, 410 km de Lomé) ont été récemment initiés pendant une semaine à la pédagogie numérique via la plateforme d’apprentissage et de gestion de cours en ligne Moodle (Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment) : « Environnement orienté objet d'apprentissage dynamique modulaire ».
Cette formation, organisée après une expérimentation des cours à distance en ligne induits par la Covid-19, s’inscrit en droite ligne du choix opéré par l’institution présidée par Prof Komlan Sanda de se mettre en mode d’enseignement hybride (semi-numérique, semi-présentiel).

Au cours de cette immersion dans la pédagogie numérique, les enseignants du supérieur ont étudié des scenarii d’utilisation d’un cours hybride, les outils pédagogiques pour l’enseignant concepteur de cours, la structuration et le paramétrage d’un cours hybride sur Moodle. Y compris la création, l’inscription, l’administration d’un groupe d’apprenants, le développement d’activités d’auto-évaluation formative, les tests interactifs de connaissance, et autres.
Cette formation a été dédiée à une 1ère vague d’enseignants. Une autre vague devrait suivre ; objectif : permettre au corps enseignant de maîtriser l’outil numérique, dans le cadre de la transition envisagée par l'UK.
Séna Akoda
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Adésina Akinwumi vient d’être réélu à l’unanimité, pour un deuxième mandat de 5 ans, à la tête de la Banque africaine de développement (BAD).
L’institution multilatérale panafricaine, en assemblée générale annuelle (virtuelle) cette semaine, vient de faire tomber l’information, à la suite de la réunion du Conseil d'administration des Gouverneurs de la Banque.
A l’unanimité
L’économiste du développement repart donc pour un mandat, après ce qui apparait presque comme un véritable plébiscite, avec 100% des voies.
« Je suis profondément reconnaissante de la confiance collective, de la forte confiance et du soutien de nos actionnaires qui m'ont élue pour un second mandat à la présidence. Il s'agit d'un nouvel appel à un service désintéressé pour l'Afrique et la Banque africaine de développement, auquel je me consacrerai avec passion », a déclaré cet ancien ministre nigérian de l’agriculture.
La BAD ne manque pas de relever les quelques hauts du Groupe, sous le leadership de cet économiste, dont le mandat aura été marqué par les « High 5 », son méga-programme basé sur cinq priorités de développement pour le Continent : l'Eclairer ; le Nourrir ; l’Industrialiser ; l’Intégrer ; et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique.

Sur la période « la Banque a obtenu des résultats qui ont eu un impact sur la vie de 335 millions d'Africains, dont 18 millions de personnes ont eu accès à l'électricité ; 141 millions de personnes ont bénéficié de technologies agricoles améliorées pour la sécurité alimentaire ; 15 millions de personnes bénéficiant d'un accès aux financements provenant d'investissements privés ; 101 millions de personnes ont eu accès à des transports améliorés ; et 60 millions de personnes ont eu accès à l'eau et à l'assainissement. », applaudit ainsi le communiqué sanctionnant sa réélection.
L’institution aura également réussi à maintenir sa note AAA, vis-à-vis de toutes les grandes agences de notation mondiales, pendant cinq années consécutives.
Le patron du groupe basé à Abidjan s’en sortait donc avec un gros capital sympathie, l’un dans l’autre, sur le continent.
Tempête dans les coulisses
Ceci étant, les mois précédents ces assises virtuelles n’auront cependant pas été de tout repos pour le président réélu. Il a dû faire face aux remous causés par une affaire de lanceurs d’alerte au sein de l’institution, critiquant sa gestion.

Si le nigérian a été d’abord blanchi par un audit interne, les Etats-Unis, principal actionnaire non-régional, ne lâcheront cependant pas l’affaire, en demandant un deuxième avis indépendant. Le Comité d’experts formé (avec à sa tête, l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson) livrera son verdict : Adésina ressort blanc comme neige.
L’épisode aura néanmoins réussi à souder les africains derrière lui, après ce qui sera apparu pour beaucoup, comme de l’ingérence étrangère.
De plus, très récemment, à quelques jours des assises, le Nigéria, son pays d’origine et principal actionnaire de l’institution de développement, a doublé ses participations dans la Banque, renforçant ainsi très significativement son poids au sein à la table des discussions.
Pour rappel, la BAD est la première institution de financement du développement en Afrique, elle compte 54 pays membres régionaux, et 27 pays membres non-régionaux.
En tant que président nouvellement réélu, le Dr Adesina débutera son nouveau mandat le 1er septembre 2020.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’importation de certains produits dits « sensibles » est désormais soumise à une déclaration préalable, auprès du Ministère en charge du Commerce et de la promotion de la consommation locale.
La mesure vient d’être rappelée, par un communiqué dudit ministère (en date du 26 Août 2020), qui indique aux opérateurs économiques concernés qu’ils doivent désormais se référer à l’autorité publique, pour faire entrer ces produits sur le territoire, conformément à l'arrêté interministériel du 17 juillet 2020, pris à cet effet.
« Le ministère chargé du commerce dispose de quarante-huit (48) heures pour donner suite à la demande. En cas d’avis favorable, il est délivré un certificat de déclaration d’importation. En cas de rejet, un avis motivé est notifié à l’opérateur économique », indique notamment le texte.
Les acteurs sont invités à prendre attache avec le secrétariat de la direction du commerce intérieur et de la concurrence, pour toute information complémentaire.
Notons que sont désignés comme « sensibles », une gamme variée de produits du quotidien, dont notamment : animaux et poissons vivants, bières, boissons gazeuses, boissons énergisantes, ciment et clinker, denrées alimentaires d'origine végétale, animale et halieutique, eau minérale, fer à béton, huile végétale, juvéniles de poissons ou d'animaux aquatiques, produits carnés, riz, sachets plastiques, tissus imprimés, tuyaux PVC.
Ladite liste, d’après l’arrêté interministériel (signé par le ministre du commerce, Kodjo Adédzé, et celui de l’agriculture, Koutéra Bataka), peut être réactualisée selon les besoins, apprend-on.
Ayi Renaud Dossavi
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Un centre d’incubation et d’accélération est en cours d’implantation au Centre chinois des Techniques Agricoles de Zanguera (banlieue nord-ouest de Lomé), dit Centre des Techniques Avancées. D’après Noël Bataka Koutera, intervenant au cours du webinaire informatif organisé conjointement par le NEPAD et Ecobank mardi 25 août, le gouvernement recherche des partenaires pour concrétiser le projet.
Ce centre dit des Techniques avancées permettra de capitaliser les solutions qui seront développées par l’académie panafricaine. Plus concrètement, l’incubateur initiera les micros et primo entrepreneurs à l’utilisation des outils proposés au niveau continental afin qu’ils en tirent tous les avantages.
Le centre d’incubation et d’accélération jouera un rôle structurant à cet égard en dupliquant les solutions dans les 50 centres de formation agricole qui existent sur le territoire, a dévoilé le ministre en charge de l’agriculture.
Souleymane Touré, directeur général d’Ecobank-Togo, saluant l’initiative togolaise, a promis se concerter avec son partenaire, le NEPAD, pour apporter une contribution à la réalisation des objectifs de ce centre.
Séna Akoda
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En 2019, le Togo se positionne comme le 3ème fournisseur mondial de marchandises pour le Cameroun, et le 1er en Afrique, selon le média d'information économique Investir au Cameroun.
En effet, avec des livraisons à hauteur de 6,6% des importations camerounaises, le Togo vient derrière la Chine, premier fournisseur (avec 16,1% des importations) et la France (8,1%). En Afrique, le pays d'Afrique de l'ouest ravit la vedette au Nigéria (6,3%).
Cette prouesse s’explique surtout par le dynamique du Port de Lomé, qui joue un rôle dans le transbordement de marchandises venues de l’extérieur, qui sont redirigées vers les ports de Kribi ou de Douala (Cameroun).
Ainsi, selon l’Institut national de statistiques camerounais (INS) « les caractéristiques du Port de Lomé lui confèrent une certaine attractivité, qui fait en sorte que des opérateurs économiques y ont créé des plateformes destinées à accueillir des produits d’origines diverses (qui sont ensuite) redistribués dans différents pays »
A titre d’illustration de cette domination du Port de Lomé dans la région et de son rôle central de ce côté du golfe de Guinée, le Togo a tout de même fourni au Cameroun 500 000 tonnes de carburants et autres lubrifiants en 2019 (INS), bien que le pays d'Afrique de l'Ouest n'en soit pas exportateur.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’Union européenne et l’Allemagne viennent d’apporter leur soutien à la filière ananas, à travers les producteurs.
En, effet, la Fédération Nationale des Coopératives de Producteurs d’Ananas du Togo (FeNaCoPAT) a bénéficié cette semaine, d’une subvention de plus de 30 millions FCFA de la part de l'Union européenne (UE) et du ministère fédéral allemand de coopération (BMZ).
L’information est rapportée par le média togolais spécialisé en agrobusiness, Agridigitale, qui renseigne ainsi que la remise symbolique de chèque s’est tenue, lors de l’inauguration du bureau de la fédération à Tsévié (35Km de Lomé).
Cette facilité aura permis à la Fédération de se doter d’un local ainsi qu’une centrale de vente dans la capitale. De plus, « nous avons également un véhicule qui nous permet d'approvisionner les produits vers les lieux de vente et un fonds de roulement permanent qui permet à la fédération de payer les ananas auprès des producteurs des différentes coopératives et de les revendre sur le marché », explique Kossi Adjogblé, Président de la fédération.
Notons que cet appui s’inscrit dans le cadre du projet d'appui à l'amélioration de la compétitivité de la filière ananas au Togo (PROCAT), cofinancé par l'UE et le ministère fédéral de la coopération allemande (BMZ). Il projette de booster les capacités de transformation de la filière, en renforçant notamment les capacités des micros, Petites et moyennes entreprises de transformation d'ananas.
Ayi Renaud Dossavi
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C’est le démarrage, pour les travaux de renforcement du Système d’accès en Eau Potable (AEP) de la ville de Lomé. Annoncés depuis plusieurs semaines, ces travaux visent à doter la capitale togolaise de nouveaux forages profonds à gros débit, pour alimenter 3 châteaux d’eau.
De nouvelles infrastructures qui permettront d’offrir un meilleur accès à l’eau potable, aux populations qui résident dans la ville basse ; notamment les quartiers de Bè, Nyékonakpoè et Kodjoviakopé ainsi que ceux de Kégué, Hedzranawoé et alentours.
La mise en branle effective des travaux a été constatée, en fin de semaine dernière, à la faveur d’une visite de terrain du ministre en charge de l’eau, de l’équipement rural et de l’hydraulique villageoise, Antoine Lekpa Gbegbeni.
Pour rappel, d’un coût global estimé à 700 millions FCFA, ces ouvrages devraient être achevés au bout de six mois.
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Après deux ans d’activités sur fond de croissance, Gozem lance son service d’achats en ligne et une super application dénommée Africa’s Super App » pour réunir sur une même interface ses différents services de E-commerce.
Désormais, lorsque les utilisateurs ouvrent l'application Gozem, ils naviguent en un clic vers le service de leur choix (taxi-moto, tricycle, taxi voiture, services de livraison, ou commerce électronique).
D’après Emeka Ajene, co-fondateur de la société, il s’agit, en franchissant ce nouveau palier, d’accéder à la demande des clients : « Au cours de l'année dernière, nous avons lancé plusieurs nouveaux services et secteurs verticaux et nos utilisateurs nous ont dit que si nous pouvions offrir une expérience holistique dans notre application, nous leur offririons une réelle valeur ajoutée en réduisant les frictions et en améliorant la commodité ».

« En rassemblant toutes nos offres de services dans un espace commun, nous simplifions considérablement la navigation dans notre application pour nos utilisateurs », s'est félicité le startupper nigérian.
Séna Akoda
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Bboxx, le fournisseur de solutions solaires, actif au Togo sur le projet d'électrification rurale Cizo, vient de lancer un nouveau produit, dénommé bPower20.
Cette nouvelle formule, conçue pour les ménages ruraux et les microentreprises à faible consommation énergétique, devrait être déployée en premier au Togo, ainsi que dans trois autres pays où l’énergéticien est déjà actif : le Rwanda, le Kenya, et la RDC.
Les autres marchés sur lesquels la compagnie opère seront servis d’ici à 2021, apprend-on.
« Grâce à une décennie d’expérience et d’apprentissage, nous pouvons désormais développer un produit encore plus abordable, fiable, durable et performant », a affirmé Christopher Baker-Brian, co-fondateur de la compagnie et directeur de la division produits.
Ce nouveau produit, qui se veut encore plus abordable que les précédents, est livré avec un panneau solaire de 20 W et une utilisation quotidienne allant jusqu’à 51 Watts-heure, renseigne le fournisseur.
Le modèle devrait être distribué sur la base d’un paiement par utilisation via les moyens de paiement mobile.
Ayi Renaud Dossavi
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