Hier, jeudi 20 août 2020, la Banque mondiale a remis au ministère de la santé togolais, 20 véhicules tout terrain, au profit des équipes de supervision de la gestion de la riposte. Ce soutien à la stratégie de lutte contre la Covid-19, s’inscrit pour l’institution de Breton Woods, dans le cadre du projet de Renforcement des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’ouest (REDISSE), et de son initiative d’appui à la riposte aux urgences sanitaires dans le pays.
Ce support matériel, d’une valeur estimée à 350 millions francs CFA, a été réceptionné par le ministre de tutelle, Prof Mustapha Mijiyawa, avec la présence notable de la représentation de la Banque au Togo, et du patron de la Coordination nationale de riposte contre la Covid-19 (CNGR), le Col. Djibril Mohaman.

« Il s’agit des véhicules de supervision dont les acteurs de santé se serviront dans le suivi, le dépistage et la prise en charge des malades » a expliqué le ministre, en remerciant le partenaire multilatéral. « Le meilleur moyen d’exprimer notre reconnaissance à la Banque mondiale réside dans l’utilisation rationnelle que nous ferons de ces véhicules », ajoute-t-il.
Cet équipement véhiculaire devrait par ailleurs être renforcé bientôt, par trois ambulances médicalisées, mises à la disposition du Togo.
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La 8è édition du Salon Africain de l’Invention et de l’Innovation Technologique (SAIIT) est annoncée du 15 au 18 octobre 2020 à Brazzaville.
Au cours de cet événement, des auteurs des meilleures inventions et innovations technologiques relevant de la santé et des domaines connexes vont décrocher des prix dont celui du Président de la République du Congo.
Ces lauréats seront sélectionnés à la suite d’un appel à candidatures aux inventeurs, chercheurs, institutions de recherche, établissements d’enseignement et entreprises, lancé par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI).
Outre le Togo, les candidats devraient provenir de 17 autres Etats africains membres de l’OAPI : Benin, Burkina Faso, Cameroun, République Centrafricaine, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad.
Séna Akoda
Le Togo et le Burkina Faso s’acheminent vers la mise en marche effective de la garantie unique à leurs douanes (Togo-Burkina). Le protocole d’accord entre les deux pays frontaliers devrait entrer dans sa phase d’opérationnalisation dès le 1er octobre 2020, informe le média burkinabè Lefaso.
La garantie unique facilitera notamment les flux de marchandises d’une zone douanière à l’autre. En effet, toutes les marchandises doivent être couvertes, contre toute perte de revenu pour les douanes togolaises (au cas où elles sont détournées et restent sur le territoire). Jusqu'alors, les importateurs payaient deux fois cette charge, une fois au Togo (à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, le garant national), et une deuxième en territoire burkinabè.

« L’avantage est qu’il n’y a plus plusieurs déclarations pour une seule marchandise. Aujourd’hui, la déclaration unique au port conduit la marchandise jusqu’à destination avec une seule perception », explique Roger Omer Ouédraogo, représentant le président de la CCI-BF.
Le taux unique de la perception, apprend-on, est de 0,50% de la valeur CAF de la marchandise depuis le départ au Port de Lomé (si c’est de la marchandise en transit venant de l’Europe ou de l’Asie), et de 0,25% à partir des frontières burkinabè, pour les marchandises achetées en terre togolaise, ghanéenne ou ivoirienne.
Désirée de très longue date, notamment en vue de renforcer l'intégration sous-régionale, cette évolution dans les procédures de transit sur ce corridor a fait l’objet d’une rencontre d’information, mardi dernier au Pays des Hommes intègres. Une initiative présentée par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), aux opérateurs économiques et commissionnaires en douanes du pays.
Ayi Renaud Dossavi
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Un Fonds d’aide va être mis en place pour voler au secours des micros, petites et moyennes entreprises (MPME), qui représentent plus de 99% des unités économiques au Togo.
Ce fonds de résilience qui devra être doté de 365 000 $ (plus de 200 millions FCFA), sera destiné aux entreprises (MPME) touchées par la crise sanitaire liée au coronavirus. L’aide va être portée sous la forme de transferts de subventions (cash transfert) à 50 MPME, qui seront sélectionnées en phase pilote.
Pour la mise en place et la domiciliation de ce fonds, le PNUD en partenariat avec l’UNCDF (Fonds d’équipement des Nations Unies) lance le processus de recrutement d’une institution de microfinance. La microfinance sélectionnée va faciliter l’accès des MPME aux financements. Les deux organisations onusiennes vont l’appuyer avec une subvention de 50 000 $ (27 millions FCFA environ) pour développer des produits financiers adaptés aux MPME.
Selon les informations, une solution numérique sera mise en place pour la digitalisation des transactions des MPME (e-recording). En accord avec ce volet, les promoteurs du projet veulent recruter un prestataire, disposant d’une solution numérique adaptée.
Dans la même veine, le PNUD et l’UNCDF recherchent un prestataire qui sera subventionné à hauteur de 50 000 $ en vue d’assurer le renforcement des capacités des MPME sélectionnées.
Les soumissions devront être envoyées au plus tard le 2 septembre 2020 par courrier électronique à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Séna Akoda
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Le Togo et la République du Congo renforcent leur coopération bilatérale. Les deux pays ont conclu, hier mercredi 19 Août 2020, plusieurs accords de coopération politique et économique.
Une signature qui survient dans le cadre de la visite officielle de Jean-Claude Gakosso, chef de la diplomatie congolaise, au Togo. Les textes ont été paraphés, côté togolais, par son homologue Robert Dussey.
Le premier accord signé porte sur l’exemption réciproque de visa diplomatique et de service entre les deux pays, à l’instar de ceux signés avec le Gabon, le Maroc, le Brésil ou encore la Turquie.
La deuxième entente pour sa part, concerne l’établissement d’un partenariat entre les deux chambres de commerce de Lomé et de Brazzaville. Ceci afin d’établir davantage de relations entre les secteurs privés des deux pays d’Afrique.
Le dernier accord, enfin, porte sur le secteur portuaire : les ports de Lomé et de Pointe-Noire seront désormais liés par un accord de partenariat, selon les termes du dernier traité signé par les deux ministres.
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La Loterie Nationale Togolaise va lancer le chantier de la transformation continue de son Système d’Information (SI) afin de le rendre plus simple, plus efficient et plus cohérent. L’idée pour la « Maison de la Chance » est de parvenir à optimiser la valeur ajoutée de ce segment d’activité, dans le cadre de son processus de transformation.
Pour ce faire, elle met en concurrence de grands cabinets d’expertise à savoir DELOITTE, BDO, BAGE (Bureau d’Audit et de Gestion d’Entreprise), EXCO FICAO et BEC, à travers un appel d’offres restreint dont la période de soumission expire le 27 août prochain.
Il s’agira pour l’entreprise qui sera retenue d’assurer « la mission de mise en œuvre de l’urbanisation du système d’information de la LONATO », indique Youssouf Ouattara, directeur général de l’institution.
Séna Akoda
La Togolaise des Eaux (TdE), compagnie publique en charge de la distribution d’eau potable au Togo, a inauguré hier mardi 18 août 2020, deux nouvelles agences commerciales : l’une à Adétikopé (préfecture d’Agoè-Nyivé), et l’autre à Djagblé (préfecture de Zio).
Leur mise en place vise à desservir les populations de ces localités en or bleu, et également à permettre à la société d’offrir à sa clientèle de meilleurs services, selon la direction.
« Après la rétrocession de ces ouvrages dans le cadre des projets Eau et assainissement, nous avons décidé d’en faire des agences pour que nos services techniques et commerciaux puissent être proches de la population, recenser leurs besoins et étendre le réseau à leur bénéfice », précise le directeur de la TdE.

Composés chacun d’un bâtiment et d’un château d’eau (avec une capacité de 400m3 pour celui d’Adétikopé, et 200 m3 pour celui de Djagblé), ces deux ouvrages ont été financés par l’Union Européenne, pour un cout global d’environ 600 millions FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
C’est par des webinaires dont la première vague est prévue du 21 août au 23 septembre 2020 que l’Académie panafricaine du NEPAD va démarrer ses activités dans le cadre de son programme d’accompagnement des micros, petites ou moyennes entreprises. Un programme en lien avec le projet de soutien à « 100 000 MPME d’ici 2021 » lancé par l'Agence de Développement de l'Union Africaine – AUDA-NEPAD et le Groupe Ecobank.
Ces séances d’information virtuelles qui seront animées par des experts, débuteront avec le Ghana et se poursuivront le 25 août 2020 avec le Togo. Les micros, petites et moyennes entreprises africaines sont invitées à y participer afin d'obtenir des conseils sur l'accès au financement et sur leur présence numérique.
Le FAIEJ encourage les entrepreneurs togolais à rejoindre massivement l’académie et à saisir cette opportunité pour renforcer leurs compétences en matière de gestion d'entreprises. Au bas mot, cette institution espère l’inscription de 750 entrepreneurs togolais via cette plateforme.
Outre les webinaires d’information, l’académie annonce des formations qui seront assurées par des formateurs virtuels et le Mentorat.
Séna Akoda
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Le programme de transferts monétaires Novissi enregistre à ce jour 5680 bénéficiaires dans la localité de Soudou, où il couvre désormais plus de 85% de la population adulte. Environ 32,5 millions FCFA d’aide financière ont été mobilisés à cet effet, un succès pour les autorités publiques.
« Le succès de NOVISSI à Soudou marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre des programmes de filets sociaux au Togo car il démontre la capacité des populations rurales à adopter les outils digitaux », selon Cina Lawson, ministre en charge de l’économie numérique.
Le mécanisme de soutien avait été activé depuis le 03 Août au bénéfice de cette localité (située à 398km de Lomé), à la suite des importantes mesures restrictives ciblées, prises en vue de limiter la propagation du nouveau coronavirus.

En effet, ce canton est notamment l’objet d’un bouclage, avec instauration du couvre-feu de 17h à 7h du matin. Ceci s’inscrit dans le cadre de l’approche décidée par les autorités publiques togolaises : des mesures ciblées et localisées pour faire face au virus à l’intérieur du pays.
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Les diplômés du Centre de Formation aux Métiers de l’Industrie (CFMI) vont bénéficier de l’accompagnement de la filiale togolaise du cabinet international AfricSearch en vue de leur insertion professionnelle. Un accord de partenariat a été signé en fin de semaine écoulée entre les deux institutions, pour ce faire.
« Notre partenariat consiste à assister les diplômés du CFMI en termes d’insertion professionnelle dans les entreprises industrielles. Cette assistance prend en compte l’encadrement, le coaching, la bonne tenue pour rendre leur insertion professionnelle effective », d’après Serges Agbekponou, Directeur Général d’AfricSearch.

Pour Laurent Coami Tamegnon, Président du Conseil d’Administration du CFMI, cet accord de partenariat est en cohérence avec le Plan National de Développement (PND 2018-2022) et la politique du centre visant à garantir l'insertion professionnelle de ses diplômés. Par l’intermédiaire d’AfricSearch dorénavant, tous les diplômés du CFMI auront des postes préparés et garantis pour eux, assure-t -il.
Notons que le centre revendique à ce jour, un taux moyen d’insertion professionnelle de 65% de ses diplômés.
Séna Akoda
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