Au Togo, les enseignants volontaires vont bénéficier d’une nouvelle aide financière, via le programme Novissi, en vue de les appuyer dans la reprise des classes. L’annonce a été faite hier, au sortir du tout premier Conseil des ministres du gouvernement Dogbé.
Des manœuvres ont ainsi été lancées par l’autorité publique, pour le décaissement d’une nouvelle tranche de ce mécanisme d’aide, avant le démarrage effectif des cours. Ceci conformément à l’arrêté interministériel du 08 septembre dernier, relatif à l’allocation d’une aide financière exceptionnelle.
C’est en tout quelque 13 000 enseignants volontaires qui avaient bénéficié de ces aides, via le programme de revenu universel de solidarité (Novissi), à raison de 24 500 FCFA pour les femmes et 21 000 FCFA pour les hommes.
De plus, indique-t-on, les discussions sont toujours de mise entre le gouvernement et les syndicats de l’enseignement, ainsi que les chefs d’établissements privés et des partenaires techniques et financiers, pour assurer une reprise scolaire aussi souple que possible, et qui s’adapte aux challenges de la Covid-19.
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A l’occasion de son premier conseil des ministres, le gouvernement togolais s’est penché sur une première mouture d’une loi de programmation militaire sur cinq ans, de 2020 – 2025.
Alors que la menace terroriste est aux portes, Lomé veut prendre de l’avance, en adaptant « la défense nationale aux risques sécuritaires sous-régionaux en vue d'une protection renforcée de l'intégrité du territoire et des populations togolaises ».
Si le processus n’est qu’à la phase d’avant-projet, il pourrait s’accélérer dans les toutes prochaines semaines, à l’aune des nouvelles priorités du gouvernement qui place la question sécuritaire au centre des préoccupations. La loi sur la programmation militaire s’inscrit ainsi dans l'axe 1 de la feuille de route du nouveau gouvernement. Un axe ayant pour objectif de renforcer l'inclusion et l'harmonie sociales et consolider la paix.
« Cet avant-projet fixe les orientations relatives à l'effort de défense pour la période 2021-2025, détaille la programmation des moyens militaires sur la même période, définit les priorités opérationnelles et les choix capacitaires essentiels, et précise l'effort financier à consentir sur les cinq prochaines années et au-delà », explique l’exécutif togolais.
Sa mise en œuvre, si elle en venait à être adoptée par le Parlement, permettra non seulement d’équiper efficacement les armées togolaises, de renforcer la médecine militaire, afin de lui permettre d'appuyer le système de santé national, mais surtout de raffermir le lien civilo-militaire. La problématique du genre et de l'équité y trouve une place de choix.
A juste titre, c’est la première fois depuis 2009 que le portefeuille ministériel des armées est pourvu. Essossimna Marguérite Gnakadé, première femme ministre des armées, ancienne patronne de Banque, devrait être la cheville ouvrière de ce plan quinquennal.
Au Togo, les dépenses militaires représentent un peu moins de 2% du PIB.
Fiacre E. Kakpo
Les gouvernants togolais ainsi que tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées, au sens de la loi adoptée en janvier 2020, vont prochainement se plier à l’obligation de déclaration de leurs biens et avoirs.
D’après le compte rendu du Conseil des Ministres tenu mercredi 28 octobre, un avant-projet de loi organique a été examiné pour fixer la composition, l’organisation et le fonctionnement des services du Médiateur de la République, autorité désignée par la Constitution togolaise révisée du 15 mai 2019, pour recevoir la déclaration des biens et avoirs.
Lomé marque ainsi un pas supplémentaire vers l'accomplissement de cette formalité républicaine qui devrait promouvoir « la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’Etat et prévenir l’enrichissement illicite ».
Séna Akoda
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Au Togo, après 8 mois de fermeture, les lieux de culte, notamment les églises et les mosquées peuvent de nouveau ouvrir sur toute l’étendue du territoire national à l’exception du Grand Lomé, démembrement administratif composé des préfectures du Golfe et d’Agoè-Niyvé, foyer principal de l’épidémie.
C’est à la mi-mars 2020, alors que le pays enregistrait ses tout premiers cas de Covid-19 que le gouvernement a suspendu les célébrations religieuses publiques dans les lieux de culte, une mesure réajustée en septembre avec une réouverture partielle.
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 28 octobre 2020, Lomé a étendu la mesure, mais joue la carte de la prudence dans la capitale et périphéries, où les nouveaux cas sont en progression. En dehors du Grand Lomé, le taux de prévalence constaté reste faible, affirment les autorités togolaises.
« Pour le grand Lomé, compte tenu de l'augmentation rapide de la pandémie et de la stratégie d'ouverture graduelle, le Conseil décide de n'autoriser l'ouverture que d'un nombre limité additionnel de lieux de culte », a précisé le relevé du Conseil des ministres.
Ainsi, l’application de cette mesure est laissée à la charge du Ministre des cultes ; mais les autorités disent qu’elles veilleront au grain, et n’hésiteront pas à décider à nouveau de la fermeture des lieux de culte, selon l’évolution de la maladie.
Ce nouvel épisode intervient alors que des voix, notamment de l’observatoire togolais des églises, se sont levées ces dernières semaines pour protester contre le sort des églises, dont une grande partie est restée sans activités depuis 8 mois.
Au 28 octobre 2020, le Togo totalisait 2 238 cas confirmés, 1 620 guérisons, 564 cas actifs et 52 décès.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l'Ecole nationale d'administration (ENA) a un nouveau patron. Il s’agit du Professeur Adama Mawulé Kpodar. Agrégé de droit public, il était jusqu'alors vice-président de l'Université de Kara.
La nouvelle a été annoncée en conseil des ministres, ce 28 octobre 2020, la première session du nouveau gouvernement.
Rappelons qu'au Togo, l'ENA a été créée en 1958. Cette haute école a notamment pour fonction de former les cadres moyens et supérieurs de l'administration publique.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo examine son adhésion au Global Green Growth Institute (Institut mondial de la croissance verte). Le projet était sur la table de l'Exécutif, ce mardi 28 Octobre 2020, réuni en Conseil des ministres.
Le gouvernement a ainsi étudié l'avant-projet de loi pour une adhésion qui, à termes, marquera notamment un engagement de plus en faveur du développement durable.
En effet, l'institution internationale basée à Séoul, promeut une croissance sobre en émission de carbone. Elle est ainsi dédiée « à l'expérimentation et à la diffusion d'un nouveau modèle de croissance économique dans les pays en développement », selon ses textes fondateurs. Ceci dans une recherche d'équilibre entre « des aspects-clé de la performance économique, tels que la réduction de la pauvreté, la création d'emplois et l'inclusion sociale, et ceux de durabilité de l'environnement (...) ».
Fondé en 2012 à Rio de Janeiro, le Global Green Growth Institute a actuellement 34 programmes dans 18 pays. En 2018, elle a signé avec la Banque africaine de développement (BAD), à Busan en Corée, un protocole d’accord afin de promouvoir des programmes, projets, et études conjointes, ainsi que des activités de recherche destinées à multiplier les choix en matière de croissance verte pour les pays africains.
Ayi Renaud Dossavi
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Hormis l’accès à l’énergie facilité par les kits solaires individuels, les populations rurales pourront suivre plusieurs chaînes de télévision grâce à une offre présentée mardi 27 octobre par le duo des énergéticiens britannique et français BBOXX-EDF en partenariat avec Canal + Togo.
Il s’agit d'un pack ’Home Premium’’ offert par Canal+Togo, qui se compose d’un mix de 160 chaines internationales, africaines et de radios. La formule est un tout en un qui comporte l’électricité/TV+ Chaines satellite qui inclut le kit solaire TV House Premium et un bouquet spécial Canal +, le tout en un modèle prépayé sur 36 mois. « Tant que son abonnement électrique est actif, le client pourra donc jouir des chaines Canal + », a expliqué Patrick Emungu, Directeur Général de BBOXX-EDF Togo.
En rappel, BBOXX et EDF sont partenaires sur l’initiative présidentielle CIZO, destinée à électrifier les milieux ruraux grâce à des kits solaires individuels Pay-As-You -Go.
Séna Akoda
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L’Université de Lomé (UL) continue de se renforcer en matière de formation en ligne, un aspect de l’éducation qui s’est révélé de première importance, lors de l’année académique précédente, du fait des restrictions imposées par la Covid-19.
Dans la poursuite de ces efforts de modernisation, l’institution publique a reçu mardi, 27 octobre, un appui conséquent de la part du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), qui lui a octroyé un lot d’équipements audiovisuels et informatiques, destinés à la plateforme de cours en ligne développée de l’UL.
Cet appui en matériel, d’une valeur de plus de 52 millions FCFA, a été mis en œuvre dans le cadre du partenariat conclu entre le Système des Nations Unies et les Universités Publiques.
« La migration vers le e-learning s’impose aujourd’hui, non seulement comme une alternative aux cours magistraux, mais également une étape absolument indispensable pour les universités africaines qui veulent rester compétitives », a notamment affirmé le représentant du Pnud, Aliou Dia, lors de la remise des équipements au président de l’UL, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, Majesté Ihou Wateba.

Pour ce dernier, cet appui permettra à l’université de mieux gérer la rentrée académique 2020-2021, dans le sillage de la crise sanitaire liée à la pandémie, à cause de laquelle « la formation à distance s’introduit comme une nécessité pour répondre de façon efficace aux exigences de l’heure ».
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La startup camerounaise Promagric, veut étendre ses activités en Afrique de l’ouest, au Togo ainsi qu’en Côte d’Ivoire. La jeune société, active dans l’agrobusiness, cherche à mobiliser à cet effet un financement de 115 millions de FCFA, rapporte le média spécialisé Investir au Cameroun.
« À ce jour, nous avons besoin d’investir 115 millions de FCFA pour produire en masse nos kits d’analyse des sols connectés, afin de les commercialiser auprès des entreprises agricoles, des ingénieurs agricoles et des agriculteurs, pour les aider à réduire leurs pertes agricoles. (…) Car, une production agricole réussie commence par le choix d’un sol favorable », confie Pyrrus Koudjou, le promoteur.

Promagric est en effet le fournisseur de la solution ClinicAgro, une sorte de laboratoire d’analyse des plantes et des sols, via une application utilisable sur smartphones et tablettes. Cette innovation s’appuie, renseigne la start-up, sur la BigData, l’IA et l’internet des objets, pour fournir instantanément des résultats d’analyse des sols et des plantes aux utilisateurs.
Développée en six langues, et revendiquant aujourd’hui quelque 1200 agriculteurs-clients sur l’ensemble du territoire africain, ClinicAgro a été finaliste en 2019, lors du concours Med’Innovant Africa, organisé par Euroméditerranée.
Ayi Renaud Dossavi
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Oragroup semble avoir fait les frais de la pandémie, au troisième trimestre de cette année 2020, avec un résultat net en baisse de près de moitié (44%), en glissement annuel, selon le rapport d’activité divulgué par la Bourse d’Abidjan.
Ainsi, les bénéfices trimestriels sont ressortis à 5,093 milliards FCFA à fin septembre 2020, contre 9,094 milliards FCFA une année auparavant. Cette contre-performance du groupe bancaire basé à Lomé s’expliquerait, notamment, par l’environnement incertain du fait de la Covid-19, qui a entraîné une hausse du coût du risque.
En effet, « La hausse du coût net du risque de 35,3 % comparativement à la même période de 2019, a entraîné une dégradation du résultat net de 44 % », se défend l’établissement financier.
On relève d'ailleurs une progression du produit net bancaire (3,5 %), supporté pour par « une hausse de la marge nette d’intérêts de 15 % », et ce, « malgré la contraction des revenus issus des opérations de transfert et de change dans les zones UEMOA et CEMAC ».
Cet indicateur va ainsi s’établir à environ 119 milliards de FCFA, contre environ 115 milliards une année auparavant. De concert avec des dépôts et crédits à la clientèle, également en progression, respectivement de 24 % et de 9 %, en glissement annuel.
Du reste, cette baisse relative du bénéfice signe un trimestre « toujours marqué par la pandémie à COVID 19 qui a causé un choc sanitaire et économique sans précédent dans le monde ». D’autant que la dynamique institution financière avait fini son exercice 2019 avec des voyants plutôt au vert.
En effet, au 31 décembre 2019, elle affichait un bénéfice de 18,327 milliards de CFA, en hausse annuelle de 46,7 %.
Ayi Renaud Dossavi
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