Au Togo, l’usine cimentière WACEM (West africa cement) ferme pour deux semaines, pour cause de Covid-19.
En effet, « En date du 30 octobre 2020, j’ai été saisi par monsieur le coordonnateur national de gestion de la riposte au covid-19 de la découverte d’un foyer épidémique à Wacem, une société industrielle de la zone franche », a indiqué le ministre en charge du commerce et de l’industrie, à travers une récente note officielle.
La mesure vise ainsi à limiter la propagation du virus au sein du personnel de l’usine et des populations environnantes (Tagbligbo, à 80 km de Lomé, dans la préfecture de Yoto). Ces 15 jours d’arrêt devraient permettre d'enquêter pour identifier les cas de contaminations dans ce cluster, de les prendre en charge, « afin d’éviter que ce foyer épidémique soit le lieu de propagation de la maladie dans le pays ».
Au delà de l'impact sur l'activité industrielle, ce nouveau développement marque par ailleurs un retour relatif du pathogène à l’intérieur du pays (hors grand-Lomé), alors que la plupart des foyers étaient sous contrôle, selon la Coordination nationale en charge de la riposte au Togo.
A ce jour, le pays dénombre 624 cas actifs, pour 1676 cas guéris et 57 décès, soit un total cumulé de 2357 cas confirmés.
Ayi Renaud Dossavi
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Semoa, la startup togolaise spécialisée dans la création de solutions digitales de paiement en Afrique, revendique cette année le milliard FCFA, en flux de transactions gérés pour le compte de ses clients. Un cap jugé « très encourageant » par la jeune société, qui ambitionne d’aller encore plus loin.
« Avec les 1 milliards de FCFA de transactions sécurisées en 2020 pour le compte de grandes banques de la place, un nouveau cap a été franchi. », se réjouit-on en effet.
La Fintech, lancée par le togolais Edem Adjamagbo, développe notamment la solution de WhatsApp Banking, qui permet d’offrir un assistant bancaire intégré dans la messagerie WhatsApp des clients des banques, pour les aider à mieux gérer leurs transactions.
L’opérateur travaille également à étendre ses formules de paiement (dans la même veine que PayPal) dans le pays et la sous-région. Plus récemment, elle a déployé une solution, nommée Dédé, permettant aux clients d’Ecobank de transférer de l’argent de leur compte Bancaire vers TMoney.
Ayi Renaud Dossavi
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La Commission bancaire de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA), vient de bloquer la cession d’Oragroup, à la Caisse générale de retraite des agents de l’État (IPS-CGRAE) de Côte d’Ivoire, qui devait y reprendre les parts du fonds d’investissement Emerging Capital Partners (ECP).
L’organe de contrôle sous-régional a en effet, lors de sa 121ème session, le 18 septembre 2020, rendu un avis défavorable à la demande « d’autorisation préalable pour la modification de la structure de l’actionnariat », de la holding et ses filiales implantées au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Togo, annonce l’institution bancaire basée à Lomé.
Ceci marque un coup de frein à l’opération de vente (au bout de laquelle Oragroup passerait sous contrôle de ce fonds ivoirien), dont l’acteur bancaire présent dans 12 pays africains « prend acte ».
Rappelons que l’accord entre ECP et l’IPS-CGRAE, faisait suite à l’introduction d’Oragroup à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), en avril 2019, dans le cadre de ce qui sera la plus grosse entrée en bourse sur cette place de marché sous-régionale.
L’IPS-CGRAE avait alors souscrit à l’offre publique de vente pour 9 % du capital flottant du Groupe.
Si les prochaines étapes ne sont pas encore complètement claires, plusieurs options sont sur la table. La Caisse ivoirienne pourrait ainsi revenir à la charge, en s’associant cette fois-ci avec des entités consœurs de l’UEMOA.
La société d’Etat ivoirienne reste d’ailleurs « un partenaire important du Groupe », précise la multinationale.
Ayi Renaud Dossavi
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L’Institut National d’Assurance-Maladie (INAM) va engager plus de 686 millions FCFA pour l’acquisition d’un système d’édition de cartes sécurisées pour ses assurés.
L’acquisition du système et l’édition de cartes sécurisées pour les assurés permettront, entre autres, à l'INAM d’améliorer la qualité de ses prestations et de renforcer la lutte contre la fraude.
La technologie va être livrée par les Français Suris et Help, prestataires retenus à la suite de la procédure de recrutement lancée cette année en ce sens.
En rappel, les Togolais Semoa et Teolis, et les Français Snedai, Imprimerie de France et Thales Gemalto avaient également participé à l'appel d'offres lancé en juin 2020.
Séna Akoda
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Au Togo, l'Exécutif planche sur le renforcement du cadre juridique en matière d'Economie maritime, avec pour projet d'adhérer au Tribunal international du droit de la mer (TIDM).
Un avant-projet de loi a ainsi été examiné en Conseil des ministres, en milieu de semaine, portant sur l'adhésion du pays à l'Accord sur les privilèges et immunités du Tribunal international du droit de la mer, en vue d'une possible ratification de ce traité.
Si le pays reconnait déjà la compétence de cette entité judiciaire indépendante, basée à Hambourg en Allemagne, il s'agit aussi et surtout de renforcer son outillage juridique et les canaux disponibles, pour l'interprétation du droit de la mer.
Ces initiatives s'alignent avec les ambitions du pays, de devenir un hub logistique sous-régional afin de consolider sa position de pôle maritime stratégique dans le Golfe de Guinée, avec le Port de Lomé, notamment.
Du reste, ces priorités sont également réaffirmées dans le Nouveau Plan quinquennal du pays. A cet effet, un portefeuille entièrement dédié aux affaires maritimes a été consacré, dans le nouveau gouvernement.
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Crédité d’un bond de 59 places dont 40 dans le Doing Business (DB) 2020, le Togo sert désormais de modèle pour ses pairs africains. Le pays qui était le Top Reformer en Afrique et le 3ème au monde en 2020, a accueilli le 25 octobre dernier, une mission de la Cellule du climat des affaires (CCA) de la République Démocratique du Congo (RDC), venue s’inspirer de ses expériences en matière d’amélioration du climat des affaires et des facteurs de ses succès dans le classement DB de la Banque mondiale.
Séna Akoda
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Le Port Autonome de Lomé (PAL) annonce l’achèvement du processus de dématérialisation des procédures d’enlèvement des marchandises et la fin des paiements d’espèces à ses guichets.
Selon un communiqué de l’institution, les paiements correspondant aux opérations de dédouanements se feront exclusivement par T-money, Flooz et virement bancaire.
La mutation vers la dématérialisation totale des procédures d’enlèvement des marchandises, amorcée depuis 2014 avec la mise en place du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur (GUCE), prendra de l’allant en cette période de crise sanitaire liée à la Covid-19 où il est recommandé des limitations des contacts physiques.
L’institution portuaire a de fait activé avec ses partenaires, que sont les banques et les opérateurs de téléphonie mobile, un dispositif de paiement électronique.
Dans la nouvelle procédure, tout client du PAL recevra ses factures par voie électronique et procèdera à leur règlement, sans se déplacer, ni utiliser des numéraires.
Cette réforme visant à simplifier la vie aux opérateurs économiques, semble en ligne avec l’ambition des autorités togolaises de rendre davantage attractif l’environnement des affaires.
Séna Akoda
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Les Etats-Unis apportent un appui au programme des cantines. En effet, le département de l'agriculture vient de mettre à disposition de cette initiative nationale, plus de 600 tonnes de riz, boulgour (produit alimentaire à base de blé), huile, lentilles et soja. Ces ressources matérielles, au bénéfice de quelque 66 mille élèves togolais, ont été mobilisées via la Catholic Relief Services (CRS). Une organisation humanitaire active dans plus d'une trentaine de pays sur le continent africain.
Cette dotation qui tombe pile quelques jours avant la rentrée 2020-2021, marque le début d'un Programme d'aide de 5 ans, qui devrait s'améliorer et se renforcer au fil du temps, apprend-on.

Pour rappel, le programme des cantines scolaires est une initiative d'appui au milieu scolaire, de lutte contre la pauvreté et de renforcement de la capacité d'apprentissage, adressée aux jeunes élèves. Elle est financée par le gouvernement togolais et le Groupe de la Banque mondiale, et exécutée par l'agence nationale du développement à la Base (ANADEB).
Ce programme alimentaire a permis d’assurer la fourniture de repas chauds chaque jour de classe aux élèves de 314 écoles primaires publiques (161 écoles soutenues par la Banque, et 153 par le gouvernement). Au Total, c'est plus de 30 millions de repas chauds qui ont été servis aux jeunes écoliers togolais.
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Sous l’effet de la crise sanitaire qui a bouleversé ses prévisions de développement, le Togo semble avoir relooké son Plan National de Développement (PND 2018-2022) et décliné ses nouvelles ambitions à travers ce qu’il convient d’appeler la nouvelle feuille de route stratégique 2020-2025.
Le nouveau document annonce ainsi des investissements cumulés de 2 800 à 3 400 milliards à FCFA d’ici à 2025, pour soutenir une prévision de croissance de 7,5% à l’horizon 2024. L’économie pourrait même progresser de 7,8% en 2025, dans le meilleur scénario. En comparaison, le PND tablait sur une croissance économique qui devrait se situer à 6,6% en moyenne par an pour atteindre 7,6% en 2022.

Les cinq piliers
Pour parvenir à ses objectifs, Lomé compte relever 5 défis majeurs. Il s’agit notamment de la modernisation ainsi que la digitalisation de l’administration et de l’économie afin d’améliorer l’efficacité de l’action publique et la productivité des acteurs privés.
Le défi lié à l’augmentation de la contribution de l’investissement privé à la croissance devrait être relevé grâce à l'amélioration des progrès réalisés par la Cellule Climat des Affaires (CCA).
Figurant à l’Axe 1 du PND, le renforcement du positionnement du Togo comme un hub logistique est un objectif primordial des cinq prochaines années de gouvernance au Togo.
Sa réalisation passera par la consolidation des infrastructures et une capitalisation sur la position géographique stratégique du pays ainsi que son ouverture naturelle vers la mer et l’hinterland.
L’amélioration de l’efficacité de l’action publique est également en ligne de mire à travers un renforcement des structures de l’État et une meilleure résilience des systèmes sanitaires, éducatifs, et sociaux pour faire face aux crises futures.

Financements publics
Le pays qui espère réaliser autant d'investissements, se fixe comme axe prioritaire de sa gouvernance, le respect des ratios de la dette publique. Il table également sur l’accroissement de la mobilisation des ressources fiscales, dont la part dans le PIB devrait correspondre à 15% du PIB.
En ce sens, l’Office Togolais des Recettes (OTR) continue d’explorer des niches, dans l’optique d’élargir l’assiette fiscale. Il travaille également à capter davantage de recettes fiscales du secteur minier.
Secteur privé en renfort
Si les autorités togolaises ambitionnent d’engranger des ressources publiques, l’essentiel du financement de leur nouvelle vision de développement devra provenir du secteur privé.
Confortées par un partenariat dynamique avec celui-ci, elles espèrent des opérateurs économiques, une contribution de plus de la moitié des investissements envisagés.
« Les mesures gouvernementales en faveur de la résilience des acteurs économiques privés face à la Covid-19 devraient se renforcer en ce cas, afin de permettre à ces derniers de jouer leur partition », analyse un expert.
Séna Akoda
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Au Togo, le Médiateur de la République devra désormais se préparer à assumer des charges supplémentaires. C’est ce qui ressort de l’avant-projet de loi examiné mercredi en Conseil des Ministres, au sujet de l'autorité qu’incarne actuellement Awa Nana-Daboya.
Ainsi, en plus d'être l'institution devant laquelle les personnalités togolaises et les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées devront sacrifier à la formalité de déclaration de leurs biens et avoirs, elle pourra aussi faire mener des enquêtes au sein des services publics.
Objectif : s’assurer de la justesse, de l’équité et de la qualité des services publics rendus aux Togolais.
L’autorité qui devra recevoir la déclaration des biens et avoirs des personnalités et assimilées, devra elle-même prêter serment avant son entrée en fonction, devant une institution dont le nom n’est pas encore précisé. Cette disposition contenue dans la future loi renforcera son indépendance, précise le communiqué du Conseil des Ministres.
Notons par ailleurs que cette loi fixera à trois ans renouvelables une fois, le mandat du Médiateur de la République.
Séna Akoda
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