La Commission de l'Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine) a remis ce lundi matin à l'Etat togolais, un don en matériel et ressources financières, dans le cadre de son accompagnement aux Etats-membres face à la Covid-19.
Ce don se compose notamment de masques pour le personnel soignant, et de masques à usage multiple pour le grand public (d’une valeur de près de 871 millions FCFA), d’une somme de 500 millions FCFA destinée à l'acquisition de kits de prélèvement et de diagnostic.
Le lot de matériel ainsi que les titres symboliques du paiement de la subvention, ont été réceptionnés, par Mustapha Mijiyawa, ministre de la santé, qui a salué un appui de l’institution communautaire, qui « viendra renforcer les efforts accomplis par le gouvernement, sous la haute direction du Chef de l'Etat, et contribuera sans nul doute au renforcement des résultats enregistrés par le Togo depuis le début de la pandémie ».

Pour rappel, ces ressources sont une application directe des décisions prises par la conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union, lors de la session extraordinaire tenue par visio-conférence, le 27 Avril dernier.
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100 jeunes togolais seront sélectionnés sur plusieurs critères dont la parité hommes/femmes pour une formation en agro-écologie, prévue pour démarrer le 20 août prochain dans la région centrale. Ce sera à la suite d’un appel à candidatures qui va arriver à échéance dans les prochaines 48 heures.
La formation est prévue au titre du projet « Appui aux organisations de producteurs forestiers et agricoles dans le cadre du Mécanisme Forêts et Paysans au Togo », financé par la GIZ et la FAO et mis en route par la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes (CTOP).
Elle sera axée sur les pratiques agronomiques, celles forestières et agro-forestières mais pas que. Les pratiques innovantes de l’agriculture organique régénérative, la transformation agroalimentaire et le petit élevage sont aussi intégrés dans le programme.
Les jeunes sélectionnés bénéficieront d’une prise en charge au cours de cette formation qui va durer 4 semaines. La fiche de candidature est disponible ici.
Séna Akoda
La région Centrale va abriter un incubateur d’entreprises industrielles. L’annonce a été faite par Germain Essohouna Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) à la faveur d’une campagne de sensibilisation menée dans la région en faveur des PME et PMI.
L’idée au travers de cette campagne, est d’inviter les opérateurs économiques à présenter leurs plans d’affaires pour la sélection de 100 PME et PMI qui devraient bénéficier d’un accompagnement sur le plan administratif, technique et organisationnel.
A terme, le projet (de mise en place d’un incubateur) vise à promouvoir la consommation locale. Il facilitera l’accès des PME et PMI aux nouveaux marchés d’exploitation.
Quelques semaines plus tôt, l'institution qui incarne les intérêts du secteur privé face aux pouvoirs publics a rendu public son projet de création d'un incubateur d'entreprises sur le site industriel d'Agbélouvé (site industriel de la localité), situé à 62 km de Lomé. Il permettra d'incuber 100 PMI et de créer environ 30 000 emplois.
Séna Akoda
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La Banque africaine de développement (BAD) va appuyer le Togo à hauteur de 782 millions de francs CFA, en vue de mettre en œuvre le Projet d’appui aux investissements Agricoles des jeunes (PAIAJ).
D’une durée de deux ans, cette initiative « vise à terme à renforcer les capacités des jeunes défavorisés, pour faciliter leur inclusion dans le tissu économique et social de notre pays », souligne le ministre togolais de l'économie et des finances, Sani Yaya.
Concrètement, le PAIAJ veut faciliter l’insertion d’environ 620 jeunes femmes et hommes défavorisés (dont le tiers composé de femmes dans les maillons des chaines de valeurs agricoles) ; et l’accès au financement à 530 entreprises des jeunes défavorisés, appuyés par l’accompagnement financier de leurs entreprises (dont 30% de femmes).

Cet appui financier a fait l’objet, hier jeudi 06 Aout 2020, d’une signature d’accords, entre le ministre togolais, et le Représentant de la BAD au Togo. La signature a couvert également l’apport budgétaire de l’institution multilatérale panafricaine, à hauteur d’environ 16,5 milliards de francs CFA, dans le cadre du Programme d’Urgence d’Appui à la Réponse à la COVID-19 (PARCOVID-19), annoncé par la Banque il y a peu.

Outre ces deux projets, le patron des finances togolais rappelle que l’accompagnement de la BAD s’étend sur plusieurs autres secteurs structurants, notamment à travers le financement des projets phares du PND : comme dans les secteurs de la gouvernance, des finances publiques, du social, du secteur agricole, ou de l’énergie.
A ce jour le portefeuille de la Banque au Togo, va au-delà des 300 milliards francs CFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Closing pour le financement de la Centrale thermique Kékéli Efficient Power au Togo, a été conclu le 10 juillet dernier, à hauteur d’environ 60 milliards Francs CFA, annoncent Oragroup et la BOAD, co-arrangeurs dans le cadre de cette mobilisation d'actifs.
« Le groupe Orabank est fier d’avoir contribué à la structuration et au financement d’un tel projet d’envergure qui s’inscrit dans la stratégie d’électrification du Togo qui vise un accès pour tous à l’électricité à l’horizon 2030. », se félicite Ferdinand NGON KEMOUM, DG de l’institution bancaire basée à Lomé. « Cette fierté est d’autant plus grande que c’est la première fois dans la région qu’un tel financement est réalisé par des institutions financières africaines dans une proportion aussi grande en Francs CFA (70%) (...) »
Pour la BOAD, également basée à Lomé, il s’agit non seulement de continuer à appuyer le secteur de l’énergie dans l’Uemoa, mais également de montrer « sa capacité à fédérer les banques commerciales locales autour de projets d’infrastructures stratégiques, notamment dans le cadre de partenariats publics-privés. », selon son président Christian Adovelande.

Notons que, plusieurs institutions financières ont été impliquées dans cette opération. Ainsi, la filiale togolaise d’Oragroup intervient également dans le projet, en tant qu’agent des sûretés, banque teneur de comptes et prêteur, avec la Banque Ouest Africaine de Développement. Les deux acteurs agissent au sein d’un pool bancaire, comprenant également l’Africa Finance Corporation (AFC), la Banque Atlantique Togo, la Banque Internationale pour l’Afrique au Togo (BIA Togo) et NSIA Banque Bénin.
Du reste, c’est le marocain Attijariwafa Bank qui aura joué le rôle d’agent de crédit du financement, tandis qu’une garantie d’extension de liquidité a été octroyée aux banques commerciales, rappelons-le, par le fonds GuarantCo.
Pour rappel, le projet de la Centrale, est développé par le Groupe industriel panafricain Eranove. L’infrastructure sera dotée à terme d’une puissance installée de 65 MW.
Ayi Renaud Dossavi
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Alors qu’il s’adapte aux conditions exceptionnelles engendrées par la covid-19 dans le secteur éducatif, le ministère en charge des enseignements primaire et secondaire vient d’apporter, un petit plébiscite à l’application d’apprentissage «Zonoa ».
En effet, dans une note officielle en date du début de la semaine (lundi 03 Aout 2020), le ministre de tutelle met à la disposition des élèves des classes d'examen du BEPC, BAC1 et BAC2, « Zonoa », pour une période d'essai d'un mois, à compter de ce jeudi 06 Aout 2020. Cette dernière devient la deuxième application, mise en avant à cet effet. Pour le ministère, il s’agit notamment « de la promotion de l'utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le système éducatif ».
Une petite victoire supplémentaire pour ce système, alors que les classes d'examen s’acheminent vers leurs tests ultimes.
De plus, l’autorité publique invite les acteurs compétents à « sensibiliser les apprenants à l'utilisation de l’outil, afin de tirer les enseignements à travers le suivi qui se fera en étroite collaboration avec les services techniques du ministère ».
Ayi Renaud Dossavi
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La Loi de Finances Rectificative adoptée par ordonnance au Togo pour l’exercice 2019-2020, prévoit une exemption de taxes au profit de certaines activités, notamment l’importation du matériel agricole et médical.
L’importation des produits exclusivement utilisés dans le cadre de la lutte contre le coronavirus (Covid-19) bénéficie également de ce régime d’exonération qui déroge aux dispositions du Code des Douanes National.
S’agissant des livraisons en l’état des produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche faites par les agriculteurs, éleveurs et pêcheurs artisans, elles bénéficieront d’une exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). La mesure s’étend sur une période qui va jusqu’à un mois après l’état d’urgence sanitaire.
Dans le même temps, les consultations médicales, les soins présentant un caractère médical, les prestations médicales fournies par les hôpitaux, les cliniques et autres établissements assimilés sont exonérés de TVA. Tout comme les soins prodigués par des vétérinaires, les soins paramédicaux, les frais d’hospitalisation, les fournitures de prothèses et les analyses de laboratoire.
Séna Akoda
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Les secteurs qui paient le plus lourd tribut du coronavirus vont bénéficier d’allègements fiscaux. Ces réductions fiscales résultent des stipulations d'une ordonnance portant loi de finances rectificative, gestion 2020, relative aux mesures d’accompagnement d’ordre fiscal et douanier liées à la pandémie du coronavirus.
A en croire la mesure édictée par Faure Gnassingbé en vertu de la loi qui l’habilite à légiférer par ordonnance pendant l’état d’urgence sanitaire, les transports, les hôtels, les restaurants et organismes assimilés agréés ainsi que les organisateurs de circuit touristique agréés vont bénéficier d’une réduction spéciale de 25% sur l’acompte de la patente.
Les entreprises individuelles assujetties à la Taxe Professionnelle Unique (TPU), à savoir les transporteurs routiers, les artisans et assimilés relevant de ce régime fiscal, auront pour leur part, une réduction de 50% sur le deuxième acompte de cette taxe.
Adoptées le 30 juillet, les mesures fiscales s’appliqueront jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire et même un mois après.
Séna Akoda
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L’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME (ANPGF) vient de lancer l’édition 2020 de son Concours pour le meilleur Projet Entrepreneurial, dénommé « Prix ANPGF ».
L’initiative, mise en place dans le cadre de ses activités de soutien au développement des Petites et moyennes entreprises togolaises, s’étend sur toute l'étendue du territoire national.
La compétition s’adresse aux dirigeants de PME/PMI, créateurs ou inventeurs de nouveaux produits et procédés de fabrication, ainsi qu’aux porteurs de projets de création ou de développement d'une entreprise.
Pour participer, les candidats potentiels doivent récupérer le formulaire d'inscription, en adressant une demande de formulaire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., sur le site de l’Agence, ou encore dans l'un de ses bureaux.
La date butoir pour le dépôt de dossiers de candidature est fixée au 04 septembre 2020.
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Le Togo lance jusqu’au 18 août prochain une procédure visant à recruter des entreprises (spécialisées) pour aménager par dessouchage 8 109 hectares de terres agricoles dans ses cinq régions économiques.
Dans les détails, l’offre qui comprend 5 lots, porte sur 750 hectares de terres agricoles dans les Savanes, 2 759 hectares dans la Kara, 2 000 hectares dans la Centrale, 1 900 hectares dans la région des Plateaux et 700 hectares dans la région Maritime.
L'aménagement des terres devrait entrer dans la droite ligne de la décision du gouvernement de valoriser davantage le foncier. Dans le même souffle, se rappelle-t-on, un décret a été pris en conseil des ministres en février 2019 pour contraindre « tout propriétaire d'un fonds de terres rurales à le mettre en valeur sous peine de voir attribuer son exploitation à toute personne qui en fait la demande ». A charge pour le demandeur « d'engager la mise en valeur selon les conditions du bail ».
Sur 3,4 millions d’hectares de terres agricoles disponibles, seulement 45%, soit 1,53 million d’hectares sont valorisés, indiquait le ministère en charge de l'agriculture.
Séna Akoda