Togo First

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Plus de 200 millions €, soit plus de 130 milliards FCFA, c’est la bagatelle que devra mobiliser le plan de création de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).

Le projet dont les travaux ont été lancés mardi 25 août, consistera entre autres, à implanter des usines en vue de la transformation des produits locaux, en ligne avec l’axe 2 du Plan National de Développement (PND 2018-2022) qui promeut l’agro-industrie et l’industrie manufacturière.

Si la PIA n’indique pas le mécanisme d’investissement ou de financement qui sera privilégié pour la mobilisation des ressources nécessaires ni les ressources déjà mobilisées, la date d’opérationnalisation de la plateforme est par contre déjà annoncée : janvier 2021.

L'entreprise en charge du projet lève également un coin de voile sur les secteurs d’activités qui seront développés sur la plateforme qui devrait peser deux fois plus financièrement que l’agropole pilote de la Kara. Via cet ambitieux projet, les autorités togolaises envisagent de transformer Adétikopé en une plaque tournante de référence pour des secteurs industriels comme le coton, l’agro-transformation, la volaille, les produits pharmaceutiques, la cosmétique, l’emballage, l’automobile et le recyclage.

Séna Akoda

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Face aux changements d’environnement économique, internationaux comme nationaux, imposés par la profonde crise liée au Coronavirus, il s’annonce au Togo des adaptations vis-à-vis du Plan national de développement (PND), censé arriver à terme en 2022.

En effet, suite aux impacts de la pandémie sur les activités économiques, le modèle de ce plan quinquennal devrait être repensé, tel que l’annonce Sani Yaya, ministre en charge de l’économie et des finances, à l’occasion du lancement de la 19è revue nationale de la performance des réformes.

« La pandémie de la Covid-19 (…) nous enseigne les leçons que nous pourrons tirer », souligne-t-il, « notamment repenser notre modèle économique pour le rendre moins dépendant de l'extérieur et donc plus résilient face aux chocs externes. »

Concrètement, le PND « réactualisé » et « révisé », devrait se centrer encore plus sur le développement agro-industriel et des chaines de valeur agricoles. En effet : « La nouvelle politique s'articulera autour de la création des pôles de croissances des unités de transformation industrielle de nos matières premières, particulièrement dans les secteurs agricoles et industriels pour développer les chaines de valeur et créer plus d'emplois ».

Pour rappel, articulé en trois axes, le Plan ambitionne d'atteindre un taux de croissance de 7,6% à l’horizon 2022, avec dans la foulée, la création de 500 000 emplois directs.

Ayi Renaud Dossavi

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Plan National de Développement (PND 2018-2022)

La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) va débourser environ 2,5 millions d’euros, soit un peu plus d’1,6 milliard FCFA pour acquérir des matériels de branchement dont des équipements anti-fraude.

Un avis d’attribution de marché faisant suite à un appel d’offres international lancé en ce sens indique que c’est Michaud Export, une entreprise française, qui revendique une présence dans 70 pays qui va exécuter le contrat.

Entre autres matériels qui seront livrés par l’entreprise aux 60 millions d’euros de capital, il y a des kits anti-fraude de 10 A et des kits d’épanouissement pour câble anti-fraude.

Les matériels acquis, seront utilisés pour des branchements dans le cadre du Projet d’Extension du Réseau Electrique de Lomé (PEREL).

En rappel, la Banque mondiale, la coopération allemande via la banque de développement KFW, l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Union Européenne sont les principaux partenaires du Togo sur ce projet.

Séna Akoda

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Le ministère de l'Économie et des Finances togolais a ouvert aujourd’hui, la 19ème revue nationale des réformes. La rencontre réunit les départements ministériels et institutions de l'Etat togolais, en vue d’évaluer la matrice unifiée des réformes, pour sa validation.

Le but de cette revue nationale est de faire le point sur l'état d’avancement de la performance ces réformes, mises en œuvre au cours de l'année 2019, dans le contexte de la matrice unifiée des réformes 2019 2021, et les Plans de travail et budgets annuels (PTBA 2019).

À terme, les travaux devraient permettre d’identifier les forces et les faiblesses du système, et d'actualiser les réformes pour la période 2020-2022, et les PTBA des réformes 2020.

Des progrès, malgré la Covid-19 

Notons que cette nouvelle revue se tient dans un contexte particulier, celui de la Covid-19, et de son impact sur les activités économiques et administratives.

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« Malgré la pandémie, les réformes avancent, au point que les partenaires techniques et financiers aident le gouvernement à continuer leur mise en œuvre (…) que ça soit de la Banque africaine de développement, de Banque mondiale de l'Union Européenne. », se félicite Mongo Aharh-Kpessou, secrétaire permanent chargé du suivi des politiques de réformes et des programmes financiers

Pour le ministre Sani Yaya, qui a ouvert la rencontre, cette revue se veut également un espace de dialogue constructif entre les différents acteurs, pour discuter des réformes essentielles. Un cadre réflexif, tant pour le gouvernement que pour les partenaires techniques et financiers.

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C’est une infrastructure industrielle majeure qui devrait bientôt sortir de terre au Togo, estime ARISE IIP. Alors que les zones industrielles ont démontré leur potentiel en Afrique, c’est au tour du Togo de mettre en place une plateforme logistique. D’une superficie de 400 hectares, celle-ci se déploiera en deux temps au nord de la capitale, à environ 27 km du Port de Lomé.

Cette plateforme industrielle offrira aux investisseurs un cadre pour l’implantation d’usines en vue de la transformation de produits locaux in situ. Elle sera dotée d’une infrastructure moderne et de services logistiques multimodaux intégrés, parmi lesquels : un parking d’une capacité de 700 camions, un parc pour le stockage de conteneurs d’une capacité de 12 500 EVP, un entrepôt pour charger, décharger et transférer les conteneurs, un entrepôt de stockage du coton et d’autres matières premières, une zone de 200 000 m2 dédiée aux autres activités logistiques, des routes et emprises routières.

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35 000 emplois créés

PIA, issue du partenariat entre la République du Togo et le spécialiste des zones industrielles intégrées Arise IIP, une joint-venture entre Africa Finance Corporation et le géant de l’agroalimentaire Olam, est née de la volonté de combler le manque à gagner local dû à l’export de matières premières brutes et de créer de la valeur ajoutée pour le Togo grâce au développement industriel local consacré au traitement et à la transformation des produits. ARISE, qui compte déjà à son actif la zone économique spéciale de Nkok au Gabon (GSEZ), focalisée sur la transformation de grumes, et développe le projet de la future zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), au Bénin, est chargée via sa filiale IIP de la conception, du financement, de la construction et de la gestion de cette plateforme logistique.

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À terme, ce projet, qui permettra la transformation locale des richesses naturelles togolaises et leur export, vise la création de 35 000 emplois directs et indirects : « Cette plateforme va permettre d’industrialiser de nombreux secteurs d’activité togolais, à l’instar du secteur agricole (coton, anacarde, soja, riz, sésame etc.) en créant des rouages performants qui permettront la transformation locale des matières premières et ainsi d’exporter des produits manufacturés qui généreront d’importants revenus pour le pays », souligne Alain Saraka, directeur de la stratégie d’ARISE IIP et IS. La première phase de cette plateforme sera livrée à partir de janvier 2021.

Annoncés il y a quelques mois, les travaux prioritaires d’aménagement, d’assainissement et de bitumage de la rue « Collège Chaminade-SOS Village d’enfants », longue de 3,2 km à Kara (420 km de Lomé), ont été récemment lancés par Koko AYEVA, ministre chargée de la ville et de l’urbanisme.

Le marché, sur lequel vont intervenir plusieurs entreprises togolaises, a prévu des travaux connexes évalués à 100 millions FCFA. Notamment la pose de lampadaires solaires, d’un bloc sanitaire et d’un coin de restauration au Lycée Kara II ainsi que la construction de la clôture du marché de Tomdè. 

D’après la ministre, ces travaux sont en ligne avec le Plan national de développement (PND 2018-2022) et vont apporter leur concours à l’élimination de l’extrême pauvreté et à une croissance inclusive.

En rappel, le coût global des travaux, soit 2,7 milliards FCFA, sera supporté par le Projet d’Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU).

Séna Akoda

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Au Togo, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) renforce ses effectifs et sa capacité opérationnelle. 09 nouveaux inspecteurs de sûreté et de sécurité viennent en effet grossir les rangs de la structure en charge du secteur aéroportuaire dans le pays.

Après leur prestation de serment en fin de semaine dernière, devant le Tribunal de Première Instance de Lomé, ils rejoignent ainsi officiellement le corps des agents ayant les qualifications et les compétences nécessaires pour superviser la navigation aérienne civile nationale.

Leur mission, a rappelé le Directeur de l’Agence, Dokissime Gnama Latta, sera de veiller à l’application des dispositions concernant la sécurité et la sûreté civile aérienne, afin d’honorer le credo « Zéro Accident » prôné par l’aviation civile togolaise.

Pour rappel, ce nouvel apport de ressources humaines et de compétences, survient alors que le pays vient de rouvrir son espace aérien, notamment aux vols internationaux, après plusieurs mois d'interruption, à cause de la Covid-19.

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Le projet de lancement et de création d’une pépinière d’entreprises vient de franchir un palier vers sa concrétisation, avec le choix du consultant devant accompagner l’Agence de Développement des Agropoles du Togo (APRODAT).

Selon un avis d’attribution consulté ce lundi 24 août par Togo First, c’est le groupement de cabinets burkinabè Cefcod / Ada Consulting Africa/ Emerging Sahel Consulting qui a remporté le marché.

Selon les informations, cette pépinière d’entreprises va se constituer d’un réseau d’éleveurs, de pisciculteurs et d’apiculteurs à connecter à l’agro-industrie, à toutes les étapes du circuit, de la production à la commercialisation.

Il conseillera l’APRODAT dans la mise en place d’un incubateur qui va former les promoteurs de projets identifiés comme porteurs. Les acteurs économiques dont les projets intègreront la pépinière bénéficieront de facilités d’octroi de crédit via un fonds de garantie qui sera mis en place.

Ceci, dans l’optique d’accompagner les institutions spécialisées dans les mécanismes de financements des startups dans le cadre de l’installation de fermes modernes et de leurs unités de production.

Séna Akoda

Au Togo, trois villes à l'intérieur du pays (au Centre et au Nord) vont être bouclées jusqu'à nouvel ordre, à partir de mardi, dans le cadre de mesures ciblées pour contrer la propagation du Coronavirus. Il s'agit des villes de Sokodé, Tchamba et Adjengre. De même, y aura-t-il retour du couvre-feu dans les préfectures concernées.

L'information émane des autorités togolaises, qui en ont fait l'annonce par voie de communiqué ce lundi.

"Afin d'éviter que cette propagation ne s'accentue davantage au sein des populations desdites localités et sur l'ensemble du pays, le gouvernement décide à compter du 25 août 2020 du bouclage des villes de Sokodé, Tchamba et Adjengré et l'instauration d'un couvre-feu de 21 heures à 5 heures du matin dans les préfectures de Tchaoudjo, Tchamba et Sotouboua", apprend-on.

La note a été conjointement signée par les ministres Moustafa Midiyawa (santé), Payadowa Boukpessi (administration territoriale) et Damehame Yark(sécurité).

Ce durcissement des mesures, selon le communiqué, s'explique notamment par le fait que, dans ces villes, les personnes infectées ont eu de très nombreux contacts, ce qui préfigure une flambée prochaine des cas. Une situation jugée « préoccupante » par les autorités publiques, et qui appelle ces nouvelles restrictions. 

À ce jour, le pays dénombre 340 cas actifs de Covid-19, pour un total cumulé officiel de 1277 cas confirmés, dont 27 décès.

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Tout est fin prêt pour l’entrée du groupe de mésofinance Cofina (Compagnie financière africaine) sur le marché togolais.

Sept ans après sa création, le groupe financier ivoirien, spécialisé dans la mésofinance et déjà présent dans sept pays, va faire du Togo, sa neuvième filiale, concrétisation d’une stratégie de conquête de nouveaux marchés, renforcé par l’entrée au capital de Mediterrania Capital Partners.  Dans le viseur, l’institution projette de poser aussi ses valises au Nigeria, au Benin, et au Burkina Faso. Sur ces nouveaux marchés, Cofina, leader ouest-africain de la mésofinance, un segment à cheval entre la banque classique et la microfinance, entend apporter des solutions disruptives.  Comme cible, l’entreprise fondée par Jean-Luc Konan, vise surtout les entreprises du secteur informel et les PME.

29011 le togo 9e filiale du groupe cofina fik

« Ces entrepreneurs sans états financiers et qui participent pourtant au développement de nos pays constituent 90 % des entreprises, et ce sont eux notre cible. Ce sont eux les multinationales de demain, qui généreront des milliards de revenus. », avait confié le financier Ivoirien à Jeune Afrique.

Dopé par un apport de 50 millions d’euros de Mediterrania Capital Partners, un fonds de capital-investissement privé dédié à la croissance des entreprises en Afrique, Cofina entre de plain-pied dans sa stratégie de renforcement de ses capacités de financement auprès de ses clients et de développement régional, avec quatre nouvelles implantations prévues en Afrique de l’Ouest et Centrale d’ici à 2021.

Pour ce qui concerne le Togo, un recrutement vient d’être lancé dans le cadre du lancement de la filiale locale.

Fiacre Kakpo

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