Togo First

Togo First

A partir de l’année prochaine, l’Etat togolais entend s'appuyer de façon soutenue sur le secteur privé, pour répondre à ses besoins en infrastructures scolaires, notamment des salles de classe.

Cette orientation, qui consiste à réaliser plus de Partenariats public-privé (PPP), est exprimée dans le dernier conseil des ministres (jeudi), au sortir duquel l’exécutif informe que “ l’Etat fera appel à des partenariats public-privé afin d’accélérer la construction des infrastructures scolaires.”

D’ores et déjà, informe le gouvernement, un fonds de 195,5 milliards FCFA devrait être alloué au secteur, sur le budget 2021. Ce qui corresponds à un peu plus du quart (25,1%) de la dotation des ministères et institutions pour l’année prochaine. De quoi représenter un vivier d'opportunités, pour les (jeunes) acteurs du privé, notamment dans le secteur des BTP.

Outre les travaux de construction, ces ressources serviront également, au recrutement et à la formation des éducateurs ainsi que l’orientation de l’enseignement supérieur vers les besoins du marché du travail.

Pour rappel, le budget global de 2021 est attendu à 1521,6 milliards FCFA, en baisse de 7% par rapport à cette année. Après l’éducation et ses 25,1% de la part des ministères et institutions, viennent en termes d’importance, la santé et la défense (chacun 10%), l’agriculture (8,4%) et l’accès à l’eau potable (8%).

Ayi  Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo : les détails du Budget 2021, qui s'établit à 1 521,6 milliards FCFA 

Le Lycée d’enseignement technique et professionnel de Lomé amorce sa digitalisation 

Togo : nomination d'une nouvelle ministre, chargée de promouvoir l’Investissement 

MCC 2021 : le Togo, 2ème meilleur réformateur africain

Le projet ‘’un étudiant, un ordinateur’’ s’étend aux enseignants

En ligne avec son ambition de faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance et de création d’emplois, le gouvernement togolais envisage de consacrer environ 66 milliards FCFA au développement du secteur agricole et de l’agro-industrie. L’équivalent de 8,4% des ressources globales allouées aux ministères et institutions. Ceci résulte de l’avant-projet de loi de finances adopté jeudi 12 novembre en Conseil des Ministres.

Les ressources prévues vont servir à catalyser les investissements privés dans ce secteur et à créer les conditions (aménagement des terres ; fournitures d’intrants améliorés) d’attraction de financements privés pour la transformation de l'agriculture.

Si le Togo place l’agriculture au cœur de ses principales préoccupations en 2021, il est à noter que le secteur fait l’objet d’une attention particulière des gouvernants togolais sur toutes les cinq prochaines années.

35802 la part de lagriculture dans le projet de loi de finances 2021 sak

Sur la période, ceux-ci ont prévu une palette d’initiatives pour réaliser leur vision. Elles consisteront à améliorer les rendements, notamment via la définition d’une stratégie nationale agricole couvrant la mécanisation, l’irrigation et l’accélération de l’utilisation d’intrants (engrais). Les actions viseront également à accélérer le développement du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) afin de supporter un million d’agriculteurs.

L’agrandissement de l’agropole de Kara en partenariat avec le privé et l’extension des surfaces cultivées à 165000 ha font par ailleurs partie intégrante du plan de Lomé pour optimiser la contribution du secteur agricole à la création d’emplois et à la croissance.

Séna Akoda

Lire aussi:

Togo : les détails du Budget 2021, qui s'établit à 1 521,6 milliards FCFA

Comment le Togo finance son budget 2021 ?

Croissance : le Togo espère un rebond à 4,7% l'année prochaine

Au Togo, le Budget 2021 est attendu à 1521,6 milliards FCFA, selon le projet de la Loi de finances de l’année prochaine. Une projection qui le ramène en baisse de 7,1%, par rapport à 2020 (1 638 milliards dans la LFI rectificative de cette année). Cette donnée budgétaire émane du tout dernier conseil des ministres, le 3è du gouvernement Dogbé, qui s’est tenu ce jeudi 12 novembre 2020 à Lomé.

Selon ces prévisions, les secteurs sociaux se taillent encore une fois la part du lion, avec plus de la moitié des crédits budgétaires (53,7%), soit 445,1 milliards FCFA (en hausse de 10,8% par rapport à 2020).

Viennent ensuite, par ordre d’importance, l’éducation (25%), la santé et la défense (10% chacun), l’agriculture (8,4%) et l’accès à l’eau potable (8% chacun). Le reste des ressources budgétaires sera alloué à l’allègement de la charge fiscale, à un moment où le pays veut continuer son approche budgétaire prudente, dans un contexte rendu incertain par la pandémie de Covid-19.

En termes d’accès aux ressources, le Conseil des ministres attend des recettes budgétaires en baisse de 27,1 milliards l’an prochain, pour s’établir à 839,6 milliards (-3,1% par rapport à 2020). Une baisse que l’exécutif attribue principalement à la diminution des dons-programmes (qui chutent de 78,6%).

Enfin, il faut retenir que cette nouvelle Loi des finances acte le passage définitif du Togo au Budget-programme, censé être plus efficient, une réforme amorcée depuis quelques années.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Comment le Togo finance son budget 2021 ?

Croissance : le Togo espère un rebond à 4,7% l'année prochaine

Togo : les ministres signent un « contrat d’engagement »

La Banque mondiale et l’Ue, principaux donateurs du Togo

Les autorités togolaises envisagent de reconduire la baisse des droits de douane en 2021, après une phase pilote cette année, qui a donné « des résultats encourageants », à en croire le Conseil des Ministres tenu jeudi 12 novembre.

Au cours de cette rencontre dédiée pour l’essentiel à l’avant-projet de loi de finances 2021, Lomé a estimé qu’au regard des résultats encourageants liés à l’exonération ou à l’allègement de la charge fiscale (droits de douane et TVA) sur l’importation des véhicules électriques, hybrides et neufs et d’une durée de vie de 5 ans, la mesure visée sera reconduite en 2021.

Début janvier 2020, un arrêté avait été adopté pour fixer les modalités pratiques d’octroi des avantages fiscaux et douaniers, en accord avec la mesure qui vise à exclure du parc automobile appelé à se renouveler, les voitures trop polluantes.

Essentiellement, les avantages se résument comme suit :

  • Un abattement sur la valeur en douane de : 100 % pour les véhicules neufs ou hybrides ; 90% pour les autres véhicules ; 50 % pour les véhicules usagés de moins d’un (1) an à deux (2) ans d’âge ; 35 % pour les véhicules usagés de plus de deux (2) ans à cinq (5) ans d’âge.
  • Une exonération du prélèvement national de solidarité (PNS)
  • Une exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) perçue au cordon douanier.
  • Une dispense du prélèvement au titre d’acompte IS-IRPP, catégorie de revenus d’affaires perçus au cordon douanier.

Le bénéfice de ces avantages fiscaux et douaniers a été étendu aux «véhicules de transport de marchandises et de personnes ayant au plus cinq (5) ans d'âge». Lesdits avantages « ne sont pas cumulables avec ceux précédemment appliqués aux véhicules importés dans le cadre des régimes spéciaux», indique l'arrêté signé par Sani Yaya.

Séna Akoda

Lire aussi:

Togo : le cadeau de Noël de l'OTR

Togo : retour au régime normal des cotisations sociales

Après la région des Plateaux où sa promotion est en cours jusqu’au 30 mars 2021, la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) offre aux populations du Bas-Mono et des Lacs, la possibilité de se brancher ou se raccorder au compteur prépayé Lafia 2 fils 5 A à partir de 20 000 FCFA. Ceci, sur une période de six mois qui court jusqu’au 03 mai 2021

Cette annonce qui cible Klikamé (canton d’Afagnagan), Klantomé (canton d’Agomé-Glozou), Sivamé (canton d’Agoègan), N’Sougan-Kopé (canton d’Aklakou) a pour but de faciliter aux populations de ces localités rurales « l’accès à l’électricité », indique la compagnie publique en charge de la production et de la commercialisation de l’énergie électrique au Togo.

L’initiative d’offrir le branchement ou le raccordement électrique à partir de 20 000 FCFA, le reste étant échelonné sur plusieurs mois, semble en cohérence avec l’engagement des autorités togolaises d’atteindre un taux de couverture en énergie de 100% pour la population togolaise à l’horizon 2030.

Cet engagement a été réitéré par Mila Aziable, nouvelle ministre chargée des énergies, à la faveur d’une visite rendue à la CEET, le 06 novembre dernier. Si en 2030, il y a une personne qui demeure dans le noir, « c’est que nous avons échoué », a-t-elle averti.

Séna Akoda

Lire aussi:

La CEET lance une promotion pour booster l'électrification rurale

Au Togo, les acteurs de la filière Karité planchent cette semaine sur une stratégie nationale de développement du secteur. Notamment en luttant contre la déforestation et en facilitant l’accès aux opportunités de marchés, et à l’écoulement des produits issus du Karité. 

Ces travaux se font à la faveur d’un atelier sur la formation et la durabilité de l'industrie du Karité, ouvert ce jeudi 12 novembre à Lomé, à l’initiative de l'Alliance globale du Karité (AGK), et de la Filière Karité du Togo (FiKaTo). 

Entre autres objectifs sous-régionaux : planter 10 millions d'arbres de Karité, tout en protégeant 200 millions de plants déjà existants, alors même que le secteur emploie de plus en plus d’acteurs, en particulier des femmes. 

Au fil des années, les dérivés du Karité, sont devenus des produits d’exportations non négligeables pour le Togo et d’autres voisins de la sous-région.

Lire aussi:

Thierry Awesso, propulsé à la présidence de Nioto

Togo : les producteurs de Karité, Anacarde et Soja, se forment à l'entrepreneuriat

Karité : 3,6 millions $ pour développer la filière au Togo, et dans 3 autres pays d’Afrique de l’Ouest

L'ambassade des USA apporte de nouveau son appui aux initiatives de décentralisation au Togo

La représentation diplomatique américaine va ainsi amener 250 000 $ (près de 140 millions FCFA), au profit du Centre Afrique Obota-Togo (CAO Togo).

Cette subvention, officialisée à la faveur d'une rencontre des acteurs par l'ambassadeur américain Eric Stromayer, s'inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la gouvernance locale et participation locale pour soutenir la décentralisation au Togo ». Plus concrètement, elle aidera à former les représentants des populations locales, à formuler leurs attentes et participer à la gouvernance à la base.

Pour rappel, le Centre Afrika Obota Togo est la branche togolaise des Centres Afrika Obota de la région Ouest-africaine. Active depuis 1999, la structure travaille notamment sur les thématiques de la gouvernance des droits de l’homme, de la démocratie et la promotion du genre.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Des acteurs de la société civile se forment pour un meilleur suivi des budgets de l’Etat, en appui à la décentralisation

Participation à la gouvernance locale : le Togo réduit de moitié le cautionnement pour les candidatures féminines

Covid-19 : dans le grand Lomé, la riposte sera désormais plus décentralisée

Décentralisation : du matériel roulant pour les maires du Togo

Les travaux de réhabilitation de la route Lomé-Vogan-Anfoin (LVA), qui avaient du plomb dans l’aile, avancent mieux. Le taux d’exécution tournerait autour de 88%, selon les estimations dévoilées au cours de la visite de terrain effectuée mercredi 11 novembre 2020 par Victoire Tomégah-Dogbé, cheffe du gouvernement togolais.

« C’est un projet qui avait connu d’énormes difficultés », concède Victoire Tomégah-Dogbé, à propos de la Nationale 34, où se déroulent depuis août 2017, les travaux concernés. Mais « il y a eu beaucoup de rattrapages qui ont été faits » à la suite de l’implication du sommet de l’Etat, nuance-t-elle.

Confiée depuis quelques années à l’entreprise chinoise CRBC (China Road and Bridge Corporation) pour 31 milliards FCFA, l’exécution des travaux sur ce tronçon long de 61 km a été financée par l’Etat togolais.

Séna Akoda

Lire aussi:

Togo : les péages s’automatisent

Fin août 2020, la Banque mondiale annonçait la suspension de l’édition 2021 de son très prisé rapport Doing Business (DB), pour cause d’irrégularités dans la collecte des données lors de précédentes années. 

Finalement, la publication du très attendu DB 2021 se fera « dans les prochaines semaines », a annoncé Sandra Ablamba Johnson, ministre, SG de la Présidence togolaise, à la faveur de la cérémonie de présentation de la carte des scores MCC 2021 du Togo, mardi 10 novembre 2020.

Et pour cause, explique la ministre, l’audit pour lequel la suspension du rapport a été décidée « tend vers sa fin ». L’audit, avait indiqué la Banque mondiale, devrait porter sur les rapports des années 2017 et 2019, soit le DB 2018, où le Togo avait perdu 2 places, et le DB 2020 où il avait réalisé un bond de 40 places.

En rappel, dans une interview accordée à Togo First, Sandra Ablamba Johnson révélait que les irrégularités pointées du doigt, étaient plus d’ordre méthodologique et que l’audit visait quatre pays à savoir la Chine, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Azerbaïdjan.

Dans l’édition 2020, le Togo, crédité d’une progression de 40 places, s’est adjugé le statut de Top Performer africain et de 3ème performer mondial.

Séna Akoda

Lire aussi:

Liberté économique : le Togo gagne 18 places dans le classement mondial

Evaluation de la qualité des politiques et institutions publiques : la Banque mondiale valide (encore) les progrès du Togo

Ouverte au public togolais en 2013, la filiale togolaise du groupe Bank Of Africa (BOA) a enregistré des mutations au niveau de son équipe managériale.

Les postes de président du Conseil d’Administration (PCA), de Directeur Général (DG) et de Directeur Général Adjoint (DGA) ont de nouveaux titulaires, à la suite de la réunion tenue à Lomé par visioconférence le 24 juin 2020.

Ainsi, Lassine Diawara devient PCA de BOA-Togo en remplacement de Paulin Laurent Cossi, démissionnaire.

Bahaa El Yamami Alami s’adjuge pour sa part le poste de DG en lieu et place d’Abdallah Ikched tandis qu'Abdel Salame Morou accède au poste de DGA de l’institution financière au capital de 15,5 milliards F CFA.

Fin 2019, cette banque affichait un total de bilan de 159 milliards FCFA, un total dépôt de la clientèle de 76,1 millions F CFA, avec un effectif moyen de 145 collaborateurs, répartis sur un réseau de 12 agences et un centre d’Affaires.

BOA-Togo est membre du groupe BOA né au Mali, filiale du groupe marocain BMCE (Banque Marocaine du Commerce Extérieur).

Séna Akoda

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.