Lancée il y a quelques mois, la relecture des textes qui régissent la commande publique au Togo, a franchi une étape cruciale mercredi 16 septembre, marquée par la validation au cours d'un atelier, des avant-projets élaborés à cet effet.
L’objectif en engageant ce processus est d’adapter les textes encadrant la commande publique aux évolutions et mettre en place un cadre règlementaire de passation des marchés publics attractif pour les investisseurs, avait déclaré l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) lors d'une rencontre sur le sujet au mois de mai 2020.
La réforme des textes de la commande publique permettra par ailleurs d’accélérer la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022), conçu sur le modèle de développement Partenariat Public-Privé (PPP).
Séna Akoda
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Les banques togolaises ont bénéficié le 14 septembre dernier de 219 milliards FCFA de liquidités sur une période d'une semaine.
Ce décaissement qui s’est opéré au titre de la 25ème injection de la Bceao dans l’économie togolaise depuis l'apparition de la Covid-19 dans l'UEMOA, permettra aux banques togolaises, de se refinancer au taux d’intérêt de 2%.
Pour l’ensemble des pays de l’UEMOA, ce sont 3 350 milliards FCFA que la Bceao a débloqués. Les fonds correspondent aux besoins réels exprimés par chacune des 87 banques de la sous-région.
L’analyse du tableau fait apparaître que la Côte d’Ivoire seule, avec les 1 041 milliards FCFA sollicités et obtenus, couvre 31% des besoins de liquidités exprimés par l’UEMOA. Elle est suivie du Sénégal, 17% et du Mali, 13% des besoins globaux exprimés et satisfaits.

Les liquidités injectées dans les banques togolaises s'établissent, en ce qui les concerne, à un peu plus de 6% de tous les besoins de l’UEMOA.
Séna Akoda
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La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) vient de rendre publique une photographie de l’état de l’inclusion financière au Togo, ainsi que les autres pays de l’Uemoa.
Principale leçon de ce rapport intitulé « Evolution des indicateurs de suivi de l'inclusion financière dans l'UEMOA au titre de l'année 2019 », et qui passe en revue les statistiques des 10 dernières années, le Togo est dans sa phase de croissance rapide depuis 2017. Une dynamique stimulée par l’avènement du Mobile Money.
Les points de services financiers ont augmenté substantiellement en 2017, portés par une croissance solide des services de monnaie électronique.
Si la démographie évolue plus vite que la création de nouvelles agences de microfinance, les SFD semblent de plus en plus proches des populations, montrent les données.
Il y a désormais au moins 9 structures de microfinance sur chaque 1000 km2, comparativement à 8 en 2010. Pour les banques, il y en a désormais 9 contre 2 en 2009.
L’évolution moins rapide des microfinances peut être expliquée par le durcissement des conditions d’entrée sur ce segment après le scandale ReDéMaRe.

Dans l’ensemble, 53% des Togolais âgés de 15 ans au moins, sont titulaires de comptes dans les institutions de microfinance.
Ce chiffre monte à 78% lorsqu’on ajoute les Banques, la Poste, les caisses d’épargne et le Trésor public. On estime que 84% des Togolais de 15 ans ou plus, ont tout au moins un compte électronique. Mais seulement 34% de ces comptes sont véritablement actifs.
Au final, le taux d’utilisation des services financiers était de 72% fin 2019, sur la base des comptes ME (Monnaie Électronique) actifs corrigés de la multibancarité, soit le taux de bancarisation élargi + taux d’utilisation des services de monnaie électronique.

Fiacre E. Kakpo
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L’Agence nationale du Volontariat au Togo (ANVT) forme ses volontaires à l’entrepreneuriat, depuis le début de cette semaine.
C’est environ 400 jeunes togolais qui sont outillés à l’univers et aux exigences entrepreneuriales, dans le cadre de cette formation délivrée par l’incubateur CUBE (Centre Urbain de Business et d’entrepreneuriat).
Les travaux se tiennent dans les villes de Lomé et Atakpamé (les 14 et 15 septembre) et Kara (les 17 18 septembre).
Concrètement, le but est de les équiper à des clés de l’entrepreneuriat, notamment : identifier des secteurs porteurs où entreprendre et créer des emplois pour eux-mêmes et leurs communautés, la réalisation de stratégie et gestion d’entreprise, la rédaction de Plan d’affaires, la recherche et levée de fonds pour concrétiser leurs projets d’entreprises.
« Nous avons commencé également par renforcer les capacités des volontaires sur l’entrepreneuriat, l’auto emploi. Ceci du fait que le monde de l’emploi est plus dans le secteur privé, plus dans l’entrepreneuriat », souligne Omar Agbangba, Directeur de l’ANVT, dans le cadre de ces travaux.
Notons que la formation est à l’initiative conjointe de l’ANVT et de la Coalition Nationale pour l’Emploi des Jeunes (CNEJ).
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A la fin du premier semestre 2020 (fin-juin 2020), la dette publique du Togo s’élevait à environ 2 407 milliards FCFA (un peu plus de 4,12 milliards $), selon les récentes statistiques de l’administration togolaise sur la question.
Cette dette, indiquent les données, reste majoritairement libellée en monnaie locale (à environ 70%) soit 1 674 milliards, en contraste des créances libellées en numéraire étranger 30% (733 milliards FCFA).
Dans le même ordre d’idée, le gros de cette dette est actuellement à long terme, des créances à plus de 12 mois d’échéance, qui représentent 2 250 milliards (soit 93% de l’encours), contre 156 milliards (7%), à court terme selon échéance initiale.
Pour ce premier semestre 2020, on note une hausse de 9,6% par rapport au semestre précédent. La dette était en effet de 2 196 milliards à la fin 2019.
Cette augmentation devrait se poursuivre légèrement, notamment selon la Banque mondiale, en ligne avec les dépenses réalisées dans le cadre de la riposte à la Covid-19, et ses conséquences économiques au niveau mondial et continental.
« Le niveau de la dette publique devrait augmenter légèrement. », relève l’institution de Bretton Woods dans un récent rapport. Notant ainsi que si « le risque de surendettement extérieur reste modéré », « le risque global de surendettement est élevé ».
Le pays risquerait ainsi, d’ici la fin de l’année, de repasser au-dessus de la barre des 70% du PIB, après tous les efforts réalisés, sur ces dernières années, pour inverser cette tendance. Ainsi, pour la Banque, « La dette publique totale est projetée à la hausse, se situant à 71,0% du PIB en 2020 ».
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo s’annonce à nouveau sur le marché financier régional où il ambitionne (encore) de lever 25 milliards FCFA, le 25 septembre prochain.
Comme lors de sa récente opération, il va recourir à des Obligations Assimilables du Trésor (OAT). Mais cette fois-ci, les titres émis ont une maturité de cinq ans (60 mois) et sont assortis d’un taux d’intérêt annuel de 6,4%.
En rappel, l’émission du 11 septembre dernier était faite au taux d’intérêt de 6,15% annuel et avait enregistré un taux de couverture de 278%. En effet, le Togo avait crevé encore une fois le plafond en enregistrant 69,5 milliards FCFA de souscriptions. Mais il n’avait gardé que 27,5 milliards FCFA pour combler les besoins de financement de son budget, gestion 2020.
Séna Akoda
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La SGI (Société de Gestion et d’Intermédiation) BOA CAPITAL Securities, a lancé ce mercredi sa plateforme de bourse en ligne qui devient du coup, la 1ère du genre à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières.
Cette plateforme dont le lancement a eu lieu par visio-conférence, permettra en quelques clics au marché boursier régional d’émettre directement les ordres de bourse, de consulter son portefeuille 24h/24h et accéder à des informations financières sur les valeurs cotées et sur l’actualité économique de la zone UEMOA. Innovation majeure, les investisseurs de l’UEMOA pourraient dorénavant acheter ou vendre des actions, sans recours à leur SGI,
De l’avis de Dr Edoh Kossi Amenounvé, DG de la BRVM, « la Bourse en ligne permet « entre autres avantages, d’améliorer la liquidité du marché et de réduire les coûts de transaction ». Il espère qu’en 2020, au moins 10% des transactions boursières passeront en ligne et encourage les autres SGI à se lancer dans cette dynamique et à parachever leur numérisation en janvier 2021, au plus tard.
Séna Akoda
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Dans un rapport intitulé « Dynamiser l’investissement privé pour plus de croissance et d’emplois » publié récemment, la Banque mondiale recommande pour la relance de l’économie togolaise post-Covid-19, l’amélioration de la qualité et la réduction des coûts d’accès à l’électricité ainsi qu’aux services de télécommunications (internet et téléphonie mobile).
Au-delà de la démocratisation de ces services, l’institution de Bretton Woods met l’accent sur l’amélioration de la qualité des infrastructures et des services dans les secteurs de l’énergie et des Tic. Une recommandation en ligne avec certaines actions menées récemment par la société civile togolaise.
Selon l’institution financière mondiale basée à Washington, le Togo gagnerait à bâtir une économie post-Covid-19 plus résiliente. Le succès de cette transition dépendra fortement de la digitalisation de l’économie et permettra à l’administration publique ainsi qu’à l’activité économique de continuer de tourner, surtout en période de crise, relève-t-elle.
En rappel, le Togo, via le ministère en charge du numérique, est porteur d’un projet, l’e-administration, qui vise à digitaliser son administration.
En outre, la Banque mondiale encourage le Togo à accélérer les mesures tendant à accroître l’investissement privé et à supprimer les obstacles à l’essor du secteur privé.
Sur la période 2010-2018, la part du secteur privé à l’économie nationale n’a augmenté que de 11%.
Séna Akoda
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Au Togo, l’Etat d’urgence sanitaire pourrait être prolongé jusqu’au mois de mars prochain, alors qu’il arrivait de nouveau à son terme.
En effet, l’Assemblée nationale togolaise, réunie en plénière ce mardi 15 septembre 2020, vient d’autoriser le gouvernement à prolonger la mesure exceptionnelle, sur une période de 06 mois supplémentaire (jusqu’en mars 2021 donc).
Concrètement, deux projets de loi ont été adoptés par le pouvoir législatif : un premier portant prorogation du délai d’habilitation du gouvernement à prendre ses mesures par ordonnance pour six mois, et un second autorisant le pouvoir public à proroger l’état d’urgence.
La durée définitive de chaque période devrait être fixée par décret présidentiel, en fonction de l’évolution de la pandémie. L’objectif, apprend-on, est d’assurer une certaine flexibilité dans les mesures à prendre dans le cadre de la riposte nationale contre le Covid-19. Rappelons que ces ordonnances sont prises en conseil des ministres, après avis de la Cour constitutionnelle.
À ce jour, le Togo dénombre 334 cas actifs pour 1204 guérisons et, malheureusement, 40 décès ; soit un total cumulé de 1578 Cas (190 cas par million).
Ayi Renaud Dossavi
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Les opérateurs économiques togolais s’approprient le Nouveau code des investissements du pays, ce mardi 15 septembre 2020. C’est à la faveur d’un atelier national de vulgarisation du texte, qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de développement du secteur privé au Togo.
La rencontre, à laquelle a contribué la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), a notamment permis de présenter à ces acteurs du secteur privé Togolais, la refonte du cadre des investissements initié par le pays.
Ce nouveau cadre des investissements, promulgué en juin 2019 par le chef de l'Etat Faure Gnassingbé, intègre notamment des modifications de certaines parties du code de 2012, avec de nouveaux avantages fiscaux.
Ces mutations s’inscrivent dans le cadre d’un programme de réforme économique, entrepris par le gouvernement, avec pour ambition de rendre le pays plus attractif aux investisseurs, nationaux et internationaux (notamment en appui au PND).
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