Dans le cadre de l’aménagement du corridor Lomé-Ouaga-Niamey, il est prévu la construction d’une smart road (route intelligente).
Il s’agira pour les pays impliqués dans le projet à savoir le Togo, le Burkina Faso et le Niger de développer et implémenter des systèmes de transports intelligents (STI), c’est-à-dire des applications ou des services avancés qui associent les TIC et la géolocalisation à l’ingénierie des transports.
Une fois ces systèmes déployés, la gestion du corridor devrait basculer en mode électronique. Ainsi, seront développés des services comme le télépéage, la détection automatique d’incidents, la gestion électronique du trafic pour fluidifier les axes routiers. Les systèmes d’aide à la navigation comme le GPS, GSM seront également implémentés.
Avec l’appui de la Banque Mondiale à travers le Projet Régional sur le Corridor, une étude de faisabilité va être faite en vue du déploiement (de routes intelligentes). A cet effet, le gouvernement du Niger a lancé un avis à manifestation d’intérêts consultable ici. Il vise à recruter un consultant en charge de l’étude susvisée.
Séna Akoda
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Le Groupe de la Banque mondiale vient d’accorder au Togo, un financement de 70 millions $ (environ 38,8 milliards FCFA), pour aider le pays à redresser et relancer son économie, après les dégâts causés par la crise sanitaire de la COVID-19.
Cette importante facilité se compose pour moitié de don et pour moitié de crédit (35 millions $ chacun). L’information émane d’un communiqué de l’institution multilatérale, en date du jeudi 10 septembre 2020.
« Cet appui est important pour aider le Togo à atténuer les effets de la pandémie sur les populations et exécuter le plan national de redressement post-COVID-19 », souligne Hawa Cissé Wagué, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Togo.

« Les mesures de protection sociale et de santé soutenues par cette opération devront atténuer l'impact des effets de la crise sur les plus vulnérables en soutenant la consommation des ménages et en garantissant l'accès aux services de base. », ajoute-t-elle.
Ainsi, outre l’aspect sanitaire (dépistage et traitement des cas), il devrait notamment s’agir de prévenir l'augmentation de la pauvreté (entre autres via l’appui au programme de transferts monétaires NOVISSI), et de soutenir le secteur privé, en vue d’une relance de l’économie.
Rappelons que l’annonce de ces fonds intervient dans le sillage d’un récent rapport de l’institution de Breton Woods, sur la situation économique au Togo, qui estime que le pays pourrait voir sa croissance dévisser sérieusement cette année, passant de 5,3 % en 2019 à 1 % en 2020.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Centre Régional de Formation pour l’Entretien Routier (CERFER) s’apprête à recruter un cabinet en vue d’auditer ses comptes.
Il a lancé à l’endroit des cabinets éligibles, un avis à manifestation d’intérêts disponible sur son portail web. La mission du cabinet consistera à vérifier et certifier les états financiers du CERFER pour le compte des années 2020, 2021 et 2022. Une mission de ce fait, réalisable en trois phases.
Les structures intéressées par cette mission de commissariat aux comptes ont jusqu’au 30 septembre prochain pour soumettre leurs candidatures.
Une liste restreinte de six cabinets devra alors être établie pour la suite du processus.
Basé à Lomé, le CERFER est un centre régional de formation en entretien routier, spécialisé dans la formation des techniciens en génie civil et en génie mécanique.
Il se positionne comme une institution spécialisée pour les pays du Conseil de l’Entente que sont le Benin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo.
Séna Akoda
Le trafic terrestre entre le nord et le sud-Togo a connu des réaménagements à compter de ce jeudi 10 septembre 2020.
Jusqu’à nouvel ordre, indique un communiqué de Zouréhatou Kassah-Traoré, ministre des Infrastructures et des transports, tous les véhicules en partance du sud vers le nord empruntent les voies de contournement d’Alédjo 1 et d’Aledjo 2 et de Défalé. Ceux en provenance du nord devront utiliser la Route Nationale N°1 (RN1).
Ces réaménagements imposés aux riverains et usagers de la RN1 sur les contournements d’Aledjo et de Défalé font suite à des séries d’éboulements occasionnés par les pluies diluviennes enregistrées dans la partie septentrionale du territoire. Avec comme conséquence, l’instabilité permanente des flancs de montagnes.
Des signalisations et mesures de sécurité sont prévues au niveau des traversées, auxquelles la ministre invite les riverains et usagers à se conformer.
Séna Akoda
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Au Togo, les maires des 117 communes du Togo ont bénéficié d’un appui en matériel roulant de la part du gouvernement, qui leur a octroyé chacun un véhicule. Ce, pour faciliter leurs déplacements et actions sur le terrain, dans le cadre de leur mission.
Ces ressources, des véhicules Pick-up 4x4, leur ont été présentés et remis hier, par Payadowa Boukpéssi, ministre en charge l'administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, « un geste du chef de l'Etat (Faure Essozimna Gnassingbé) », pour accompagner l'installation effective des mairies.
De plus, toujours dans le cadre de l’appui au processus de décentralisation, le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, a garanti de la disponibilité de moyens pour assurer le maintien de ces véhicules, via le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT).
« Les fonds du FACT ont été répartis pour soulager les différents besoins. Les modalités d'accompagner d'accompagnement aussi, en ce qui concerne l'entretien. » a-t-il souligné.
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L’ECO, monnaie unique de la Cedeao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), ne verra visiblement pas le jour cette année 2020. C’est ce qui ressort des conclusions du 57è sommet des chefs d’Etats de la Communauté, où la question a été également à l’ordre du jour.
Les Chefs d’Etats ont ainsi décidé de suivre une nouvelle feuille de route, dont le contenu n’a pas encore été précisé, et qui, virtuellement, renvoie sine die le lancement de cette monnaie commune. Le Sommet s'entend ainsi pour « différer, à une date ultérieure, le lancement de la monnaie unique », tout en prenant en compte la dynamique, originellement impulsée dans les pays de l’Uemoa (Pays Franc CFA), pour réformer leur monnaie.
L'adoption de l'ECO est rendue d'autant plus difficile que les pays ont peu avancé dans la préparation structurelle de leur économie à la monnaie commune, selon les propres critères définis par la Cedeao (rappelons que seul le Togo répond à ces critères de convergence, à ce jour).
Notons par ailleurs, que des pays non-Franc (ZMAO), nommément le Nigeria, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, et la Sierra Leone ont amorcé des politiques économiques, orientées vers ces critères de convergence.

La faute à la Covid ?
Il faut également relever l’impact négatif qu’aura eu la crise de la Covid-19, somme toute imprévue, sur les économies et la gestion publique des Etats. La pandémie a généré d’importantes difficultés économiques et financières à tous les pays (la plupart vont perdre plusieurs points de croissance cette année), imposé un certain repli sur soi, et mis les administrations face à de nouvelles urgences.
En conséquence, il a d'ailleurs été décidé d’exempter les Etats-membres du respect des critères de convergence macroéconomique en 2020.
Vers un nouveau pacte de convergence
Les chefs d’Etats ont cependant rappelé « leur détermination à respecter les critères de convergence avant la création de la monnaie unique ». Dans cette perspective, on devrait notamment aller vers un nouveau pacte de convergence et de stabilité macroéconomique, pour l’adoption de la monnaie unique, suivant la prochaine feuille de route.

Ce report, avec le choix de « l’approche graduelle pour le lancement de l’ECO », devrait permettre d’apaiser les tensions entre différents pays, notamment vis-à-vis du Nigeria (70% de l’économie de la Cedeao). En effet, le président Buhari n’a pas manqué de montrer ses « inquiétudes », quant à la direction que prenait l’ECO dans les pays-Uemoa qui, l'an dernier, ont semblé avancer vers l'adoption « de manière unilatérale » d'une nouvelle monnaie en remplacement du CFA.
Ayi Renaud Dossavi
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C’est la fin de mission pour Marc Vizy, ambassadeur de France au Togo. Arrivé au terme de son mandat diplomatique, ce dernier, après trois années d’exercice dans le pays, a été faire ses adieux et livrer ses impressions au Premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou.
C’était au cours d’une audience, que lui a accordée hier mercredi, le chef du gouvernement togolais. La rencontre fut l’occasion de faire une rétrospective des grands axes de coopération entre le Togo et la France. Au cours des dernières années, l’engagement de Paris s’est renforcé dans plusieurs domaines notamment économique, sécuritaire et social. Dans la même dynamique, l’Agence Française de Développement (AFD) a intensifié ses actions à l’endroit des populations surtout rurales.
Du reste, en ce qui concerne le climat sociopolitique du pays, le diplomate sur le départ, a pu apprécier que « le Togo a retrouvé aujourd’hui une certaine tranquillité politique », après les événements de fin 2017 qui se sont finalement traduits par une série d’élections, législatives, municipales et présidentielles.
Marc Vizy a été, à ce jour, le 18è ambassadeur français en mission au Togo.
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Au Togo, des exploitants agricoles, maraîchers, des coopératives ou des particuliers pourront bénéficier de kits d’irrigation solaires, dans le cadre du projet de fourniture et d’installation de kit d’irrigation solaire.
Un programme porté par le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage du risque (MIFA) et l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), et qui consiste à accorder aux bénéficiaires un prêt.
Le crédit dont le montant doit être compris entre 1,5 et 3 millions FCFA à en croire les promoteurs, sera remboursé sur 03 ans aux conditions suivantes : 1,5 million FCFA sans intérêt et le reliquat au taux d'intérêt de 11%.
Les personnes ou groupements intéressés devraient soumettre leur demande en renseignant ce formulaire et en l’adressant à l’adresse électronique Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou en le déposant au secrétariat de l'ONG JVE.
Séna Akoda
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Au Togo, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) mène depuis quelques mois, une vaste campagne de formation à l’égard des personnes responsables des marchés publics.
Ainsi, depuis lundi 07 septembre 2020, elle forme les membres de gestion des marchés publics du Programme d'Appui aux pistes Rurales (PAPR) aux procédures de passation, d'exécution et de contrôle des marchés publics.
Le même jour, elle a fait, à la faveur d’un atelier organisé par le ministère de l'administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales à l’égard des 117 maires du Togo une présentation sur les marchés publics. Un mois plus tôt, la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics (DNCMP) et l’ARMP entretenaient les conseillers municipaux sur la gestion des marchés publics au sein de leurs collectivités locales.
Les cadres de la compagnie pétrolière T-Oil ainsi que les membres des commissions de gestion des marchés publics de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) ont aussi tiré parti du programme de formation que déroule l’ARMP.
In fine, l’objectif est de réduire au minimum voire d’enrayer les déviances qui ont cours dans ce domaine, notamment les pots de vin, les rétro-commissions et autres, que favorisent les recours répétés aux ententes directes ou aux gré-à-gré.
Séna Akoda
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Ce mercredi 09 septembre 2020, le ministre togolais de l’agriculture, Koutéra Bataka, a présenté aux acteurs et investisseurs du monde entier, les opportunités d’investissement dans le secteur de l’agrobusiness au Togo, ainsi que les chaînes de valeurs-clés, axées sur l’exportation du secteur agricole national.
Cette présentation sur les secteurs porteurs du pays se fera, à la faveur d’une session thématique, dans le cadre du Forum mondial pour l’agriculture africaine (AGRF 2020).
La rencontre virtuelle de 4 jours (Covid-19 oblige), s’est ouverte mardi, et réunit les acteurs du secteur, les investisseurs et personnalités publiques. Cette dixième édition est organisée par le Rwanda.
Notons que, le ministre qui porte le visage du secteur agricole devrait également faire un gros plan sur 5 PME togolaises à fort potentiel ; des entités spécialisées dans les secteurs du soja bio, du cajou et de la mangue.
Consulter ce lien pour participer à la session.
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