Mis sur orbite il y a seulement deux ans, CanalBox est le nouvel objet d’attraction de l’internet au Togo, affichant une croissance quasi-météorique. Parmi les quatre fournisseurs d'accès internet (FAI) fixe sur le marché, CanalBox, nom de commercialisation de la fibre optique à domicile du Groupe Vivendi Africa (GVA, a presque ravi la vedette à ses concurrents, tant sur le nombre d'abonnés que le chiffre d'affaires. Face à Togo Télécom, l’opérateur historique, GVA qui n’a fait son entrée sur le marché togolais qu’en mars 2018 est en ballottage avec des perspectives nettement plus favorables sur la fibre optique à domicile.
En 2019, le nombre d’abonnés du FAI est passé de 1 180 en 2018 à 5 945, soit une hausse de 404%, selon le dernier rapport de l’Autorité de régulation des télécoms (ARCEP) sur l’évolution des marchés régulés (Postes et communications électroniques). Alors que celui de Togo Télécom sur le segment de la FTTH (fibre optique à domicile), également en forte hausse de 233%, se situe autour de 6 800 abonnés.
Chiffre d’Affaires en hausse
Dans la lignée de ces voyants positifs, les conquêtes au niveau des abonnés rejaillissent également en termes de chiffre d’affaires, qui pour Canalbox, a tout autant connu une hausse vertigineuse de près de 400% (397% précisément). Les ventes du dernier FAI à s’implanter au Togo, passant de quelque 200 millions FCFA en 2018, à un peu moins de 1,2 milliard FCFA en 2019, selon l’ARCEP.
Ainsi, sur la période, les recettes de Canalbox montent vite, alors même que celles de ses adversaires baissent, ou croissent moins vite, à l'instar de Teolis (société togolaise entrée sur le marché à peu près à la même époque), qui connaît pour sa part une hausse de 83%.
Le contraste est encore plus marqué avec des acteurs plus anciens : CAFE informatique a accusé une baisse de 18%, et Togo Telecom de 9,1% sur son chiffre d’affaires. Bien que, en termes de part de marché au niveau du parc abonnés global sur l’internet fixe, toutes technologies confondues, Togo Telecom est encore loin devant, et connaît également une augmentation de son nombre d’abonnés.
L’un dans l’autre, pour CanalBox, ces succès semblent consolidés par l'amélioration de son offre et du rapport qualité-prix. En effet, en 2019, la filiale du Groupe français a introduit une nouvelle offre, et augmenté la capacité d’une offre existante « tout en gardant inchangé le tarif », constate l’ARCEP. Avec une puissance de l’offre premium qui a été augmentée de 30 à 50 Mb/s pour tous les abonnés (avec un prix resté à 30 000 FCFA/mois), et en milieu d’année, le lancement de START, une offre au prix de 15 000 FCFA/mois pour une vitesse de 10 Mb/s.
Pour rappel, au Togo, le nombre d’abonnés à l’internet fixe est passé d’un peu plus de 26 000 en 2018 à près de 32 000 en 2019, marquant une hausse annuelle d’environ 22%. Une évolution tirée notamment par les nouveaux FAI, Teolis et, surtout, Canalbox.
Ayi Renaud Dossavi
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Le bras de fer entre l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) et le duopole Togocel et Moov a connu un nouveau rebondissement, quelques jours seulement après une première mise en demeure qui a obligé les opérateurs à tenter une mise aux normes.
Épinglés pour des pratiques tarifaires inter-réseaux jugées anticoncurrentielles, les deux opérateurs téléphoniques ont procédé à une baisse de 20 FCFA/minute de leurs tarifs inter-réseaux tout en augmentant de 10 FCFA/minute, leurs tarifs intra-réseaux.
Une pratique qui n’a pas du tout été du goût du régulateur qui une nouvelle fois, a sommé les deux opérateurs téléphoniques de s’expliquer sous 24 heures. L’institution n’exclut d'ailleurs pas la perspective de recourir à des moyens de pression qui pourraient se révéler plus contraignants. « L’ARCEP exercera tous les pouvoirs que lui confèrent ses prérogatives en vertu du cadre légal et réglementaire pour que l’alignement des tarifs « on-net/off-net » ne serve pas de prétexte à une augmentation de tarifs intra-réseaux », a-t-elle averti.
Séna Akoda
Il s’est ouvert ce lundi 23 novembre à Lomé, le 4ème cycle des consultations germano-togolaises.
La rencontre de deux jours, réunit des officiels togolais et des diplomates allemands, en vue d’examiner en long et en large l’état actuel et les perspectives de la coopération entre les deux pays.
Pour le gouvernement, il s’agit notamment de « renforcer l’impact de la coopération entre les deux pays » et opérer « un recentrage de celle-ci autour de thématiques clés en lien avec la feuille de route gouvernementale ».
Diversifiée et de longue date, cette relation bilatérale porte particulièrement, depuis quelques années, sur plusieurs axes prioritaires comme la gouvernance locale et la décentralisation.
Deux projets d’envergure sont notamment en cours d’exécution, entre les deux pays : le Programme d’appui à la décentralisation au Togo (PAD) conduit par la KfW et le Programme décentralisation et gouvernance locale (ProDeGoL) piloté par la GIZ.
Selon les données officielles, depuis la reprise de la coopération entre Lomé et Berlin en 2012, l’Allemagne a injecté près de 265 millions €, investis dans différents domaines.
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Les startup de l’espace UEMOA ont l’opportunité de se partager une cagnotte de 193 millions FCFA mise en jeu par la commission de l’institution communautaire en prenant part à la compétition dénommée « Tremplin UEMOA Startup 2020 ».
Jusqu’au 30 novembre prochain, les jeunes entrepreneurs du Togo, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger et du Sénégal vont rivaliser pour se tailler des places parmi les meilleurs de l’union. Le Concours qui a, à la fois, une dimension communautaire et nationale, a pour objectif de soutenir les efforts de promotion d’un entrepreneuriat moderne et innovant et d’accélérer le développement des startups de l’espace communautaire de l’UEMOA, indique-t-on.
« Plus spécifiquement, le Concours vise à identifier, récompenser et accompagner les meilleures startups qui se démarqueront par la pertinence de leur activité et de leur impact sur l’économie verte, ainsi qu’à stimuler les structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat ».
Au total, les 05 meilleures startups de l’espace UEMOA vont empocher 60 millions FCFA, 24 jeunes à l’échelle communautaire à raison de 03 jeunes entrepreneurs par pays s’en tireront pour leur part, avec en tout, 120 millions FCFA.
Selon les informations, cinq (05) primes d’Excellence d’un montant de deux millions F CFA (2 000 000 F CFA) chacune, soit 10 millions FCFA en tout, sont prévues pour les structures d’accompagnement ou de promotion de l’entreprise ayant soumis le dossier d’un lauréat d’un prix d’excellence.
Les structures d’accompagnement des lauréats de prix d’encouragement ne seront pas en reste. Des primes d’Encouragement d’un montant d’un million F CFA (1 000 000 F CFA) sont annoncées pour 03 d’entre elles. Voici les conditions et modalités de participation à cette compétition, la toute première dans l’espace communautaire.
Trois mois après la reprise de ses vols internationaux mettant fin à une longue période où ses avions ont été immobilisés au sol pour cause de Covid-19, la compagnie panafricaine Asky Airlines élargit sa flotte avec l’acquisition de son 4è Boeing 737-800.
Avec cette acquisition effectuée auprès de son partenaire Ethiopian Airlines, la compagnie aérienne basée dans la capitale togolaise porte sa flotte à 10 avions dont cinq 737-700, 04 Boeing 737-800 et un Dash 8-400.
L’appareil réceptionné par Asky a une capacité de 151 passagers, apprend-on, avec 135 en classe Économique et 16 en classe Affaires. Sa mise en service devrait permettre à la compagnie de reconstituer et consolider son réseau, alors qu’elle a renoué avec la quasi-totalité de son réseau d’Afrique centrale et de l’Ouest qui comprend plus d’une vingtaine de dessertes.
Hormis des opérations de cession d’avions entre les deux compagnies, il est à rappeler qu’Ethiopian Airlines est un partenaire stratégique d’Asky Airlines et qu’ensemble, les deux compagnies ont récemment remis au goût du jour la liaison directe Lomé-Newark et Lomé New York.
Séna Akoda
L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) se dote d’un logo, à la suite d’un concours ouvert du 29 octobre au 13 novembre 2020, « pour rendre son identité visuelle conforme à sa dénomination. »
D’après Michel Galley, DG de l’autorité régulatrice, c’est un logo qui véhicule un message dans lequel « l’ARCEP se reconnaît car il reflète les missions de l’institution ». Notamment celle « d’organiser le marché, de façon à créer les conditions d’une concurrence effective, loyale, équitable et durable pour les réseaux et services de communications électroniques dans l’intérêt des utilisateurs », précise-t-il.

Il s'agit d’un cercle décomposé en deux demi-cercles avec un point au centre, qui s’apparente à un œil pour représenter l’instance régulatrice qui veille à ce que les acteurs exercent leurs activités en se conformant au cadre juridique et réglementaire (lois et cahiers de charges).
De fait, si la partie supérieure du cercle représente l’autorité qui veille à l’instauration d’une relation saine, équitable et durable entre les différents acteurs du secteur, celle inférieure fait référence aux acteurs du secteur des communications électroniques et des postes à savoir les opérateurs, les utilisateurs (entreprises et particuliers) incarnés par un ensemble de courbes fines qui entretiennent, entre elles des liens étroits.
Surtout, la complémentarité entre le demi-cercle épais et les demi-cercles fins dans la partie inférieure qui ne se séparent jamais signifie que l’un ne peut exister sans l’autre, indique Hervé Pana, Conseiller en Communication au Ministère des Postes, de l’Économie Numérique et de la Transformation digitale.
Le logo, convient-il de noter, a été dévoilé après l'annonce ce vendredi 20 novembre 2020 au siège de l'ARCEP, des résultats de la compétition qui a permis d’enregistrer 678 candidatures dont 665 du Togo.

A l’issue de l’évaluation, Jean Cleber Amela, jeune étudiant à l’Institut des Sciences de l’Information, de la Communication et des Arts (ISICA) décroche le 1er prix doté de 3 millions FCFA, suivi de Adjata Kwassi Aggrey Jerôme, 1,5 million FCFA et Honore Kossi Eklou qui empoche 500 000 Francs CFA.
Séna Akoda
Avec une contribution de près de 40% au Produit Intérieur Brut (PIB), le secteur agricole dont le potentiel est de plus en plus valorisé ces dernières années, est le premier pourvoyeur d’emplois de l’économie togolaise. En 2019, il a permis de créer 222 698 emplois, avec dans les détails, 199 018 permanents et 23 680 temporaires.
Ainsi, le secteur concentre, à lui seul, 60% des 379 017 emplois générés l’an dernier, indiquent de nouvelles statistiques publiées par l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) ce jeudi 19 novembre 2020, dans l’édition 2019 du rapport sur le Système d’Informations sur le Marché du Travail (SIMT). Une dynamique entretenue grâce à un foisonnement d’initiatives.
Une batterie d’initiatives
Le Togo qui a opté pour une refonte de sa politique agricole afin de tirer meilleur parti de son potentiel agricole et de mieux faire face au problème d’emploi des jeunes, a mis en place divers mécanismes d’accompagnement des jeunes vers ce secteur.
Notamment le Projet d’Appui à l’Insertion et à l’Employabilité des Jeunes dans les Secteurs Porteurs –PAEIJ-SP), le Projet National de Promotion de l’Entreprenariat Rural (PNPER), le Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ), le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risque (MIFA), AGRISEF.
En outre, dans sa vision de contrer le chômage et le sous-emploi par la réalisation d’une meilleure adéquation formation-emploi, le pays qui mise sur l’installation des agropoles pour amorcer la phase de transformation agro-industrielle, a pris le mal à la racine. Plus précisément avec l’installation des Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) pour des cours pointilleux en aquaculture ou en élevage et l’Institut Supérieur des Métiers Agricoles (ISMA) de l’Université de Kara, alors que d’un autre côté, des initiatives sont menées en vue de mécaniser cette agriculture qui s’exerce encore quasiment à capacité et rendement humains.
La dynamique maintenue
Lomé s’est doté d’une vision quinquennale de développement 2020-2025. Avec cette feuille de route, le gouvernement togolais compte maintenir la dynamique vertueuse, à en croire Victoire Tomégah-Dogbé, alors qu’elle prenait part hier à un webinaire sur « les emplois liés à la terre pour les jeunes ».
« La création d’emplois pour les jeunes demeure une priorité de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Notre pays le Togo bénéficie d’un climat de paix et de stabilité qui permet de faire des réformes voire de les accélérer au bénéfice des jeunes. L’objectif étant de créer des emplois pour notre jeunesse. Et nous pensons que l’entrepreneuriat agricole paraît comme le créneau porteur », a-t-elle déclaré, pour réitérer l’attention que les autorités semblent accorder au secteur agricole.
Il est à noter que fort des 142 599 emplois créés sur la période sous revue, le Ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat et de la Jeunesse (MDBAJ), portefeuille préalablement occupé par le Premier ministre, se positionne comme le 2ème pourvoyeur d’emplois au Togo.
Séna Akoda
Alors que le déploiement de la 4G peine à convaincre, Togocel a reçu le feu vert des autorités togolaises pour expérimenter la 5G, a appris Togo First.
Le leader du marché de la téléphonie mobile au Togo, passé en novembre dernier dans le giron du Malgache Axian et du fonds d’investissement Emerging Capital Partners (ECP), est ainsi le premier du duopole Togocel-Moov à obtenir ce sésame. Dans leur agenda, les nouveaux propriétaires de Togocel qui détient 63% des parts de marché de la téléphonie mobile prévoient d’entamer le tour de chauffe au plus tard en 2021.
Cette autorisation devrait permettre à l’opérateur togolais, d’effectuer dans des conditions réelles, avec de vrais équipements réseaux, un test grandeur nature de la 5G.
Cette acquisition vient s’aligner sur les ambitions du Togo de moderniser et démocratiser l’accès à l’internet, et de devenir une référence régionale dans le digital sur les 5 prochaines années.
En effet, porté par le déploiement et la commercialisation des technologies 3G et 4G, le taux de pénétration de l’Internet fixe et mobile, toutes technologies confondues, est passé de 49,5% en 2018 à 61,7% fin 2019. Une tendance haussière induite notamment par la croissance du taux de l’internet haut débit fixe et mobile qui a atteint 43,96% en 2019 contre 34,26% en 2018, soit une augmentation de 9,7 points de pourcentage.
Avec le développement futur de la 5G, un tournant décisif est ainsi amorcé au Togo dans l’écosystème du numérique. Aussi selon certains experts, cette technologie qui se sert essentiellement des relais antennes, peut s’avérer comme un palliatif aux problèmes d’ordre technique, rencontrés souvent dans le déploiement de la fibre optique à l’intérieur du pays notamment.
Du reste, l’obtention de ce « pré-permis » vient valider le programme de développement, d’Agou Holding (actionnaire majoritaire), qui, lors de la prise de contrôle du Groupe Togocom, annonçait un plan d’investissement de près de 245 millions d’euros (160 milliards FCFA) qui s’étend sur une période de 7 ans.
Avant ce qui serait une réelle phase d’expérimentation pour le Togo, des pays sur le continent comme l’Algérie, la Tunisie ou encore le Sénégal ont, dans la même veine, lancé des programmes expérimentaux de la 5G.
En Afrique, en 2018 déjà, le Lesotho par l’opérateur Vodacom, avait en effet lancé le tout premier réseau commercial de la 5G.
Junior Atiglo-Gbenou
Au Togo, l’opérateur télécom Moov réajuste ses tarifs, suite à la récente mise en demeure de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).
En effet, l’Autorité de régulation des télécoms au Togo, avait épinglé les deux acteurs de la téléphonie mobile du pays, pour différenciation tarifaire (entre les communications intra-réseau et inter-réseau), pouvant entraver la libre concurrence.
En réponse, la direction générale de Moov annonce « de prochaines modifications sur nos grilles tarifaires», dans un récent communiqué. La nouvelle tarification, qui entre en vigueur à partir de ce vendredi 20 novembre 2020, devrait notamment prendre en compte, « le coût de terminaison d’appel entre les deux opérateurs mobiles et les attentes des consommateurs liées au contenu des offres. »
Outre un tarif unique (quelles que soient les destinations en local), la nouvelle grille « octroie des minutes d’appels vers tous les réseaux nationaux » pour les forfaits, poursuit notamment la filiale du groupe Maroc Telecom.
De son côté, l’opérateur Togocom, également épinglé par l'ARCEP, n’a pas encore annoncé de mise à jour de ses frais.
Ayi Renaud Dossavi
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L’Ecole Nationale d’Administration (ENA) amorce, à l’image des deux universités publiques du Togo, l'Université de Lomé et celle de Kara, sa transition digitale et le bureau du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD-Togo) va l’accompagner dans ce processus.
L’institution dirigée depuis peu par Prof Adamah Kpodar, va bénéficier d’un appui de l'organisme onusien évalué à 300 millions FCFA sur trois ans. Les ressources à débloquer ne seront pas affectées uniquement à la mutation digitale. Elles devraient en outre, permettre de soutenir l’ENA dans le cadre de sa réforme institutionnelle, organisationnelle et pédagogique, fait savoir Aliou Dia, Représentant-Résident du PNUD au Togo.

Rappelons que cet appui intervient après celui accordé à l’Université de Lomé en guise de soutien à la transition numérique dans laquelle elle s'est engagée. Le temple du savoir avait bénéficié d’un lot de matériels informatique et audiovisuel d’un montant de 250 millions FCFA, constitué entre autres, de serveurs d’ordinateurs et de microphones.
Séna Akoda
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