Togo First

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Il ne faut pas s’attendre à des vaccinations de masse contre la covid-19, avant au moins la deuxième moitié de l’année 2021, selon l’OMS.

« Il est peu probable de s’attendre à une vaccination généralisée avant le milieu de l’année prochaine », a déclaré Margaret Harris, porte-parole de l’organe onusien, en fin de semaine dernière.

Les essais cliniques toujours en cours sur les potentiels vaccins devraient retarder le démarrage d'une éventuelle vaccination de masse contre la pandémie (jusqu’à mi-2021), précise l’institution. En effet, la phase 3 des essais cliniques, est une partie qui prend du temps, et exige de vérifier que la substance biologique active soit efficace et sûre (ce processus peut prendre des mois, voire des années).

Notons que plusieurs vaccins sont entrés dans cette dernière phase d’essai, notamment ceux des compagnies AstraZeneca (Angleterre), en collaboration avec l’Université d’Oxford, Moderna alliée au NIH (Institut National d’Hygiène américain), et l'alliance Pfizer/BioNTech.

 1 BioNtech

En attendant, vivre avec le virus

Dans cette période, les pays sont donc tenus de gérer la pandémie au mieux, et d’en contrôler la propagation, ainsi que le précise, au Togo, la Coordination nationale de riposte contre la maladie, qui incite à « apprendre à vivre avec le virus ».

A ce jour, le Togo dénombre au total 1513 cas cumulés de Covid-19, pour 34 décès et 1127 guéris. L’Afrique, largement moins touchée que les autres régions du monde, dénombre officiellement 1,32 million de cas cumulés pour près de 32 000 décès officiels (l’Afrique du Sud concentre à elle seule 640 000 cas).

Au niveau mondial, on compte 27,77 millions de cas, principalement dans les foyers des USA, Inde et Brésil.

Ayi Renaud Dossavi

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Si les médias sociaux étaient une classe, Facebook serait de loin le premier au Togo. La plateforme créée en 2004 par Mark Zuckerberg dans les cabines d’Harvard totalise 80% des visites sur les médias sociaux entre août 2019, et août 2020, selon des statistiques de StatCounter, une compagnie basée à Dublin, spécialisée dans la mesure du trafic sur un site Web. 

1 Social media

Facebook est surtout propulsé par l’utilisation du mobile. Uniquement sur les terminaux mobiles, la plateforme s’arroge 84% des visites sur les réseaux sociaux.

2 mobile media
Le classement de Pinterest en deuxième position, avec un taux de visite dans le sillage de 9%  reflète  une professionnalisation de l’utilisation des médias sociaux, en lien avec l'émergence de nouveaux métiers dans le multimédia, et la montée en flèche de la vente via Facebook et WhatsApp. D’autant plus que sur Desktop, le trafic du réseau de partage de photographie pour pro est multiplié par 2,5.

3 desktop media
Presque à l’opposé, l'effet bling bling est entretenu par un autre service de partage de photos et de vidéos, clairement moins professionnel. Mais les influenceurs d’Instagram qui arrive à la troisième loge, drainent un peu plus de foule que les vidéastes ou vloggeurs de YouTube. Déphasage du contenu ? goût moins prononcé pour de nouvelles connaissances ?  Ressources d’accès peu limitées ? Le site web d’hébergement de vidéos appartenant à Google a moins attiré, révèle StatCounter, surtout via Mobile.

Malgré l’amélioration de la connectivité avec la fibre optique à domicile de Canalbox et Togo telecom, ou encore les efforts de déploiement de Téolis, les déboires (coûts, et qualité) sur la data mobile ont peu encouragée la Webosphere togolaise à aller vers les contenus vidéos de longue durée comme ceux proposés par Youtube, source intarissable de connaissances. 

C’est peu dire lorsqu’on met en perspective le trafic de Twitter, la plateforme sociale la plus utilisée par les autorités togolaises. Le réseau social à l’oiseau bleu intéresse peu les internautes togolais. Il ne représente que 1% de l'utilisation des medias sociaux.
Si Twitter est à la traine, LinkedIn ne fait pas mieux. Le réseau professionnel, sous le giron de Microsoft depuis son rachat,  est également très peu consulté au Togo. Seulement 0,12% des utilisateurs de médias sociaux s’en sont servi entre depuis août 2019. Fin août, son trafic était encore en baisse.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, près de 6,5 millions de moustiquaires à imprégnation durable (MID) vont être distribuées sur toute l'étendue du territoire national, dans le cadre de la lutte contre le paludisme.

Pour le pays, cette distribution gratuite marque la poursuite de sa politique de riposte contre la maladie parasitaire, endémique dans toute la zone subtropicale.

La Campagne, dont les dates précises et le chronogramme n’ont pas encore été communiqués, sera la quatrième du genre. L’initiative au plan national se fait selon les recommandations de l’OMS à cet égard.  

En effet, « dans les recommandations de l’OMS, il est prévu de renouveler les moustiquaires chaque trois ans. Parce que l’insecticide qui est imprégné sur la moustiquaire a une durée de vie de trois ans, donc la moustiquaire après trois ans se détériore », souligne Dr Tinah Atcha-Oubou, Coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). « En 2017, nous avons eu à faire une campagne et nous sommes en 2020 et nous voulons répondre à ce rendez-vous de trois ans ».

Plus largement, notons que cette campagne s’inscrit dans la lutte contre les maladies tropicales et autres défis de santé publique. A cet effet, il faut rappeler que le Togo a été récemment reconnu par l’OMS, pour avoir complètement éliminé la Trypanosomiase humaine africaine (THA) ou « maladie du sommeil » de son territoire.

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Au Togo, les acteurs des filières Anacarde, Karité et Soja se familiarisent avec les fondements de l'entrepreneuriat agricole. Les travaux se tiennent en deux temps : ces 7 et 8 septembre à Kara (412 km de Lomé), pour les acteurs des régions Kara, Savanes et Centrale ; puis les 10 et 11 septembre à Atakpamé (161 km de Lomé), pour les ceux des régions Plateaux et Maritime.

Organisées par la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCIT), avec l’appui technique du gouvernement, ces sessions s’inscrivent dans le programme du cadre intégré et renforcé (CIR), et visent à sensibiliser, former, et fournir un appui-conseil en matière d'entrepreneuriat agricole, à quelque 70 agro-entrepreneurs.

Notons que le Soja et le Karité comptent parmi les filières porteuses pour les jeunes togolais, selon la Banque mondiale. En particulier le Soja (bio) fait l’objet d’attentions soutenues dans le pays, qui s’est positionné comme premier exportateur de bio vers l’Europe.

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Le Togo reste à ce jour le pays le plus diversifié, en matière d’exportations, dans l’espace Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine).

En effet, une récente note de la Banque centrale (BCEAO), confirme que le pays présente toujours le plus haut niveau de diversification des exportations, devant le Sénégal. Le moins performant dans l’Union, selon ces paramètres, étant la Guinée-Bissau (fortement spécialisée sur les ventes de noix de cajou). Une tendance qui reste stable depuis plusieurs années.

Cette diversification, explique l’organe d’émission communautaire, s’évalue par le biais d’un outil (l'évolution de l'indice de diversification de Theil), qui prend en compte le nombre de produits exportés par un pays et le degré de concentration de la structure des exportations sur quelques produits. Selon ce critère, plus les valeurs sont faibles, plus la diversification des exportations est forte.

Ainsi, le Togo obtient un indice de 0,99 (le plus bas de l’Union, ses exportations se sont même sensiblement diversifiées, au fil des années, l’indice était à 1, pour 2018). Le Togo est suivi du Sénégal (1,14) ...

En comparaison, la Guinée-Bissau a un indice de 2,91 et la Côte d’Ivoire, principale économie de l’Union, présente un indice de 1,37.

Plus globalement, dans les pays de l'Union, on relève une situation quasi-stable, en matière de diversité des exportations (en comparant la 2016-2019 à 2012-2015), à l’exception de la Guinée-Bissau, et du Burkina.

Ayi Renaud Dossavi

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Autrefois réservé aux étudiants exclusivement, le projet Galilée qui dote ses bénéficiaires d’un ordinateur neuf au prix subventionné de 110 000 FCFA, est désormais étendu à tout le secteur de l’éducation.

Au lieu de débourser 250 000 FCFA pour acquérir un ordinateur neuf qui répond à certaines spécifications techniques, les acteurs des enseignements primaire et secondaire publics, établissements privés d’enseignement supérieur, enseignants et personnels issus du secteur de l’éducation devraient donc payer deux fois moins.

L’information a été rendue publique après la visite du Prof Koffi Akpangana, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche à NEACOM-PS, le prestataire retenu pour fournir des ordinateurs dans le cadre du projet Galilée « un étudiant, un ordinateur ».

Notons qu’hormis cet avantage d’acquérir un ordinateur portable neuf à un prix subventionné payable après un dépôt de 50 000 FCFA, (le reste étant échelonné sur 12 mois), l’étudiant bénéficie d’une connexion à l’internet.

Galilée est une initiative gouvernementale qui s’inscrit en ligne droite de l’ambition des autorités togolaises de digitaliser l’enseignement supérieur à l’aune du Système Licence-Master-Doctorat.

Séna Akoda

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Alors qu’il était attendu pour cette année 2020, Eco, la nouvelle monnaie ouest-africaine ne pourrait voir le jour que dans 03 ou 05 ans.

Cette annonce a été faite par Alassane Dramane Ouattara (ADO), de retour de la 57ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO qui s’est tenue lundi à Niamey. « L’ECO en tant que monnaie scripturale ou fiduciaire ne pourra pas voir le jour avant une période de trois à cinq ans », a-t-il déclaré.

D’ici-là, le FCFA demeurera en vigueur, quand bien même Emmanuel Macron avait acté sa fin. « Pendant cette période, bien évidemment, nous continuerons d’utiliser le franc CFA », dit ADO, qui maintient que « c’est une bonne monnaie, appréciée de tous et surtout des pays voisins ».

Ce report de la mise en œuvre de l’Eco ne fait toutefois pas l'effet d'une bombe. Il était assez prévisible au regard des multiples sujets qui empêchent une convergence des points de vue au sein du bloc sous régional, comme le taux de change « parité à l’Euro ou flexibilité ».

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Dans une interview accordée en octobre 2019 déjà, à La Tribune Afrique, l'éminent économiste Carlos Lopes a déclaré : « Je reste convaincu que l'Eco ne verra pas le jour en 2020, comme cela a été annoncé, car les conditions techniques ne sont pas réunies ».

Quelques évolutions

Il y a lieu de faire observer que si toutes les difficultés n’ont pas été aplanies, le report de l'opérationnalisation de l’Eco est un pas en avant pour la CEDEAO et une réponse à Muhammadu Buhari qui déplorait la volonté des Etats de l’UEMOA de procéder à une mise en œuvre unilatérale de cette monnaie et demandait expressément son report.

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Par ailleurs, l’épineuse problématique du taux de change sur laquelle le bloc sous régional apparaissait totalement divisé, semble également avoir trouvé une solution, selon les déclarations du président ivoirien. « Quand l’ECO sera arrêté, nous pourrons rentrer dans une évolution vers un taux de change flexible et avoir une banque centrale fédérale », a-t-il souligné.

Mais un défi de taille !

Le prochain défi à relever dans la marche vers une politique monétaire commune au niveau de la Cedeao devrait consister à mettre en œuvre les critères de convergences macroéconomiques. Un véritable pari à relever, les économies ouest africaines n'étant pas suffisamment intégrées, hormis la zone UEMOA, de l’avis de certains experts.

Séna Akoda

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Le Togo est (toujours) le seul pays de la zone Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), à respecter les critères de convergences, pour l’adoption de l’Eco, future monnaie unique de la Zone.

Le pays d’Afrique de l’ouest a été de nouveau reconnu pour cet effort, à la faveur du 57è sommet des Chefs d’Etats et de gouvernement de la sous-région, au Niger, auquel a pris part le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.

Rappelons que ces critères, pour les 15 Etats de la zone, sont notamment : rester en dessous de 3% de déficit, de 10% d’inflation, et un ratio Dette/PIB inférieur à 70%. D’autres facteurs sont également considérés pour l’implémentation de la monnaie, dont la lutte contre l’insécurité et la collaboration entre les pays membres de la communauté.

Ainsi, pratiquement un an après que la question de l’Eco ait agité le devant de la sphère politique et intellectuelle sous-régionale, peu d’avancées semblent avoir été réalisées de part et d’autre, et Lomé apparait toujours comme le plus “préparé”, pour se lancer dans cette aventure, au vu des critères actuels. Le projet aura été notamment éclipsé, par des challenges macro- et micro-économiques plus prégnants (dans le sillage de la Covid-19, qui a entrainé un repli des pays sur eux-mêmes, avec la fermeture des frontières, un fort ralentissement des échanges, et l’allocation des ressources des Etats, à des questions plus urgentes).

Ayi Renaud Dossavi

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117 élus locaux sont réunis à Lomé depuis ce lundi 7 septembre 2020. Ces maires, venus des quatre coins du pays, renforcent leur capacité en matière de gestion des communes au Togo, dans une formation de deux jours autour du thème « les éléments de la gestion efficace des communes ».

Ces acteurs de la décentralisation vont ainsi travailler à améliorer la qualité de leur service, vis-à-vis de leurs collectivités. Ceci leur permettra à terme, une meilleure gestion des fonds que l’Etat va mettre à la disposition des maires, dans le courant de l’année, apprend-on.

Un fonds d’environ 2 milliards FCFA devrait ainsi être bientôt alloué aux communes, pour leur fonctionnement.

Pour le gouvernement, il s’agit également, de générer des communes qui sont des modèles, en matière de gestion efficace des ressources publiques. C’est une étape logique et importante, dans le processus de décentralisation enclenché par le pays.

Notons que ces élus locaux ont également pu échanger sur d’autres problématiques, comme la gestion de la Covid-19, le blocage des villes, ou encore les difficultés entre les maires et les chefs-cantons.

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lundi, 07 septembre 2020 18:11

Togo: 3 milliards FCFA pour les communes

Le Togo va allouer 3 milliards FCFA en faveur des 117 communes issues des élections locales tenues en 2019, a annoncé Payadowa Boukpessi, ministre en charge de la décentralisation et des collectivités locales, ce lundi 07 septembre 2020. C’était à l’ouverture d’une session de formation des maires du pays.

Ces ressources qui seront octroyées via le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT), devraient permettre aux communes d’engager des investissements communautaires et, en outre, de faire face aux charges de fonctionnement, notamment les arriérés de salaires et les indemnités des élus locaux.

Sur les 3 milliards FCFA prévus, deux vont être répartis équitablement au titre des dépenses d’investissements, et en outre, par équation en fonction de critères comme la population, l’indice de pauvreté.

Séna Akoda

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