Le Togo va bénéficier d’un appui budgétaire de 24,64 millions € (environ 16 milliards FCFA), dans le cadre de sa riposte contre le Covid-19. Cette facilité lui est accordée par la Banque africaine de développement (BAD), son conseil d’administration en a très récemment approuvé le décaissement.
Annoncé depuis le mois de juin, cet appui lui est octroyé par le biais du Fonds Africain de Développement (FAD). Dans le détail, il comprend : un prêt de 7,34 millions € et un don de 6,17 millions €, auxquels s’ajouteront 11,12 millions € de prêt de la Facilité d’appui à la transition (FAT-Pilier 1), un mécanisme de financement développé par l’institution multilatérale panafricaine, et destiné aux pays en transition.
Cette subvention devrait aider le Togo à renforcer sa résilience économique et sanitaire, et surtout contribuer à combler les pertes de recettes engendrées par les mesures de restriction et d’accompagnement mises en place par le gouvernement dès la survenue de la maladie sur le sol togolais.
Notons que deux autres pays de la sous-région ouest-africaine (le Bénin et la Guinée), ont également bénéficié de l’accompagnement de la Banque, pour un appui global de 60 millions €.
Lire aussi:
Pour accélérer sa relance post-Covid, l’Afrique de l’Ouest doit miser sur sa jeunesse (BAD)
Si le dernier classement des avocats d’affaires les plus influents du Continent, réalisé par le magazine Jeune Afrique, a permis de mettre en avant le togolais pascal Agboyibor à la 2è place de ce club très sélect, il faut noter que le top du classement est également dominé par un autre togolais : Me Séna Agbayissah, désigné par le média panafricain, avocat d’affaires le plus influent de 2019.
Me Sena Agbayissah (Chez Hughes Hubbard & Reed), 1er
Spécialiste du droit bancaire et financier, sa pratique se concentre notamment sur les marchés du carbone et le financement de projets sur le continent. Actuellement associé chez Hughes Hubbard & Reed (depuis 2012), il a été entre autres conseil du Togo dans l’arbitrage contre Bolloré devant le Cirdi. Ce juriste chevronné accompagne également l’État ivoirien dans des projets énergétiques majeurs totalisant près de 900 millions d’euros d’investissements.

Alors qu’il était 5ème dans le classement l'an dernier, il est passé premier cette année.
Pascal Agboyibor (Chez Cabinet Asafo & Co ), 2ème
Comme rappelé plus haut, celui qui dirige actuellement le Cabinet Asafo & Co, anciennement chez Orrick, est le numéro 2 au classement des avocats d'affaires les plus influents du continent en 2019.
Son nouveau cabinet, Asafo& Co. (fondé en 2019), qui comptabilise déjà, apprend-on, plus de 200 dossiers actifs, lui a permis également de décrocher la médaille d’or « Projet », de jeune Afrique.
Martial Akakpo et associés, ténors du barreau dans l’OHADA
Du côté de l’OHADA (Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, qui regroupe plus de 17 pays Africains), c’est également un cabinet togolais qui trône au sommet de la montagne. À la tête du classement 2020, on retrouve ainsi Martial Akakpo & associés.
Fondé historiquement en 1985 par Charles AKAKPO, après une longue carrière d’enseignant et de magistrat, le cabinet sera repris par son fils, Martial Akakpo, spécialisé en Contentieux international des affaires portant notamment sur le financement des entreprises et marché de capitaux.

La société traite des questions de droit des affaires et d’entreprise. Elle accompagne aussi sa clientèle sur les nouveaux marchés de l’OHADA, intervenant notamment en tant qu'expert dans le cadre d'opérations de financement effectuées au profit des sociétés togolaises par des institutions financières internationales telles que la Proparco, la Société Financière Internationale (SFl), ou encore la Banque Africaine de Développement (BAD).
En Top 5 des cabinets togolais
Outre Martial Akakpo & Associés, 4 autres cabinets togolais se retrouvent dans le top 50 des meilleurs cabinets d’avocats en droit OHADA : il s'agit de SCP Toble & Associés ( 7è ), Cabinet Attoh Messah (24è ), SCP Eli & Pierre ( 36è), Femiza & Associés (40è).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Kako Nubukpo et Pascal Agboyibor, classés parmi les africains les plus influents en 2019
Centrale Kekeli Efficient Power : Ces grands cabinets derrière les transactions
Lomé accueille la 11ème édition du Concours international Génies en Herbe OHADA
100 primo-entrepreneurs vont bénéficier d’une formation sur le site industriel d’Agbelouvé dans le cadre du programme d’incubation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT). L’institution présidée par Germain Mèba Essohouna parle d’un système de mentorat et d’un accompagnement.
Le programme va cibler des entreprises industrielles porteuses de projets de production, de transformation et de commercialisation de produits agricoles, textiles. Il va concourir à la mise en place d’un pool de PMI industrielles.
Les PMI incubées bénéficieront de partenariats avec des entreprises de transformation existantes pour leur essor. Elles auront dans la même lignée, accès à des facilités de financement du MIFA et d’autres fonds d’investissement. Notamment les chambres de commerce ou le crédit-bailleur African Lease Togo.
Avec les financements qui seront mobilisés, les entrepreneurs agricoles vont réaliser leurs projets et créer sur 03 ans, près de 30 000 emplois directs et indirects, selon la CCIT. Leurs plans d’affaires sont en cours de finalisation.
Séna Akoda
La compagnie Aérienne Asky Airlines, basée à Lomé, vient d’annoncer ce vendredi la reprise de ses vols, après plusieurs mois d’interruption à cause de la Covid-19. L’annonce survient pratiquement au lendemain, après celle de l’ouverture de l’espace aérien national, par les autorités publiques togolaises.
Dans un premier temps, informe l’opérateur à vocation panafricaine, 20 capitales africaines devraient être desservies : outre Lomé, ses vols devraient en effet opérer au départ d'Abidjan, Bamako, Bangui, Bissau, Conakry, Cotonou, Dakar, Douala, Freetown, Libreville, Lomé, Monrovia, N'Djamena, Niamey, Ouagadougou, et Yaoundé.
Déjà, dans sa note, Asky souhaite également compléter son réseau dès que possible, à un moment où les pays africains rouvrent prudemment leurs frontières aériennes, et où l'Europe évoque la possibilité d'une "deuxième vague" de Covid-19 : « Le Réseau complet de Asky se rétablira graduellement à mesure que d'autres aéroports s'ouvriront aux vols internationaux. »
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi
Togo : reprise des vols internationaux à Lomé à compter du 1er août
UEMOA : la Covid-19 a entraîné la baisse de 95% du trafic aérien
Ethiopian Airlines maintient ses vols directs vers l'Oncle Sam à partir de Lomé
Covid-19 : comment l’Aéroport de Lomé se prépare à la réouverture de l’espace aérien togolais
Cloués au sol depuis quelques mois à la suite de l’adoption des mesures de riposte à la Covid-19, les avions vont redécoller de l’aéroport de Lomé à compter de samedi 1er août prochain.
Par un communiqué diffusé ce jeudi 30 juillet, le gouvernement togolais annonce pour le 1er août, la réouverture des frontières aériennes et la reprise des vols aussi bien domestiques qu’internationaux. « Des dispositions ont été prises pour garantir aux usagers du transport aérien ainsi qu’aux populations, des conditions de déplacement conformes aux recommandations de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et de l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) », rassure Lomé.
Les passagers devront renseigner un formulaire disponible sur ce site web. L’embarquement et le débarquement des passagers dans les aéronefs sont conditionnés au renseignement obligatoire de ce formulaire, précise le communiqué.

S’agissant des passagers à destination du Togo, ils devront, excepté ceux en transit, se soumettre au test PCR Covid-19 (40 000 FCFA), payables lors de l’enregistrement sur la plateforme susvisée. Le gouvernement leur rappelle en outre l’obligation d’installer l’application mobile « Togo Safe » qui leur donnera entre autres, la possibilité de définir leur lieu d’auto-confinement.
Plus d’informations disponibles ici.
Séna Akoda
Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, annonce un bénéfice avant impôts de 170 millions $, pour le premier semestre 2020. Ceci représente une hausse de 12 %, « si l'on tient compte des effets de la conversion des devises », informe ETI.
Pour cette première moitié de l’année, les dépôts sont également revenus en hausse, avec une un booste marqué de 604 millions $ au deuxième trimestre, pour s’établir à 16,7 milliards $ en tout.
La performance est ainsi jugée « encourageante », par Ade Ayeyemi, DG de la Holding, « malgré l'impact négatif de la conversion des devises étrangères » ainsi que l’impact notable de la Covid-19 du l’écosystème financier sur l’ensemble du continent.

Rappelons que sur la même période, la Banque, comme beaucoup d’autres, a ajusté sa stratégie, pour se tourner de plus en plus vers les services digitaux : « Les clients utilisent de plus en plus nos canaux numériques, grâce à notre application mobile, Ecobank Pay, OMNI, en ligne et en libre-service sur nos distributeurs automatiques », souligne le Top management. « Le nombre de transactions dans les agences a diminué d'environ 64 % par rapport à l'année précédente, tandis que les engagements numériques ont augmenté de 56 % ».
Dans le même intervalle, les actifs du groupe ont montré une meilleure performance en zone Uemoa, avec un rendement des capitaux propres (RCP) de 19.7%, suivi de l’Afrique occidentale Anglophone (hors Nigéria), avec un rendement de 27,1%, puis l’Afrique centrale, orientale et australe (Cesa), avec 20.7 % de rendement. La zone avec la moins bonne performance, sur ce critère, étant le Nigéria, avec un rendement de 4,2%.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
32ème Assemblée générale d’Ecobank : un nouveau président à la tête du Groupe
Social : Ecobank désignée meilleure Banque citoyenne en Afrique (Euromoney)
The Nest Afrique Francophone : Ecobank promet son accompagnement financier et technique à 20 projets
Covid-19 : Ecobank annonce la gratuité de plusieurs opérations électroniques
Face au coronavirus, Ecobank-Togo recommande les Guichets Automatiques de Billets à ses clients
Togo Terminal (TT) veut passer au tout-numérique en matière de facturation des conteneurs au Port de Lomé.
La filiale togolaise de Bolloré Transports & Logistics en charge de la manutention annonce que très prochainement, elle va déployer la facturation en ligne des conteneurs à l’import en mode « dépotage au Terminal » et l’e-facturation des conteneurs à l’export. Ceci, après avoir réussi la 1ère phase consistant en la facturation en ligne des conteneurs en mode « livraison directe sur camion » et rendu obligatoire cette réforme aux opérateurs économiques.
Ce nouveau chantier qui constitue la 2è phase du processus de dématérialisation de la facturation permettra à TT d'achever sa mutation digitale. Ceci devrait entre autres, réduire le délai de traitement des dossiers de conteneurs et induire un gain de temps pour les opérateurs économiques, en ligne avec les réformes visant à faciliter le commerce transfrontalier.
Séna Akoda
Lire aussi:
La facturation en ligne des conteneurs à l’import désormais obligatoire
La Banque d’investissement de la Cedeao (la BIDC) vient de recevoir un appui financier de la France, via son agence de développement (l’AFD), à hauteur de 50 millions d’euros (32,8 milliards FCFA), pour soutenir la transition économique durable dans l’espace communautaire ouest-africain.
Cette facilité, sous la forme d’une ligne de crédit, a fait l’objet d’une signature d’accord de financement entre les deux institutions, hier, 28 juillet à Lomé au siège de la BIDC.

Par cette entente, les deux acteurs de développement veulent promouvoir une intégration économique et financière plus aboutie dans la sous-région, et ainsi contribuer à la réalisation de la vision 2030 de la CEDEAO.
Pour l'AFD, cette ligne de crédit, une première « historique », vient matérialiser son partenariat avec la Banque communautaire, qui jusqu'à présent était articulée autour d'une première subvention d'assistance technique, de "seulement" 263 millions FCFA.
« Cette convention de crédit de 50 millions € est historique. C'est la première ligne de crédit que nous signons ensemble et nous espérons sincèrement que cela marquera le début d'une longue coopération afin de vous accompagner sur d'autres secteurs », souligne Maréva MATAR, Directrice adjointe de l’AFD au Togo.
S’il s’agit globalement pour la banque communautaire de financer la transition économique durable, dans le contexte de Covid-19, dans le détail, le président de l’institution, Dr Nana Donkor, précise que ces fonds seront notamment alloués au secteur de l’énergie, et injectés en appui aux entreprises sous-régionales.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : 6,5 milliards FCFA de l'AFD, pour renforcer l'accès en eau potable
Covid-19 et finance climat : l’AFD vient en appui aux pays de l’UEMOA avec 115 milliards FCFA
Covid-19 : l'AFD débloque 141 millions FCFA, pour financer la recherche médicale au Togo
Yolim, déjà 5,5 milliards FCFA de crédits à taux zéro disponibles !
Lancé lundi 28 juillet, le programme de crédit digital à taux zéro dénommé Yolim au profit des agriculteurs togolais dispose déjà de plus de 5,5 milliards FCFA, environ 10 millions $ à distribuer.
Cette initiative qui permet d’offrir des bons d’achat électroniques d’un montant global de 96 000 FCFA, a déjà enregistré plus de 57 000 agriculteurs, d’après Cina Lawson, ministre en charge du numérique au Togo.
Le crédit que les agriculteurs inscrits ne toucheront pas en espèces, leur permettra d’acheter via les moyens digitaux. « Ce n'est pas de l'argent cash qu'on pourra aller retirer. Le crédit est sous la forme de bon à faire valoir à des lieux précis ». Aujourd’hui, nous avons 210 fournisseurs partenaires sur l’ensemble du territoire où les achats pourront exclusivement être faits », a souligné la ministre. Grâce à ce crédit, les bénéficiaires pourront également louer des tracteurs, a-t-elle indiqué.
Séna Akoda
Lire aussi:
Le Togo lance Yolim, une plateforme de crédit digital pour les agriculteurs
Les autorités togolaises ont officiellement lancé ce mardi la plateforme Yolim, un programme de crédit digital, à taux zéro au profit des agriculteurs togolais.
Cet outil, fruit d’une collaboration interministérielle (agriculture, économie numérique, finances), a été conçu dans le cadre du plan de riposte agricole lancé par le gouvernement pour voler au secours du secteur impacté par la crise du Covid-19.
Essentiellement axé sur le digital, Yolim (qui signifie en langue locale saison des pluies ou des semences) se veut un plan innovant pour améliorer l’accès des petits exploitants agricoles aux facteurs de production à travers l’achat d’intrants ou la location de tracteurs, améliorant ainsi la productivité. Les agriculteurs enregistrés par l’un des agrégateurs partenaires, disposent de bons d’achats électroniques ‘Yolim’ d’un montant global de 96 000 FCFA pour acheter leurs engrais, pesticides ou louer des tracteurs.
En plus du taux d’intérêt zéro, il permet de résoudre les problèmes de liquidités, ne nécessite aucune connexion internet (utilisable avec les réseaux Togocom et Moov) et assure surtout une traçabilité. Par ailleurs à travers cette plateforme, « le gouvernement veut également réguler le prix de labour de l’hectare sur le territoire, au vu des fortes disparités observées dans les différentes régions », précise Koutéra Bataka, ministre de l’agriculture.
« Yolim est une solution tournée vers les réalités agricoles du pays et est un exemple concret de l’accompagnement que nous apportons depuis quelques années aux différents ministères », au même titre que Eco CCP, Cizo ou Novissi, a indiqué pour sa part la ministre en charge de l’économie numérique Cina Lawson.
210 magasins sont déjà partenaires de l’opération et environ 60 000 agriculteurs ont été enregistrés pour en bénéficier.
Octave A. Bruce