Pour accélérer sa relance post-Covid, l’Afrique de l’Ouest doit miser sur sa jeunesse (BAD)

Gouvernance économique
mardi, 14 juillet 2020 11:58
Pour accélérer sa relance post-Covid, l’Afrique de l’Ouest doit miser sur sa jeunesse (BAD)

(Togo First) - Pour accélérer la reprise économique Post-Covid-19, la Banque africaine de développement incite les pays de l’Afrique de l’Ouest à s’appuyer sur leur jeunesse. Dans ses « Perspectives économiques régionales pour l’Afrique de l’Ouest 2020 », publiées en début de ce mois, l’institution panafricaine relève que la jeune population « offre un réservoir de main-d’œuvre d’intérêt stratégique, qui peut être mis au service de l’emploi et de la croissance économique, malgré une pandémie de Covid-19 qui dévaste le continent et l’économie mondiale ».

En effet, pour l’organisme multilatéral panafricain dirigé par le nigérian Adesina Akinwumi, « Compte tenu des effets de la pandémie de Covid-19, la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest, prévue à 4% en 2020 (après 3,6 % en 2019), devrait accuser une contraction de 2% de son PIB en 2020 et pourrait chuter de 4,3 % ».

Si le fardeau devrait peser particulièrement sur les pays dépendants du pétrole et du tourisme, pour les devises étrangères, la chute des recettes fiscales devrait également entraîner une forte réduction des marges budgétaires, et un plus grand déséquilibre des comptes extérieurs, ce qui contribuera à une augmentation de la dette publique

Ainsi, selon la BAD, la pandémie pourrait coûter en Afrique (notamment au Nigeria, Togo et d’autres pays du continent), la bagatelle de 236,7 milliards de PIB cumulé, sur la période 2020-2021.

AFDB

Investir dans le capital humain 

Pour puiser au mieux dans le réservoir qu’est la jeune génération, la Banque préconise l’implémentation de politiques pour améliorer les compétences, permettant à la main-d’œuvre d’Afrique de l’Ouest d’être davantage performante. Aussi, d'accélérer les progrès en matière d’infrastructures numériques, créer des mesures visant à encourager les investissements du secteur privé dans le développement des compétences, et augmenter les dépenses publiques dans le secteur de l’éducation pour adapter les qualifications au marché du travail de la région, entre autres.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Covid-19 : l’Afrique pourrait connaître une récession encore plus sévère que prévu, selon le FMI

Togo : prévision de perte de 40 % des recettes budgétaires, due à la Covid-19

La lutte contre le Covid-19 va coûter près de 5300 milliards FCFA aux pays de l'Uemoa

Togo : de 5,5 à 1%, la croissance déchue

Le Covid-19 précipitera l’Afrique subsaharienne dans sa première récession depuis 25 ans

Les impacts économiques du Covid-19 pour le Togo et ses voisins de l'Uemoa (Etude)

togofirst mobile

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.