Dans un récent communiqué, la présidence de l'Assemblée Nationale informe le public qu’elle procèdera à l'élection de son représentant au sein du comité de direction de l'Autorité de régulation des communications et des postes (ARCEP).
A cet effet, le parlement invite toute personne intéressée par ce poste à déposer son dossier de candidature sous pli fermé avec mention « candidature du comité de direction de l'ARCEP », au secrétariat particulier de la présidence au siège de l'assemblée nationale
Dans le détail, le dossier de candidature doit comporter : Une demande de candidature adressée à la présidente de l'Assemblée, une copie légalisée du certificat de nationalité togolaise, une copie de la pièce d'identité du candidat en cours de validité, une copie de la carte nationale d'identité ou passeport, un casier judiciaire datant de moins de 3 mois, un CV détaillé et actualisé, et une photo d'identité. La date butoir est fixée au jeudi 23 avril 2020 à 15h30.
Pour rappel, l'ARCEP a été créée en 1998, et est opérationnelle depuis janvier 2000. Cet organe, devant se substituer à l'ART&P, a pour fonction de réguler les marchés de communications électroniques et des postes, dans un contexte de modernité et d’évolution technologique au Togo. L'ARCEP œuvre également à créer un marché ouvert et concurrentiel pour les réseaux et services de communications électroniques au Togo.
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Le programme de transferts monétaires Novissi, lancé en milieu de semaine (ce mercredi), pour appuyer les couches vulnérables face aux mesures anti-propagation du Covid-19, compte déjà près de 30 000 bénéficiaires à ce jour.
Ainsi, selon les récentes données, le système comptabilise plus de 43 000 enregistrées, dont environ 32 000 éligibles, qui ont déjà bénéficié d’une première allocation.
Le montant total des décaissements effectués est actuellement de 185 millions FCFA, pour un programme qui devrait couter, 12 milliards FCFA dans l’ensemble.
Rappelons que ces bénéficiaires recevront, pendant toute la durée de l’état d’urgence, un soutien financier mensuel minimum de 12 250 FCFA pour les femmes et 10 500 FCFA pour les hommes. Les conducteurs de Zémidjan recevront quant à eux une aide financière de 20 000 FCFA. Toutes les deux semaines, la moitié de ce montant sera directement versée sur le porte-monnaie électronique des bénéficiaires.
Selon Marc Ably-Bidamon, ministre des mines et de l’énergie, près de 04 millions de tentatives ont été enregistrées, seulement 24h après la mise en route du programme. L’Autorité publique tire néanmoins la sonnette d’alarme sur les tentatives de fraudes, en plus d’inviter les populations à une utilisation rationnelle de ces ressources.
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En complément des mesures annoncées pour limiter la propagation du Covid-19, le groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI) rend gratuites plusieurs opérations par voie électronique, à commencer par l’utilisation de l’application Ecobank Mobile. L’information a été rendue publique ce jeudi 09 avril 2020.
Le client d’Ecobank ne devrait plus supporter de frais, en envoyant de l’argent par SMS ou par e-mail. La gratuité annoncée s’applique également au paiement des factures et à l’envoi de cartes virtuelles. Même l’envoi de l’argent de cette banque à d’autres banques est exempté de frais.
L'idée, selon la banque, est de permettre à ses clients de bien passer cette période de crise sanitaire liée au coronavirus.
En rappel, la filiale togolaise du groupe bancaire panafricain, en harmonie avec les mesures gouvernementales de riposte au Covid-19, encourage ses clients à privilégier les transactions électroniques, notamment l’utilisation des guichets automatiques de billets (GAB).
En plus de cette mesure, elle a suspendu temporairement les activités dans certaines de ses agences. Sur tout le territoire, seules 17 agences poursuivent leurs activités, dans le respect des mesures barrières, apprend-on.
Séna Akoda
Conçu et mis en œuvre pour assurer aux personnes ou familles ayant perdu leur revenu journalier du fait des mesures de riposte au Covid-19, le programme Novissi devrait coûter 12 milliards FCFA à l’Etat togolais.
Ce montant qui résulte des « prévisions » gouvernementales, selon Marc Dedèriwè Marc Ably-Bidamon, ministre des Energies et des Mines, devrait couvrir toute la période de l’Etat d’Urgence sanitaire décrétée, soit 3 mois.
Novissi, le plan d’allocation du revenu minimum de subsistance, permettra entre autres, à des conducteurs de taxi-moto d’empocher mensuellement 20 000 FCFA à raison de la moitié chaque quinzaine, aux hommes de s’en tirer avec 10 500 FCFA et aux femmes d’avoir 12 500 FCFA.
Toutefois, les prévisions initiales pourront être dépassées, notamment dans l’hypothèse d’une reconduction du programme, « si les circonstances l’exigent », précise le ministre. En clair, si l’état d’urgence venait à être, soit renouvelé soit prorogé.
Marc Ably-Bidamon rappelle le caractère social du soutien financier mensuel, destiné aux personnes et familles les plus vulnérables, tout au long de l’état d’urgence et avertit les potentiels fraudeurs : « tous les fraudeurs seront retrouvés, poursuivis et punis conformément à la loi ».
Séna Akoda
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La Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) attend jusqu’au 22 avril prochain, des offres de la part des jeunes et des femmes entrepreneurs, dans le cadre de sa campagne de sensibilisation.
Après des campagnes de masse et à l’endroit de divers corps constitués sur le territoire togolais, l’institution qui incarne au Togo le visage de la lutte contre la corruption va passer à l’étape de l’affichage de messages sur des panneaux géants de 12 m2.
Il s’agira de messages anti-corruption sur des panneaux qui seront postés pendant 3 mois, à l’entrée et à la sortie de neuf villes à savoir : Lomé, Aného, Kpalimé, Tsévié, Atakpamé, Sokodé, Kara, Dapaong et Cinkassé. La démarche s’inscrira dans le cadre du volet préventif de la corruption.
L’offre de cette opportunité aux jeunes et aux femmes entrepreneurs est en ligne avec la mesure présidentielle révisée, qui porte à 25% le quota de marchés publics réservé aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
Séna Akoda
C’est parti pour la 2è édition du concours Africa’s Business Heroes, ouvert aux entrepreneurs des 54 pays d’Afrique. L’initiative portée par la Fondation Jack Ma, à travers le programme Africa Netpreneur Prize (ANPI), a été lancée le 6 avril dernier, et offre aux entrepreneurs africains une plateforme pour développer leurs talents en affaires.
Cette joute reçoit les candidatures en français et en anglais de tous les secteurs, et décernera une somme de 1,5 million $ de subventions à dix finalistes.
Notons que la sélection se concentre particulièrement sur les acteurs qui bâtissent leurs communautés locales et œuvrent à résoudre les problèmes les plus urgents. Il s’agit ainsi d’identifier, soutenir et inspirer la prochaine génération d’entrepreneurs africains à laisser une empreinte dans leurs communautés locales, et à bâtir une économie plus durable pour l’avenir.
La date butoir est fixée au 9 juin 2020, avec les demi-finalistes annoncés en Août. Les 10 finalistes de l'édition 2020 de cette compétition panafricaine, devraient être dévoilés en septembre.
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La Startup togolaise Semoa, spécialisée dans les solutions bancaires électroniques, vient de lancer Dédé, un assistant Whatsapp qui permet l’auto-diagnostic gratuit au Covid-19.
L’assistant Dédé, doté d’une intelligence artificielle, «répond de façon instantanée à toutes les questions des utilisateurs sur le Covid-19 », en plus de « réaliser un test de dépistage et de les orienter ». Cette formule gratuite permet, outre son système de diagnostic, de sensibiliser les mobinautes, notamment sur les gestes barrières, mais aussi de les conseiller en cas d’exposition au virus.
Pour bénéficier des services de cet outil, les utilisateurs togolais et de toute nation doivent juste ajouter le numéro +228 99 05 05 05 sur WhatsApp, et écrire « Bonjour » pour commencer à communiquer avec Dédé.

Cet outil, espère Semoa, « permettra de fluidifier les services d’urgence pendant l’épidémie et de transmettre la liste des cas suspects devant être pris en charge rapidement ».
A ce jour, Dédé permet notamment : D’effectuer un auto-diagnostic du covid-19, obtenir des informations sur le coronavirus grâce à une FAQ interactive, obtenir la liste des pharmacies de garde. La formule est, apprend-on, également duplicable pour les organisations gouvernementales et de santé africaine.
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Précédemment fixée au 03 avril dernier, la date butoir pour le dépôt des offres des investisseurs intéressés par le projet de construction et d’exploitation d’un hôtel à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE) est prorogée jusqu’au 03 juillet prochain. L’information émane d’un avis de prolongation de délai rendu public par la Société Aéroportuaire de Lomé – Tokoin qui exploite l’AIGE.
Au total, l’institution accorde depuis le 04 avril dernier, 91 jours supplémentaires aux investisseurs désireux de financer ou de cofinancer ce projet qui s’intègre dans le programme de développement de la SALT. Par cette initiative, l’institution ambitionne d’accompagner le gouvernement dans son projet visant à hisser de nouveau, le tourisme au rang des piliers de son économie.
En rappel, dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022), les autorités togolaises veulent porter de 4% en 2015 à 6,2% en 2022, la contribution du tourisme au PIB. Notamment en promouvant le tourisme d’affaires et en créant au moins 10 000 emplois décents.
Séna Akoda
Le Togo vient de réceptionner ses premiers respirateurs, dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus.
Ces machines doivent assister les patients atteints de la forme grave de la maladie et souffrant de détresse respiratoire aigue sévère.
Les équipements, apprend-on, sont en cours d’installation au CHR-Lomé Commune, centre de référence dédié à la prise en charge des sujets contaminés au SARS-Cov-2 pour le Grand Lomé.
Notons que dans l’ensemble, 250 respirateurs ont été commandés, tel que l'informe l’autorité publique togolaise.
Le pays devrait par ailleurs bénéficier d’un nouveau renforcement en matériels et ressources, venant notamment du milliardaire et philanthrope chinois Jack Ma, qui a annoncé récemment le convoi de nouveaux équipements, pour appuyer les pays africains face au virus.
A ce jour, le Togo compte en tout 70 cas de confirmations au Covid-19, dont 44 cas actifs, 23 guérisons, et malheureusement 3 Décès. Soit, à ce jour 8 cas par million d’habitants, selon les données disponibles.
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« La pandémie COVID-19 met à l'épreuve les limites des sociétés et des économies dans le monde entier, et les pays africains risquent d'être particulièrement touchés », s’est inquiété ce jeudi, Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique.
Le tableau est autant sombre que le continent connaîtra, sa toute première récession depuis 25 ans. La Banque mondiale prévoit une chute « brutale » de la croissance économique qui devrait passer de 2,4 % en 2019 à -2,1%, voire -5,1 % en 2020.
Les trois mastodontes du continent devraient être les plus grands tributaires de cette pandémie, affirme l’institution multilatérale. Alors que le prix du brut a dégringolé et perdu près de la moitié de sa valeur prévue aux budgets nationaux, le Nigeria et l’Angola, tous deux exportateurs de pétrole, seront sévèrement frappés. L’Afrique du Sud pâtira de l’atonie prononcée dans les investissements, ainsi que ses deux voisins du podium des plus grandes économies régionales, suscités.
Dans les deux régions qui connaissent la croissance la plus rapide, à savoir l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et la Communauté d'Afrique de l'Est (CEA), la faiblesse de la demande extérieure, les perturbations des chaînes d'approvisionnement et de la production intérieure, entraîneront l’activité économique vers le bas. L’Uemoa dont l’activité a régulièrement progressé de plus de 5% depuis 2012, pourrait perdre près de la moitié de sa croissance annuelle.
In fine, le COVID-19 coûtera à la région entre 37 et 79 milliards $ en pertes de production pour 2020 en raison d'une combinaison d'effets.
« Ceux-ci comprennent la perturbation du commerce et de la chaîne de valeur, qui a un impact sur les exportateurs de produits de base et les pays ayant une forte participation à la chaîne de valeur », cite d’entrée de jeu, le dernier Africa's Pulse, la mise à jour économique semestrielle de la Banque mondiale pour la région.
Et d’ajouter à cette liste : « La réduction des flux de financement étrangers provenant des envois de fonds, du tourisme, des investissements directs étrangers, de l'aide étrangère, combinée à la fuite des capitaux et par le biais d'impacts directs sur les systèmes de santé, et des perturbations causées par les mesures de confinement et la réponse du public »
People first
Selon la Banque mondiale, la crise COVID-19 pourrait déclencher une crise de la sécurité alimentaire en Afrique. Elle table sur une contraction de la production agricole de 2,6 % dans un scénario optimiste et jusqu'à 7 % en cas de blocage des échanges. Dans le même temps, la conjoncture mondiale aux relents de ralentissement chronique aura des effets dévastateurs sur la région où les importations font la part belle dans les échanges. Les projections sont lugubres. L’Afrique subsaharienne pourrait perdre jusqu’à 25% de ses importations de denrées alimentaires.
Pour l’institution de Bretton Woods, à cette menace alimentaire imminente, un gouffre sanitaire guette la région si ses dirigeants s’obstinent à mettre l’humain au second rang dans la hiérarchie des décisions de riposte au Covid-19.
Ainsi, les dirigeants africains doivent « se concentrer sur la préservation des vies et la protection des moyens de subsistance en s'attachant à renforcer les systèmes de santé et à prendre des mesures rapides pour minimiser les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement alimentaire», recommandent les auteurs du rapport.
Mieux, Africa’s Pulse préconise la mise en place de « programmes de protection sociale, y compris des transferts d'argent liquide, la distribution de nourriture et des exemptions de frais, pour soutenir les citoyens, en particulier ceux qui travaillent dans le secteur informel. »
La banque mondiale soutiendra l’Etat-providence
Ses mesures à peine déguisées d’Etat-Providence, l’institution régulièrement taxée d’ultralibérale se dit prête à les accompagner, sous diverses formes.
« Nous mobilisons toutes les ressources possibles pour aider les pays à répondre aux besoins immédiats des populations en matière de santé et de survie tout en préservant les moyens de subsistance et les emplois à plus long terme »
Pour y arriver, David Malpass invite les créanciers de la région, tout comme d’autres parties de la planète en développement, à geler les remboursements au titre du service de la dette bilatérale. « Ce qui permettrait de libérer des fonds pour renforcer les systèmes de santé afin de faire face à la crise du COVID 19 et de sauver des vies, les filets de sécurité sociale pour sauver les moyens de subsistance et aider les travailleurs qui perdent leur emploi, le soutien aux petites et moyennes entreprises et la sécurité alimentaire », a certifié Hafez Ghanem.
Fiacre Kakpo