L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) va auditer les procédures de passation des marchés publics au titre des années 2019 et 2020.
Elle a lancé en ce sens un avis d’appel à manifestation d’intérêt pour le recrutement de deux consultants, un pour l’exercice 2019 et un autre pour l’exercice 2020.
Leur mission consistera à vérifier la régularité de la conduite des procédures de passation, de gestion, d’exécution et de règlement des marchés publics au sein des autorités contractantes au titre des années visées. Ce, conformément au Code des marchés en vigueur, la qualité des prestations exécutées et leur conformité aux dépenses effectuées.
Après le dépôt des dossiers, jusqu’au 13 mai prochain, l’ARMP établira une liste restreinte d’au moins six candidats présélectionnés présentant les meilleures aptitudes pour exécuter le marché.
Ceux-ci seront ensuite invités à présenter leurs offres techniques et financières. Le choix du consultant se fera sur la base du rapport qualité-prix. Pour chaque exercice, l’auditeur retenu pour la mission de revue de la conformité des procédures de passation des marchés publics sera donc le moins disant.
Séna Akoda
Ecobank et l'Agence de développement de l'Union Africaine (AUDA-NEPAD), vont collaborer au lancement d'une initiative continentale, en vue de soutenir les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) africaines, face aux défis économiques et sociaux posés par la pandémie de COVID-19.
Ce projet mené en tandem par les deux organisations veut créer une plateforme centralisée qui abordera les enjeux et les besoins des entreprises pendant et après la crise du covid-19. Selon l'annonce officielle produite à cet effet, cela devrait constituer « un outil global, flexible, complet et universel pour les MPME dans les secteurs formel et informel sur le continent ».
« L'AUDA-NEPAD et le groupe Ecobank ont l'intention de construire conjointement une plateforme continentale fondée sur notre campagne initiale ‘100 000 PME en 2020’ », soutient Dr Ibrahim Mayaki, Secrétaire exécutif de l'AUDA-NEPAD. Ladite plateforme « apportera une réponse immédiate à l'impact potentiel de COVID-19 sur les PME et la création d'emplois sur le continent ».
Outre cela, il s'agit également d’identifier les opportunités et les moyens novateurs permettant d’appuyer et de protéger les entreprises (entre autres dans l’agroalimentaire, la technologie, la santé, et les chaines d’approvisionnements).
Pour rappel, l’AUDA-NEPAD a été établie en 2010, afin d’intégrer le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) dans les structures et processus de l’Union africaine. Ce nouvel outil à développer avec Ecobank, ambitionne d'offrir une meilleure écoute aux MPME à travers le continent, permettre à l'agence de hiérarchiser ses actions en réponse à la pandémie, à court, moyen et long terme.
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En vue d’enrayer les impacts négatifs de la pandémie du covid-19, les huit pays de l’Uemoa vont émettre des bons du Trésor, dénommés “Bons Covid-19”, avec l’appui de la Bceao.
Ces bons, apprend-on d’un communiqué en date du 21 avril 2020, ont une maturité de trois mois, et seront émis sur le marché financier régional. Les ressources mobilisées serviront à faire face aux dépenses immédiates liées à la lutte contre la pandémie du Covid-19 dans les différents pays.
Ces émissions seront chapeautées par la Banque centrale, avec le concours de l'Agence UMOA-Titres. Ainsi, un guichet spécial de refinancement à trois mois est ouvert par la Banque centrale, pour permettre aux banques de refinancer ces bons. Sur ce guichet spécial, les établissements financiers pourront avoir de la liquidité auprès de l'organe d'émission, à un taux fixe de 2,50%.
Notons que, les “bons Covid-19” pourraient être soumis au refinancement sur le guichet spécial dès le jour de l'émission et au plus tard un mois après leur acquisition pour la durée restante du titre.
Ce mécanisme s’inscrit dans le cadre des nombreux outils déployés par l’institution sous-régionale, pour appuyer ses pays membres face à la crise causée par le virus, notamment ses impacts économiques, qui pourraient, à terme, être pires que les aspects sanitaires.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, une autre partie du personnel médical se retrouve en quarantaine, à cause du covid-19. Il s'agit cette fois d'une douzaine de soignants, de l'hôpital de Bè à Lomé, suite à la détection il y a quelques jours d’un patient testé positif dans ce centre.
Cette mise en quarantaine fait suite à celle de la semaine dernière, au CHU Sylvanus Olympio (une quinzaine de médecins), pour les mêmes raisons.
Notons que, dans la foulée, les autorités sanitaires ont rendu obligatoire le port du masque pour les soignants. De plus, les praticiens hospitaliers ont appelé le personnel de santé à plus de vigilance, hier mardi 22 avril 2020, en plus d'inviter la population au strict respect des gestes barrières.
A ce jour, le Togo dénombre 86 cas recensés de covid-19, dont tout de même 56 guérisons; ce qui donne au pays le meilleur taux de rémission de la sous-région, devant le Sénégal, selon les dernières données de l'OMS.
Ayi Renaud Dossavi
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En vue de poursuivre la formation des élèves malgré la fermeture des écoles, les initiatives se multiplient, dans le privé comme dans le public, pour apporter des réponses adaptées en cette période de covid-19.
Dans cette perspective, l'Observatoire panafricain de l'école et des métiers (OPEM) met en avant, depuis quelques semaines, sa formule de cours en ligne, qui couvre du primaire au Lycée. La structure propose ainsi des classes pour tous les élèves du Togo et d'Afrique, avec “une équipe de spécialistes du Togo, de la France, de la Belgique et des USA".
“Le moyen le plus adapté pour permettre aux élèves d'être en classe tout en étant à la maison, ce sont des cours en ligne", soutient le promoteur au Togo. Malgré les défis d'accès internet et à l’électricité dans certaines localités, l’OPEM mise sur le fait “qu'une grande partie de la population est connectée, de la seconde jusqu'en terminale", voire plus tôt.
A travers sa plateforme en ligne, l’Observatoire ambitionne de donner des cours en ligne “comme ça se fait en Europe ou aux Etats unis et en Asie".
Le programme, qui revendique déjà des élèves connectés depuis plusieurs villes du pays, comme “Dapaong, Sokodé, Mango, Kara, Kpalimé, Aného, et Lomé”, se veut être un site plus interactif, en créant notamment des échanges entre les enseignants et les élèves.
“Notre administration éducative fonctionne", se félicite la structure, qui a également promu une application mobile, pour le suivi des cours. Ses outils proposent notamment des fora et tchats à la communauté d’e-learners, pour échanger entre eux et avec leurs enseignants, autour des exercices et tâches.
Pour rappel, le gouvernement togolais, en faisant l’option des cours à distance, compte s’appuyer sur la télé, radio, et internet, pour satisfaire la demande didactique des jeunes élèves. Si les travaux sont en cours pour une action coordonnée, l’initiative publique devrait également intégrer et encadrer les ressources privées déjà mises en avant sur le terrain.
Les inscriptions se font sur la plateforme Africadeveloppement , informations: wa.me/+32488340801 ou wa.me/+22893493149
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Moins de deux ans après son lancement à Lomé, Gozem, le 1er service digital de réservation de taxi-moto, veut étendre ses activités dans une autre ville du Togo.
La startup créée par le Nigérian Emeka Ajene et basée dans la capitale togolaise a lancé pour ce faire, un sondage sur les réseaux sociaux.
Objectif : connaître les opinions des populations sur la prochaine ville où elle va s’implanter au Togo.
La startup qui a démarré sur le segment Zemidjan, a, à ce jour, ajouté le transport en tricycle et en voiture à ses activités.
Sur la période sous revue, le jeune entrepreneur Emeka Ajene a ouvert ses filiales du Bénin et du Gabon. Il vise neuf nouvelles destinations dans les deux prochaines années. Entre autres, le Nigeria, le Ghana, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Cameroun, la RDC et le Rwanda.
En rappel, la société qui fait la promotion de l’application, a revendiqué en novembre 2019, soit en un an d’activités à Lomé, plus de 250 000 téléchargements.
Séna Akoda
Le Togo a pris une batterie de mesures fiscales et douanières pour accompagner les opérateurs économiques dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus.
Durement affectées, les activités d’hôtellerie et de restauration ne subiront qu’un taux d'imposition de 10%. La 2ème mesure suspend les contrôles fiscaux en cours en entreprises et les limite aux entreprises citoyennes.
L’allègement de la charge fiscale pour les entreprises passera également par la suspension des pénalités de retard pour les impôts qui arrivent à échéance au cours du 2è trimestre et la revue des pénalités au profit des entreprises qui ont subi des contrôles fiscaux.
Un accompagnement sera proposé aux entreprises individuelles qui se trouveraient dans l’impossibilité de déposer leurs états financiers dans les délais prévus au 31 mars 2020 et aux entreprises sociétaires qui ne pourraient pas exécuter cette obligation fiscale au 30 avril prochain.
Le gouvernement, via l’Office Togolais des Recettes (OTR), procédera à un allègement des actions en recouvrement en général et en particulier, envers les PME/PMI.
Cet allègement fiscal va s’effectuer à travers l’octroi des plans de règlement échelonné à la demande et une flexibilité dans la gestion des restes à recouvrer auprès des contribuables en général et plus particulièrement ceux des PME/PMI.
Séna Akoda
Sani Yaya, ministre togolais de l’économie et des finances, depuis fin mars dernier, a pris la tête du Conseil des ministres de l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine).
L’argentier togolais est nommé pour un mandat de 2 ans, à la présidence de cet organe communautaire qui assure la direction de l'Union. Il prend la succession de son homologue béninois Romuald Wadagni.
Notons que le fauteuil lui échoit en pleine crise sanitaire et économique due aux importants défis liés au Coronavirus (incidemment, le Conseil qui l'a nommé président était consacré à la situation de crise du Covid-19 dans l’Union).
Pour le reste, d'autres chantiers de sa mandature devraient être notamment le processus de la monnaie unique de la Cedeao et la réforme de la coopération monétaire entre l'UMOA et la France.
Ayi Renaud Dossavi
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En vue de s'ajuster aux mesures préventives prises face au Covid-19, les marchés des préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé doivent désormais ouvrir à 8h, et fermer à 16h.
La mesure est portée au public hier lundi 20 avril 2020, par le ministère de tutelle (ministère en charge de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, dirigé par Payadowa Boukpessi). Ces dispositions visent notamment à se conformer à l'état d'urgence sanitaire au Togo, et à s’ajuster au couvre-feu en vigueur (à partir de 20h).
Les marchés étant un important point de contacts et d’échange entre les populations venus de localisations diverses, ils constituent donc des zones de transmission potentielle non-négligeables. Ceci étant, leur fonctionnement est essentiel pour bon nombre de citoyens, notamment pour s’approvisionner en denrées de base. Le défi reste donc entier.
A ce jour, le Togo dénombre officiellement un total de 84 cas confirmés de Covid-19, dont 25 cas actifs, contre 53 guérisons, et 6 décès.
Ayi Renaud Dossavi
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Covid-19 : un confinement total coûterait mensuellement environ 150 milliards FCFA à l’Etat (U.L)
L’UE devrait consacrer jusqu’à 13 milliards FCFA en tout, pour appuyer le Togo dans sa lutte contre le Covid-19.
L’information émane d’un récent communiqué de la Délégation européenne, qui informe de la mise à disposition de ces ressources, en plusieurs tranches, au bénéfice du pays.
Dans le détail, apprend-on, l’Europe devrait ainsi décaisser d’abord d'ici fin avril, directement dans les caisses de l'Etat, 6,3 milliards FCFA (ces fonds prévus initialement pour novembre 2020).
Un premier paiement qui devrait “créer l'espace budgétaire” et contribuer au Fonds de solidarité et de relance économique, promu par Faure Gnassingbé, avec une ambition de mobiliser en tout 400 milliards FCFA.
En plus de cela, un 2ème décaissement de 5 milliards FCFA “pourrait également être effectué par anticipation avant la fin Juin 2020”, promet la Délégation.
Enfin, l’UE devrait accorder, par l’entremise du ministère en charge du Plan et de la Coopération, jusqu’à 2,4 millions d'Euros (1,6 milliards FCFA), pour "accompagner les efforts du Gouvernement pour faire face au Covid-19". Cette dernière enveloppe serait quant à elle plutôt destinée à l’appui aux hôpitaux et prisons, ainsi qu’aux campagnes de sensibilisation concernant le Covid-19.
“Le Togo peut compter sur la solidarité de l'union Européenne pour faire face au Covid-19", indique Bruno Hanses, chargé d'affaire par interim de la Délégation de l’UE au Togo, dans le cadre de cet appui, tout en saluant "les mesures de prévention et de riposte" , prises par les autorités publiques togolaises.
Ayi Renaud Dossavi
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