Togo First

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Des agriculteurs ont reçu ce mardi 28 avril, 72 tracteurs pour la mécanisation agricole. Cette remise de tracteurs a été effectuée par le ministre de l’agriculture, Noel Koutera Bataka.

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La dotation a été faite dans le cadre d'un projet porté conjointement  par la société MIFA (Mécanisme Incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques) et la société privée KFB Group.

D’une valeur totale de 1,8 milliard  FCFA, ces matériels agricoles vont permettre d’assurer  le développement durable des chaînes d'approvisionnement alimentaire,  « grâce à des pratiques agricoles améliorées qui augmentent la production et renforcent la sécurité alimentaire », précise informe le Ministère de l’Agriculture, de la production Agricole et Animale (MAPAH).

Pour rappel, en novembre  2019, cette société qui distribue à titre exclusif  avait lancé un appel à l’endroit des entrepreneurs intéressés par l’achat des matériels agricoles.

Faure Gnassingbé prêtera serment en tant que président de la République togolaise, le dimanche 03 mai prochain.

L’information émane de la Cour constitutionnelle, qui informe par ailleurs, dans un récent communiqué, que la cérémonie se tiendra au Palais de la présidence dans l’après-midi (16h). Notons qu’au vu des contraintes de distanciation sociale et de la situation sanitaire imposée par le Covid-19, la prestation devrait se dérouler dans un cadre restreint et très sobre.

Pour rappel, celui qui sera confirmé comme Numéro 1 togolais a été élu aux termes du dernier scrutin (22 février 2020), à un peu plus de 70% des suffrages, tel que confirmé par la Cour constitutionnelle.

Incidemment, l'actuel et futur Chef d’Etat a déjà fait savoir que l’amélioration de l’environnement des affaires constituerait une de ses priorités pour le prochain quinquennat, dans la continuité des réformes déjà engagées.

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L’ensemble des 8 pays de pays de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) a besoin de près de 5300 milliards FCFA pour faire face au Covid-19 (Plus exactement 5284,9 milliards).

Cette évaluation des besoins a été communiquée par le Conseil des Chefs de l’Etat de l’Union, réunis en visioconférence hier lundi 27 avril 2020.

Le Conseil note par ailleurs que mobiliser ce niveau des ressources va creuser significativement le déficit budgétaire (dons compris) de l’Espace communautaire. Les Chefs d’Etat anticipent ainsi un déficit en hausse de 103% sur les premières prévisions (en effet, on déboucherait sur 5,5% de déficit, contre les 2,7% initialement attendus).

En réponse à ce challenge, le Conseil a notamment décidé de lever la contrainte budgétaire du pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité de l’Uemoa (Les critères de convergence, qui se voient ainsi suspendus).

Ces critères exigent entre autres aux pays-membres d’avoir : un ratio du solde budgétaire global, dons compris, rapporté au PIB nominal supérieur ou égal à -3 %, un taux d’inflation annuel au maximum de 3%, et un ratio de l’encours de la dette intérieure sur PIB nominal inférieur à 70 %.

Cet assouplissement des règles budgétaires vise à permettre aux pays de l’Union d’avoir les coudées franches, dans la lutte contre la maladie et ses impacts, sanitaires et économiques. Dans la foulée, les pays de l’espace communautaire comptent sur le moratoire de leur dette, pour élargir encore plus leur marge de manœuvre.

Ayi Renaud Dossavi

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Après le récent succès de son opération visant à mobiliser 20 milliards FCFA, le Togo revient sur le marché financier régional à la recherche de 35 milliards FCFA.

Pour ce faire, il procède à une émission simultanée d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT) d’un nominal de 10 000 FCFA valable jusqu'au 08 mai prochain. Et ceci, d’une part, pour une maturité de 3 ans et d’autre part, pour une maturité de 5 ans.

Si les OAT stipulées pour 3 ans sont assorties d’un taux d’intérêt annuel de 6,15%, celles prévues pour  5 ans ont un taux d’intérêt de 6,40%. Les titres souscrits  seront pris en compte à partir du 11 mai prochain pour produire des intérêts. Les OAT ont pour échéances respectives le 16 mars 2023 et le 02 mars 2025.

Selon l’avis d’appel d’offres diffusé ce 28 avril par Umoa-Titres, l’agence régionale de planification de la dette, le remboursement du capital souscrit, quelles que soient les OAT souscrites, devrait intervenir le 1er jour ouvré suivant les dates d’échéance susvisées. S’agissant des intérêts, leur paiement se fera dès la 1ère année.

Séna Akoda

Le Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo), après analyse des pertes économiques subies par les opérateurs économiques dans le contexte actuel de crise sanitaire due au Covid-19, a proposé une batterie de mesures pour redonner de la vigueur à l’économie.

Alors qu’il vient de rendre public son rapport sur les incidences économiques des mesures de riposte au Covid-19, l’organisme affiche clairement que le salut viendra des mesures d’accompagnement du gouvernement. En effet, sur un échantillon homogène de 110 entreprises sondées, 41% des entreprises ont suspendu leurs activités tandis que le reste continue de fonctionner en mode dégradé. Si seulement 6% des entreprises ont mis la majorité de leurs employés en congés payés ou en télétravail, 91% ont eu recours au chômage technique.

L’institution que préside Laurent Comlan Tamegnon souhaite une annulation des pénalités de retard dans le cadre de l’exécution des marchés et des commandes publiques avec l’Etat et ses démembrements durant la période de crise.

Dans le même souffle, le CNP demande la poursuite du paiement de la dette intérieure par le gouvernement, en privilégiant les PME/PMI, la mise en place d’un fonds de garantie pour faciliter le financement de la relance des entreprises et des PME/PMI, plus particulièrement.

Séna Akoda

Le Groupe bancaire panafricain Ecobank, a annoncé la semaine dernière depuis son siège à Lomé, avoir réalisé une contribution d’environ 3 millions $ dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, sur l’ensemble de son réseau en Afrique.

Cet appui, réalisé « sous forme de numéraire, d’équipements et de fourniture de soins de santé », s'ajoute également à des campagnes de sensibilisation, ou encore l’utilisation de sa plateforme numérique pour approvisionner les comptes des personnes les plus vulnérables.

De plus, la Banque a rendu gratuit certains frais bancaires sur ses plateformes numériques.

« Dans notre lutte contre cette pandémie, nous pensons qu’il est important non seulement de sensibiliser nos communautés, mais également de leur accorder les moyens de se protéger, ainsi que leurs proches. », souligne à cet effet Ade Ayeyemi, DG du Groupe.

Rappelons par ailleurs que l’institution financière basée dans plus d’une trentaine de pays africains, collabore également avec l’Agence de développement de l’UA, pour l’accompagnement et l’appui aux PME du continent.

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mardi, 28 avril 2020 12:50

Au Togo, rebasage avancé du PIB

Après le Nigeria, le Ghana, la Sierra Léone, le Burkina, le Niger, le Sénégal, et récemment le voisin béninois, le Togo procède également au rebasage de ses comptes nationaux. Le pays dont le secteur informel tient une place de choix dans l’économie, s’engage ainsi dans un exercice de mise à jour statistique de la photographie de l’économie.

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Pour l’agence de notation financière Standard and Poor’s (S&P), cette opération « devrait permettre de mieux prendre en compte certaines activités qui sont mal évaluées ou qui ne sont pas incluses dans les comptes nationaux courants. »

Avec la Côte d’Ivoire et le Mali, le Togo est à un stade avancé dans le processus de rebasage. Ainsi, 2016 a été retenu comme année de base et ce changement se fera accompagner de l’intégration de toutes les activités existantes comme émergentes, qui n’étaient pas couvertes ou insuffisamment prises en compte. Il s’agit surtout de capturer le PIB du secteur informel, qui emploie selon des chiffres non-officiels, près de 80% de la population active.

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Pour rappel, c’est à la faveur d’une opération de rebasage de son PIB, qui a été dans la foulée dédoublé, que le Nigeria est devenu la première économie d’Afrique en 2014. Plus récemment, le Kenya ayant suivi, a gagné 25% de PIB, alors que la Gambie surendettée, a réussi à abaisser sensiblement son ratio d’endettement.

Dans l’Uemoa, cinq pays sur huit ont révisé les méthodes de traitement des comptes nationaux et redéfini l’année de base.

Au Bénin où la nouvelle année retenue est l’année 2015, le rebasage a conduit à une réévaluation de PIB de 36,4% pour 2015. Au Burkina Faso, le PIB de 2015 a été réévalué de plus de 13%. En Guinée-Bissau, la richesse nationale a été révisée de 10% à la hausse, tandis qu’au Niger, les travaux effectués avec 2015 comme nouvelle année de base, en remplacement de 2006, ont conduit à une réévaluation du PIB de 2015 de 33,3%.  Au pays de la Téranga (Sénégal), la nouvelle date de base est l’année 2014 en remplacement de l'ancienne qui était 1999, et la richesse générée en 2014 a été revue à la hausse de 29,6%.

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Selon une étude menée par l’Uemoa, la « rénovation » des comptes  nationaux des Etats membres a permis de réduire les ratios de déficits budgétaires et des taux d’endettement. A contrario, elle s’est traduite par une baisse des taux de pression fiscale.

Au Togo, c’est l’Institut de la Statistique, l’INSEED qui pilote le processus.

Fiacre E. Kakpo

Alors qu’il n’entrait dans sa phase de stabilité qu’au 1er janvier 2020, le pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité de l’Uemoa, vient d’être suspendu.

La décision a été prise hier, lors d’une visioconférence entre les Chefs d’Etat. Il s’agit d’un assouplissement des règles budgétaires visant à permettre aux pays membres de disposer des coudées franches pour mener efficacement la bataille contre le coronavirus.

Concrètement, ce sont les critères de convergence qui seront mis en veilleuse, alors que la situation macroéconomique de l’Union devrait connaître une dégradation sensible avec notamment un taux de croissance moyen qui ressortirait à 2,7%, soit une réduction de près de quatre points de pourcentage par rapport à la prévision initiale de 6,6%.

Mis en place depuis 2015 pour parvenir à une harmonisation des indicateurs macroéconomiques fin 2019, ce pacte imposait, un taux d’inflation annuel moyen à 3%, et des plafonnements, dès le 1er janvier 2020, du déficit budgétaire de chaque Etat à 3% de son PIB et du ratio d’endettement à 70%. A ces critères de convergence de premier rang s’ajoutaient une masse salariale contrainte à rester sous la barre des 35% des recettes fiscales, et un ratio de pression fiscale supérieure à 20%, alors que, frappée par le nouveau coronavirus, (Covid-19) l’activité économique tourne au ralenti dans le monde entier.

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Selon les Chefs d’Etat, les ressources financières nécessaires pour faire face aux besoins en équipements sanitaires, assurer une mise en œuvre effective des mesures sociales et relancer l’activité économique, sont évaluées à 5 284,9 Milliards FCFA.  Un montant dont la mobilisation pourrait creuser le déficit budgétaire dons compris de la zone, à 5,5% du PIB contre 2,7% initialement prévu.

Cependant, plusieurs observateurs craignent qu’à travers cette mesure qui n’impose aucune autre limitation que les Chefs d’Etat aient octroyé aux gouvernements des chèques en blanc.

Fiacre E. Kakpo

Les clients et membres créanciers de la Caisse d’Epargne et de Crédit Lumen seront invités à produire l’état de leurs créances et leurs pièces justificatives, à la fin de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Le liquidateur Michel Folly Kuevidjin les encourage à être patients jusqu’au dénouement de cette crise sanitaire.

A la suite du retrait de son agrément et de sa radiation du registre des microfinances pour manquements graves aux dispositions applicables, les créanciers de Lumen Microfinance ou leurs ayants-droits devraient produire avec preuves à l’appui (pour vérification) leurs créances.

Des annonces légales de liquidation de la Caisse d’Epargne et de Crédit (CEC) Lumen  ont été prévues dans les journaux et sur les ondes de certaines radios.

L’idée est de permettre aux créanciers et épargnants de produire au liquidateur leurs créances pour la confirmation de leurs soldes.

Mais cette activité a été différée, en cohérence avec les mesures barrières prises par les pouvoirs publics togolais  dans la riposte contre la pandémie du Covid-19.

De fait, informe le liquidateur, pour la raison ci-dessus évoquée, « nous ne pouvons pas mettre à disposition un cadre approprié pour recevoir les créances des déposants ou épargnants et des créanciers ».

Il rassure qu’un numéro de téléphone va être communiqué ultérieurement  pour des demandes d’éclaircissements et la production des créances.

Le Togo pourrait avoir un financement à hauteur de 3 millions d’euros en appui à son plan de riposte contre la pandémie du Covid-19.

Cette contribution devrait s’inscrire dans le cadre de l’Initiative en faveur du continent africain, proposée par Emmanuel Macron. L’initiative vise à soutenir l’ensemble des volets de la réponse à la crise, sur le plan sanitaire, humanitaire et économique, avec même des incidences sur la dette.

La bonne nouvelle a été diffusée via un message de félicitations du président français à son homologue togolais Faure Gnassingbé ainsi qu’au peuple togolais. C’est à la faveur de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance du Togo.

Conformément à l’objet de cette initiative, les fonds annoncés devraient appuyer le Togo en matière d’équipement de ses laboratoires ainsi que sur les volets surveillance et prise en charge des malades.

Selon Emmanuel Macron, « l’Agence Française de Développement (AFD) et les autres opérateurs resteront engagés sur les autres priorités » du partenariat entre le Togo et son pays, notamment dans le domaine des « services sociaux de base ».

Séna Akoda

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