Le Coronavirus perturbe les circuits de distribution transfrontaliers. Pour preuve, le Nigérian Kobo360, « l’Uber des camions », prévient qu’actuellement 30% de sa flotte est inopérante, à cause des mesures restrictives prises par les gouvernements pour freiner la propagation de la maladie.
« Les choses ne sont pas claires sur ce qui peut bouger...ou ce qui est considéré comme du transport essentiel », souligne Ife Oyedele, co-fondateur de la start-up active également au Togo, au Ghana, au Kenya et en Ouganda. Pour enfoncer le clou, le transporteur ajoute que les patrons des camions « ont peur de sortir et d’avoir leurs chauffeurs sur la route. »
Cet état de chose illustre la situation générale actuelle, à savoir que des récoltes pourrissent dans les champs ou dans les entrepôts, en attendant des camions qui tardent à venir, tel que le rapporte notamment le média spécialisé Commodafrica.
La situation est jugée « alarmante » par certains experts, notamment aux Nations Unies et à la Banque mondiale. Ces derniers estiment à plusieurs millions le nombre de personnes dans la région qui risquent de se retrouver en pénurie alimentaire.
Notons qu’au Togo, le patron de l’Agence nationale de l’agence en charge de la sécurité alimentaire (ANSAT), qui s’est montré rassurant sur l’état des ressources nationales, a par ailleurs lancé une évaluation complète des réserves du pays en début de ce mois. Mais, dans l’Uemoa et la Cedeao, on craint une situation critique en juillet, août et septembre.
Ayi Renaud Dossavi
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La Banque africaine de développement (BAD) va injecter plus de 12,33 millions € supplémentaires, dans la construction du corridor Abidjan-Lagos, une infrastructure de plus de 1000 km de long, qui relie les capitales de cinq États d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria).
L’information émane d’un communiqué officiel, en date de ce mercredi 29 avril 2020, où l’institution multilatérale informe avoir approuvé il y a deux semaines, ce décaissement en faveur de la Commission de la Cedeao. Ce nouveau servira à couvrir une partie des frais liés à l’étude du projet de développement du corridor autoroutier.
Rappelons que l’actuel tracé de cette importante voie de communication, en projet depuis plusieurs années, traverse les grands centres économiques des cinq pays, notamment Abidjan, Accra, Cotonou, Lomé et Lagos. Cet axe participe, à lui seul, à près de 75 % des activités commerciales sous-régionales.
A terme, l’infrastructure a pour vocation de renforcer les échanges et l’intégration en Afrique de l’Ouest, notamment en offrant un accès portuaire maritime aux pays enclavés.
A ce jour, la contribution totale de la BAD pour ce projet phare s’élève à 22,4 millions €.
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HeidelbergCement a investi près de 40 000 € pour la protection de la biodiversité au Bénin et au Togo (le long du fleuve Mono), via ses succursales présentes dans l’un et l’autre pays, à savoir ScanTogo et CIMBénin.
Ces fonds (39 636 €) vont au profit du Projet d’appui à la gestion durable de la biodiversité, de la réserve de biosphère transfrontalière du Mono (Un espace situé à l’embouchure du fleuve, le long de la ligne de séparation entre les deux pays).
« La diversité biologique de la réserve du Mono est de plus en plus menacée par la poussée démographique et la pression croissante sur les ressources naturelles. », souligne Eric Goulignac, le directeur général des sociétés du groupe HeilderlbergCement au Togo.
Concrètement, ces fonds seront répartis entre huit ONG œuvrant pour la conservation des espèces animales et végétales de la région (5 au Togo et 3 au Bénin).
Notons que le projet concerne une région où « environ 80 % des populations locales vivent de l’agriculture, de la pêche, ainsi que de l’exploitation du bois et du charbon de bois ». C'est pourquoi ces acteurs de la protection environnementale vont également œuvrer à la sensibilisation des populations locales, en vue de les aider à trouver un équilibre entre l’action anthropique et la protection de cet écosystème.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo va déployer un « Plan de riposte agricole Covid-19 », pour appuyer le très important secteur agricole face aux impacts du virus. Il s’agit non seulement de soutenir les agriculteurs, mais aussi booster la production.
Si l’objectif général est de gonfler le rendement de près de 230 milliards FCFA; dans le détail, les objectifs fixés sont notamment : d’atteindre une production de 225 000 tonnes pour le coton, près de 2 millions de tonnes pour le maïs, un peu plus de 332508 tonnes de riz, près de 140 milles tonnes de Soja.
Du côté des épices, le programme ambitionne également d’atteindre : 6000 tonnes de sésame, 7500 tonnes de gingembre, 9375 tonnes de tomate, et 470 tonnes de piment.
Rappelons qu'afin de bénéficier des ressources promises par le ministère de tutelle, dans le cadre de ce plan de riposte, les producteurs agricoles sont tenus de s'enregistrer ( à l'aide de leur carte d'électeur et d'un numéro de téléphone), pour bénéficier notamment des transferts monétaires qui seront effectués à leur profit.
Ayi Renaud Dossavi
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La Banque mondiale va décaisser 8,1 millions $ (4,9 milliards FCFA) de l’Association internationale de développement (IDA) pour aider le Togo à lutter contre le Covid-19 (Coronavirus). Le financement qui est un appui au projet d’urgence de riposte contre le COVID-19 permettra au gouvernement de renforcer ses « actions en matière de surveillance épidémiologique, de détection précoce et de confirmation des cas. »
Précisément, les fonds serviront à accroitre les capacités de dépistage et de prise en charge des malades, à travers l’achat et l’installation d’un laboratoire mobile, la construction de centres de traitement et l’équipement en matériels médicaux de pointe.
« Cette opération viendra sans doute renforcer la capacité de réaction du Togo contre cette pandémie », a déclaré Hawa Wague, Représentante Résidente de la Banque mondiale pour le Togo, pour qui « le COVID-19 fait peser une charge importante sur les services de santé hospitaliers et ambulatoires qui sont les acteurs en première ligne ».
Au 29 avril, le Togo totalise 109 cas confirmés de contamination au COVID-19 dont 38 actifs, 64 guéris et 7 décédés. Au total, 6675 tests de dépistage ont été effectués sur toute l’étendue du territoire national.
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Le Togo vient de dépasser (assez brusquement) la barre des 100 cas, et s'approche rapidement de celle des 110.
En effet, selon le dernier rapport de situation, le pays qui était encore à 99 cas il y a quelques jours vient d'enregistrer un pic relativement important de 10 cas, ce mercredi 29 avril 2020, et un nouveau décès. A ce jour, la situation du Togo est donc de 109 cas confirmés, dont 38 cas actifs, 64 personnes guérie(s), et 7 décès. Soit 13 cas par million d'habitants, pour un total de 6675 tests de dépistage effectués.
En plus de cette relative accélération de la courbe, il se dessine un nouveau foyer de l'épidémie au Togo, en l'occurrence la ville de Djarkpangba (475 km au nord de Lomé), qui totalise en tout 7 cas sur les 10 nouveaux recensés.
Après la capitale Lomé, et la ville de Sokodé, ce chef-lieu de la préfecture de Mô (Région centrale), s'ajoute ainsi aux "points chauds" connus de l'épidémie.

Cette nouvelle configuration géographique de la maladie peut apporter des défis dans sa gestion, notamment pour des raisons d’éclatement du théâtre d’opération pour les services sanitaires, et de convoi de matériels et ressources (depuis la capitale, notamment).
Il faut par ailleurs noter le relatif jeune âge des sujets contaminés : parmi les 10 cas recensés, on dénombre 4 sujets de moins de 20 ans (12 à 19 ans) localisés à Agoè et Djarkpanga, 4 sujets qui ont entre 20 et 25 ans, 1 sujet de 35 ans, et 1 dernier (le plus âgé) de 50 ans.
Ayi Renaud Dossavi
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La Banque mondiale a approuvé ce mardi à Washington un financement de 273 millions $ de l'Association internationale de développement (IDA) en faveur de 04 pays : Togo, Bénin, Burkina Faso et Niger.
Cette enveloppe, allouée au titre du Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI) dans sa phase 2, est destinée à faciliter l'accès aux services à des millions de personnes, en particulier aux femmes et aux catégories sociales les plus pauvres.
Concrètement pour le Togo, les fonds devraient servir à donner un coup de boost à la mise en œuvre du projet E-ID Togo, projet d’identification biométrique national, une des priorités du Chef de l’Etat pour son nouveau quinquennat, qui est déjà à un stade avancé. L’objectif est de doter chaque individu résident d’un numéro d’identification unique (NIU) à l’horizon 2025.
Porté par la Cedeao, le programme WURI vise en effet à mettre en place des systèmes d'identification de base qui incluent toute personne présente physiquement dans l’espace communautaire, indépendamment de sa nationalité, de sa citoyenneté ou de son statut juridique. Contribuant ainsi à améliorer l'accès aux services de base tels que la protection sociale et médicale, la retraite, l'inclusion financière et numérique, l'autonomisation des femmes et des filles, ou la mobilité des travailleurs. « Des services plus importants que jamais dans la période que nous vivons actuellement avec le Covid-19 », selon la Banque, qui précise que 65 millions de personnes sont concernés au total par ce financement.
Rappelons que le programme WURI dont le coût global est de 395,1 millions $, a été lancé en 2018, avec la Côte d'Ivoire et la Guinée dans sa première phase.
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Le Togo va mettre en place une structure de gestion de la protection côtière. La mise en place de cette structure est une composante du projet multinational de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de protection côtière (Phase 2).
Il lance via le Ministère des Infrastructures et des Transports (MIT), un avis d’appel à manifestations d’intérêts pour le recrutement d’un consultant en charge de l’étude ce projet. Les dossiers seront reçus jusqu’au 26 mai prochain.
« Cette étude vise à créer un cadre de gouvernance pour des prises de décisions partagées et concertées ». Elle permettra de définir les contours et aspects administratifs, juridiques et scientifiques de cette structure qui devra prendre en charge la problématique de la gestion intégrée, efficiente et durable du littoral togolais, dans un court terme.
A moyen et long terme, cette étude devra, en outre, édifier et consolider les bases d’une coopération inclusive avec l’ensemble des parties de la communauté scientifique sous régionale.
L’activité est financée par la Banque Africaine de Développement (BAD), en qualité d’agence d’exécution du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).
Séna Akoda
« Le profil de crédit stable B3 du Togo est limité par son économie peu diversifiée et peu compétitive, avec des niveaux de revenus très faibles, ainsi que par la faiblesse de l'efficacité des politiques et de la gestion budgétaire. La dette publique élevée, qui représente 66 % du PIB, limite la capacité d'absorption des chocs. »
C’est ainsi que Moody’s résume son évaluation sur l’économie togolaise, ce lundi 27 avril, trois jours après Standard and Poor’s, qui est resté positif quant à l’état et les perspectives de l’économie du pays d’Afrique de l’Ouest.
Au moment où S&P anticipe une chute de la croissance à 1%, Moody’s reste plus pessimiste et table sur une stagnation de l’économie togolaise en 2020.
Si les deux mastodontes de la notation financière se rejoignent sur plusieurs points, notamment l’appartenance à l’Uemoa, Moody’s semble plus incisif, allant jusqu’à relever un « faible bilan en matière de politique budgétaire ».
A contrario, le pays a, durant les deux dernières années, réussi à faire baisser sa dette publique de plus de 10 points de pourcentage, diminuer sensiblement son déficit budgétaire, et est devenu, en novembre 2019, le seul Etat de l’Uemoa à respecter tous les critères de convergence de premier rang.
Si l’agence américaine reconnaît que le programme avec « le FMI a contribué à ancrer la politique fiscale et économique », elle est moins optimiste et émet des réserves. Moody’s s’inquiète que ces récentes améliorations s'inversent dès la fin du programme. De même, « la gestion budgétaire reste faible, avec d'importants dérapages dans le cadre du programme du FMI ». Sur ce plan, le pays est mal en point.

Des lacunes ont été également relevées dans les données financières fournies par le pays dans le cadre du programme triennal, observe l’agence basée à New York.
Si le programme triennal connaîtra son épilogue cette année, le ministre des finances, s’annonçait lors de la dernière visite d’une équipe du FMI à Lomé que le pays ne comptait pas rompre les amarres.
Moody’s dit suivre scrupuleusement les nouveaux développements au Togo, n’hésitera à opérer une nouvelle mise à jour en cas de changement.
Fiacre E. Kakpo
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Des agriculteurs ont reçu ce mardi 28 avril, 72 tracteurs pour la mécanisation agricole. Cette remise de tracteurs a été effectuée par le ministre de l’agriculture, Noel Koutera Bataka.

La dotation a été faite dans le cadre d'un projet porté conjointement par la société MIFA (Mécanisme Incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques) et la société privée KFB Group.
D’une valeur totale de 1,8 milliard FCFA, ces matériels agricoles vont permettre d’assurer le développement durable des chaînes d'approvisionnement alimentaire, « grâce à des pratiques agricoles améliorées qui augmentent la production et renforcent la sécurité alimentaire », précise informe le Ministère de l’Agriculture, de la production Agricole et Animale (MAPAH).
Pour rappel, en novembre 2019, cette société qui distribue à titre exclusif avait lancé un appel à l’endroit des entrepreneurs intéressés par l’achat des matériels agricoles.