Le créateur de mode togolais Marius Latif Kérim-Dikeni qui s’est révélé au public par la promotion de la ligne de vêtements haut de gamme pour hommes « Mario Exclusive », se joint à la lutte contre la propagation du Covid-19. Il propose une gamme de masques de protection lancée la semaine dernière, pour répondre à la demande en la matière. « Des masques de protection alternatifs anti-projection », précise-t-il
Le designer qui en promouvant la santé ne se démarque pas de son penchant « fashion », offre des produits susceptibles d’être customisés et brodés aux couleurs d’une entreprise ou d’une organisation.
Outre la possibilité d’être personnalisés à la demande, les masques de protection sont « lavables et réutilisables plusieurs fois », souligne le créateur de mode dont les produits sont distribués non seulement au Togo, mais aussi en Côte-d’Ivoire (Abidjan) et au Burkina Faso (Ouagadougou).
Notons que dans le cadre de la lutte anti-Covid-19, l’INAM et le FAIEJ se sont unis récemment pour former des tailleurs et couturières en production également de masques de protection aux normes requises et lavables.
Séna Akoda
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Au Togo, le gouvernement vient d’annoncer un réaménagement des horaires du couvre-feu décrété le 1er avril dernier dans le Grand Lomé, s’appuyant sur « une stabilisation de la propagation de l’épidémie ».
Ainsi, à partir de ce dimanche 10 mai 2020, le couvre-feu est instauré de 21 heures à 5 heures du matin dans le Grand Lomé. Il s’en suit à un ajustement des horaires de travail qui passent de 08 heures à 16 heures, à compter du lundi 11 mai.
Rappelons que, dans cette partie de la région maritime qui englobe les préfectures du Golfe et d’Agoè, le couvre-feu est entré en vigueur le 2 avril 2020 au lendemain de l’annonce de l’état d’urgence sanitaire de 3 mois. C’est l’une des mesures phares mises en place par l’exécutif togolais pour freiner la propagation du virus. Plus d’un mois après, l’évolution de la maladie est restée relativement stable.
Au 9 mai, le Togo a enregistré 153 cas confirmés de COVID-19 dont 87 guéris et 10 décédés et 57 actifs au CHR Lomé Commune, le Centre de traitement dédié.
Au total, 10 094 tests de laboratoire ont été effectués sur toute l’étendue du territoire national.
Pour sa deuxième opération de rang cette année, le Togo a encore réalisé une performance au-delà de ses objectifs initiaux. La 2è émission simultanée d’obligations assimilables du trésor (OAT) cette année 2020, respectivement de 3 et 5 ans pour mobiliser 35 milliards FCFA, est un succès.
Cette opération a permis de collecter plus de 44 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture de 127%, selon une annonce d’Umoa-Titres, l’agence régionale de planification de la dette. De ce pactole, le Togo gardera 38,5 milliards FCFA pour alimenter son trésor.
Dans les détails, avec les OAT de 3 ans, le pays a obtenu des souscriptions de plus de 22 milliards FCFA qu’il garde en entier. Avec celles stipulées pour 5 ans, il a quasiment réussi le même coup, avec une mobilisation un brin inférieure. Ici, le pays ne retient qu’un peu plus de 16 milliards FCFA.
En rappel, lors de sa 1ère émission simultanée d’OAT cette année effectuée courant mars, le Togo a enregistré plus de 75 milliards FCFA de souscriptions correspondant à un taux de couverture de plus de 150%. Il n’en a gardé que 55 milliards FCFA.
Séna Akoda
Au Togo, la crise liée au Covid-19 a durement affecté l’économie, notamment les entreprises. Toutefois, l’emploi reste le grand rescapé des affres de cette pandémie.
Selon le rapport d’une étude dénommée : « effets de la Covid-19 sur les activités économiques », menée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) auprès de 1084 entreprises et diffusé ce jeudi 07 mai 2020, le chiffre d’affaires de plus de 92% des entreprises sondées a enregistré une baisse entre février et mars 2020. Une réduction très significative de plus de 75% pour 34% des entreprises du secteur privé et de près de 50% pour 62% d’entre elles.
Paradoxalement, la situation de l’emploi sur cette période, est loin d’être alarmante. Selon le rapport de cette enquête, plus des 2/3 des entreprises du secteur privé exerçant en territoire togolais ont gardé la totalité de leurs effectifs de salariés, bien qu’elles soient confrontées aux affres de la crise liée à la gestion du coronavirus.
La proportion des licenciements, marginale, se ressent davantage au niveau des plus petites entreprises, constate l’étude.
Toutefois, alerte Germain Mèba, la situation pourrait empirer et virer à la catastrophe « si la pandémie dure plus de 3 mois ». Dans cette hypothèse, « plus de 92% des entreprises du secteur privé pensent ne pas pouvoir rembourser leurs prêts ». Sur la même période, « plus de 84% des entreprises estiment ne pas pouvoir payer leurs salaires ».

Que faire donc ?
Pour renforcer leur capacité à faire face aux effets négatifs de la crise et de sa gestion, le secteur privé formule de nouvelles recommandations au gouvernement. Celles-ci vont des propositions de mesures financières à celles fiscales en passant par les mesures sociales.
Au plan financier et fiscal, le secteur privé togolais plaide pour « le report sans frais des remboursements de prêts par les établissements de crédits » et « l’offre aux grandes entreprises du secteur privé de lignes de crédits spéciales sous forme de prêts comme mécanisme d’atténuation des risques liés à la Covid-19, ainsi que des allègements fiscaux ». On évoque également l’exonération du paiement de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP) et de l’Impôt sur les Sociétés (IS).
Pour améliorer la résilience des PME, l’Etat pourrait leur accorder une garantie d’accès au financement ou des prêts concessionnels, entre autres.
Sur le plan social, les entreprises privées tirent la sonnette d’alarme sur la nécessité pour les pouvoirs publics de subventionner « les mesures de protection des employés et des clients contre la pandémie ».
En rappel, afin de permettre au secteur privé de ne pas payer un trop lourd tribut de la crise sanitaire, le gouvernement a déjà adopté une série de mesures d’ordres économique, financier, fiscal et social.
Séna Akoda
L’AFD (Agence Française pour le Développement) va accorder au Togo un financement de 141 millions FCFA (215 000 €), pour la riposte face au Covid-19.
Cette facilité ira au bénéfice d’un projet de lutte contre la pandémie, qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative « COVID-19 Santé en Commun », lancée en début du moins d'avril par Paris, et adossée au projet de renforcement de la qualité des services de biologie médicale en Afrique de l’Ouest (RESAOLAB +). Incidemment, le Togo en est bénéficiaire, avec d’autres voisins, notamment le Bénin, le Niger ou la Guinée.
Au Togo, ce projet sera déployé (notamment au CHU Campus), via un partenariat entre la direction des laboratoires du ministère togolais de la santé et la Fondation Mérieux, spécialisée dans la lutte contre les maladies infectieuses dans les pays en développement.

Notons que, pour cette initiative, l’essentiel des fonds permettra d’acquérir du matériel, des consommables et réactifs (pour le diagnostic, et le suivi des patients), et d'assurer la sécurité du personnel médical avec des Equipements de Protection Individuels (EPI).
Dans un deuxième temps, il s’agira également de créer une plateforme pour le partage de documentations et de conseil aux décideurs de santé. Et enfin, d’une collecte de données, pour étudier le rôle fondamental des laboratoires durant cette pandémie à SARS-Cov-2.
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Le ministère en charge du commerce remet de l’ordre sur le marché des produits de première nécessité, dont les prix sont sujets à forte spéculation depuis peu dans le pays, sur fond d’incertitude lié au Covid-19.
En effet, dans un décret paru en milieu de cette semaine, le gouvernement a stabilisé et plafonné les prix de plusieurs denrées et des matériels de protection (gel hydroalcoolique et des masques). Il en va de même pour les prix du riz, du sucre granulé, de l’huile végétale, et de la farine de blé.
« Les prix qui sont fixés sont des prix plafonds et il n’est pas question de les dépasser », prévient Talime Abe, le Directeur du commerce intérieur et de la concurrence.
Et d'ajouter, « Il faut que les opérateurs économiques respectent ces dispositions », visant à « favoriser la consommation des produits en ces périodes difficiles ».
Pour exemple : le sac de 50 kg du riz 5% brisure thaïlandais est fixé à 18 500 FCFA, celui du riz 25% brisure pakistanais, à 17 200 FCFA. Le sac de 50 kg du sucre en poudre sera désormais vendu à 6.000 FCFA.
En ce qui concerne les matériels de protection, le prix du gel hydroalcoolique inférieur ou égal à 100 ml est de 500 FCFA. Les masques de protection seront vendus à 100 FCFA (pour usage unique) et 200 FCFA (pour usages multiples).
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La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) envisage de céder l’exploitation en concession des gares routières d’Akodessewa et de Kodjoviakopé.
L’institution que pilote Germain Meba se propose de mener une consultation à cette fin. A terme, les personnes qualifiées retenues concluront un contrat d’affermage. En vertu de ce contrat, elles devraient s'engager à gérer ces gares routières, à leurs risques et périls, contre une rémunération versée par les usagers.
Ces personnes dénommées fermiers, reverseront en principe aux collectivités publiques de leur ressort, une redevance appelée surtaxe, destinée à contribuer à l’amortissement des investissements qu’elles auront réalisés.
Notons que la gare routière d’Akodessewa est un équipement qui a une vocation de gare routière interurbaine et internationale, d’une capacité maximale d’accueil de 200 véhicules. Elle est située dans le quartier Akodessewa, dans le 3è arrondissement de la commune de Lomé.
S’agissant de la gare routière de Kodjoviakopé, elle est située dans le quartier Kodjoviakopé, 4è arrondissement de la commune de Lomé, sur la voie express Abidjan-Lagos, en bordure de mer, sur la frontière d’Aflao.
Séna Akoda
Jusqu’ici limitée aux activités de refinancement des prêts aux loyers que consentent des banques de l’UEMOA), la CRRH-UEMOA (Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire) de l’union prévoit étendre ses activités aux microfinances.
Plus précisément, la banque va, si son projet reçoit l’accord de l’Assemblée générale extraordinaire, refinancer les prêts au logement que les microfinances consentent à leur clientèle.
Ce point prévu à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale Extraordinaire qui se tiendra par visioconférence le 20 mai prochain devrait faire l’objet de décision à l’occasion de cette réunion.
Notons que la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA) est un établissement financier constitué sous forme de société anonyme (SA) avec Conseil d’Administration (CA). Son capital social d’un peu plus de 9 milliards francs CFA au 30 juin 2018 a été porté en 2019 à 9,5 milliards FCFA après une émission d’obligations.
Séna Akoda
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Après les acteurs du secteur bancaire en début de semaine, ce fut au tour des institutions de microfinance d’être reçus hier mercredi par le ministre de l’économie et des finances, dans le cadre de l’évaluation de l’impact du Covid-19 sur le tissu socio-économique ( notamment les établissements financiers), et la mise en œuvre des mesures prises par la Banque centrale.
C’est à cette occasion que le ministre Sani Yaya a réitéré à l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD), l’engagement du pays à appuyer les établissements de microfinance, tout en soulignant l’important rôle qu’ils jouent dans le soutien de leur large clientèle, majoritairement des togolais du quotidien.
« Le Gouvernement fait de cette crise et de la situation des SFD une préoccupation majeure », rappelle-t-il à cet effet, insistant notamment que leur situation retient l’attention des décideurs dans toute l’Uemoa.

Le patron des finances les a par ailleurs invités à financer le fonds de roulement de leur clientèle, pour les aider à amortir le choc de la crise sanitaire sur leur activité et accompagner l’Etat dans le domaine agricole.
Notons qu’un prochain comité de réflexion devrait être bientôt mis en place, pour organiser la réponse sur le plan économique. Le groupe devrait inclure des représentants du ministère, de la Banque Centrale, des professionnels des Banques et SFD, ainsi que des acteurs du Secteur Privé.
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Le Groupe allemand HeidelbergCement, présent au Togo à travers ses filiales Cimtogo, Scantogo et Granutogo, va apporter une contribution de 20 millions FCFA au Fonds national de solidarité et de relance économique, créé par le gouvernement pour la lutte contre le Covid-19.
La contribution du cimentier qui fait écho à l’appel à la solidarité, lancé il y a peu par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, dans le cadre de la riposte contre la maladie.
Le Groupe, qui fait parler sa fibre « d’entreprise citoyenne », considère ainsi que « dans le contexte de l’urgence sanitaire provoquée par le Covid-19, il est naturel que HeidelbergCement prenne toute sa part dans les efforts communs pour vaincre la pandémie. C’est une cause commune », par la voix de son DG au Togo Eric Goulignac.
Cette participation vient s’ajouter aux efforts déjà fournis par d’autres acteurs, comme l’Association professionnelle des Banques qui avait annoncé une mobilisation de 100 millions FCFA, au profit de ce même Fonds.
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