Togo First

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À la mi-mai, le Benin, le Togo, la Guinée, et la Mauritanie ont réussi à constituer l’intégralité de leurs stocks en engrais, alors que les mesures drastiques, notamment la fermeture des frontières dans les pays ouest-africains en raison du Covid-19, ont fait planer pendant plusieurs semaines, le spectre de l’incertitude sur le démarrage des campagnes agricoles.

À l’orée des nouvelles campagnes, l’observatoire ouest-africain des engrais, dans l’un de ses plus récents rapports de veille, en date du 15 mai, signale que près de la moitié des pays dont il monitorise les données — 8 pays sur 17, y compris le Tchad et la Mauritanie — ont déjà au moins 80 % de leurs besoins annuels en stock.

Selon les observations, ni la vitesse de propagation de la pandémie, ni les impacts économiques et financiers y afférents, n’ont eu raison du secteur des engrais.

« Six semaines plus tard, alors que la saison agricole n’a pas encore commencé sauf sur la côte, les livraisons ont continué dans les ports, aux usines de mélange, et dans les entrepôts avant la distribution directe aux paysans et les ventes par les réseaux d’agro dealers », remarque l’Observatoire.

Et de se satisfaire : « Ce sont plus de 80 % de la demande estimée dans l’ensemble de la zone (environ 3,45 millions de tonnes) qui sont déjà disponibles pour cette campagne 2020. »

Dans la plupart des pays, les importations ont même été réalisées plus précocement qu’en 2019 ou sur la moyenne calculée sur la période 2016-2019.

Ainsi, les six plus grands marchés d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Côte-d’Ivoire, Ghana, Mali, Nigeria et Sénégal) — représentant 87 % du marché régional pour environ 3 millions de tonnes — ont importé à eux seuls environ 1,1 million de tonnes, en avance quasiment d’un mois sur le calendrier habituel.

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Selon les données pour 2016-2019 recueillies par AfricaFertilizer.org, le Togo consomme en moyenne 61 000 tonnes d’engrais par an, mais reste l’un des pays qui subventionnent modestement les fertilisants. Si le Ghana et le Sénégal subventionnent 80 % de leur marché, les gouvernements du Togo, du Bénin, de Côte d’Ivoire ou même du Burkina Faso en sont encore à moins de 30 % de subventions.

« Les pays qui ont déjà mis en place des subventions importantes continuent à mettre en œuvre leurs programmes respectifs, tandis que ceux qui n’en ont pas ou qui ont des programmes plus modestes ont annoncé de nouvelles subventions (Côte d’Ivoire, Togo et Nigeria). »

Fiacre E. Kakpo

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L’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) créée en substitution de l’Autorité de Règlementation des Secteurs des Postes et des Télécommunications (ARTP) a son comité de direction.

4 des 5 membres du comité de direction de cette institution sont nommés par décret présidentiel. Il s’agit de Haringa Yaou, ingénieur Télécoms, président de ce comité, Colonel Cossi Sogoyou, officier supérieur des Forces Armées Togolaises, Messan Awoh Dedji, commissaire divisionnaire et Djahlin Broohm, économiste.

Le 5e membre du comité qu’il revient à l’Assemblée nationale de désigner sera connu à l’issue du processus lancé par cet organisme de l’Etat en ce sens.

En rappel, l’ARCEP a été créée par une loi adoptée en 2012

Séna Akoda

Initialement annoncés par le président Faure Gnassingbé, dans son annonce à la nation pour répondre à la Covid-19, les laboratoires mobiles pour booster la capacité de tests sont désormais déployés dans les chefs-lieux de régions. Selon la Coordination nationale de la gestion de la riposte contre le Covid-19 (CNGR).

Ces labos sont notamment mobilisés dans les villes de Dapaong, Sokodé et Atakpamé, en plus de la récente antenne de l’Institut national d’hygiène, ouverte dans la ville de Kara.

Les nouvelles structures d’appoint viendront appuyer la nouvelle approche envisagée par le CNGR : tester systématique tout canton où le nombre de sujets infectés avoisine les dizaine (10).

Par ailleurs, la mesure sera valable également dans les prisons, où, déjà, les tests ont débuté (notamment à Lomé et Tsévié). L’objectif étant de briser aussi rapidement que possible la chaîne de contamination, et limiter la propagation du virus.

Avec près de 15 mille tests réalisés, le pays dénombre à ce jour, 354 cas confirmés, pour 118 guérisons, et 12 décès.

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Le bureau du Programme des Nations Unies pour le Développement au Togo (PNUD-Togo) envisage d’installer 6894 lampadaires solaires sur tout le territoire togolais. Dans les régions Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes.

Ce devrait être avec ce projet, un coup de pouce à la stratégie d’électrification nationale et un pas de plus vers l’atteinte des 50% de part du renouvelable dans le bouquet énergétique, à l’horizon 2030.

A cet effet, il a lancé un avis de pré-qualification des consultants nationaux techniciens en électricité et / ou énergie renouvelable / solaire pour le contrôle et le suivi de ces travaux.

Les propositions seront déposées par mail ou au PNUD –Togo. Les personnes intéressées peuvent avoir accès au dossier de pré-qualification ici.

Le Togo mise sur l’augmentation de sa capacité de tests, et un suivi actif des cas suspects, pour circonscrire l’évolution du Coronavirus sur son territoire.

L’information émane de la Coordination nationale de riposte à la maladie, qui a récemment exposé sa stratégie d’ensemble. Cette dernière s’articule autour de trois axes : tester les cas suspects, les isoler et traiter, enfin tracker leurs contacts. 

La mesure sera d’autant plus valable pour les voyageurs qui, « sont mis en quarantaine, testés et pris en charge. Les cas contacts sont traqués, cherchés, testés et pris en charge. », apprend-on.

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Augmentation de la capacité de tests

En ligne avec cette stratégie de « tester, tracker et traiter » (tel que le recommandait l’OMS aux débuts de l’épidémie), on note : la mise en place d’une antenne de l’INH dans la ville de Kara (412 km de Lomé), et le déploiement de labos mobiles dans certains chefs-lieux de préfectures, notamment à Dapaong, à Sokodé et Atakpamé.

Par ailleurs, avec près de 15 000 tests réalisés à ce jour, le pays se positionne déjà comme un de ceux qui testent le plus (par million d’habitants), dans la sous-région et sur le continent.

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Tests systématiques dans les cantons à l’intérieur du pays

Dans les régions de l’intérieur du pays, moins densément peuplées, tous les cantons seront systématiquement testés, à partir d’un certain seuil de cas positifs décelés (une dizaine), informe la Coordination.

« Les laboratoires des préfectures seront boostés pour pouvoir faire des tests, et à chaque fois qu'il y a un seuil de cas positifs dans un canton, tout ce canton sera testé systématiquement ». Souligne Le Col Djibril Mohaman, qui est à la tête de la riposte au Togo. La méthode aurait par ailleurs déjà été appliquée « avec succès, dans le village de Kouvon dans la préfecture de Tchaoudjo ». Localité qui, se félicite-t-on, ne présente plus de nouveau cas depuis lors. 

A ce jour, on dénombre 354 Cas confirmés au total, comptant pour 224 Cas actifs, 118 Cas guéris, et 12 Décès.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, « nous devons apprendre à vivre avec le virus, comme nous l'avons déjà fait avec d'autres maladies ». La sentence est prononcée par Col Djibril Mohaman, patron de la Coordination nationale de riposte contre la Covid-19, dans le dernier point de presse hebdomadaire de la structure, sur l’évolution de la pandémie.

Cette déclaration survient dans un contexte de hausse soutenue des cas de contamination tout au long de la semaine (en l’espace de vingt jours, le pays est passé de 101 à 300 cas), et de dissémination des foyers, avec au moins un cas recensé dans 29 des 39 préfectures du Togo.

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Cette hausse, selon les autorités compétentes, est principalement portée par la seconde vague de voyageurs revenant des pays voisins, notamment le Ghana, et qui, arrivés dans les préfectures, sont mis en quarantaine.

Il faudra donc apprendre à faire avec la Covid, « comme nous l'avons déjà fait avec d'autres maladies » (en insistant sur les mesures barrières), et ce « jusqu'à ce que, soit on trouve le vaccin ou traitement, soit le virus disparait de lui-même, comme ça a été le cas pour le SRAS ».

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Du reste, apprend-on, le respect des règles sanitaires mises en place, assorti d’un suivi rigoureux de l’évolution des cas, pourrait conduire dans un avenir proche, à l’assouplissement des mesures restrictives mises en place par le gouvernement, en particulier le bouclage des villes.

À ce jour le pays dénombre 224 cas actifs de Covid-19, contre 118 guérisons et 12 Décès, soit un total cumulé de 354 cas.

Ayi Renaud Dossavi

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Quelques mois après le lancement officiel des travaux de construction de la centrale thermique Kékéli Efficient Power, un nouveau cap vient d’être franchi avec le démarrage effectif desdits travaux.

A l’étape actuelle, ce sont les ouvrages de génie civil qui sont en cours sur le site. Mieux, selon le constat dressé par une récente mission de la holding Togo Invest, ces travaux se déroulent bien, « conformément au planning d’exécution et suivant les normes de sécurité ».

A la manœuvre se trouve la société VINCI, sous la supervision de la société TSK, chargée de la construction de la Centrale thermique. D’une puissance installée de 65 MW, cette centrale utilisera la technologie du cycle combiné qui permet de produire plus d’électricité sans consommation additionnelle de gaz et en limitant les rejets de CO2 dans l’atmosphère.

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En rappel, c’est Eranove qui assurera l’exploitation de cet ouvrage par une convention de concession de 25 ans signée avec l’Etat togolais.

Le projet dont le financement, soit 65,4 milliards FCFA, a été réuni grâce à un dynamique Partenariat Public-Privé (PPP), a mobilisé aussi bien des actionnaires commerciaux qu’institutionnels. Kifema Capital, société d’investissements, y détient une participation de 25%.

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Le groupe CERGI, développeur des logiciels exploités par des Institutions financières dans l’espace UEMOA, organise la 2ème édition de l’« Agricultural Machinery Challenge »  pour promouvoir la fabrication et le montage sur place des outils agricoles basiques.

Selon Yao Dogbo (photo), patron de cette structure, la compétition vise à « encourager des constructeurs métalliques et mécaniques à assembler des structures métalliques, afin d’obtenir un matériel roulant capable de faucher les hautes herbes ». Et ce, dans un contexte où « la main-d’œuvre manque dans nos contrées » pour cette tâche.

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Ouvert jusqu’au 30 juin prochain à toute personne physique ou morale au Togo, ce challenge permettra de récompenser les trois meilleures réalisations qui seront jugées fonctionnelles, avec dans l’ordre de mérite, des enveloppes de 1 million, 500 000 et 250 000 FCFA. Le trio lauréat sera sélectionné parmi le Top 5 qui se démarquera lors de la présélection et dont la totalité des matériaux et la main-d’œuvre seront financées.

Organisé avec le journal d’intelligence agricole Agridigitale, ce concours sera cette année à sa 2è édition.

Séna Akoda

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Le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP) compte 4 nouvelles institutions de microfinances (IMF) partenaires. À savoir UMECTO qui a une assise dans les cinq régions économiques du Togo, Coopec ADESEM qui opère dans la région centrale, CEF MEF dans la centrale et la Kara et Coopec SIFA, dans les Savanes.

Ces nouvelles institutions intègrent le projet grâce à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par la filiale togolaise d’Oragroup. Elles interviendront spécialement au centre et au nord du Togo, en faveur des entrepreneurs agricoles, acteurs des chaînes de valeurs. Dans le détail, ces établissements de crédits octroieront des créances aux ‘’agripreneurs’’ dans ces nouvelles zones d’intervention ciblées du PAEIJ-SP, grâce aux fonds qui leur seront mis à disposition par Orabank-Togo.

PROJET

Notons entre autres que l’initiative a appuyé plus de 250 jeunes entrepreneurs dans la mise en œuvre de leurs plans d’affaires et permis à près de 450 groupements de producteurs de signer des conventions d’approvisionnement des PME de transformation et des agrégateurs dans les filières manioc, maïs et soja.

Séna Akoda

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Après sa recommandation exhortant les agents de son ministère à privilégier les produits made in Togo, lors de la célébration du 1er mai en 2019, Noël Bataka revient faire la promotion du « made in Togo » avicole.

Ceci, à travers une note de service où il enjoint les acteurs de la filière, notamment les importateurs et distributeurs de produits carnés de « prendre toutes les mesures urgentes, à travers des contrats clairs et précis, pour l’enlèvement immédiat des volailles en souffrance et pour la fourniture régulière de volailles locales ». Une injonction du ministre de l'Agriculture, de la Production Animale et Halieutique assortie d’un délai de 15 jours à compter du 18 mai dernier.

Cette sortie intervient, après le constat de réticence des importateurs et distributeurs de produits avicoles de respecter les engagements qu’ils prennent lors de leurs réunions avec le ministre, notamment celui de s’approvisionner sur le marché local.

La note conditionne désormais à une autorisation formellement signée par le ministre, toute importation de produits avicoles. Les services des douanes sont saisis pour veiller à l’application de la mesure, indique-t-elle.

Séna Akoda

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