Le Togo redoute des pertes de recettes fiscales de l’ordre de 200 milliards FCFA d’ici fin 2020. Ceci, à la suite de sa renonciation à une batterie d’impôts et de taxes, en guise d’accompagnement du secteur privé pour cause du coronavirus.
Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances qui a diffusé cette information, précise qu’à ce jour, le pays a déjà subi un déficit de ressources fiscales de 35 milliards FCFA.
Le pays qui veut anticiper cette perte record, encourage les banques à financer le secteur privé, notamment via les lignes de crédits que la BCEAO a ouvertes en leur faveur. Toujours en ligne avec le plan de relance de l’économie nationale, Sani Yaya souhaite que les institutions bancaires baissent leur taux de crédit, dans le contexte particulier de crise sanitaire à coronavirus, avec son corollaire de crise économique.

Rappelons qu’en dehors des mesures fiscales, le pays a adopté des mesures sociales, comme des transferts monétaires, la gratuité des tranches sociales de l’eau et de l’électricité ainsi que de l’eau aux bornes-fontaines.
Séna Akoda
Lire aussi:
Covid-19 : pour aider à la relance, la Bceao baisse ses taux directeurs
Covid-19 : le gouvernement adopte des mesures fiscales pour accompagner les opérateurs économiques
Après avoir débarqué Francis Sossa Adjakly (père), Coordonnateur du CSFPP dès les tout débuts de ce présumé scandale financier dans l’importation des produits pétroliers, le gouvernement togolais va franchir une nouvelle étape.
Selon Komlan Kondo, le nouveau coordonnateur du Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (CSFPP), le ministre en charge du commerce « a donné des instructions » pour que des audits soient menés « afin de rétablir la vérité ».
L’affaire communément appelée Pétrolegate ou « Affaire Adjakly », a été révélée au grand jour par l’Alternative, un journal d’investigation proche de l’opposition. Elle porterait sur des malversations financières qu’auraient orchestrées les Adjakly, père et fils, une famille ayant selon cette presse écrite, gardé le contrôle sur les commandes extérieures de produits pétroliers de l’État depuis plusieurs années. Le montant de cette concussion pourrait atteindre 400 à 500 milliards FCFA, et Vitol, leader mondial du trading de l'énergie, dont Fabrice Adjakly est un agent, y est cité à plusieurs reprises.
Pour Komlan Kondo, « si malversations il y a, les auteurs seront poursuivis conformément aux textes en vigueur »
Face à ces accusations qu’il a réfutées, Fabrice Adjakli, le fils, a préféré ouvrir l’issue d’une assignation du média papier pour diffamation, réclamant un dédommagement de 5 000 000 FCFA et la destruction des papiers du journal mis en vente ainsi que la suppression des articles sur les sites web.
Fiacre E. Kakpo
Au titre des années 2020, 2021 et 2022, le ministère de l’Economie et des Finances recrute des cabinets pour la réalisation des missions de commissariat aux comptes d’entreprises, établissements publics, fonds ou organismes autonomes qui bénéficient des subventions de l’Etat.
Cette mission pour laquelle un appel à manifestation d’intérêts est émis jusqu’au 14 août prochain, devrait permettre de certifier que les ressources allouées par l’Etat à ces entités, ont été utilisées conformément aux principes et normes comptables.
Ceci, dans le respect des principes d’économie, d’efficience ainsi que dans l’intérêt desdites entités. Les affectations des fonds seront également analysées dans l’optique de vérifier leur conformité à leurs objectifs.
Les cabinets éligibles doivent satisfaire à la condition d’être agréés auprès du gouvernement togolais et régulièrement inscrits au tableau de l’Ordre National des Experts Comptables et Comptables Agréés au Togo (ONECCA-Togo).
Séna Akoda
Alors qu’il avait été reporté, pour cause de Covid-19, le concours d’entrée à l’Ecole africaine des métiers de l'Architecture et de l'urbanisme (EAMAU) fait son retour, avec la reprise des activités dans l’enseignement supérieur.
En effet, dans un récent communiqué, le ministre togolais de la recherche et de l'enseignement supérieur, informe les candidats, des nouvelles dates en vigueur pour la 43è édition de ce test, comptant pour l’année académique 2020-2021.
On apprend ainsi que la date limite de clôture des inscriptions est fixée au Lundi 03 Aout 2020. Les épreuves écrites, quant à elles, se dérouleront les Mardi 18 et mercredi 19 Aout 2020 (à l’Ecole nationale supérieure des ingénieurs (ENSI) sur le campus de l’Université de Lomé).
Notons que l’accès aux salles d’examen est soumis à la présentation d'une Carte Nationale d’Identité, ou d'une carte scolaire valide. Aussi, le ministère togolais en charge du Supérieur insiste sur le respect scrupuleux des mesures-barrières, pour tous les participants.
Pour rappel, créée en 1976, l’EAMAU est une prestigieuse institution régionale qui forme 14 nationalités d’Afrique de l’Ouest et centrale, dans trois filières notamment : l’architecture, l’urbanisme et la gestion urbaine.
Lire aussi:
Concours d’entrée à l’EAMAU : vous avez jusqu’au 17 avril prochain pour candidater
L’EAMAU sera dotée d’un campus ultra-moderne dédié à la formation des architectes et urbanistes
Les travaux d’aménagement et de bitumage de la Route Nationale 17 entre Katchamba et Sadori, tronçon Katchamba-Nali longue de 30 km (Nord-Togo) vont démarrer au second semestre de cette année 2020. L’annonce est faite par Zouréhatou Kassah-Traoré, ministre des infrastructures et des transports.
La réalisation de ce projet financé en septembre 2019 par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) à hauteur de 20 milliards FCFA permettra de fluidifier et rendre permanente la liaison routière entre la localité de Katchamba (région de la Kara) et celle de Sadori (région des Savanes).
Au-delà, l’ouvrage contribuera à désenclaver toute la partie ouest des deux régions. De façon spécifique, indique l'institution financière, il réduira de 66% le temps de parcours sur la route et d’au moins 60% le coût d’exploitation des véhicules, estimait le bras financier des pays de l’UEMOA.
Dans le cadre de la réalisation de ces travaux prévus pour durer 18 mois, le Togo vient de lancer jusqu’au 08 Septembre prochain, un avis d’appel d’offres international pour le recrutement d’une entreprise de BTP.
Séna Akoda
Lire aussi:
Togo : construction de 400 km de routes et de 4000 km de pistes rurales en ligne de mire
Infrastructures : Comment la route CU9, financée par la BAD, a désenclavé le Nord Togo
Infrastructures : Le Togo veut atteindre 60% de routes revêtues à l’horizon 2022
Le Togo vient de bénéficier d’un don de 6,5 milliards FCFA (10 millions €), pour réaliser des infrastructures d'approvisionnement en eau potable. Cet appui entre dans le cadre de son Projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieu scolaire et rural (PASCOO2).
Au bénéfice des régions des Savanes et de la Kara, cette facilité, a fait l’objet d’une signature de convention de financement, hier jeudi 16 juillet 2020, entre le Togo et le partenaire Français (à travers son agence de développement, AFD). Le Togo était représenté par son ministre de l'Économie et des Finances, Sani Yaya, avec en vis-à-vis, Marc Vizy, ambassadeur de France au Togo.
Le Projet consiste, dans le détail « à réaliser 400 nouveaux forages équipés de pompes à motricité humaine ; réhabiliter 200 forages existants ; et à construire 200 latrines communautaires » explique le ministre togolais. Et de rappeler que ce financement contribue ainsi « à la mise en œuvre des priorités du Plan national de développement (PND 2018 -2022) dans son axe 3 portant justement sur la consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d’inclusion. »

Pour rappel, le PASCOO, qui n’est pas à ses débuts, a déjà permis de construire, dans la région des Savanes, 344 nouveaux forages équipés de pompes à motricité humaine, de réhabiliter 136 forages en panne et de construire 100 latrines communautaires.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
La France subventionne le programme Novissi, à hauteur de 2 milliards FCFA
PERECUT, un projet d’environ 46 milliards FCFA pour booster l’accès à l’énergie
Au Togo, les pouvoirs publics comptent sur la contribution du secteur privé dans le cadre de l’élaboration d'une stratégie de relance économique. « Le gouvernement veut compter sur le secteur privé dans un esprit d’inclusion et dans un esprit participatif pour élaborer la stratégie de relance économique et contrer le risque de vulnérabilité économique, financière et sociale », a déclaré ce jeudi, Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances au cours d’une session extraordinaire du Conseil National du Crédit (CNC) du Togo.
Fortement éprouvée par la crise sanitaire, l’économie togolaise se retrouve confrontée à un accroissement des dépenses publiques qui contraste très fortement avec une baisse des recettes budgétaires, fait observer le ministre.
Dans le même temps, les prévisions laissent apparaître une forte décélération de l'activité économique, avec une perte de croissance de 4,2 points de pourcentage. Ce contexte particulièrement morose induit une révision à 1,3% du taux de progression de l'activité économique pour l’année 2020, contre une prévision initiale de 5,5%, après un taux de 5,3% enregistré en 2019.
Si cette prévision se confirme, ce sera le taux de croissance le plus faible de l'histoire économique du Togo au cours de ces dix dernières années, redoute Sani Yaya.
Séna Akoda
Lire aussi:
Covid-19 : l’Afrique pourrait connaître une récession encore plus sévère que prévu, selon le FMI
Togo : prévision de perte de 40 % des recettes budgétaires, due à la Covid-19
Lors de sa désormais traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, la Coordination nationale de gestion de la riposte à la Covid-19 (CNGR) est revenue, hier mercredi 15 juillet, sur l’évolution épidémique au Togo, et les différentes mesures d’assouplissement en cours dans le pays. A cette date, les données officielles semblent ainsi indiquer une stabilisation de la maladie, avec une évolution positive dans le sens des guérisons.
« La semaine passée, du 1er au 07 juillet, nous avons eu 39 cas positifs, avec 65 guéris. Cette semaine, la semaine du 8 au 14 juillet, nous avons 42 cas positifs et 61 guéris, et, toujours inchangés, 15 décès. », relève le Col. Djibril Mohaman, responsable à la CNGR.
Jusqu’à hier, le pays comptait donc 731 cas cumulés au total, pour 528 guéris (72%) : « Au vu de ces chiffres, nous pouvons dire qu’il y a une stabilisation dans la baisse des chiffres. », se satisfait-on, bien que la Coordination invite encore plus au respect des mesures sanitaires, « afin de limiter la propagation du virus ».

Au rythme de la reprise
Les signaux semblent donc toujours au vert, pour la réouverture. « La levée des mesures restrictives se poursuit dans notre pays de façon progressive. », note-t-on.
Ainsi, après les enseignements primaire, secondaire, puis supérieur récemment, c’est à présent la préparation au niveau aéroportuaire, et des frontières.
Ouverture des lieux de cultes : l’Etat en « expérimentation »
En ce qui concerne les lieux de cultes, l’Etat, a penché pour un « échantillonnage » des lieux de cultes, afin de suivre dans un premier temps les comportements des fidèles et responsables religieux, notamment vis-à-vis du respect de mesures-barrières.
« Nous avons plus ou moins 9 mille lieux de cultes sur toute l’étendue du territoire, toutes confessions confondues. Ouvrir l’ensemble était une gageure, compte tenu de la situation de la pandémie. », explique le lieutenant-colonel Bediani Béléï, directeur des cultes.
Les autorités semblent donc avoir préféré « choisir un échantillon de lieux de culte, de toutes les dénominations religieuses, pour faire une expérimentation de l’application des mesures barrières ».
Cette première phase, explique-t-on, permettra de préparer une ouverture totale de ces espaces religieux, « si tout va bien, si la maladie se stabilise, et si effectivement les gens comprennent qu’il faut se prémunir de cette maladie, en appliquant les gestes-barrières. »
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Covid-19 : le Togo passe la barre des 700 cas, et l’Afrique celle des 500 000
Pour accélérer sa relance post-Covid, l’Afrique de l’Ouest doit miser sur sa jeunesse (BAD)
Covid-19 : comment l’Aéroport de Lomé se prépare à la réouverture de l’espace aérien togolais
Reprise prochaine des vols : Lomé annonce de nouvelles mesures applicables aux voyageurs
Togo : désormais, le non-respect des mesures barrières à la Covid-19 est passible de sanction !
C’est le top départ pour la 4ème édition du Africa Energy Generation prize. Les jeunes talents et jeunes entrepreneurs togolais peuvent postuler à cette compétition, propulsée par Energy Generation (EG), et officiellement lancée cette semaine.
Cette année vient avec une nouveauté : le concours ne se concentre plus uniquement sur l’énergie, comme précédemment. Les projets innovants peuvent s’inscrire désormais dans 3 secteurs : l’énergie, l’agroalimentaire et la santé. De plus, dans ces secteurs, les initiatives devront promouvoir, l’accès aux services essentiels au plus grand nombre, et œuvrer concrètement au développement socio-économique du continent, précise l'incubateur.
Au sortir du processus de sélection, 10 lauréats seront retenus. Ils décrocheront deux années de formation/incubations, avec l’opportunité de rejoindre l’une des Business Schools du réseau EG, afin de suivre une formation intensive pour développer leur projet.
Pour se présenter, les participants doivent remplir un formulaire de candidature, et réaliser deux vidéos : une de présentation générale (2 minutes), une vidéo de présentation du projet innovant (5 minutes).
Les candidatures sont ouvertes, et courent du 15 Juillet au 15 août.
Soumettre sa candidature ici
Lire aussi:
Un concours pour récompenser les startups porteuses de projets innovants en énergie durable
EDF Pulse Africa : la start up Energy Cycle retenue pour représenter le Togo
Révélé lors de la 1ère édition du concours The Nest Afrique Francophone, "Biophyto", projet porté par le Béninois Gildas Zodomé, suscite beaucoup d’intérêt auprès des investisseurs. Il pourrait bénéficier de l’accompagnement de Yiva Badohoun, PDG de l’usine agroalimentaire Togo Food et vice-président du patronat togolais, dans son processus d’implantation au Togo. L'opérateur économique togolais lui en a fait l'offre le 08 juillet dernier. Ceci pourrait constituer les prémisses du Béninois, dans un éventuel projet d'ouvrir des filiales dans d'autres pays.
Notons que le projet Biophyto dont le porteur ambitionne de mobiliser 1 million €, a été repêché pour être présenté aux business angels. Aussi, si le business-angel ghanéen Sewu Steve Tawia a promis à son promoteur une mise en relation avec des fonds d’investissements spécialisés, Fabien Hounyovi, directeur Général de la SGI UCA, va, pour sa part, lui apporter son expertise dans la recherche des profils d’investisseurs adéquats.
Dans le même souffle, Lionel Zinsou va mettre en contact celui qui produit et commercialise des engrais et pesticides bio à base de ressources naturelles, avec la startup Éléphant vert, spécialisée dans le domaine agricole en Afrique.
Séna Akoda
Lire aussi:
The Nest Afrique Francophone : Ecobank promet son accompagnement financier et technique à 20 projets
The Nest Afrique Francophone : des business angels pour les 3 projets finalistes