On annonçait récemment l’entrée dans une nouvelle phase des travaux de construction de la Centrale thermique Kékéli Efficient Power. Une nouvelle étape va encore être amorcée avec le chargement en vue de l’acheminement par la mer vers Lomé de la turbine à gaz SGT-800 de Siemens, en provenance du Port de Finspang en Suède.
La turbine SGT-800 de Siemens, indique-t-on, est une turbine à gaz à cycle combiné à la pointe de la technologie, conçue pour relever les défis de la production industrielle d'électricité. Elle sera le cœur de la 1ère centrale à cycle combiné, implantée au Togo.
Elle devrait produire, dans une 1ère phase, une énergie d’une capacité de 47 MW et être complétée par une autre turbine à vapeur d’une capacité de 18 MW.
La Centrale Kékéli Efficient Power permettra au Togo de relever le défi de production d’une énergie destinée à satisfaire 30% de la demande domestique en électricité, en réduisant de même, les émissions de CO2. Elle est prévue pour être opérationnelle fin 2020.
Séna Akoda
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Le transport aérien dans l’UEMOA paie un lourd tribut dû aux mesures de riposte à la pandémie du coronavirus.
Une réunion ce jeudi 28 mai 2020 entre les ministres des transports de l’union a évalué à 95% la baisse du trafic aérien, constate Abdallah Boureima, président de la Commission de l'UEMOA, à la suite de l’immobilisation au sol des avions, l’interdiction des transports des passagers sauf vols spéciaux et autres.
Ne sont autorisés depuis lors au Togo, que des vols cargo pour transporter des marchandises voire pour acheminer du matériel de riposte à la pandémie, comme les masques respiratoires.
La baisse de la quasi-totalité du trafic aérien a entraîné avec elle, selon la réunion, la perte de revenus pour les travailleurs du secteur et des risques de faillite de certaines entreprises.

Au niveau du transport terrestre, la situation n’est pas meilleure. La fermeture des frontières a immobilisé des parts entières de compagnies de transport, note-t-on. Le transport maritime se trouve également durement affecté, avec des bateaux à quai, privés de navigation.
La réunion qui a eu lieu en visioconférence "devrait permettre d’évaluer l’impact de la pandémie du coronavirus sur le secteur des transports, d’apprécier les mesures prises par les Etats de l’union pour la contenir et d'examiner les besoins du secteur dans la perspective d’une reprise des activités", d'après le président de la Commission de l’UEMOA.
Séna Akoda
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La dette publique togolaise serait relativement moins exposée au risque de taux de change, selon le ministère de l’Économie et des Finances, dans un récent rapport trimestriel.
Cette résilience tient au fait de sa composition. En effet, l’encours de la dette publique togolaise est majoritairement en libellé en francs CFA (66,7%, précise le rapport).
Il faut cependant noter que « Le portefeuille de la dette extérieure (environ 33% de la dette totale de l'Administration Centrale Togolaise, ndlr) est tout de même influencé par les fluctuations de certaines devises ». Il s’agit notamment de l’US Dollar (24,7% de la dette extérieure), le Yuan renminbi (21,8%), et des Droits de tirage spéciaux (20,4%).
Ce niveau d'exposition de la dette extérieure est, cependant, quelque peu pondéré par le fait qu’une fraction non négligeable (19,4%) est également libellée en Euro, qui garde pour l’heure une parité fixe avec le FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo devrait continuer à utiliser la Chloroquine dans le traitement des patients contre la Covid-19. L’information a été apportée, hier mercredi 27 mai 2020, lors du point de presse hebdomadaire de la Coordination nationale de Riposte contre la maladie.
La clarification survient dans un contexte où la molécule est au cœur de la polémique, depuis la publication d’une récente étude rétrospective, qui non seulement mettrait en doute son efficacité, dans le traitement contre la Covid-19, mais lui associerait des effets de surmortalité.
L’étude publiée dans The Lancet a même poussé l’OMS à suspendre ses essais cliniques sur la Chloroquine. Pourtant, au Togo, on se veut plus prudent et circonspect, vis-à-vis de ses conclusions : « il y a d'abord un biais de sélection et un biais d’interprétation », retient le Col Djibril Mohaman, de la Coordination.
Des patients plus atteints, une molécule ajoutée plus tardivement
Ainsi, relève-t-il notamment, en comparant les patients qui ont survécu et ceux qui n’ont pas survécu, « on constate que la surmortalité a été attribuée dans l'autre groupe à la chloroquine seulement, alors qu'il y a d'autres facteurs ». Dont l’âge avancé, et des facteurs de comorbidité comme l’obésité élevée, des antécédents de maladies cardiaques élevés, le diabète. Ou encore, plus de sujets qui ont eu besoin d'oxygène, dans un groupe par rapport à l'autre (20%, d'un côté contre 7% dans l’autre). Un ensemble de facteurs associés à une mortalité plus élevée, tel que l’indiqueraient des études.
C’est pourquoi estime-t-on que « ce serait paradoxal d'attribuer le décès de ces patients à la Chloroquine seulement » (d’autant que la molécule serait considérée comme plus pertinente « très tôt », aux débuts de la maladie.)

« Nous n'avons rien à perdre en utilisant la Chloroquine »
À cause de ces facteurs, et d'une conclusion qui serait relativement « biaisée », le Togo va continuer à faire usage de la Chloroquine dans son traitement pour la Covid-19, en l’attente de nouveaux développements. Ceci d’autant que la molécule est bien connue des praticiens. « Ce n'est pas maintenant que nous prenons la Chloroquine, et nous en connaissons les effets secondaires ».
Ainsi, en attendant, « nous n'avons rien à perdre en utilisant la Chloroquine », donc « Pour l'instant, nous continuons [à l'utiliser] chez nous », conclut-on.
Rappelons qu’à ce jour, le Togo décompte 395 cas confirmés de Covid-19, dont 183 cas guéris, et 13 décès.
Ayi Renaud Dossavi
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SWAC/OEDC (Sahel and West Africa Club Secretary (SWAC)/ OEDC Organization for Economic and Development Cooperation) estime à plus de 82 millions le nombre d’emplois dans le secteur alimentaire pouvant être affecté par les restrictions de mobilité anti-Covid-19 en Afrique de l’Ouest.
Dans un rapport publié ce 26 mai 2020, l’organisation s’est basée sur des données d’une étude qui évalue les employés dans le secteur alimentaire en Afrique de l’Ouest à plus de 81 millions, dont plus de 76 millions, dans la Cedeao. Au Nigeria seul, ce sont plus de 34 millions de personnes vivant du secteur agroalimentaire sur une population de plus de 203 millions d’habitants qui devraient redouter les effets négatifs des mesures de restrictions de mobilité anti-Covid-19 sur leur économie.

Au Togo où il a été noté depuis la mise en œuvre de réformes et de politiques incitatives à l’entrepreneuriat agricole un fort engouement des jeunes pour ce secteur, ce sont donc plus de 2 millions d’emplois qui risquent d’être affectés alerte l’organisation. Une situation quasi-similaire chez son voisin de l’est, le Bénin. En Côte-d’Ivoire où pas moins de 5 millions de personnes sur une population de plus de 25 millions vivent de l’agroalimentaire, les restrictions de mobilité anti-Covid-19 devraient avoir également un impact négatif plus ressenti.
Au total, dans l’UEMOA, ce sont plus de 28 millions de personnes vivant de leurs emplois dans le secteur d’activité le plus dominant dans la région, qui pourraient craindre les incidences des restrictions de mobilité dues à la Covid-19.
Séna Akoda
Moins de deux mois après le démarrage du programme Novissi, plus de 563 000 personnes ont bénéficié via le mobile money, de transferts monétaires évalués à plus de 9,8 milliards FCFA. Ces données résultent d’une mise à jour des statistiques ce mardi 26 mai.
Dans les détails, le programme dont les ressources prévisionnelles à l’issue des 3 mois d’état d’urgence sont attendues à 12 milliards FCFA, a enregistré 1 372 914 personnes dont 563 316 bénéficiaires.
Le programme a permis à 194 504 hommes de toucher mensuellement chacun, 10 500 FCFA et à 368 812 femmes de bénéficier d’une allocation mensuelle de 12 500 FCFA à raison de la moitié chaque quinzaine, « afin de subvenir aux besoins de base (vives, eau, électricité, communication) ».

Si la 1ère tranche a permis d’assister les démunis avec plus de 3,28 milliards FCFA, la 2ème a soutenu financièrement ces derniers avec plus de 2,9 milliards. Lors des 3ème et 4ème tranche, le gouvernement a alloué plus de 2,3 milliards FCFA et 1,2 milliard FCFA aux personnes les plus durement affectées par les mesures gouvernementales anti-Covid-19.
En rappel, cette initiative, confinée au Grand Lomé a été étendue à Tchaoudjo, devenue à son tour, un foyer de contamination de la pandémie à coronavirus.
Séna Akoda
Le Groupe de la Banque mondiale vient de lancer le "Prix WURI Afrique de l'Ouest". Dotée d’une cagnotte globale de 150 000 $, cette compétition sous-régionale recherche des solutions innovantes, pour faciliter l'accès des travailleurs informels aux systèmes de protection sociale, grâce à des plateformes d'avantages sociaux et des systèmes d'identification flexibles.
Plusieurs récompenses sont à la clé, pour les propositions les plus prometteuses qui permettront aux pays d’inclure les travailleurs informels dans des programmes de protection sociale sensibles aux chocs ( et également, aux programmes d'assurance sociale, tels que les pensions et les comptes d'épargne, y compris les contributions transfrontalières).
Les personnes et les organisations intéressées par le développement de solutions innovantes sont encouragées à soumettre leur projet, informe la Banque.
Les solutions proposées seront évaluées par des experts en plateformes de protection sociale, en identification numérique et en développement international.
Plus encore, les finalistes bénéficieront du mentorat et du soutien d’experts en développement de Google. Ces derniers seront par ailleurs invités à un événement de haut niveau, « Mission Billion », pour exposer leurs solutions à un panel de juges de haut niveau en octobre 2020.
La date butoir de soumission est le 14 août 2020. Pour en savoir plus sur ce Challenge, visiter ce site, ou celui-ci.
Ayi Renaud Dossavi
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La Bourse régionale des valeurs mobilières se met au diapason de la Covid-19. Pour s’adapter à la nouvelle donne, la place financière sous-régionale a lancé, hier mardi 26 mai 2020, sa première cérémonie virtuelle de cotation de titres (avec l’admission à son compartiment obligataire, des obligations TPCI.O41 et TPCI.O42 du Trésor public de Côte d’Ivoire).
« La COVID-19 nous amène depuis quelques mois à nous adapter », souligne ainsi Dr Edoh Kossi AMENOUNVE à l’entame de la cérémonie, tout en concédant : « On pensait à une crise rapide, mais on doit désormais se faire à l’idée qu’il faille vivre avec peut-être pour longtemps et nous réinventer, pour être dans la "nouvelle normalité́" ».
Un contexte qui justifie donc cette cérémonie en mode « visio », une première dans l’histoire de la BRVM.
Du reste, « La BRVM est prête à accompagner les États de l’UEMOA dans le financement de la reprise de la croissance post-crise à travers des émissions spécialisées comme les Social, Green, Climate and Sanitary bonds etc. » a-t-il rassuré.
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Le projet d’interconnexion énergique sous-régional, piloté par le WAPP (Pool énergétique ouest-africain), est prévu pour être achevé en 2023.
D’un coût de 567 millions $ pour une capacité globale de 600 mégawatts, ce programme se fera via l’interconnexion d’un large réseau de lignes électriques ; avec pour visée d’offrir un approvisionnement en électricité fiable et abordable aux différents pays membres de la Communauté.
L’initiative, couvrant 14 des 15 pays de la communauté économique régionale, devrait à terme comprendre notamment : un grand réseau raccordant les pays côtiers (l’axe Nigeria – Bénin/Togo – Ghana – Côte d'Ivoire), et un hub interzonal (suivant l’axe Ghana - Burkina Faso – Mali).

Le projet comporte également une composante d'électrification rurale, notamment au Burkina Faso et au Niger.
Les travaux devraient durer 30 mois (2 ans et demi), et une mise en service est donc envisagée au deuxième trimestre 2023.
Notons que le projet sous-régional est financé par le gouvernement fédéral du Nigeria (0,9 %), l'Agence française de développement (AFD) à hauteur de 6 %, la Banque africaine de développement (20,5 %) et la Banque mondiale (72,6 %).
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Les textes régissant la commande publique au Togo sont soumis à une relecture.
Une relecture mue par l’ambition d’adapter les textes aux évolutions notées en la matière et créer un cadre règlementaire de passation des marchés publics attractif pour les investisseurs.
Outre ce double objectif, l’idée est par ailleurs d’assurer la célérité dans la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2018-2022) et qui repose essentiellement sur le modèle de développement Partenariat Public-Privé (PPP), informe l’institution.

La relecture des textes offrira également l’occasion à l’ARMP et aux partenaires du Togo, notamment ses bailleurs de fonds de procéder à une revue complète du système des marchés publics.
On note à cette séance de travail ouverte ce mardi 26 mai 2020 la présence d’Aftar Touré Morou, Directeur général par intérim de l’Autorité des Régulation des Marchés Publics (ARMP) et de Jean Blakiere, conseiller spécial du Chef de l’Etat togolais.
Séna Akoda