Au Togo, trois villes à l'intérieur du pays (au Centre et au Nord) vont être bouclées jusqu'à nouvel ordre, à partir de mardi, dans le cadre de mesures ciblées pour contrer la propagation du Coronavirus. Il s'agit des villes de Sokodé, Tchamba et Adjengre. De même, y aura-t-il retour du couvre-feu dans les préfectures concernées.
L'information émane des autorités togolaises, qui en ont fait l'annonce par voie de communiqué ce lundi.
"Afin d'éviter que cette propagation ne s'accentue davantage au sein des populations desdites localités et sur l'ensemble du pays, le gouvernement décide à compter du 25 août 2020 du bouclage des villes de Sokodé, Tchamba et Adjengré et l'instauration d'un couvre-feu de 21 heures à 5 heures du matin dans les préfectures de Tchaoudjo, Tchamba et Sotouboua", apprend-on.
La note a été conjointement signée par les ministres Moustafa Midiyawa (santé), Payadowa Boukpessi (administration territoriale) et Damehame Yark(sécurité).
Ce durcissement des mesures, selon le communiqué, s'explique notamment par le fait que, dans ces villes, les personnes infectées ont eu de très nombreux contacts, ce qui préfigure une flambée prochaine des cas. Une situation jugée « préoccupante » par les autorités publiques, et qui appelle ces nouvelles restrictions.
À ce jour, le pays dénombre 340 cas actifs de Covid-19, pour un total cumulé officiel de 1277 cas confirmés, dont 27 décès.
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Tout est fin prêt pour l’entrée du groupe de mésofinance Cofina (Compagnie financière africaine) sur le marché togolais.
Sept ans après sa création, le groupe financier ivoirien, spécialisé dans la mésofinance et déjà présent dans sept pays, va faire du Togo, sa neuvième filiale, concrétisation d’une stratégie de conquête de nouveaux marchés, renforcé par l’entrée au capital de Mediterrania Capital Partners. Dans le viseur, l’institution projette de poser aussi ses valises au Nigeria, au Benin, et au Burkina Faso. Sur ces nouveaux marchés, Cofina, leader ouest-africain de la mésofinance, un segment à cheval entre la banque classique et la microfinance, entend apporter des solutions disruptives. Comme cible, l’entreprise fondée par Jean-Luc Konan, vise surtout les entreprises du secteur informel et les PME.

« Ces entrepreneurs sans états financiers et qui participent pourtant au développement de nos pays constituent 90 % des entreprises, et ce sont eux notre cible. Ce sont eux les multinationales de demain, qui généreront des milliards de revenus. », avait confié le financier Ivoirien à Jeune Afrique.
Dopé par un apport de 50 millions d’euros de Mediterrania Capital Partners, un fonds de capital-investissement privé dédié à la croissance des entreprises en Afrique, Cofina entre de plain-pied dans sa stratégie de renforcement de ses capacités de financement auprès de ses clients et de développement régional, avec quatre nouvelles implantations prévues en Afrique de l’Ouest et Centrale d’ici à 2021.
Pour ce qui concerne le Togo, un recrutement vient d’être lancé dans le cadre du lancement de la filiale locale.
Fiacre Kakpo
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Au Togo, les acteurs impliqués dans le tourisme sont en travaux depuis mercredi dernier à Kpalimé, en vue d’actualiser les textes régissant le secteur.
La démarche devrait à terme permettre au cadre réglementaire en vigueur de faire peau neuve, en dotant le pays de nouveaux textes, destinés à l’adapter aux exigences et politiques communautaires de l’heure.
Il s’agit également, aussi bien pour le gouvernement que pour les acteurs, de rendre le tourisme togolais plus compétitif et attrayant, et d’en faire l’une des locomotives de la croissance nationale.
Pour rappel, les textes actuellement en révision étaient vieux de plus de 30 ans.
Dans la même perspective, c’est tout le secteur qui veut également se tourner vers la « Démarche Qualité », notamment dans les établissements hôteliers, pour améliorer la qualité des services en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire.
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Le Togo est le troisième pays d'Afrique, en termes de préparation et d’engagement pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale (ZLECAf). C’est ce qui ressort d’une récente évaluation initiée par AfroChampions (une plateforme d’échanges portée par des chefs de grandes entreprises et des personnalités politiques du continent africain), en partenariat avec le cabinet Konfidant.
Le rapport classe les pays en fonctions de critères comme : l’engagement envers le Traité ( marqué notamment par la signature et la ratification de la ZLECAf et la mise place d'une stratégie nationale de mise en œuvre), l’engagement en faveur de la libre circulation (à travers la signature et la ratification du protocole sur la libre circulation des personnes et l’ouverture des visas du pays), ou encore la préparation à la facilitation des échanges (qui considère notamment la qualité de l'infrastructure commerciale et l’efficacité des douanes).

Trio de tête : Rwanda, Kenya et Togo
Selon ces critères, le Togo vient 3è, sur l’ensemble du continent, avec un score de 63,31 %. Le pays est derrière le Rwanda (1er) qui culmine au sommet du classement avec un score de 74,26% et puis le Kenya (67,89%).
Dans la sous-région, il vient devant ses voisins comme la Côte d’Ivoire (4e), le Ghana (6e), le Sénégal (7e) et le Niger (10e).
L'impact de l'engagement
Notons que le Togo est tout de même 14è, en termes de préparation stricte (juste derrière le Nigeria), c’est surtout son niveau d’engagement dans l'implémentation de l’Accord qui lui permet de se démarquer significativement.
En termes de préparation stricte, c’est l’Afrique du Sud, deuxième économie du continent, qui vient en tête. Puis le Rwanda(2e), Botswana (3e), Kenya(4e), Cote d’Ivoire (5e), Maurice (6e), Tanzanie(7e), Namibie(8e), Egypte(9e), Zambie(10e), Malawi(11e), Cameroun(12e), Nigeria (13e), avant le Togo (14e).
En Afrique moins de 50 % d'engagement et de préparation
Globalement, le niveau d'engagement et la préparation à la mise en œuvre effective de cette Zone de libre-échange, par les gouvernements africains, est inférieur à 50% : il est de 44,48% en moyenne en termes d'engagement, et le score moyen global pour la préparation à la mise en œuvre est de 49,15%.
Parmi les pays les moins classés en matière de performance globale, on compte l'Angola (46e), la Libye (49e) et le Burundi (50e), qui n'ont ni ratifié la ZLECAf, ni le Protocole sur la libre circulation des personnes.

Le Défi (supplémentaire) de la Covid-19
Il faut également relever que les données de cette étude datent de l’ère pré-Covid. A cet effet, l’étude note que la crise sanitaire menace de faire dérailler la ZLECAf. « Ce qui est la raison supplémentaire pour laquelle le continent devrait aller de l'avant et utiliser la ZLECAf comme l'une des armes pour vaincre la COVID-19 et accélérer la reprise économique post-COVID » (AfroChampions).
En janvier 2020, l’accord relatif à la création de la ZLECAf avait été ratifié par 30 pays. Selon les dernières prévisions, son opérationnalisation est finalement espérée pour janvier 2021.
Ayi Renaud Dossavi
Le classement
| Rang | Pays | Score global (en %) |
| 01 | Rwanda | 74,26 |
| 02 | Kenya | 67,89 |
| 03 | Togo | 63,31 |
| 04 | Côte d’Ivoire | 63,17 |
| 05 | Ouganda | 62,85 |
| 06 | Ghana | 62,47 |
| 07 | Sénégal | 61,73 |
| 08 | Maurice | 61,45 |
| 09 | Djibouti | 61,41 |
| 10 | Niger | 60,02 |
| 11 | Mali | 59,30 |
| 12 | Afrique du Sud | 58,65 |
| 13 | Sao Tomé-&-Principe | 58,10 |
| 14 | Burkina Faso | 56,60 |
| 15 | Tanzanie | 55,09 |
| 16 | Mauritanie | 54,50 |
| 17 | Namibie | 54,47 |
| 18 | Tchad | 53,35 |
| 19 | Congo | 53,16 |
| 20 | Zimbabwe | 53,06 |
| 21 | Egypte | 52,70 |
| 22 | Gambie | 52,61 |
| 23 | Cameroun | 52,10 |
| 24 | Guinée | 51,53 |
| 25 | Gabon | 51,50 |
| 26 | Comores | 51,40 |
| 27 | Malawi | 50,51 |
| 28 | Guinée équatoriale | 48,79 |
| 29 | Mozambique | 48,48 |
| 30 | Sierra Leone | 48,38 |
| 31 | Bénin | 47,79 |
| 32 | Botswana | 47,75 |
| 33 | Zambie | 45,54 |
| 34 | Ethiopie | 45,20 |
| 35 | Lesotho | 45117 |
| 36 | Madagascar | 43,95 |
| 37 | Nigeria | 43,62 |
| 38 | Centrafrique | 42,46 |
| 39 | Tunisie | 4127 |
| 40 | RDC | 41,25 |
| 41 | Guinée-Bissau | 41,23 |
| 42 | Maroc | 40,03 |
| 43 | Liberia | 39,92 |
| 44 | Soudan | 37,25 |
| 45 | Algérie | 34,96 |
| 46 | Angola | 33,98 |
| 47 | Somalie | 33,25 |
| 48 | Eswatini (Swaziland) | 33,06 |
| 49 | Libye | 31,70 |
| 50 | Burundi | 31,66 |
| 51 | Seychelles | 27,26 |
| 52 | Cap-Vert | 26,40 |
| 53 | Erythrée | 16,33 |
| 54 | République arabe sahraouie démocratique | 15,00 |
| 55 | Sud Soudan | 11,75 |
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Sur le continent, il y a eu globalement une diminution des nouvelles infections au coronavirus, au cours des deux dernières semaines, selon John Nkengasong, responsable du CDC Afrique (Centre de contrôle des maladies). Ceci indiquerait que l’Afrique dans son ensemble ait amorcé la phase descendante de la courbe de propagation du virus, avec le concours de mesures comme le port de masques et la distanciation sociale.
« Je pense donc que c'est vraiment un signe d'espoir que nous commençons à baisser la courbe lentement. Nous prenons cette nouvelle avec un optimisme prudent », a-t-il déclaré. « Nous avons affaire à un virus très délicat qui se propage très rapidement, mais il est important de reconnaître ces légères tendances qui sont positives », poursuit-on.
A ce sujet, la responsable régionale de l'OMS a soutenu que le ralentissement des infections en Afrique était encourageant, mais que "nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Les cas continuent d'augmenter dans certains pays, notamment en raison de l'ouverture des frontières, des entreprises et des écoles"

Rappelons que dans l’ensemble, la propagation a été plutôt lente en Afrique, comparé aux autres régions du monde ; remarquablement plus lente que ce qui avait été craint ou anticipé aux tous débuts. Puis, le taux d'infection s'est progressivement accéléré, en particulier en Afrique du Sud, le plus gros foyer à ce jour, et de loin, avec plus 1,1 million de cas, soit plus de la moitié de ce qui est recensé.
Au Togo

Au Togo, la situation semble légèrement plus contrastée, avec des chiffres repartis à la hausse ces derniers jours, sur fond d’émergence de nouveaux foyers épidémiques, notamment à l’intérieur du pays, et d'un certain relâchement dans le suivi des gestes-barrières. On est cependant à une échelle bien plus modeste, avec actuellement 340 cas actifs actuellement recensés sur le territoire, et 27 décès, en plus de 6 mois.
De nouvelles mesures sont par ailleurs annoncées, pour contrôler de manière plus fine et localisée les flambées de cas.
Ayi Renaud Dossavi
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Chaque année, au Togo, les commerçants enregistrent des pertes de fruits et légumes qui atteignent 290 000 t par an, causées par la non ou la mauvaise conservation de ces produits destinés à la vente.
D’après le PNUD-Togo à travers son incubateur Accelerator Lab, ces pertes causent un manque à gagner de 46 milliards FCFA par an.
Pour éviter ces pertes colossales, l’Accelerator Lab, dans sa mission d’identification des solutions locales à la mauvaise conservation des fruits et légumes, a exploré et dévoilé certaines astuces et méthodes observées, dans cette vidéo.
Découvrez à travers cette vidéo l'@UNDPAccLabs #Togo dans l'exploration de la conservation des fruits et légumes du Togo ?? ???@pnudfr @UNDP_innovation @Gina_labs @UNDPAfrica @GouvTg @NunyaLab @TogoFirst @mediatogo1 pic.twitter.com/kxeVsEYVZU
— Pnud Togo (@PnudTogo) August 23, 2020
Elles consistent à protéger la racine des laitues du soleil à l’aide de sable. Lorsqu’il s’agit du piment, la méthode explorée est le séchage du piment. Il s’agira également de conserver les racines des légumes, feuilles dans l’eau.
Séna Akoda
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Une ligne de crédits de 20 milliards FCFA vient d’être mise en place en faveur des Petites et Moyennes Entreprises (PME) par les autorités togolaises à travers le Secrétariat d’Etat chargé de l’inclusion financière et du secteur informel. Ceci, en cohérence avec les mesures annoncées par le sommet de l’Etat dans le cadre de la riposte au coronavirus.
Une convention signée ce vendredi 21 août 2020 entre le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) et Orabank-Togo représentés par leurs responsables, a matérialisé l’ouverture de cette ligne de crédits. C’était en présence de Mazamaesso Assih, Secrétaire d’Etat chargé de l’inclusion financière et du secteur informel,
La ligne de financement ouverte permettra aux entreprises quel que soit leur secteur d’activité, de bénéficier de crédits jusqu’à un montant de 10 millions FCFA à un taux bonifié de 5% et de redonner progressivement vie à leurs activités.
Séna Akoda
Une commune, une école entrepreneuriale en agrobusiness, c’est l’ambition que portent les autorités togolaises, dans leur volonté de promouvoir le secteur agricole. Des échanges ont lieu depuis quelques jours avec les autorités locales en ce sens, de sources proches du ministère togolais chargé du secteur agricole.
Avec ce projet, le Togo va se doter de 117 centres de formation professionnelle aux métiers porteurs dans les chaines de valeur agricole : production, transformation, commercialisation, prestation de services (de mécanisation, irrigation) et tous autres services connexes.
Ceux-ci auront vocation à promouvoir l’agro-business, attirer des investissements privés, accroître le rendement des acteurs et professionnaliser les acteurs agricoles en accord avec l’Axe 2 du Plan National de Développement (PND 2018-2022).
Ce chantier viendra en complément des initiatives visant à moderniser davantage le secteur agricole togolais pour optimiser sa contribution à l’économie nationale.
Notamment le projet d’installation des agropoles dont l’agropole pilote de la Kara, celui des instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD), l'appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs.
Séna Akoda
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La 3è émission simultanée réalisée par le Togo cette année s’est bouclée ce 21 août 2020 par un franc succès traduit par des soumissions de plus de 76 milliards FCFA contre 30 milliards FCFA recherchés. Ceci correspond à un taux de couverture de 255%.
La bonne opération a été faite via des obligations assimilables du trésor (OAT) stipulées pour des maturités de 3 et 5 ans qui ont permis au pays de mobiliser respectivement plus de 50 milliards FCFA et 26 milliards FCFA.
Mais pour assurer la couverture des besoins de financement de son budget, le Togo va garder 33 milliards FCFA, indique une annonce de l’agence UMOA-Titres ce jour.
Séna Akoda
La diplomate Cristina Martins Barreira, cheffe de la délégation européenne au Togo, arrive au terme de sa mission, après trois années passées dans le pays.
C'est dans ce cadre qu'elle a été reçue ce vendredi par Komi Selom Klassou, Premier ministre togolais, à qui la représentante a fait ses adieux. « Du Togo, je retiens l’accueil du peuple togolais, les bonnes relations avec toutes les autorités du pays. Je me suis toujours sentie comme chez moi et je pars avec un peu de regret », a-t-elle notamment affirmé.
Officiellement portée à son poste en septembre 2017 (en remplacement de Nicolas Berlanga-Martinez), Cristina Martins Barreira a œuvré au renforcement de la coopération entre l’UE et le Togo, notamment en matière d’appui à la décentralisation dans le pays (un cap majeur aura été franchi l’an dernier, avec l’organisation des premières élections locales depuis 30 ans).
Du reste, son mandat aura été marqué surtout par l’organisation en juin 2019 du tout premier Forum économique Togo-UE (FETUE), une rencontre au sommet qui a jeté les bases d’un nouvel élan dans les relations entre le Togo et le Vieux continent, en particulier en matière d’investissements.
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