Le Togo qui s’est lancé dans de profondes réformes du secteur minier, veut recruter un consultant pour réaliser une étude diagnostique sur les conditions des populations vulnérables dans ce secteur.
L’étude commanditée dans le cadre du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) va lever un coin de voile sur les conditions des femmes et d’autres groupes face aux impacts positifs et négatifs du secteur minier.
Objectif : permettre à ceux-ci de bénéficier davantage des recettes des activités minières et aux acteurs miniers de mieux gérer les impacts négatifs liés à leurs activités.
A terme, si d’une part, la mission évaluera la responsabilité sociétale des exploitants miniers notamment en termes de création d’emplois, d’ouverture de services sociaux, d’implémentation des bonnes pratiques d’inclusion sociale, elle relèvera également la situation de pollution dans les zones minières.
Le pays attend en outre du consultant, la proposition d'un plan d’actions et une stratégie d’intégration du genre dans les cadres de programmes du secteur minier.
Séna Akoda
Rachetée à des milliards FCFA en 2018, l’ex-BPEC ne semble pas totalement sortie de l’auberge. Sunu Bank-Togo dont les fonds propres sont devenus fin décembre 2018 inférieurs au minimum requis, aggravés par des pertes de plus de 246 millions FCFA subies en 2019, poursuit l’opération d’assainissement de son portefeuille hérité.
L’institution dont le rachat offre au groupe Sunu une porte d’entrée dans le domaine bancaire, tente de redresser sa situation à travers une opération de réduction-augmentation de son capital.
Dans un 1er temps, Sunu-Bank a procédé à une réduction substantielle de son capital qui était de 20 milliards FCFA, via la dépréciation de plus de 50% de la valeur nominale des actions, de 10 000 FCFA à 4 500 FCFA.
L’ex-BPEC a, dans un 2ème temps, effectué une augmentation de 1,8 milliard FCFA du capital par l’émission de 400 000 nouvelles actions de 4 500 FCFA chacune.
La manœuvre de réduction-augmentation du capital connue sous le nom de « Coup d’accordéon », permettra progressivement à Sunu-Bank de redresser sa situation en portant ses fonds propres à un niveau supérieur au minimum exigé.
Séna Akoda
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La ministre togolaise des infrastructures et des transports, Zouréhatou Kassah-Traoré, s'est rendue à l’Aéroport international de Lomé, pour s'assurer de la mise en place des mesures de sécurité. Alors que, les équipes s’activent, pour la construction du laboratoire anti-Covid, installé dans l'ancienne aérogare.
Pour la plateforme aéroportuaire, c’est le branle-bas de combat, avant la reprise du trafic commercial et de fait la réouverture des frontières aériennes.
Selon le directeur de l'Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), Col. Dokissime Gnama Latta, cette étape constitue « la dernière ligne droite avant la réouverture », après qu’un ensemble de mesures aient été prises, pour éviter l’importation du Coronavirus sur le territoire.

Cependant, il faut noter que cette reprise sera délicate, prudente et progressive. Car en vue de limiter les contaminations, les autorités devraient notamment restreindre le nombre de vols par semaine.
S’il s’agit d’éviter les importations de nouveaux cas, la réouverture est nécessaire pour relancer l'économie.
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La visite du patron de la diplomatie turque, Mevlüt Çavuşoğlu, dans la capitale togolaise, veut marquer le renforcement des relations bilatérales entre la Turquie et le Togo. Non seulement d’un point de vue diplomatique, mais aussi économique.
Sur le terrain économique, Ankara a annoncé une augmentation des investissements vers le Togo, en réponse au souhait exprimé par les autorités togolaises d’établir des partenariats avec le secteur privé turc, dans le cadre du PND.
Par ailleurs, outre l’implantation d’une représentation diplomatique dans le pays, où encore l’arrivée prochaine de Turkish Airlines dans l’espace aérien togolais, cette rencontre a été marquée par la signature de trois accords bilatéraux, entre Lomé et Ankara.
Le premier, porte sur un protocole d’entente, relatif à l’établissement d’un mécanisme de consultations politiques entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays. Le second, sur une exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeport diplomatique (la Turquie rejoint ainsi des pays comme le Suriname, le Maroc, le Brésil, le Gabon ou encore Centrafrique, avec lesquels Lomé a signé des accords similaires).

Enfin, le troisième accord est un mémorandum d’entente, relatif à la coopération entre le ministère des affaires étrangères togolais et l’Académie Diplomatique de la République de Turquie.
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Après Lomé, 1ère ville de son implantation au Togo et en Afrique, Gozem étend à Kara, son service de réservation en ligne de courses.
Pour cette 1ère phase, c'est le segment zémidjan (taxi-moto) qui va être développé. Depuis leur smartphone, il sera désormais possible pour les clients de la startup créée par le Nigerian Emeka Ajene de commander des services de zémidjans.
Le lancement dans la ville de Kara de l'application disponible sur le Google Play Store et Apple App Store, constitue la 1ère étape du déploiement de Gozem à l’intérieur du Togo.
Rappelons qu'outre les zems, l'application Gozem permet de réserver dans la capitale togolaise, des taxis, des tricycles passagers et des tricycles bagages.
Séna Akoda
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La compagnie aérienne turque Turkish Airlines devrait desservir Lomé très prochainement. L’annonce a été faite ce lundi par le ministre des affaires étrangères turc Mevlüt Çavuşoğlu.
Le chef de la diplomatie turque en visite à Lomé dans le cadre d'une tournée africaine était reçu par le président togolais Faure Gnassingbé. Entre autres sujets évoqués, le renforcement des relations bilatérales. Ankara annonce également l’ouverture imminente d'une ambassade dans la capitale togolaise.
Le début des vols de la compagnie turque devrait permettre de multiplier les liaisons entre le Proche-orient et le Togo, et renforcer ainsi le hub aéroportuaire togolais.
Junior ATIGLO-GBENOU
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Le Centre ouest-africain de services scientifiques sur les Changements Climatiques et l’Utilisation Adaptée des Terres (WASCAL), à l’Université de Lomé, veut se doter d’un laboratoire de référence de production du biogaz.
Un atelier virtuel s’est tenu à cet effet en fin de semaine dernière, au siège du WASCAL sur le campus universitaire, pour poser les bases des travaux de cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du Programme de Développement des Énergies Renouvelables au Togo (PDERT).
Les travaux ont été officiellement ouverts par Prof Koffi Akpagana, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Pour ce dernier, « ce projet contribuera à la vision du gouvernement togolais, celle de relever la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique et de valoriser leur potentiel dans le respect et la préservation de l’environnement, avec une volonté marquée pour les économies d’énergie et l’efficacité énergétique ».

C'est une nouvelle étape qui est ainsi franchie. Elle fait suite au rapport d’une étude, présentée en février 2019, sur les potentialités en biomasse du Togo, et qui se sont révélées « considérables pour le développement des énergies renouvelables », selon l’Université de Lomé. Le laboratoire, en gestation, vise donc à expérimenter l’utilisation efficace de cette forme d'énergie dans le pays, où cette approche est encore au stade embryonnaire.
Notons que si le Togo s'est engagé vers la promotion de l’énergie renouvelable, c’est plutôt le solaire, qui à ce jour prend la part belle des efforts de l’Etat. L'objectif affiché est d'atteindre, à l’horizon 2030, une couverture à 100% en électricité, avec 50% de part au renouvelable.
Ayi Renaud Dossavi
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Ce lundi 20 juillet 2020, s’est tenue la 19ème Conférence des chefs d’État et de gouvernement (CCEG) du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le sahel (CILSS).
La rencontre en visio-conférence, a été ouverte par le burkinabé Roch Marc Christian Kaboré (président en exercice sortant du comité). Les travaux, auxquels ont participé le chef d’État togolais Faure Gnassingbé, et Koutéra Bataka (ministre de l’agriculture), portent sur l’examen des décisions de la 55ème session ordinaire du conseil des ministres, tenue en début de mois.
Rappelons que le CILSS est un organe qui rassemble 13 Etats membres, dont le Togo. Le comité est en charge de la recherche de la sécurité alimentaire, et la lutte contre les effets de la sécheresse et de la désertification dans l’espace commun.
L'organe intervient également dans le maintien de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que le suivi des flux transfrontaliers. Son rôle se fait d’autant plus pertinent, dans un contexte où la Covid-19, a entraîné quelques perturbations dans les chaines logistiques et circuits d’approvisionnement, notamment céréaliers.
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Au Togo, les tractoristes (conducteurs de tracteurs) et autres prestataires de services agricoles, ont désormais une coopérative. C’est à l’issue d’une Assemblée Générale constitutive, ce samedi 18 juillet 2020 à Agbélouvé, dans la préfecture du Zio (environ 60 km de Lomé), que ces acteurs se sont regroupés pour former la Coopérative nationale des services agricoles du Togo (CONSATO).
C’est en tout, une soixantaine de délégués, venus de toutes les préfectures du Togo, qui se sont réunis, pour élire un bureau national composé de 15 membres, dont 12 pour le Conseil d’administration, avec comme président Aboudoul-Kabirou Tchacondo (PCA), qui siègera pour quatre ans.
« Nous avons constaté que le secteur des tractoristes est un secteur incontournable, mais dont personne ne parle », relève ainsi le nouveau président. C’est pourquoi « Nous avons pensé nous organiser en coopérative afin de valoriser ce secteur, et apporter notre pierre à la réussite du PND »

Notons que, la nouvelle structure a d’ores et déjà reçu le soutien du Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa), qui s’est engagé à l'accompagner, pour amener les entrepreneurs agricoles à se formaliser davantage.
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Le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) a entretenu en fin de semaine écoulée, 65 jeunes apprenants du Centre de Formation aux Métiers de l’Industrie (CFMI) sur la culture entrepreneuriale et les opportunités de l’entrepreneuriat en lien avec le secteur industriel.
Le secteur industriel, selon le coach-formateur Koudou Dovi, promoteur de Natuthé Kinkéliba, représente une niche d’opportunités pour les autres secteurs d’activités. Notamment le secteur agricole ou celui de la transformation.
Le FAIEJ, mécanisme institutionnel d’accompagnement des jeunes entrepreneurs a été présenté aux jeunes ainsi que les conditions à remplir pour bénéficier de son financement. L’idée était de les inciter à s’orienter vers l’auto-emploi dans le secteur industriel.
L’année écoulée, à la faveur du 1er Forum Economique Togo-UE, Laurent Coami Tamegnon, président du patronat et du conseil d’administration du Centre, a déclaré: « 70% des jeunes formés au CFMI sont consommés par nos industries ».
Séna Akoda
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