Le Togo est en train de préparer un dépistage à grande échelle, pour déterminer la prévalence du Covid-19 au sein de sa population. Ainsi, selon une information récemment parue dans le journal The Guardian, le pays va déployer 5000 tests randoms (sur une base aléatoire) sur le territoire, pour évaluer le niveau de diffusion du pathogène.
Ceci devrait permettre notamment aux autorités sanitaires de déterminer quand et où restreindre la mobilité des personnes (ou, inversement, comment relâcher les mesures mises en place). Ce qui devrait donc permettre de mieux cibler les mesures sanitaires (confinement, quarantaine, et autres), et réduire la pression sur l’écosystème social et économique.
Dans un contexte où la maladie semble encore peu active sur le territoire (seulement un 128 cas de confirmés officiellement, à ce jour, pour 9 décès, après un peu plus de deux mois d'épidémie), le dépistage hasard est en effet un moyen efficace pour « rendre visible » le pathogène, et identifier les éventuels foyers épidémiques à suivre de près.
On devrait également obtenir d’autres informations cruciales, comme la proportion de sujets asymptomatiques au sein de la population large, la prévalence par tranche d’âge, l'état de l'avancée vers une possible immunité collective, et en savoir un peu plus sur les modalités de diffusion du SARS-Cov-2 sous nos latitudes.
A ce jour, le pays a réalisé 8 835 tests de Covid-19, principalement sur les cas suspects, soit 1067 tests par million d’habitants (0,1% de la population a donc été testé).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Coronavirus : une antenne de l’INH à Kara d’ici mi-mai pour doubler la capacité de tests au Togo
Coronavirus : Les ministres de la santé de l’Uemoa en visioconférence demain jeudi
90 cas confirmés au Togo et plus de 6000 dans la sous-région : Point de situation et perspectives
Coronavirus : La barre des 100 cas dépassée, un nouveau foyer de l’épidémie se dessine au Togo
La lutte contre le Covid-19 passe en général par une synergie des efforts de toute la communauté nationale voire internationale.
Au Togo, l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) et le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques de Jeunes font front commun contre la pandémie de cette année 2020.
Les deux institutions ont signé ce mardi 05 mai une convention de partenariat visant à former les couturières et tailleurs pour la production de masques de qualité.
Certes, la survenue du Covid-19 a suscité au Togo des micro-activités en ligne avec la prévention du risque de contamination ou de propagation de ce virus, notamment la production des masques respiratoires artisanaux.

Mais une fois les tailleurs et couturières formés selon les normes définies par l’INAM et le FAIEJ, un palier important devrait être franchi en termes de garantie d’efficience et de qualité.
Outre leur qualité, il est à préciser que les masques seront lavables, réutilisables et commercialisés à un prix subventionné.
Séna Akoda
En 2019, le gouvernement via l’Office Togolais des Recettes (OTR), a reversé plus de 2 milliards FCFA de crédits de TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) aux opérateurs économiques.
Sur des demandes qui ont franchi la barre des 3,2 milliards FCFA, les requêtes ayant abouti au remboursement font ainsi 65% du total.
Selon l’institution chargée de la mobilisation des recettes fiscales et douanières, les rejets des demandes visant à obtenir les remboursements, soit 35% du total enregistré, s’expliquent par la non-conformité par rapport à l’objet de la demande. Comme l'acquisition d’un bien personnel au nom de la société bénéficiaire ou d’un matériel non inscrit sur la liste des biens éligibles.
Sur la période sous revue, le délai de remboursement de crédit TVA s’est établi en moyenne à 23 jours, selon les statistiques disponibles.
Notons que le crédit de TVA s’obtient par la différence entre une TVA déductible, payée par l’opérateur économique lors de ses achats et une TVA collectée, c’est-à-dire le montant de TVA qu'il collecte sur les ventes réalisées.
Séna Akoda
Il s'est tenu hier mardi 5 mai 2020, une rencontre entre le ministère de l’économie et des finances et les acteurs du système bancaire togolais (l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), et la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao)).
Cette réunion, présidée par Sani Yaya, ministre de tutelle, a tourné autour des effets du Covid-19 sur l'économie du pays. Il s’est ainsi agi d’analyser les impacts de la pandémie sur les services bancaires, et par voie de conséquence sur le secteur agricole et les PME.

Ce fut l'occasion de rappeler les mesures mises en branle par le pays, notamment pour alléger la charge aux entreprises.
Ainsi on compte, au plan économique, « l'exonération des droits et taxes sur le matériel agricole, l'exonération des droits de douane et de la TVA sur l'importation de matériel et des médicaments qui s'inscrivent dans la lutte contre la crise du Covid-19 »; comme le souligne Sani Yaya.

Mais encore « la suspension des pénalités de retard pour les entreprises qui se trouveraient dans l'impossibilité de déposer leurs états financiers dans les délais, selon le secteur d'activité ».
Rappelons également la mise en place, par le président Faure Gnassingbé, d'un Fonds de solidarité, avec pour ambition de mobiliser 400 milliards de FCFA, notamment au profit des entreprises et PME.
De son côté, Kossi Tenou, directeur national de la Bceao, a exposé les mesures prises par son institution pour une sortie réussie de la crise Covid-19.
La rencontre devrait se poursuivre aujourd’hui, avec les acteurs des microfinances.
Lire aussi:
La lutte contre le Covid-19 va coûter près de 5300 milliards FCFA aux pays de l'Uemoa
Bceao : Le Togo et les autres pays-membres émettent des « Bons Covid-19 »
Les impacts économiques du Covid-19 pour le Togo et ses voisins de l'Uemoa (Etude)
La Société Nouvelle de Boissons (SNB), deuxième acteur brassicole implanté depuis peu au Togo, a officiellement mis sur le marché, depuis hier mardi 05 mai 2020, son tout premier produit.
Dans un récent courrier rendu public, et adressé au ministère en charge du commerce et du secteur privé, la nouvelle brasserie présente ainsi sa bière dénommée « Djama pilsner », au format bouteille de 33 cl et 50 cl.
Pour son baptême du feu, la SNB propose la "Djama" au prix consommateur (détaillants) de 300 FCFA et 500 FCFA, respectivement pour les bouteilles de 33 cl et 50cl. Puis 7200 FCFA et 6000 FCFA pour les casiers des formats de 33 cl et 50cl (prix détaillants).

Du reste, rappelons que la toute jeune société est constituée comme une Société Anonyme (SA) à capital variable, avec Conseil d’administration, dotée d’un capital social de près de neuf milliards FCFA (8,940 milliards).
Lire aussi:
Le Mifa s’allie la Brasserie de Lomé et producteurs pour promouvoir la filière du riz
L’Université de Lomé et la BB signent une convention de partenariat
Les ministres de la santé des 8 Etats-membres de l'Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) vont se réunir, demain jeudi 7 mai 2020, en visioconférence.
Selon le communiqué officiel, la session sera consacrée aux dispositions pratiques à prendre pour mettre en œuvre les décisions et recommandations prises par les Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union, relatives à la pandémie du Covid-19 (ces derniers s'étaient en effet réunis par visioconférence le 27 avril dernier, lors d'une session extraordinaire).

Outre cela, les travaux vont notamment concerner la mise en place d'une plus grande coordination, au niveau communautaire pour la gestion de l’épidémie. En ce qui concerne, par exemple, la prise des mesures sanitaires relatives à la gestion des frontières extérieures et intérieures de l'Union. Il s'agira enfin de l’élaboration et de la mise en œuvre d'un plan régional, pour renforcer les capacités des systèmes de santé face aux épidémies.
Notons qu'à ce jour le Togo dénombre 45 cas actifs de Covid-19, 74 guérisons et 9 Décès, soit un total de 128 cas confirmés. Dans la sous-région, les pays les plus touchés sont la Côte d'Ivoire (1 464 cas au total), le Sénégal (1 329 cas), le Niger (763 cas) et le Burkina Faso (688 cas).
Lire aussi:
Uemoa : face au covid-19, les critères de convergence mis en veilleuse
Les pays de la Cedeao s’engagent (à nouveau) à consacrer 15% de leur budget à la santé
90 cas confirmés au Togo et plus de 6000 dans la sous-région : Point de situation et perspectives
La Fondation éponyme du Fournisseur d’Accès Internet (FAI) Teolis et la GIZ – Togo, structure de mise en œuvre de la coopération allemande se sont alliées via une convention de partenariat pour créer une Ecole Supérieure du Numérique.
La mise en œuvre de ce projet traduit, selon ses promoteurs, leur attachement à l’éducation aux métiers du digital et du numérique comme préalable à toute ambition d’émergence.
La GIZ et la Fondation Teolis justifient en outre leur initiative par les multiples avantages que procure l’accès au digital. Notamment « voyager sans bouger », suivre des formations diplômantes en restant chez soi, donc à coûts et efforts réduits, décrocher des emplois distants, et profiter de nouveaux métiers du numérique, comme ceux de « développeurs web », de community managers, et autres.
"La mise en place d’une Ecole Supérieure du Numérique - TEOLIS, qui constitue un premier pilote, sera développé, renforcé et répliqué, dans les prochaines années", dévoilent les deux institutions partenaires.
Séna Akoda
Les jeunes entrepreneurs togolais et des autres pays membres de la francophonie peuvent décrocher 5000 €, dans le cadre de 3 concours lancés par la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale (SEIN) et la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones (CPCCAF) et leurs partenaires.
Ces 3 compétitions, ouvertes simultanément, s’inscrivent dans le cadre du lancement de la plate-forme digitale FRANCO-FIL.ORG, destinée à favoriser le développement de projets innovants et responsables, et à encourager la collaboration dans l’espace francophone, apprend-on.
Les thèmes concernent respectivement: la transition énergétique, l’agriculture raisonnée et les jeunes entrepreneurs soucieux de construire un monde plus responsable, en conformité avec les ODD. Notons qu’« une attention particulière sera apportée aux projets apportant des solutions pouvant remédier aux conséquences économiques et sociales de la crise du COVID 19 ».
Les participants doivent représenter une personne morale qui doit avoir son siège social dans un pays francophone, avec des activités se déroulant dans un pays de l’OIF. Autre détail : pour les deux prix Transition énergétique et Agro-économie raisonnée, l’entreprise doit avoir plus de deux ans d’existence mais moins de cinq; et pour le Prix Pionnier de l’innovation responsable, avoir moins de deux ans d’existence (avec un fondateur âgé de moins de 35 ans).
Les concours courent jusqu'au 31 juillet 2020.
Consulter le règlement ici.
Lire aussi:
Le Togo, futur centre de l’intelligence artificielle de l’Afrique francophone
Au premier trimestre 2020, le Togo a enregistré la création de 3 668 nouvelles entreprises, dont 25% ont été initiées par des femmes.
Ceci constitue un peu plus de 90% des entreprises qui ont été créées dans le pays depuis le début de l’année (4 304 entreprises au total, soit 37,48% de l’ensemble des créations d’entreprises enregistrées l’an dernier).
Ces plus de 4 mille entreprises comptent pour : 1 320 en janvier, 1 168 en février, 1 180 en mars et seulement 636 en avril, soit une baisse mensuelle de 46%. Ainsi, si le secteur entrepreneurial a commencé en relative bonne forme, il semble certain que le Covid-19 a enrayé la belle dynamique initialement amorcée (à grands coups de ralentissement économique, de mesures barrières et autres, état d’urgence sanitaire).

Dans le détail, il est à retenir que 65% des entreprises (2 790) ont été enregistrées par des personnes physiques et 35% (1 514) par des personnes morales. 77% de ces nouvelles entreprises, soit 3 324 ont été créées par des Togolais et les 23% restants (980) par des étrangers.
Notons également l’impact des assouplissements administratifs dans la stimulation des créations d’entreprises: la création d’entreprises sans recours à un notaire a concerné 1187 entités (créées par des actes sous seings privés).
Pour rappel, en 2019, le Togo a été le 15ème pays le plus réformateur au monde, en matière de création d’entreprises selon le classement Doing Business. Le pays avait par ailleurs enregistré un record de 11 482 entreprises créées.
Lire aussi:
Face aux effets du Covid-19, le Togo va actualiser son PND
Novissi verse près de 5 milliards FCFA à 475 000 personnes en trois semaines d’opération
Covid-19 : Ecobank et l'AUDA-NEPAD vont créer une plateforme pour soutenir les PME africaines
Après avoir annoncé l’organisation prochaine des cours à distance pour sauver l’année académique 2019-2020, l’Université de Lomé (UL) offre du matériel de connexion à ses étudiants.
Pour permettre à ceux-ci d’être dans les conditions du e-learning, l’U.L a remis au collège des délégués généraux et aux responsables d’associations estudiantines, des téléphones portables ‘’Androïd’’, des kits de connexion et un forfait (internet) mensuel illimité.
Les portables avec de la connexion internet permettront aux délégués généraux et aux responsables d’associations d’accéder à la plateforme numérique du Réseau Social et Collaboratif de l’Université de Lomé (RESCOUL), destinée à faciliter les échanges entre les acteurs de la communauté universitaire.
« Durant toute la période des enseignements en ligne, les délégués généraux des étudiants en collaboration avec les responsables d’associations seront les détenteurs des téléphones reçus afin d’accompagner leurs camarades dans les étapes d’inscription. Ils pourront notamment les conseiller pendant l’ouverture des comptes Rescoul, les guider à retrouver les mots de passe perdus et les cours à télécharger, les aider à réactiver les notifications par emails, et à s’informer sur le démarrage des enseignements en ligne. Selon les besoins exprimés, les étudiants seront automatiquement pris en charge par correspondance ou référés aux techniciens de la plateforme », détaille l’U.L.
Séna Akoda