Togo First

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Au Togo, les Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) vont également pratiquer des cours à distance et en ligne, pour pallier les contraintes posées par le Covid-19, la fermeture des écoles et centres de formation sur le territoire.

Il en sera notamment ainsi de l’IFAD Aquaculture d’Elavagnon, qui s’appuie sur le numérique, pour relancer ses activités, mises au ralenti depuis le 20 mars. Cet Institut, ouvert il y a près d’un an et exclusivement dédié à la délivrance de formations diplômantes en aquaculture, a démarré des plans de formation hebdomadaire par groupes pédagogiques, sous la supervision des enseignants.

Il s'agira, renseigne l’administration du centre, de maintenir la constance dans l’apprentissage et permettre une reprise directe des cours, aussitôt les restrictions liées à la pandémie du Covid-19 levées.

Au total, une dizaine d’Instituts devraient être implantés sur le territoire togolais, selon les ambitions du PND.

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Selon les récentes informations fournies par la direction de l’Agence nationale de sécurité alimentaire au Togo (ANSAT), le Togo continue d’enregistrer les excédents en ce qui concerne les céréales.

Ainsi, « en moyenne 70 000 tonnes d’excédents céréaliers enregistrés à la campagne agricole 2019-2020 (maïs, sorgho, mil, riz local, notamment, ndlr) », informe Ouro-Koura Agadazi, directeur général de l’Agence.

En dépit de cette performance, le patron de l’ANSAT note que « plusieurs zones de production de céréales du pays affichent actuellement des quantités de céréales non-écoulées », entre autres la zone nord-Est de la ville de Sokodé (plus de 4 200 tonnes) et Elavagnon dans l’Est-Mono (plus de 5000 tonnes de maïs).

Une situation qui pourrait potentiellement affecter les producteurs, prévient l’agence, qui appelle par ailleurs à la prise de mesure « pour leur faciliter la mise sur le marché de leurs produits », au risque « d’impacter la croissance agricole avec des incidences sur la sécurité alimentaire ».

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Faure Essozimna Gnassingbé a entamé ce dimanche 3 mai un nouveau quinquennat à la tête du Togo, devant un parterre d’officiels et de personnalités de marque.

Le Président élu qui a prêté serment dans la capitale sur laquelle s’était abattue une pluie matinale, a juré de défendre la Constitution et l’intérêt supérieur de la Nation : « Nous Faure Essozimna Gnassingbé, élu Président de la République, conformément aux Lois de la République, jurons solennellement de respecter et de défendre la Constitution que le Peuple Togolais s’est librement donné, de remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation Nous a confiées », a entre autres déclaré le n°1 togolais, réélu le 22 février dernier.

Ce nouveau mandat, Faure Gnassingbé l’entame sur fond de crise sanitaire liée au Nouveau Coronavirus (Covid-19), qui s’est invité depuis le 06 mars dernier sur le territoire togolais (plus de 120 contaminations à ce jour).

faure gnassignbe entame un nouveau quinquennat

Mais les priorités sont déjà annoncées et tournent autour d’un maître mot : consolidation. Aussi le leader togolais entend-il mener son pays sur la voie de la poursuite de la dynamique entreprise depuis quelques années, et qui ont déjà si bien fournis de bons résultats.

Les priorités du nouveau quinquennat :

• Préserver et assurer la paix et la sécurité, particulièrement dans un espace régional à la situation sécuritaire sensible et volatile.
• Mise en place d’une gouvernance plus ouverte et inclusive, ce qui renforcera la responsabilisation et permettra à la population de suivre les décisions qui seront prises
• Création de richesses à travers l’accélération du développement des secteurs à fort potentiels alignés sur le Plan National de Développement (PND 2018-2022)
• Social : amélioration de l'accès aux services sociaux de base pour notre population, en particulier les plus vulnérables, stratégie d'accès universel à l'énergie, à l'eau et à l'assainissement ;
• Rapprochement des services publics de la population grâce à la technologie numérique et facilitation de l'accès aux processus administratifs (gratuité des frais d'inscription pour les examens et des certificats de naissance et opérationnalisation du système d'identité biométrique pour l'ensemble de la population, santé et une éducation de qualité pour tous.

Octave A. Bruce

Edem Kokou Agbobli, docteur en communication, va accéder le 13 juillet prochain au prestigieux poste de vice-recteur à la recherche, à la création et à la diffusion, de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Le Conseil d’Administration de cette université l’a nommé à ce poste lors de sa réunion du 30 avril dernier.

Professeur au Département de communication sociale et publique depuis 2006 dont il assume depuis 2017 la direction, le Togolais devra bientôt, assumer ses nouvelles fonctions hautement stratégiques dans les orientations et le rayonnement académique de l’université québécoise. «C’est avec plaisir que j’accueille Christian Agbobli au sein de l’équipe de direction de l’UQAM. Sa contribution scientifique et son rayonnement à l’étranger, jumelés à sa fine connaissance de notre université, favoriseront la mise en œuvre et la réussite de son mandat.»,  affirme Magda Fusaro, rectrice de l’UQAM.

Séna Akoda

Après le Grand Lomé où il a été lancé depuis 3 semaines et où il enregistre des performances, le programme Novissi s’étend à la préfecture de Tchaoudjo (330 km de Lomé).

Les travailleurs du secteur informel qui résident dans cette préfecture dont le chef-lieu est Sokodé, peuvent s’inscrire pour bénéficier de ce programme.

Les critères d’éligibilité restent identiques. Etre Togolais résidant au Togo, âgé de plus de 18 ans, avoir une carte d’électeur et ne plus disposer de revenu journalier du fait des mesures de riposte contre le coronavirus.

Mensuellement, le programme alloue 12 500 FCFA aux femmes, et 10 500 FCFA aux hommes à raison de la moitié chaque quinzaine, « afin de subvenir aux besoins de base (vives, eau, électricité, communication) ».

Concrètement,  Novissi s’appuie sur les outils de paiements mobiles notamment Tmoney et Flooz et consiste à faire des transferts monétaires aux couches les plus affectées par les mesures anti-Covid-19. Pour vérifier son éligibilité, le candidat doit composer *855#.

Notons qu’en vertu des décisions prises par le gouvernement pour limiter la propagation de la pandémie du coronavirus, et en tenant compte de l'évolution actuelle de la situation sanitaire dans la préfecture de Tchaoudjo, le couvre-feu a été étendu à cette localité de la région Centrale, depuis mercredi 08 avril.

Séna Akoda

Alors que les initiatives d’allègement de la dette due aux créanciers officiels ont suscité de grands espoirs, leur impact serait très limité pour le Togo, informe Moody’s.

Dans son évaluation de l’économie togolaise, rendue publique ce lundi 27 avril, l’agence américaine de notation financière explique qu’en 2020, l’amortissement de la dette due aux créanciers officiels (bilatéral et multilatéral) ne représente que 1% du PIB, et les paiements d'intérêts extérieurs, environ 0,2 %.

Les besoins de financement, quant à eux, sont estimés à près de 18% du PIB sur la période. Un important gap. Ainsi de conclure : « Les initiatives d'allègement de la dette des créanciers officiels auront un impact limité pour répondre aux besoins de financement relativement élevés du Togo. »

Si le 15 avril, le FMI a approuvé un allègement sous forme de dons de six mois de remboursement du service de la dette pour 25 pays en développement, le montant effacé ne représente qu’environ 3 milliards FCFA pour le Togo. De plus, le report de remboursement accordé par le G20 affecte peu le budget. Raison : le pays a été longtemps coupé du financement extérieur. Sa dette est massivement intérieure.

Plusieurs dirigeants du continent, ainsi que de la sphère financière internationale ont plaidé pour une émission en urgence de droits de tirages spéciaux par le FMI en faveur de l’Afrique.

« Pour ce qui est des solutions économiques adaptées au continent, je pense qu’il y a essentiellement deux défis à séparer : dans un premier temps, celui de mobiliser de nouvelles ressources pour le financement de la riposte à la crise du virus ; ensuite celui de l’annulation de la dette de l’Afrique dans le cadre d’un partenariat stratégique sans entamer l’attractivité du continent », a confié au Monde, Yayi Boni, l’ex Président du Bénin et de la BOAD.

Fiacre E. Kakpo

Trois semaines après son lancement, Novissi, le programme de soutien aux plus démunis en cette période de crise Covid-19, a permis de distribuer près de 4,86 milliards FCFA, montrent les données officielles au 29 avril 2020.

Sur la période sous revue, le programme a enregistré plus de 1, 275 million de personnes dont 475 579 ont été déclarées éligibles.

Dans les détails, 166 913 hommes ont reçu le revenu universel tandis que les femmes bénéficiaires représentent un peu plus du double.

Si au titre de la 1ère tranche (2 premières semaines), plus de 2, 767 milliards FCFA ont été versés à 475 579 bénéficiaires, ce sont environ 2,1 milliards qui ont été déjà décaissés pour 358 344 de Togolais, dans le cadre de la seconde tranche.

revenu

En rappel, le programme Novissi est conçu pour couvrir toute la durée de l’état d’urgence (3 mois). Ce programme de revenu universel de solidarité lancé le 08 avril devrait coûter 12 milliards FCFA à l’Etat.

Séna Akoda

Le ministère togolais de la Santé vient d’annoncer la mise en place d’une antenne de l’Institut national d’hygiène (INH) dans la ville de Kara (412 km de Lomé), dans le cadre de la gestion sanitaire du covid-19.

Cette mesure fait suite au récent pic des contaminations, concentré dans le nord du pays (7 cas dans la préfecture de Mô, et 1 cas dans la préfecture de Wawa. Ceux-ci seraient des sujets rentrés du Ghana voisin, selon les informations officielles.

La mise en place de cette nouvelle annexe vise ainsi à répondre à la dissémination des foyers de contamination, et donc à l’émiettement du théâtre d’opération. Alors que la Banque mondiale vient d’apporter un soutien de plus de 8 millions $, ce nouveau devrait permettre l’augmentation significative de la capacité de tests du Togo.

En effet, informe Moustafa Mijiyawa, ministre en charge de la santé, l’IHN de Kara permettra d’effectuer 1500 tests du Sars-Cov-2 par jour, ce qui représenterait plus du double des 600 tests quotidiens en moyenne réalisés à l’heure actuelle (depuis par l’INH de Lomé).

La nouvelle antenne est annoncée pour être opérationnelle d’ici le 15 mai 2020.

Ayi Renaud Dossavi

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Le nouveau commandant de la Force mixte anti-pandémie, le Colonel Kodjo Amana a rappelé hier mercredi, lors de la cérémonie de passation de commandement, la nature de l’état d’urgence décrété par le Chef de l’Etat le 1er avril.

« L’état d’urgence décrété par le gouvernement n’est pas un état d’urgence sécuritaire mais sanitaire », a-t-il précisé, alors que plusieurs cas de bavures ont été observées lors du couvre-feu instauré de 20h à 6h.

Nommé mardi par décret, pour reprendre les choses en main, celui qui a dirigé avec succès la Force Sécurité Election Présidentielle (FOSEP 2020), a appelé au professionnalisme de tous les membres et demandé à éviter surtout le recours à la violence, sous toutes ses formes.

« La mission de la Force consiste à faire respecter les mesures préventives prises par le gouvernement, à travers la sensibilisation, l’éducation et la protection de la population », a-t-il indiqué lors de sa réunion avec le commandement opérationnel.

Pour lui, « le Covid-19 sera vaincu par une approche globale dans la paix avec une prise de conscience collective et un comportement civique des populations ».

En rappel, le gouvernement a diligenté des enquêtes afin de situer les responsabilités autour des divers incidents liés au couvre-feu.

Selon un article abondamment relayé sur les réseaux sociaux, la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) aurait instauré une nouvelle taxe d’un montant de 200 FCFA correspondant aux frais d’encaissement de facture.

Par un communiqué daté de ce mercredi 29 janvier, la société productrice et distributrice d’énergie au Togo apporte un démenti à cette information qu’elle qualifie d’inexacte. « La CEET n’a jamais instauré une quelconque taxe de 200 FCFA comme frais d’encaissement de facture ».

En rappel, la société publique d’électricité est depuis quelques années, dans la dynamique d’accompagner l’amélioration du climat des affaires. En ce sens, elle a récemment réduit de moitié les frais de raccordement au réseau Moyenne Tension (MT) pour les opérateurs économiques.

De même, elle lance à intervalles quasi-réguliers en faveur des consommateurs domestiques, des campagnes promotionnelles visant à échelonner les frais de raccordements.

La récente mesure qu’elle met en œuvre est l’attribution gratuite de 40 kwh à tout ménage dont la consommation relève de la tranche sociale. Prise dans le cadre de la riposte au Covid-19, la mesure profitera d’avril à juin 2020, aussi bien aux clients postpayés qu’aux prépayés, ayant souscrit un abonnement 2 fils, 10A. 

Séna Akoda

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