Au Togo, la campagne de commercialisation de la noix de cajou a officiellement débuté le jeudi 13 mars 2025, avec une hausse significative du prix bord champ fixé à 425 FCFA le kilogramme, contre 325 FCFA l'année précédente. Cette augmentation de plus de 30 % a été arrêtée par l’interprofession de la filière anacarde à l’issue de la deuxième Journée nationale de l’anacarde du Togo (JNAT), organisée à Kara le 12 mars.
Avec ce prix, l’idée est de protéger les producteurs des aléas du marché et garantir leur rentabilité, selon Mawuko Komlan Gozan, président du Comité interprofessionnel de la filière anacarde du Togo (CIFAT).
Au-delà de la fixation du prix, l’ouverture de cette nouvelle campagne s'accompagne d’un ensemble de mesures visant à encadrer le secteur. Un accord a été conclu entre producteurs, acheteurs et transformateurs pour imposer un seuil minimal de production de 20 tonnes avant d’obtenir l’autorisation de transport des noix vers Lomé. Des sanctions ont également été prévues en cas de fraudes dans la commercialisation, un phénomène qui a régulièrement fragilisé la structuration de la filière.
Présidant la cérémonie de lancement, le ministre délégué du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Hounaké Kossivi, a souligné que ces dispositifs étaient importants pour assurer un développement plus structuré et une résilience du secteur.
Ces ajustements interviennent dans un contexte de difficultés pour les producteurs togolais. En effet, la filière anacarde a connu un recul, avec une production nationale estimée à 34 500 tonnes en 2024, soit une baisse de 16 % par rapport aux 41 000 tonnes enregistrées en 2023.
Cette contraction s’inscrit dans un ensemble de défis liés aux conditions climatiques et à la volatilité des prix sur le marché mondial. Face à cette situation, les acteurs du secteur se sont engagés à redynamiser la production et à renforcer la transformation locale pour capter davantage de valeur ajoutée.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la commune de Doufelgou 1 dispose désormais de son fichier de contribuables, suite à une opération de recensement menée du 04 au 11 mars 2025.
La création de ce fichier, qui a été validé le vendredi 14 mars dernier, s’incrit dans le cadre d’une initiative soutenue par le Programme Décentralisation et Gouvernance (ProDeG IV) de la GIZ, visant à renforcer l’assiette fiscale locale en s’appuyant sur des outils technologiques et une méthodologie rigoureuse.
L’opération de recensement a notamment permis d’identifier 597 contribuables – commerçants, artisans, prestataires de services et autres acteurs économiques – avec une contribution prévisionnelle estimée à 56,5 millions F CFA. Grâce à l’application SIG Recettes, les agents recenseurs ont collecté des données précises incluant la géolocalisation des matières taxables, facilitant ainsi la planification et l’optimisation de la gestion financière communale.
Selon Tchapkro Tchemi Tchambi , maire de Doufelgou 1, « cet outil nous permet d’avoir une cartographie claire des ressources fiscales et de mieux orienter nos investissements pour le développement local ». De son côté, M. Etêh-Messan Agbodan, conseiller technique du ProDeG IV, a insisté sur l’importance de la mise à jour continue de cette base de données pour garantir une mobilisation durable des recettes.
Notons que le jeudi 13 mars 2025, la commune de Sotouboua 2 a également validé son fichier de contribuables, dans le cadre du même projet, à Adjengré. Pour cette localité, 991 contribuables ont été recensés dans les cantons de Séssaro, Titigbé, Aouda, Kériadè, Fazao et Adjengré, pour une contribution prévisionnelle de près de 27 millions F CFA.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’Université de Lomé (UL) a signé en fin de semaine écoulée, une convention-cadre avec le Groupe scientifique SIGMA (Togo) et CESI École d’ingénieurs (France).
L’entente qui vise à renforcer la formation en ingénierie et la recherche appliquée dans des secteurs clés tels que l’intelligence artificielle, la ville durable et la performance énergétique, constitue un nouvel atout pour la première université publique du pays, dans sa dynamique d’internationalisation et d’innovation.
Cette nouvelle collaboration s’appuie sur plusieurs piliers : échanges d’enseignants et d’étudiants, parcours bi-diplômants et projets de recherche communs.
« Ce partenariat illustre notre volonté de former une nouvelle génération de cadres compétents et d’intégrer l’université dans les réseaux d’excellence mondiaux », a déclaré Prof. Adama Mawulé Kpodar, président de l’UL.
« En investissant dans la formation et l’innovation, nous contribuons à bâtir un écosystème propice à la compétitivité et à l’entrepreneuriat technologique », a pour sa part souligné Mama Omorou, fondateur de SIGMA.
Notons que quelques jours plus tôt, l’institution universitaire avait eu des échanges avec l’Université de Shandong en Chine, afin de renforcer leur coopération en matière d’innovation scientifique.
Ayi Rnaud Dossavi
Le Togolais Moustafa Mijiyawa, ancien ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, figure parmi les candidats en lice pour le poste de Directeur régional de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'Afrique. Proposé par son pays, son nom a été retenu par l'organisation aux côtés de quatre autres candidatures pour une élection prévue le 18 mai 2025 à Genève, lors de la deuxième session extraordinaire du Comité régional de l'OMS pour l'Afrique.
La candidature de Moustafa Mijiyawa s'appuie sur une longue expérience dans le secteur de la santé, que ce soit au Togo ou sur le continent. Ministre entre 2015 et 2024, il exerce depuis plus de trente ans comme rhumatologue, aussi bien dans son pays qu'à l'international.
Son parcours inclut notamment des interventions dans les domaines de l'éducation médicale, de la physiothérapie, ainsi que de la conception et l'usage des prothèses et orthèses. Pendant près de vingt ans, il a dirigé l'École nationale des auxiliaires médicaux (ENAM) de Lomé et a également coordonné le programme de résidence en rhumatologie de l'Université de Lomé, en sa qualité d’enseignant chercheur.
Des États Membres de l'@OMS_Afrique ont soumis les noms des candidats au poste de Directeur régional.
— OMS Afrique (@OMS_Afrique) March 14, 2025
Cinq candidats ont été proposés pour l'élection prévue le 18 mai 2025 à Genève lors d'une deuxième session spéciale du Comité régional pour l'Afrique.
Pour en savoir plus ??… pic.twitter.com/GipDCkmp8h
S'il est élu, il devra jouer un rôle de premier plan dans l'amélioration de la santé publique en Afrique, en pilotant des initiatives de prévention, de lutte contre les maladies et de renforcement des capacités sanitaires. Son mandat inclura la supervision des réponses aux urgences sanitaires, comme les épidémies et autres crises, ainsi que la coordination avec les États membres, les agences partenaires et les ONG.
Il aura également pour mission d'œuvrer à la consolidation des systèmes de santé, en favorisant l'amélioration des infrastructures, l'accès aux soins primaires et la formation du personnel médical.
Cette compétition s’ouvre dans un contexte particulier, marqué par la disparition en novembre 2024 du Dr Faustine Ndugulile, Directeur régional élu. L'organisation de cette nouvelle élection exceptionnelle vise à désigner un nouveau responsable chargé de piloter les stratégies sanitaires de l'OMS sur le continent.
Esaïe Edoh
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Au Togo dans la commune de Dankpen 2 (nord du pays), un nouveau centre médico-social (CMS) d’une valeur de 300 millions FCFA a été inauguré le jeudi 13 mars 2025, avec pour objectif de renforcer l’offre de soins pour les populations locales. L’établissement, baptisé Anna Maria, a été officiellement ouvert par le ministre de la Santé, Tchin Darré.

Ce centre, doté d’une unité de consultation et de plusieurs services sanitaires, vise à améliorer la prise en charge des patients dans cette commune où l’accès aux soins reste un défi. Il dispose d’un personnel médical formé, censé répondre aux besoins d’une population majoritairement rurale.
D'un coût global d'environ 300.000.000 CFA, construction et équipements compris, ce joyau a été cofinancé par l'État et ses partenaires dont les ONG ADFE, Togo nouvelles horizons et BMZ. Les travaux de ce centre ont été officiellement lancés en novembre 2022.#Santetg pic.twitter.com/bASSZMKR6k
— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) March 13, 2025
Sa mise en service s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer le maillage sanitaire du pays, en facilitant l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire, indique le ministère de la santé. De fait, l’ouverture de cette structure s’inscrit en ligne avec le déploiement du programme d’assurance maladie universelle (AMU), depuis janvier 2024.
Selon les données officielles, ces efforts déjà entrepris en matière de construction d’infrastructures sanitaires ont permis d’accroître l’accessibilité géographique aux soins de santé, passant de 71 % en 2020 à 90 % en 2023.
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Alors que la filière anacarde connaît un essor significatif, les producteurs jugent nécessaire d’évaluer l’impact des clones d’anacardiers introduits dans cette culture dans le pays. Cette préoccupation, portée par les producteurs, a été soulevée lors de la Journée nationale de l’anacarde, organisée par le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde au Togo (CIFAT) la semaine dernière à Kara, en amont du lancement de la campagne de commercialisation.
L’enjeu, selon Koriko Adjemini, porte-parole des producteurs de noix de cajou, réside dans la nécessité de mesurer la pertinence des plants importés en comparaison avec les variétés sélectionnées localement. En effet, depuis près d’une décennie, des clones d’anacardiers améliorés ont été importés du Ghana voisin et introduits au Togo, parallèlement à des recherches menées sur les arbres élites togolais.
Désormais, alors que des variétés locales affichant de solides performances ont été identifiées, les producteurs plaident pour une étude comparative qui permettrait de déterminer les clones les plus adaptés et les plus productifs à grande échelle. « L’établissement d’une cartographie précise des arbres les plus rentables constituerait un atout pour le secteur, car elle favoriserait la diffusion des variétés les mieux adaptées aux conditions pédoclimatiques locales », soutiennent les producteurs d’anacarde.
Dans cette dynamique, les acteurs de la filière appellent à un engagement des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, afin de soutenir la réalisation d’une étude approfondie sur les anacardiers en culture au Togo. « Un tel travail permettrait d’orienter les choix des producteurs vers des variétés performantes et résilientes, tout en consolidant la compétitivité de la filière sur le marché régional », indique-t-on.
Cette réflexion s’inscrit dans un contexte où la production nationale d’anacarde a connu un recul l’année dernière. Pour l’année 2024, elle est estimée à 34 500 tonnes, soit une baisse de 16 % par rapport aux 41 000 tonnes produites en 2023. Malgré cette contraction, le Togo demeure un acteur clé du secteur, jouant un rôle stratégique dans le commerce de la noix de cajou, notamment en servant de plateforme d’exportation pour ses voisins, le Bénin et le Burkina Faso.
Esaïe Edoh
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L’Université de Lomé (UL) et la province chinoise de Shandong renforcent leurs liens académiques et scientifiques. Une délégation du Bureau des Affaires étrangères de Shandong, conduite par l’ambassadeur de Chine au Togo, Weidong Chao, a été reçue le mercredi 12 mars 2025 par le président de l’UL, le Professeur Adama Mawulé Kpodar.
La rencontre avait pour but d’explorer de nouvelles pistes de collaboration entre les deux institutions, en particulier dans les domaines de la recherche et de l’innovation.

Shandong, l’un des principaux pôles économiques de la Chine, se distingue par son expertise en agronomie et en sciences environnementales. De plus, l’Université Agricole de Shandong (SDAU) collabore déjà avec l’UL sur plusieurs projets liés à l’agriculture et aux technologies appliquées. Ce partenariat pourrait ainsi s’étendre à d’autres secteurs et appuyer le pays d’Afrique de l’Ouest dans son ambition de devenir un hub régional, notamment en matière d’innovation agricole.
Il s’agit aussi, pour l’UL, de dynamiser ses programmes de recherche et d’attirer davantage d’opportunités d’échanges académiques.
Ayi Renaud Dossavi
L’Office togolais des recettes (OTR) annonce une nouvelle vente aux enchères prévue le mercredi 19 mars et les jours suivants. L’opération se tiendra sur les sites de l’Unité spéciale d’intervention douanière (USID) de Ségbé et de Tsévié.
Au total, 375 colis de marchandises seront proposés, incluant 36 voitures, 24 tricycles et 55 motos, tous usagés. Pour participer, les intéressés devront s’acquitter d’une quittance non remboursable de 5000 FCFA. Le paiement des biens acquis se fera au comptant, avec une majoration de 12 %, et l’enlèvement sera immédiat.
L’OTR rappelle du reste que les adjudicataires doivent solder leurs achats avant 17 h 30 sous peine d’annulation. Ces ventes aux enchères, régulières, permettent au fisc togolais d’écouler des marchandises saisies ou en souffrance sous douane ; ce qui contribue à l’assainissement du commerce, et aux recettes publiques.
Le projet d’interconnexion des systèmes d’informations douanières entre le Togo et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) a amorcé sa phase pilote, le 10 mars 2025. Cette première mise en application concerne le corridor Lomé-Bamako, selon une note émise par l’Office togolais des recettes (OTR), dont Togo First a obtenu copie.
L’opérationnalisation de cette interconnexion impose désormais aux opérations de transit sur cet axe le respect d’itinéraires définis par le système douanier automatisé Sydonia World, précise l’administration fiscale togolaise. Ce projet, appelé à s’étendre au corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey, traduit la volonté du Togo et du Mali de sécuriser, de simplifier et d’accélérer le transit des marchandises, notamment celles en provenance du port de Lomé à destination du pays sahélien, indique-t-on.
L’initiative vise à renforcer la place stratégique du port de Lomé comme porte d’entrée pour les échanges commerciaux avec les pays sahéliens. Cette ambition avait été affirmée en juin 2024 par Adama Ilboudo, Directeur général des douanes du Burkina Faso, lors de la signature de l’accord d’interconnexion. Selon lui, la mise en place de ce système permettra une gestion informatisée du transit à l’échelle de la confédération et facilitera les échanges transfrontaliers.
Au-delà de la simplification des procédures, les États concernés entendent se servir de cet outil pour lutter plus efficacement contre la fraude douanière et les trafics illicites, tout en préservant leurs recettes fiscales.
Cette coopération intervient dans un contexte économique tendu, marqué par les sanctions imposées par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) aux régimes militaires du Sahel. Depuis la fermeture des frontières entre le Bénin et le Niger, conséquence directe de ces sanctions, le Togo a intensifié ses efforts pour renforcer ses relations commerciales avec ses voisins sahéliens.
Esaïe Edoh
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Le Conseil Supérieur de l’Ordre National des Architectes du Togo (ONAT) tire la sonnette d’alarme sur des cas croissants d’usurpation et d’exercice illégal de la profession d’architecte.
Dans un communiqué publié hier, jeudi 13 mars, l’instance rappelle que la profession est strictement réglementée par la loi et que tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires.
L’ONAT pointe du doigt également des individus qui, sans être inscrits au tableau de l’Ordre, conçoivent et réalisent des projets de construction, un fait passible de sanctions. L’organisme exhorte les citoyens et les entreprises à vérifier la légalité des professionnels sollicités avant tout engagement.
« Le Conseil Supérieur de l'Ordre (CSO) appelle la population à plus de vigilance. Il est conseillé de toujours vérifier si votre interlocuteur est légalement habilité à exercer l'architecture au Togo. », ajoute-t-on notamment.
Dans un secteur où la conformité aux normes techniques et urbanistiques est de la plus haute importance, cette sortie de l’Ordre des architectes constitue une sérieuse mise en garde, alors que les activités de construction restent une préoccupation forte des consommateurs togolais.
Dans la foulée, l’ONAT invite les autorités et les acteurs du BTP à renforcer la vigilance pour garantir un cadre bâti sécurisé et conforme aux standards en vigueur.
Ayi Renaud Dossavi