Star Garments Group Limited, filiale de l'américain Charles Komar & Sons, s’apprête à démarrer ses activités sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), avec le concours de 600 jeunes togolais. La société, en collaboration avec l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), a lancé à cet effet, un appel à candidature en vue de recruter des personnes désireuses de se former dans l’industrie textile.
Selon l’annonce publiée le 11 mars 2025, l’ANPE précise que les dossiers seront acceptés jusqu’au 21 mars. Les postulants doivent être de nationalité togolaise, âgés de 18 à 35 ans, et maîtriser la lecture, l’écriture et l’expression orale en français.
Le niveau d’études requis se situe entre la classe de quatrième et la terminale. Les candidats doivent être immédiatement disponibles, prêts à suivre une formation professionnelle préalable à l’embauche, et faire preuve d’une intégrité irréprochable.
Ce premier recrutement s’inscrit dans une série d’embauches prévues par le groupe américain, qui ambitionne de générer plus de 4500 emplois directs et indirects à l’horizon 2030, avec une attention particulière portée aux femmes.
En amont du lancement des opérations, Star Garments Group Limited a obtenu, en juillet 2024, un financement de 15 millions de dollars de la Société financière internationale (SFI). Cette enveloppe, équivalant à environ 9 milliards de FCFA, doit permettre à l’entreprise de développer ses activités dans l’industrie textile et de l’habillement au Togo, notamment la production de vêtements suivant le modèle « coupe-assemblage-finition ».
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Haute Autorité de la Qualité et de l'Environnement (HAUQE), à travers sa structure technique, l’Agence togolaise de métrologie (ATOMET), a effectué ce mardi 11 mars 2025, une série d’inspections inopinées dans plusieurs stations-services du Grand Lomé. Cette descente devant permettre aux agents de s’assurer de l’exactitude des compteurs de distribution de carburant, fait suite aux rumeurs faisant état d’éventuelles fraudes au niveau des mesures et jauges.
En tout, 11 stations ont été contrôlées de manière aléatoire, sur la base d’une sélection effectuée par l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC). L’objectif était d’évaluer la conformité des distributeurs de carburant aux normes en vigueur.

« Ces contrôles s’inscrivent dans notre mission de protection des consommateurs et de garantie de l’équité dans les transactions commerciales. Il est essentiel que chaque litre payé corresponde exactement à la quantité délivrée, et nous continuerons ces inspections pour assurer la transparence dans le secteur », a indiqué Bébéi Bataba, directeur général de l’ATOMET.
À l’issue des contrôles, deux distributeurs ont été déclarés non conformes. Des mesures correctives ont immédiatement été prises par l’ATOMET qui a procédé au scellage des équipements afin de prévenir toute utilisation non réglementaire.

« Les promoteurs des stations concernées par cette non-conformité seront sanctionnés conformément à la réglementation en vigueur. Pour la remise en service des équipements scellés, ils devront faire appel à leurs techniciens afin d’effectuer les réglages nécessaires en présence de nos agents. Une nouvelle vérification sera ensuite réalisée par l’ATOMET pour vérifier que les distributeurs sont désormais conformes avant toute reprise d’activité », a expliqué Laré Botre, président de la HAUQE.
Notons que le contrôle se poursuivra dans les autres villes à l'intérieur du pays.
L’Université de Lomé va accueillir, du 26 au 28 mars 2025, un colloque international consacré à la gouvernance et au développement en Afrique. L’événement qui réunira plus de 500 participants en présentiel et en ligne, a été annoncé ce mardi 11 mars par les autorités universitaires.
Pendant trois jours, universitaires et chercheurs ainsi que des experts issus de 21 pays d’Afrique et d’Europe interviendront sur le thème : « La bonne gouvernance dans tous ses états et formes », à travers près de 400 communications scientifiques. Les discussions porteront sur divers aspects de la gouvernance, abordant aussi bien les enjeux universitaires, politiques, socio-économiques et territoriaux que la gestion des établissements hospitaliers.
Une réflexion spécifique sera également menée sur la gouvernance en lien avec les questions de genre. Concrètement, les conférenciers s’attacheront à identifier les défis auxquels le continent africain est confronté et proposeront des pistes de solutions pour favoriser une dynamique de développement renouvelée.
« Ce colloque offre une occasion unique de se retrouver autour de questions essentielles pour l’avenir de notre continent », a souligné Agnélé Lassey, présidente du comité d’organisation.
A la fin des échanges, des actes du colloque retraçant les recommandations seront produits et mis à la disposition des gouvernants, ont informé les organisateurs.
Notons que cette rencontre est organisée conjointement par l’Université de Lomé et le Programme thématique de recherche du CAMES Gouvernance.
Esaïe Edoh
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Le gouvernement togolais poursuit son engagement en faveur de la formation technique et professionnelle avec la création d’un Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) Aquaculture dans la commune de Bas-Mono 1.
Le 7 mars 2025, une délégation de la Présidence de la République, conduite par le ministre Noupokou Dammipi, a officiellement reçu l’acte de donation du site de 37 hectares où sera construit l’IFAD Aquaculture, situé dans le canton d’Agomé-Glozou. Ce terrain a été cédé par 68 propriétaires terriens, marquant ainsi une contribution significative au développement socio-économique de la région.
L’institut, dédié à la formation en élevage de poissons, s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation agricole et d’industrialisation, visant à renforcer les compétences des jeunes et à améliorer la productivité du secteur halieutique.
Lors de la cérémonie, les donateurs ont exprimé leur satisfaction face à ce projet, qui devrait stimuler l’économie locale et générer des emplois durables. Le ministre Noupokou Dammipi a, de son côté, salué ce geste et réaffirmé l’engagement du gouvernement à accélérer le démarrage des travaux.
Ce nouvel établissement viendra du reste s’ajouter aux quatre autres IFAD déjà opérationnels à travers le pays : l’IFAD Aquaculture d’Elavagnon, l’IFAD Élevage de Barkoissi, l’IFAD Bâtiment et l’IFAD Énergies Renouvelables de Lomé ; en plus de l’IFAD élevage Elevage, prévu à Avetonou.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo se dote d’un nouveau programme de modernisation de l’agriculture destiné à transformer durablement le secteur sur la prochaine décennie (2025-2034). Le ProMAT (Programme de modernisation de l’agriculture au Togo) qui définit les actions à mener pour renforcer la contribution de l’agriculture à la croissance économique, favoriser la création d’emplois et encourager l’inclusion sociale, a été présenté la semaine dernière aux acteurs du secteur et les partenaires financiers.
L’objectif affiché par le programme est d’améliorer les performances agricoles en relevant les défis contemporains que sont les changements climatiques et la compétitivité des produits locaux. Il s’agit d’un enjeu majeur pour un pays où l’agriculture demeure un pilier économique et un levier essentiel pour la sécurité alimentaire.
Le programme s’articule ainsi autour de quatre axes stratégiques. Il vise en premier lieu à soutenir la production agricole et la résilience des systèmes de culture face aux aléas climatiques. Il prévoit également d’améliorer la valorisation des produits agricoles et de faciliter leur accès aux marchés, une condition essentielle pour garantir des débouchés stables et rémunérateurs aux producteurs.
Un volet spécifique est consacré à l’accès au financement et à la promotion des initiatives privées, un point clé pour dynamiser l’investissement dans le secteur. Enfin, le renforcement de la gouvernance agricole est au cœur de ce programme, avec l’ambition d’améliorer l’efficacité des politiques publiques et la coordination entre les différents acteurs.
Sa mise en œuvre, qui interviendra prochainement, s’inscrit dans la continuité des précédents programmes et projets agricoles du pays, parmi lesquels le Programme National D'investissement et de Sécurité Alimentaire (PNIASA) et le Programme national d'investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) .
Esaïe Edoh
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Ecobank Togo a officiellement lancé, le vendredi 8 mars 2025, une version améliorée de son programme Ellever, dédié à l’accompagnement des femmes entrepreneures et dirigeantes.
Lancé à la faveur de la Journée Internationale des Droits de la Femme, le programme vise à renforcer l’inclusion financière et à favoriser l’essor des entreprises dirigées par des femmes.
Désormais, Ellever s’adresse non seulement aux entrepreneures, mais aussi aux femmes occupant des postes de leadership ou salariées, avec un accent particulier sur les jeunes entrepreneures. Le programme inclut également les entreprises détenues majoritairement par des femmes ou comptant une forte présence féminine dans leurs instances de direction.
Lors du lancement, la ministre togolaise du Commerce, Rose Kayi Mivedor, a salué cette initiative en rappelant que les microentreprises dirigées par des femmes au Togo génèrent plus de bénéfices que celles tenues par des hommes, selon une étude de la Banque mondiale. Elle a également mis en avant les efforts du gouvernement à travers des programmes comme le PAIFFV (Projet d’Appui à l’Inclusion Financière des Femmes Vulnérables), destiné à renforcer l’inclusion financière des femmes vulnérables.
De son côté, Eusèbe Afoutou, Directeur général par intérim d’Ecobank Togo, a souligné que le programme répondait aux défis majeurs de l’entrepreneuriat féminin, notamment l’accès au financement et les stéréotypes de genre.
Notons que dans le cadre de ce programme, Ecobank a précédemment débloqué quelque 2 milliards FCFA au profit de l’Association des Revendeuses de Pagne du Togo, en plus de ses mécanismes de financement déjà en place.
Ayi Renaud Dossavi
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Près de 100 opérateurs économiques togolais de divers secteurs sont attendus en Chine du 13 au 24 mars 2025, pour une mission d’exploration des opportunités d'affaires. Organisée par la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) en partenariat avec l'Association Culture d'entreprise de Hebei, cette initiative devrait renforcer les liens économiques entre les deux pays.
Concrètement, au cours de la mission, les participants auront l'occasion de découvrir plusieurs secteurs stratégiques, notamment l'industrie mécanique, le génie civil, la construction, l'agriculture, l'élevage, l'automobile et l'emballage. Ils visiteront également des usines spécialisées dans la production de tuyaux et canalisations, de carreaux de céramique, de câbles électriques ainsi que des unités de fabrication de machines agricoles et de pièces détachées pour automobiles.
Selon Bekley Esso-Byou, commissaire chargé du secteur industrie à la CCI-Togo, cette mission représente une opportunité importante pour les entreprises togolaises d’établir des partenariats solides avec des acteurs chinois dans des domaines clés. Il a réaffirmé l'engagement de la CCI-Togo à soutenir les entrepreneurs nationaux dans leur expansion à l'international, en organisant régulièrement des missions visant à renforcer leur compétitivité.
Cette démarche est en accord avec un mémorandum d'entente signé entre la CCI-Togo et l'Association Culture d'entreprise de Hebei, avec pour ambition de dynamiser les échanges économiques entre le Togo et la Chine.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la seconde phase du Programme National de Développement du secteur de l’Eau (PND Eau) se prépare, avec le soutien financier de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et de l’Agence Française de Développement (AFD). Une rencontre entre ces institutions et les autorités togolaises s’est tenue la semaine dernière pour définir la stratégie d’investissement de cette nouvelle phase.
Alors que la première phase s’achève le 31 décembre 2025, la nouvelle concerne principalement les centres urbains de la région des Savanes ainsi que des centres semi-urbains situés dans les régions de la Kara et des Plateaux. Elle prévoit des interventions dans cinq centres urbains des Savanes, notamment à Dapaong, Cinkassé, Tandjouaré, Mandouri et Gando, ainsi que dans sept centres semi-urbains répartis entre la Kara et les Plateaux, incluant Korbongou, Gandi, Kabou, Soudou-Tchalimdè, Amou-Oblo, Glei et Wahala.
Lors de cette mission, les représentants de la BEI ont évalué les orientations stratégiques du projet et l'état d’avancement de la première phase afin d’ajuster leur appui financier. Démarrée en juin 2020, la première phase a mobilisé un financement de 40 millions d’euros, soit environ 26 milliards FCFA.
Elle couvre 30 centres du périmètre d’exploitation de la TdE dans des localités telles que Kpémé, Djagblé, Vogan, Tabligbo, Kévé, Élavagnon, Amou, Tohoun, Amlamé, Anié, Danyi, Atakpamé, Agou, Kpalimé, Adjengré, Sotouboua, Sokodé, Tchamba, Kara, Niamtougou, Kanté, Kabou, Kétao, Pagouda, Pya, Bassar, Bafilo, Kouka, Mango, Dapaong et Tandjouaré.
Notons que l’objectif global du PND Eau est d’étendre et de moderniser les infrastructures de mobilisation, de production et de distribution d’eau potable, que ce soit en milieu urbain ou semi-urbain, tout en garantissant un modèle financier viable pour les parties prenantes. Il entend aussi établir un cadre contractuel associant des partenaires privés à la gestion des mini-adductions d’eau potable, fournir des études détaillées et des plans directeurs pour les principaux centres urbains du pays, et améliorer la performance opérationnelle de la TdE.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Sénat, la deuxième chambre du parlement, est désormais au complet et fonctionnel, avec 61 membres dont 41 membres élus suite aux sénatoriales, et 20 nommés par le président de la république.
Par partis politiques, suite aux sénatoriales, vient en tête le parti UNIR (34 sénateurs), le parti BATIR (2 sénateurs), puis les parties UFC (1 sénateur), CLE (1 sénateur), LTA (1 sénateur) et ADDI (sénateur), ainsi qu’un indépendant.
Le parti UNIR vient largement en tête, avec une écrasante majorité au Sénat togolais pour plus de 80% des sièges, selon les résultats officiels de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Liste complète du Sénat :
Elus :
Agoè-Nyivé :
Avé :
Bas-Mono :
Golfe :
Lacs :
Vo :
Yoto :
Zio :
Agou :
Akebou :
Amou :
Anié :
Danyi :
Est-Mono :
Haho :
Kloto :
Kpélé :
Moyen-Mono :
Ogou :
Wawa :
Blitta :
Mo :
Sotouboua :
Tchamba:
Tchaoudjo :
Assoli :
Bassar :
Binah :
Dankpèn :
Doufelgou :
Kéran :
Kozah :
Cinkassé :
Kpendjal :
Kpendjal Ouest :
Oti :
Oti Sud :
Tandjouaré :
Tone :
Sénateurs nommés :
Ayi Renaud Dossavi
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La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a amorcé la mise en place de ses représentations régionales consulaires. Cette nouvelle étape dans sa stratégie de décentralisation a débuté le 6 mars à Kpalimé, dans la préfecture de Kloto, où la première antenne a été officiellement activée.
Ce processus vise à rapprocher l’institution des réalités économiques locales en instaurant des relais capables de faciliter l’interaction entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics. De fait, ces nouvelles représentations qui seront mises en place après celle de Kpalimé, ont pour vocation de porter la voix de la CCI-Togo au niveau régional.
Leur mission s’articule autour de la supervision et de la coordination des initiatives locales en lien avec les objectifs de la chambre. Elles devront ainsi veiller à l’application des orientations stratégiques définies par l’instance nationale, tout en s’adaptant aux spécificités économiques de chaque région.
Dans un contexte marqué par la nécessité d’une meilleure intégration des acteurs économiques locaux, ces représentations auront pour rôle également de sensibiliser et d’inciter les opérateurs à adhérer à la CCI-Togo. Cette approche, selon le président de l’institution, José Symenouh, va contribuer à renforcer les synergies entre les entrepreneurs et les autorités locales, dans une logique de concertation et de développement harmonisé.
Chaque représentation régionale, une fois mise en place, devra élaborer un plan d’action spécifique destiné à accroître la visibilité de la CCI-Togo et à élargir son réseau d’adhérents.
L’ouverture de l’antenne de Kpalimé constitue ainsi une première étape dans ce chantier de décentralisation, qui devrait se poursuivre dans les autres régions du pays.
Esaïe Edoh
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