Togo First

Togo First

Au Togo, le Premier ministre Victoire Tomegah-Dogbé a accordé, mardi 4 mars 2025, une audience à l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Gwilym Ceri Jones. Cette rencontre a permis de faire le point sur les avancées du partenariat entre l’UE et le Togo, avec un accent particulier sur l’énergie, l’agriculture et le numérique.

Au menu de leurs échanges figurait notamment le Global Gateway, une initiative d’investissement de l’UE qui finance des infrastructures durables en Afrique. « Nous avons échangé sur des actions concrètes dans ces secteurs et exploré de nouvelles opportunités de collaboration », a déclaré l’ambassadeur.

1 primature

BlueInvest Africa 2025

Un autre enjeu abordé a été la préparation du forum d’investissement BlueInvest Africa 2025, prévu à Lomé au second semestre. Cette plateforme, lancée par la Commission européenne en 2022, vise à connecter les entrepreneurs africains de l’économie bleue avec des investisseurs internationaux.

Si, pour le Togo, l’événement s’inscrit dans la vision du Togo de devenir un hub logistique sous-régional grâce à son potentiel maritime et portuaire, ce partenariat avec l’UE représente une nouvelle opportunité d’attirer davantage d’investissements dans le secteur et de moderniser ses infrastructures.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Togo : l’UE lance un concours photo pour promouvoir l’économie bleue 

La Corée du Sud a accordé un financement de 5,7 millions de dollars, soit environ 3,5 milliards FCFA au Togo pour soutenir deux projets de développement agricole et de lutte contre la déforestation, lancés le 28 février 2025 à Lomé lors d’une cérémonie officielle. C’était en présence du représentant de l’Ambassadeur de la Corée au Togo, Moon Dongkyu. 

Le premier intitulé projet de « développement des Infrastructures Socio-économiques pour Soutenir les Communautés Rurales au Togo » bénéficie d’un financement de 3,5 millions de dollars, soit plus de 2 milliards FCFA. Il prévoit la mise en place de solutions post-récolte, de modules solaires pour le traitement des produits agricoles, ainsi que d’unités d’eau potable. Un programme d’incubation est également prévu pour renforcer les capacités des jeunes et des femmes dans la gestion d’entreprises vertes.

Le second projet dénommé « renforcement de la résilience des populations au changement climatique grâce à une gestion durable des ressources forestières », est doté d’un budget de 2,2 millions de dollars, soit plus de 1 milliard FCFA. Il inclut la gouvernance locale et la gestion des connaissances dans les parcs à karité, une campagne de reboisement avec des plants de karité de haute qualité, ainsi que la mise en place d’un système de sélection et de gestion post-récolte pour améliorer les revenus. Ce projet devrait renforcer la protection et la production de karité en impliquant les coopératives de femmes et de jeunes dans une approche durable.

Lire aussi: Gestion des déchets urbains : trois communes togolaises reçoivent l'appui de la Corée du Sud

Ces initiatives, mises en œuvre par l’Institut mondial pour la croissance verte et financées par le gouvernement sud-coréen, répondent aux engagements du Togo en matière de lutte contre le changement climatique et de réalisation des Objectifs de développement durable. « Dans le contexte actuel des changements climatiques, il est impératif pour le Togo de renforcer la résilience des communautés rurales et de développer des infrastructures adaptées », a souligné Dindiogue Kolani, directeur de cabinet du ministre chargé de l’agriculture.

Pour l’officiel, « les effets du réchauffement, tels que l’augmentation des températures, les sécheresses prolongées, les inondations et la dégradation des sols, touchent particulièrement les zones rurales, qui dépendent largement des ressources naturelles pour leur subsistance ».

Ce nouvel appui de la Corée vient s’ajouter à d'autres au profit du Togo dans les secteurs de l’agriculture et de protection de l’environnement. Précisément, la Corée appuie la mise en œuvre du projet d’Agropole de la Kara ; elle a aussi financé le projet d’’accès équitable durable aux services essentiels pour les enfants du Nord, entre autres.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Agriculture, économie numérique, environnement..., Faure Gnassingbé mobilise les investisseurs sud-coréens

Réunis en session extraordinaire depuis mardi 4 mars 2025, les députés togolais examinent huit projets de loi touchant à la sécurité, à la gouvernance économique et à la compétitivité du pays. La session extraordinaire, convoquée à la demande du chef d’État Faure Gnassingbé, est la première du genre depuis le début de cette année.

À l’agenda de cette session figurent notamment le projet de loi portant prorogation de l'état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes, le projet de loi sur le renseignement, ainsi que le projet de loi relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Les députés se pencheront également sur les projets de loi de règlement des finances publiques pour les exercices 2020 et 2021.

D’autres enjeux de gouvernance sont aussi au programme, notamment le projet de loi relatif aux entreprises publiques, celui portant sur la lutte contre les changements climatiques, ainsi que le projet de loi modifiant et complétant la loi portant création de l’Office Togolais des Recettes (OTR).

Plusieurs de ces réformes, comme la révision de la loi de l’OTR et le renforcement du cadre législatif contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, s’inscrivent dans la continuité des efforts de modernisation de la gouvernance économique du pays.

1 ORT

« Nous sommes conscients que cette session extraordinaire intervient dans un contexte où nos concitoyens attendent de nous des réponses concrètes et rapides face aux préoccupations qui rythment leur quotidien. En tant que représentants du peuple, nous devons démontrer, par nos débats et nos décisions, que l’intérêt général reste au cœur de nos préoccupations et de nos actions », a ainsi souligné le président de l’Assemblée nationale, Kodjo Sévon-Tépé Adédzé.

1 Pacome

Les travaux parlementaires se sont ouverts en présence du ministre des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté et des Relations avec les Institutions de la République, Pacôme Yawovi Adjourouvi.

Au Togo, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), actif dans le financement des couches défavorisées, a franchi le cap des 113 milliards FCFA de crédits accordés depuis son lancement en 2014.

En effet, à fin janvier 2025, l’institution totalisait 113,55 milliards FCFA de financements octroyés à 1,9 million de bénéficiaires, selon les informations rendues publiques. Ces fonds ont été distribués à travers différents mécanismes adaptés aux besoins des populations.

Parmi les produits les plus sollicités figurent Apsef, destiné aux micro-entrepreneurs, Agrisef, qui soutient le secteur agricole, et Ajsef, dédié aux jeunes porteurs de projets. Le FNFI affiche également un taux de remboursement de 93,64 %, témoignant de la solidité du dispositif.

Par ailleurs, le réseau de 255 points de service déployés à travers le pays facilite l’accès aux crédits, notamment en milieu rural, contribuant ainsi à la dynamique d’inclusion financière au Togo.

Annoncé il y a quelques jours, le deuxième recensement général des entreprises (RGE) a officiellement démarré au Togo le lundi 3 mars 2025. Cette opération de grande envergure vise à cartographier avec précision le tissu économique du pays et se poursuivra jusqu’au 3 mai 2025.

L’objectif principal est d’actualiser la base de données des unités économiques formelles et informelles, permettant ainsi d’affiner les politiques publiques et d’améliorer le climat des affaires. Ce recensement couvre les très petites, petites, moyennes et grandes entreprises, ainsi que les organisations à but non lucratif telles que les ONG et associations. Il permettra notamment d’actualiser le répertoire des entreprises, d’améliorer les comptes nationaux et de classifier les entités économiques selon la nomenclature togolaise d’activité (NTA).

Pour mener à bien cette mission, des agents recenseurs sont déployés sur l’ensemble du territoire, équipés de tablettes numériques pour collecter et enregistrer en temps réel les données essentielles.

La première édition du RGE avait eu lieu en 2018.

Ayi Renaud Dossavi

 Au Togo, l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) vient d’intégrer trois nouvelles procédures en ligne sur la plateforme des services publics de l’État.

Désormais, les acteurs du secteur pourront soumettre leurs demandes de qualification des prestataires de services, de qualification des produits de sécurité, ainsi que leurs demandes d’agrément des centres d’évaluation directement via le portail numérique. Cette innovation permettra notamment de suivre en temps réel l’évolution des requêtes et d’interagir avec l’ANCy grâce à un outil de discussion intégré.

Si cette avancée s’inscrit dans la feuille de route gouvernementale visant à moderniser l’administration publique, elle répond également aux exigences croissantes de sécurisation des opérations en ligne, dans un contexte marqué par une dépendance accrue aux technologies numériques.

Pour rappel, l’ANCy a été opérationnalisée en 2021, avec pour mission de réguler et sécuriser les activités numériques sur le territoire togolais.

Depuis le lundi 3 mars 2025, l'Université de Lomé organise la troisième édition du Crunch Time pour l’innovation technologique, une initiative portée par l’École Polytechnique de Lomé (EPL). L’événement, qui s’étendra jusqu’au 7 mars, s’inspire du modèle développé par l’Université Technologique de Belfort-Montbéliard (UTBM) et vise à renforcer les liens entre les entreprises et l’institution universitaire en proposant aux étudiants, principalement à ceux inscrits en master, de concevoir des solutions digitales adaptées aux défis posés par des acteurs économiques locaux.

Durant une semaine, les participants sont appelés à faire preuve de créativité et à mobiliser leurs compétences techniques pour développer des solutions concrètes en réponse aux besoins exprimés par plusieurs entreprises togolaises. L’initiative favorise ainsi une collaboration interdisciplinaire en permettant une immersion dans le monde professionnel, un dispositif qui s’inscrit dans la volonté de l’université de mieux préparer les étudiants aux exigences du marché du travail.

Parmi les entreprises ayant soumis des problématiques cette année, figure Bboxx qui sollicite la conception d’un système d’arrosage automatique fonctionnant à l’énergie solaire pour optimiser l’irrigation des exploitations agricoles. La Société de Transport de Lomé (SOTRAL), pour sa part, attend une solution numérique destinée à faciliter la réservation anticipée des tickets de transport pour ses usagers. L’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC-Togo) ambitionne quant à elle le développement d’un algorithme capable de détecter automatiquement les objets étrangers présents sur les aérodromes du pays, un enjeu majeur pour la sécurité aérienne.

Organisé pour la première fois en mars 2023, le Crunch Time pour l’innovation technologique s’inscrit dans la continuité du partenariat établi avec l’UTBM (Université de technologie de Belfort Montbéliard). « En proposant aux étudiants de confronter leurs connaissances académiques à des problématiques réelles, l’événement contribue à faire de l’université un acteur clé de l’innovation au service du développement économique local », soutient la direction de l’EPL.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

U.L: inauguration d’un pôle d’innovation et de technologie à plus d’un milliard FCFA

La société russe Uniconf (United Confectioners) spécialisée dans la confiserie, ambitionne de collaborer avec les producteurs de cacao togolais. Une délégation du groupe a entamé dans cette perspective une visite à Lomé depuis le 27 février 2025 pour prospecter les opportunités d’investissement dans la filière.

Conduite par Sergey Lyubimov, l’un des responsables du groupe, cette mission de prospection qui s'achève ce mardi 4 mars 2025 s’est déjà entretenue avec des opérateurs économiques locaux. Les discussions ont porté sur les ambitions d’Uniconf et ses projets d’investissement dans le pays, notamment dans la filière cacao.

1 chambre

Concrètement, les investissements attendus de Uniconf seront orientés vers la transformation et la commercialisation du cacao togolais. Dans cette dynamique, la délégation russe s’est renseignée sur le cadre réglementaire et fiscal en vigueur dans le pays afin d'explorer d’éventuels partenariats avec des acteurs locaux et d’envisager une implantation durable.

Pour la CCI-Togo, la concrétisation de ce partenariat, va contribuer à la valorisation du secteur cacaoyer togolais à travers son industrialisation et la création des emplois. Le cacao étant la 3è culture de rente, après le coton et le café, il bénéficie d’une attention particulière des autorités.

Fondé en 1804, Uniconf est un acteur majeur de l’industrie de la confiserie en Russie et en Europe de l’Est. Le groupe, qui est présent dans 45 pays, produit 360.000 tonnes de confiseries chaque année.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Rimon Hajjar Entreprise projette l'extension de son terminal céréalier de blé au Port de Lomé

Le Togo s’est doté la semaine dernière de deux guides dédiés à la prise en charge des maladies tropicales négligées (MTN). Ces documents, validés le 28 février à Kpalimé, visent à améliorer le diagnostic et le traitement des maladies à manifestation cutanée, particulièrement dans les zones rurales.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Améliorer le diagnostic et la prise en charge des MTN cutanées au Togo grâce aux technologies de l'information et de la communication », mené par la Société togolaise de dermatologie et des infections sexuellement transmissibles (SOTODERM), en partenariat avec l’Association allemande de lutte contre la lèpre et la tuberculose (DAHW) et le ministère togolais de la Santé. Le programme bénéficie également d’un financement du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
Ainsi, ces nouveaux guides serviront de référence pour les formateurs et agents de santé, en proposant des descriptions détaillées des affections cutanées, des algorithmes de dépistage et des protocoles de traitement adaptés aux réalités locales. Selon le Dr Gnossikè Piham, coordonnateur du Programme national des MTN, ces outils permettront d’améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées.
De son côté, le Pr Picthé Palokinam, président de la SOTODERM, a salué l’engagement des partenaires et insisté sur l’importance de ces documents pour structurer une réponse efficace face aux MTN, qui restent un défi de santé publique en Afrique de l’Ouest.
Rappelons qu’au Togo, la SOTODERM innove également dans le secteur de la télémédecine, à travers un projet de télédermatologie lancé il y a quelques semaines. L’objectif est d’appuyer les zones à forte prévalence de maladies de la peau, notamment dans les régions rurales, en facilitant l’accès à des diagnostics et suivis médicaux à distance.

Au Togo, après un mois de février marqué par des perturbations en fourniture d'énergie électrique, liées aux travaux de maintenance sur le gazoduc WAPco, de nouvelles tensions sont annoncées en mars 2025. Selon une note officielle de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), des interruptions de fourniture pourraient survenir entre le 4 et le 25 mars, en raison d’opérations similaires prévues sur l’une des centrales thermiques du pays.

Face à cette nouvelle contrainte, les autorités togolaises, en concertation avec la CEET, entendent limiter l’impact de ces travaux sur l’approvisionnement en électricité. Comme en février, des mesures d’appoint seront mises en place, notamment par le biais d’importations supplémentaires d’énergie. Toutefois, malgré ces dispositions, la compagnie annonce que des coupures pourraient survenir aux heures de forte consommation.

Le mois dernier, pour compenser les effets de l’arrêt temporaire du gazoduc, le Togo avait eu recours à des combustibles liquides afin d’alimenter ses centrales thermiques, tout en augmentant ses importations d’électricité. Une stratégie qui avait permis d’injecter jusqu’à 35 MW supplémentaires dans le réseau national. 

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : des mesures pour limiter l'impact des travaux de maintenance sur le Gazoduc

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.