Lomé la capitale togolaise accueille depuis le 25 février 2024, la septième assemblée générale ordinaire de l’Association des Médiateurs des Pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (AMP-UEMOA). Cette rencontre, qui réunit des délégations venues de plusieurs pays de la sous-région, à savoir la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Mali, le Burkina Faso et le Togo, se déroule autour du thème : « La médiation institutionnelle aujourd’hui dans l’espace UEMOA ».
Elle se veut un cadre de discussions sur le rôle des institutions de la médiation dans la promotion de la bonne gouvernance et la protection des citoyens. Dans cette logique, durant trois jours, les participants vont mener une réflexion approfondie sur les défis fonctionnels et existentiels auxquels ces institutions sont confrontées.
L’objectif est de définir des actions permettant de renforcer leur efficacité et de consolider les acquis dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de gouvernance et de justice sociale. Cette rencontre constitue également une occasion pour les médiateurs de partager leurs expériences et d’identifier des synergies visant à améliorer leurs systèmes d’intervention et de fonctionnement.
Selon Awa Nana Daboya, présidente de l’AMP-UEMOA et médiatrice de la République togolaise, l’action des médiateurs dans la sous-région se révèle déjà positive. Pour elle, ces institutions jouent un rôle clé dans l’accompagnement des citoyens et de l’administration, en facilitant le dialogue et en prévenant les conflits.
Les travaux de cette assemblée générale doivent aboutir à la définition des modalités de mise en œuvre de la stratégie de l’association. En marge des discussions thématiques, l’élection d’un nouveau bureau est prévue afin de coordonner les actions futures et d’assurer la continuité du travail engagé par l’AMP-UEMOA.
Esaïe Edoh
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Le Togo et le Burkina Faso réaffirment leur engagement en faveur de la coopération et de l’intégration culturelle à l’occasion du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO 2025), grand rendez-vous du cinéma africain qui se tient cette semaine.
En marge de l’événement, Yawa Kouigan, ministre de la Communication, des Médias et de la Culture du Togo, a été reçue le 22 février 2025 par le Premier ministre burkinabé Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, en présence de plusieurs ministres de la sous-région.

Les acteurs culturels ont échangé sur le rôle stratégique du cinéma et de la culture dans le développement économique et social de l’Afrique de l’Ouest. « Le cinéma et la culture ne nécessitent pas d’accords officiels pour prospérer, ils s’imposent naturellement par la fraternité entre les créateurs africains », a souligné Mme Kouigan, saluant la résilience du secteur cinématographique africain.
Le Togo, représenté par une délégation de cinquante professionnels du cinéma, présente plusieurs productions en compétition. Six œuvres ont été sélectionnées, couvrant divers genres : critique cinématographique, séries, animation, nouvelles perspectives et productions issues des écoles de cinéma.
Le pays était d’ailleurs invité d’honneur de la précédente édition du FESPACO en 2023.
Le Togo reprend les rênes du Groupe Interafricain d’Étude, de Recherche et d’Application sur la Fertilité (GIERAF) pour un mandat de deux ans. Dr Kolani Jean Claude succède ainsi à Coulibaly Founzégué Amadou à la présidence de l’organisation, à l’issue du 9ᵉ congrès du groupe, tenu à Lomé du 20 au 22 février 2025.
Ce congrès a été l’occasion d’aborder les défis liés à l’infertilité en Afrique, en mettant l’accent sur les avancées médicales et les stratégies de prévention. En marge des travaux, l’équipe dirigeante du GIERAF a été reçue en audience par le Premier ministre togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, qui a exprimé le soutien du gouvernement à la mission du groupe.
Créé en 2009 à Lomé, le GIERAF regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre et vise à améliorer la prise en charge de l’infertilité à travers la recherche et la formation médicale. À ses débuts, l’organisation a été dirigée par le Togolais Dr Moïse Fiadjoe (2009-2011). Ce nouveau mandat devrait permettre d’intensifier les efforts pour faciliter l’accès aux soins de fertilité sur le continent.
Ayi Renaud Dossavi
L’Université de Lomé (U.L) va accueillir en septembre prochain (du 14 au 20 septembre 2025) l’African Conference of Physics (ACP), une rencontre de chercheurs, éducateurs et décideurs internationaux visant à renforcer la coopération scientifique et à promouvoir la recherche en physique sur le continent africain.
L’annonce a été officialisée lors d’une visite du comité d’organisation international le 18 février 2025. Conduit par Dr Horst Severini de l’Université d’Oklahoma, le comité a rencontré le professeur Adama Mawulé Kpodar, président de l’Université de Lomé, afin de discuter des préparatifs et de visiter les infrastructures destinées à accueillir la conférence.
Dans le détail, l’ACP 2025 mettra l’accent sur des domaines stratégiques comme la physique des astroparticules, les énergies renouvelables et la physique médicale, des secteurs clés pour le développement technologique en Afrique.
Pour l’Université de Lomé, c’est une nouvelle opportunité de se positionner comme un acteur majeur de l’innovation scientifique au niveau sous-régional, tout en attirant davantage de partenariats académiques et technologiques.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale veut améliorer les compétences des entrepreneurs dans le domaine du e-commerce. Le département dirigé par Kayi Mivedor-Sambiani a ouvert, ce mardi 25 février, un atelier de formation de trois jours à l’endroit des PME/PMI sur les aspects pratiques du commerce électronique.
Au total, une trentaine de chefs d’entreprises participent à ces travaux pour renforcer leurs compétences en vente en ligne, en gestion des paiements numériques et en logistique. L’objectif est de leur fournir des stratégies efficaces pour optimiser leur présence sur les plateformes de commerce électronique et améliorer leur compétitivité.
“Au cours de ces trois jours, nous aborderons les aspects réglementaires et techniques du commerce électronique. Nous mettrons également l’accent sur les stratégies de communication et de marketing essentielles à la réussite en ligne. Par ailleurs, un focus sera fait sur les opportunités qu’offre la Zlecaf pour les entrepreneurs togolais”, a expliqué Harold Kpodar, consultant en e-commerce, chargé de la formation.
Pour sa part, le Secrétaire général du ministère du commerce, Comlan Yakpey, représentant le ministre, a souligné la nécessité pour les entrepreneurs de maîtriser les outils du commerce en ligne afin de tirer pleinement parti des opportunités offertes par le numérique et la Zlecaf (Zone de libre-échange continentale africaine).
Au Togo, l’environnement du commerce électronique est en pleine expansion, porté par l'amélioration de la connectivité Internet. Actuellement, plus de 20 % des citoyens y ont recours, contre seulement 6 % en 2018.
Le Togo s’apprête à instaurer un cadre permanent de concertation réunissant les opérateurs économiques et le ministère du commerce. Ce projet a été présenté aux acteurs économiques de divers secteurs ce mardi 25 février 2025 à Lomé.
Une fois mis en place, ce cadre réunira à intervalles définis les opérateurs économiques et les représentants du ministère afin d’anticiper les fluctuations des prix et d’éviter les hausses soudaines de prix souvent constatées lors des périodes de forte consommation, telles que les fêtes de fin d’année, le ramadan ou la rentrée scolaire.
« Il ne s’agira plus d’attendre ces périodes pour constater les flambées des prix avant de convoquer une réunion de concertation », a souligné le Secrétaire général du ministère du commerce, Comlan Yakpey.
La mission principale de cette instance sera d’assurer une stabilité des prix, de veiller à la disponibilité des produits sur le marché, de suivre leur évolution et de renforcer la transparence des transactions. Elle devra également proposer des mesures adaptées pour protéger les consommateurs face aux spéculations et aux hausses incontrôlées.
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Outre les produits de première nécessité, une attention particulière sera portée au secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), où des variations fréquentes du prix du ciment ont été observées.
Pour la ministre en charge du commerce, ce cadre qui sera institué par un arrêté ministériel, va instaurer un dialogue constructif et permanent entre les autorités et les opérateurs économiques. Il s’agit d’un instrument destiné à les accompagner dans leurs engagements en faveur du développement économique du pays, en assurant une meilleure protection des consommateurs.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité du cadre de concertation entre l’État et le secteur privé, mis en place par le gouvernement pour favoriser un climat économique plus stable et prévisible, a indiqué l’officielle.
Esaïe Edoh
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La capitale togolaise abrite depuis mardi 25 février un forum régional sur l'éducation des filles et l’autonomisation économique des femmes. Les travaux, organisés conjointement par le Groupe de la Banque mondiale et la Fondation Brazzaville, réunissent des organisations de la société civile (OSC) de 22 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Objectif : offrir une plateforme stratégique permettant aux acteurs d’accentuer leur engagement et accélérer les actions pour l’égalité des genres et la réduction de l’extrême pauvreté. En outre, il s’agit d’explorer les possibilités d’une meilleure collaboration avec l’institution de Bretton Woods, également en première ligne sur la question à travers ses interventions dans les pays.
“L’égalité des genres est d’abord une question de justice, puis un levier essentiel pour le développement. Éliminer les barrières liées au genre favorise la productivité économique, réduit la pauvreté, et renforce la cohésion sociale. Cependant les progrès dans ce domaine restent trop lents, ce qui exige une action urgente”, a soutenu le vice-président régional de la Banque, Ousmane Diagana, devant un parterre d’officiels, de membres d’OSC et d’associations féminines.
Pour le Togo, retenu pour abriter l’événement en raison de “ses efforts sur les questions d’éducation et de promotion de l’autonomisation des femmes”, ces assises doivent permettre de franchir un palier significatif : “il est essentiel de développer des solutions constructives, efficaces et pragmatiques en s’appuyant sur les acquis déjà obtenus et en promouvant une approche inclusive du développement”, a souligné pour sa part la cheffe du gouvernement, Victoire Dogbé, en lançant les travaux.
Au Togo, les initiatives et actions entreprises par les pouvoirs publics avec le concours des partenaires nationaux et internationaux, ont permis d’obtenir des résultats significatifs aussi bien au niveau de l’éducation des filles (évolution des taux de scolarisation et d’achèvement, et de la parité), qu’à celui de l’autonomisation des femmes (avec des programmes d’inclusion financière comme le FNFI).
Le forum, structuré en panels de discussions et en sessions de présentation, s'achèvera le mercredi 26 février.
Octave Bruce
Le Togo se dote d’un nouveau mécanisme de financement destiné aux jeunes et femmes entrepreneures. Dénommé Projet d’Accompagnement des Jeunes hommes et femmes entrepreneurs sur les chaînes de valeurs créatrices d’emplois (PAJEC), il a été officiellement lancé le lundi 24 février 2025 à Lomé par la ministre du développement à la base, de l’inclusion financière, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mazamesso Assih.
Doté d’une enveloppe de 28 milliards FCFA, ce programme est conçu pour favoriser une croissance plus inclusive et offrir des opportunités d’emplois décents. Il est financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’État togolais.
La mise en œuvre du programme est confiée à l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTME) pour une durée de cinq ans. Il sera déployé dans les cinq régions économiques du pays avec une approche basée sur les chaînes de valeurs dans des secteurs clés comme l’agrobusiness, le transport et la logistique.
Le programme ciblera les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) engagées dans la production de biens et services marchands. Celles-ci bénéficieront de services financiers notamment des préfinancements et post-financements.
Pour la ministre Mazamesso Assih, le PAJEC devrait répondre aux défis majeurs qui entravent l’essor des jeunes entrepreneurs, notamment en matière d’accès aux financements et aux marchés. « Le gouvernement est conscient des défis auxquels les jeunes sont confrontés. Nous savons que l’accès au financement, au marché et aux compétences est essentiel pour la réussite de leurs projets. C’est pourquoi, à travers le PAJEC, nous mobiliserons des partenariats avec le secteur privé, des institutions financières et des organisations internationales pour leur offrir un soutien efficace et durable », a souligné l’officielle.
À l’horizon 2028, le projet ambitionne de réduire la pauvreté, le sous-emploi et la précarité professionnelle des jeunes et des femmes. Il est prévu l’insertion de 9230 TPME dans des chaînes de valeurs, assortie d’un accompagnement spécifique pour favoriser leur développement et leur consolidation.
L’initiative s’ajoute à plusieurs autres mécanismes en faveur de la jeunesse togolaise comme la mise en place du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) ou encore l'Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI (ANPGF).
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’accélérateur Dagba, spécialisé dans l’accompagnement des startups et des jeunes entreprises, a lancé en fin de semaine écoulée deux nouveaux programmes destinés aux femmes entrepreneures et aux étudiants. Ces initiatives, baptisées “Accél’Héraction” et “Student Tech Pulse”, visent à renforcer l’écosystème entrepreneurial togolais en ciblant deux catégories clés : les femmes entrepreneures et les étudiants.
Concrètement, Accél’Héraction s’adresse aux femmes entrepreneures dirigeant des entreprises innovantes. Ce programme met l’accent sur la structuration des entreprises, l’amélioration de la gouvernance et l’optimisation du modèle économique. Il propose un accompagnement personnalisé, notamment en matière de levée de fonds, de réseautage et de stratégies de croissance. Pour cette première édition, dix entrepreneures seront sélectionnées et bénéficieront d’un suivi intensif afin de renforcer la compétitivité de leurs entreprises.
De son côté, Student Tech Pulse vise à stimuler l’esprit entrepreneurial dans les universités. Destiné aux étudiants, ce programme met à leur disposition des ateliers pratiques, du mentorat et des compétitions de pitch, leur permettant de transformer leurs idées en projets viables. En plus d’une mise en réseau avec des investisseurs et experts du secteur, dix jeunes porteurs de projet seront retenus cette année pour bénéficier de cet accompagnement.
"Avec ces deux programmes, nous voulons offrir aux femmes entrepreneures et aux étudiants un accompagnement stratégique pour structurer leurs projets, renforcer leurs compétences et accéder aux financements, afin qu’ils puissent jouer un rôle clé dans l’écosystème entrepreneurial", a indiqué Brice Tchendo, Manager de Dagba.
Lancé en février 2023, l’accélérateur Dagba a pour objectif principal d'aider les jeunes entreprises à se structurer efficacement afin de lever des fonds et accélérer leur croissance. Le nom "Dagba" revêt une signification particulière : en yoruba, il signifie "grandir", tandis qu'en éwé, il évoque l'idée “d'‘échouer“. Cette dualité illustre le parcours entrepreneurial, fait d’épreuves mais aussi d’opportunités de croissance.
L’écosystème entrepreneurial au Togo est en pleine expansion, porté par une dynamique d’innovation et un réseau grandissant d’incubateurs et d’accélérateurs. Outre Dagba, plusieurs structures, notamment Nunya Lab et le CUBE, accompagnent les porteurs de projets à travers des formations, du mentorat et un accès aux financements.
Le Togo bénéficie d’un appui financier de 11 millions d’euros de l’Allemagne afin de renforcer l’alimentation scolaire dans les régions de la Kara et des Savanes.
Ces ressources, accordées via la Banque allemande de développement (KfW), permettront au Programme Alimentaire Mondial (PAM) d’assurer des repas quotidiens à 28 000 enfants, issus de 110 écoles, dont certaines accueillent des réfugiés et des déplacés internes.
Outre la fourniture de repas, l’initiative prévoit notamment la réhabilitation des cuisines scolaires et l’installation de foyers améliorés ; la création de jardins scolaires et d’unités de moulins, favorisant l’agriculture locale ; et des formations en nutrition pour les enfants, parents et enseignants.
« Nous mettons en place des systèmes durables qui relient la production locale à l’alimentation scolaire, créant ainsi un puissant cycle de développement », a souligné Dr Moïse Ballo, directeur pays du PAM au Togo.
L’ambassadeur d’Allemagne au Togo, Dr Claudius Fischbach, a insisté sur l’importance de cette initiative pour la sécurité alimentaire et la stabilité de la région.
Par ailleurs, le ministère togolais de l’Agriculture et des organisations locales, en partenariat avec la FAO et le PAM, prévoit également d’équiper et former 8250 petits producteurs et 1 000 femmes en coopératives.
Ayi Renaud Dossavi