Togo First

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A partir du 1er mars 2025, toute formalité foncière au Togo sera conditionnée au versement préalable d’une provision couvrant l’intégralité des frais de la procédure concernée. Cette exigence, inscrite dans le Code Foncier et Domanial a été rappelée par l’Office Togolais des Recettes (OTR) via un communiqué le 12 février dernier.

Cette mesure vise les usagers de la Direction du Cadastre et de la Conservation Foncière (DCCF), qui devront s’acquitter des montants présumés des frais avant tout dépôt de réquisition destiné à la publication au livre foncier. Elle concerne notamment les inscriptions d’hypothèques, de baux, les réévaluations ainsi que les mutations totales. En l’absence de ce paiement préalable, les demandes ne seront pas traitées, indique le fisc togolais

L’administration fiscale justifie cette réforme par la nécessité d’améliorer la gestion des opérations foncières et d’éliminer les retards générés par les paiements différés. Cette nouvelle approche devrait également renforcer la transparence et l’efficacité des transactions foncières dans le pays, en limitant les dysfonctionnements et en garantissant une meilleure traçabilité des paiements. 

Pour les autorités, cette disposition s’inscrit dans une dynamique de modernisation de l’administration foncière, avec l’ambition de fluidifier les procédures et d’assurer une meilleure sécurité juridique aux citoyens comme aux investisseurs.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la Société Togolaise de Dermatologie et des Infections Sexuellement Transmissibles (SOTODERM) déploie un projet de télédermatologie. Il s’agit d’améliorer le diagnostic et la prise en charge des maladies tropicales négligées (MTN) cutanées au Togo, en utilisant les technologies de l'information et de la communication (TIC).

L’initiative a été lancée la semaine écoulée, dans le cadre d’un partenariat avec l’Aide allemande contre la lèpre et la tuberculose (DAHW).
L’objectif est de relever deux défis majeurs : la pénurie de dermatologues dans le pays et la forte prévalence des maladies de la peau, notamment dans les zones rurales.
L’initiative permettra de toucher 15 districts des régions Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes. Les maladies ciblées incluent l’ulcère de Buruli, la lèpre, la gale, la leishmaniose, ainsi que des affections nécessitant des traitements préventifs, comme l’onchocercose et la filariose lymphatique.
D'une durée d’un peu plus de quatre ans (51 mois), ce projet représente un investissement de 550 000 euros, soit plus de 350 millions de FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le gouvernement explore la mise en place d’un Fonds de Préparation des Entreprises à l’Investissement en Capital. Ce projet, financé par la Facilité d’Appui à la Transition de la Banque Africaine de Développement (BAD), a pour objectif de favoriser l’accès au financement en capital pour les entreprises togolaises, notamment les start-ups. 

L'investissement en capital permet à des investisseurs d’injecter des fonds, directement dans une entreprise, généralement en échange de parts de cette entreprise. 

Au Togo, une telle infrastructure pourrait notamment intervenir dans le soutien au développement du secteur privé, en particulier pour les start-ups et les entreprises en phase de croissance. Cela passerait non seulement par la préparation des entreprises à l'accès au financement, mais également par la fourniture de formations et de consultations, ainsi que par l’aide à la structuration juridique et organisationnelle, et l’évaluation et la sélection des projets éligibles à des financements en capital.

L’initiative, inscrite dans le cadre du Projet d’Appui à la Promotion des Investissements et au Développement des Partenariats Public-Privé (PAPIDPPP), fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) du Ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements. 

Le département ministériel recherche ainsi un cabinet de consultants pour réaliser une étude de faisabilité en ce sens.

Cette étude comprendra une analyse approfondie de la faisabilité de ce fonds, la définition d’un cadre stratégique, l’analyse du cadre juridique et institutionnel, ainsi que la proposition d’un modèle opérationnel détaillé.

Les consultants intéressés devront démontrer leurs qualifications à travers des références de prestations similaires et l’expérience dans des missions de même nature. Les candidatures peuvent être soumises jusqu’au 15 mars 2025 à 17h00 (TU). Une liste restreinte de six firmes sera établie à la suite de cette sélection.

Consulter l’AMI sur le site de la BAD.

Ayi Renaud Dossavi

Il se tient cette semaine à Lomé, la première édition togolaise des « Ateliers BTP », qui vise à renforcer les compétences des artisans dans le secteur de la construction.

Ouvert hier lundi 17 février 2025 autour du thème « Qualité des matériaux et réalisation des ouvrages », l'événement de trois jours comprend notamment des ateliers de formation, des consultations gratuites et des expositions, tournant autour de six corps de métiers : la peinture-bâtiment, l’électricité bâtiment, la maçonnerie, la soudure, le ferraillage et la décoration.
Cette session togolaise intervient après trois éditions au Bénin.
Amadou Kèyindé, promoteur des ateliers, souligne l'importance de la formation continue pour faire face aux évolutions technologiques et aux exigences du marché.
« Les ateliers BTP sont un carrefour interprofessionnel entre les acteurs des secteurs de la construction », explique le promoteur. « Cette initiative est motivée par la volonté de participer à l’amélioration des compétences professionnelles des artisans du BTP », ajoute-t-il.
La rencontre se déroule sur le site de l’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) bâtiment et énergie de Lomé.

Ayi Renaud Dossavi

Confrontée à des difficultés financières, SUNU Bank Togo entame une restructuration drastique. Fermetures d’agences, suppressions de postes et recapitalisation sous contrôle étroit : la filiale togolaise du groupe SUNU joue son avenir sur fond de tension sociale et d’incertitudes.

Lorsque SUNU Group a repris la Banque Populaire pour l’Épargne et le Crédit (BPEC) en 2017, son ambition était claire : s’appuyer sur cette acquisition pour marquer son entrée dans le secteur bancaire, après avoir bâti une solide réputation dans l’assurance et consolidé sa position parmi les acteurs majeurs de la sous-région.

Mais huit ans plus tard, cette aventure n’a pas encore tenu toutes ses promesses. La filiale togolaise, qui fut la première implantation bancaire du groupe qui compte désormais deux banques et un établissement de microfinance, traverse aujourd’hui une période difficile. Confrontée à des difficultés financières persistantes, elle amorce sa restructuration.

Le 3 février 2025, la direction générale de la banque a officiellement transmis aux représentants syndicaux et à l’inspection du travail une lettre actant un plan de réorganisation. Le plan est sévère : fermeture de sept agences et cash-points jugés non rentables, suppression de postes, fusion d’activités et redistribution des effectifs.

Face à ces annonces, le Syndicat des employés et cadres des banques, des établissements financiers et des assurances du Togo (Synbank) rejette en bloc les justifications avancées par la banque. Pour les représentants du personnel, les difficultés financières de SUNU Bank Togo sont d’abord le résultat d’une mauvaise gestion, et non d’un excès de charges d’exploitation.

Des fondamentaux sous surveillance

La banque explique ces décisions par un besoin urgent d’optimisation des coûts et d’amélioration de la rentabilité. Le coefficient d’exploitation, indicateur clé de la performance bancaire, a atteint plus de 90% entre 2018 et 2023. Autrement dit, pour chaque franc généré, 90 centimes sont absorbés par les coûts de fonctionnement.  Un niveau bien au-dessus des standards du secteur, qui oscillent entre 50 et 60%. 

Entre 2021 et 2022, la situation de la banque s’est même détériorée. En 2022, les coûts fixes de SUNU Bank Togo représentaient 96% du produit net bancaire (PNB) contre 98% en 2021. Les charges de personnel ont donc davantage détérioré la rentabilité de SUNU Bank Togo entre 2021 et 2022, indiquait la banque dans un rapport de présentation consulté par Togo First. En 2023, son coefficient d’exploitation s’est davantage détérioré pour s’établir à 110%. 

La banque estime que le niveau actuel de ses charges demeure incompatible avec sa rentabilité à moyen terme. Parmi les principaux postes de coûts identifiés figurent la masse salariale et les pratiques de rémunération jugées non conformes. La direction pointe notamment des systèmes d’avancement catégoriel inadaptés, des allocations de congés payés et primes de caisse élevées et une politique de crédit interne aux employés à des conditions trop avantageuses.

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Coup d’accordéon

Un autre élément a précipité cette restructuration : la révision des exigences réglementaires. En décembre 2023, la Commission bancaire de l’UEMOA a relevé le capital social minimum des banques de 10 à 20 milliards FCFA, obligeant plusieurs établissements à renforcer leurs fonds propres. 

SUNU Bank a suivi cette directive en lançant en décembre 2024 une augmentation de capital de 11,16 milliards FCFA. L’opération a été validée par son conseil d’administration et a reçu le visa de l’Autorité des marchés financiers de l’UMOA (AMF-UMOA). Cette levée de fonds, qui proposait 2,48 millions d’actions nouvelles au prix unitaire de 4500 FCFA, devait permettre à la banque de se conformer aux nouvelles exigences réglementaires et de renforcer ses fonds propres sous pression. 

La situation de SUNU Bank Togo ne date pas d’hier. Depuis son entrée au capital en 2017, elle a, à travers son véhicule SUNU Investment Holding, multiplié les ajustements du bilan pour se stabiliser. Une première injection de 14,3 milliards FCFA avait alors porté le capital social à 20,8 milliards FCFA, opération qui a scellé à l’époque la privatisation de la BPEC.

Mais dès 2019, soit deux ans plus tard, le groupe opère un revirement stratégique en réduisant le capital de 11,4 milliards FCFA, avant de l’augmenter à nouveau de seulement 1,8 milliard FCFA, ce qui permettait de fixer le capital à 11,16 milliards FCFA. Une décision officiellement motivée par la nécessité d’absorber les pertes accumulées et de restructurer la base financière. Dans les faits, cette manœuvre a surtout réduit la pression sur la rentabilité des fonds propres et renforcé le contrôle du groupe SUNU sur la banque, avec des parts qui sont passées de 65,7% à 71,64% au terme de l’opération. Ce contrôle, le groupe y tient depuis le début. SUNU Investment Holding insistait d’ailleurs sur le fait qu’il comptait conserver son contrôle majoritaire (71,64%), lors de l’opération lancée en décembre 2024 et avait, à cet effet, structuré l’offre pour limiter l’entrée de nouveaux investisseurs indépendants. Ainsi, l’entrée de nouveaux investisseurs était strictement encadrée et nécessitait un accord préalable avec un actionnaire existant.

Pourtant, plus d’un mois après la clôture de la souscription à la nouvelle augmentation de capital, la banque reste muette sur les résultats de l’opération. Le niveau réel de souscription demeure inconnu. 

Et cinq ans après le ‘’coup d’accordéon’’, l’établissement peine toujours à retrouver un équilibre. Au 31 décembre 2023, il affichait un résultat net déficitaire de -1,1 milliard FCFA (en baisse de 319%), effaçant une grande partie des bénéfices réalisés ces dernières années. Son ratio de solvabilité, certes de 12,38%, reste légèrement au-dessus du seuil réglementaire de 11,5%.

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Un dialogue social dans l’impasse

Si la direction met en avant la nécessité de cette restructuration pour assurer la pérennité de l’institution, pour le Synbank, c’est un écran de fumée. Le syndicat et les représentants du personnel s’opposent fermement au plan de licenciement. 

Depuis plusieurs mois, les discussions patinent. Le 8 octobre 2024, le président du conseil d’administration a reçu les représentants syndicaux pour une première série d’échanges. Le 10 janvier 2025, la direction générale a convoqué une nouvelle rencontre, après expiration du délai réglementaire prévu par la convention collective.

Mais ces négociations n’ont pas permis de trouver un consensus. Le syndicat réclame un audit indépendant des comptes de la banque et un avis conforme de la Commission bancaire de l’UEMOA avant toute négociation. Il refuse par ailleurs de réceptionner les états financiers certifiés transmis par la direction, estimant qu’ils ne permettent pas de faire un état des lieux complet des difficultés évoquées. 

Face à cette impasse, la direction a décidé de passer en force et soutient que le processus est « irréversible ».

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, la Bank of Africa (BOA) a annoncé, en début de semaine dernière, le décaissement d’une enveloppe de 5 millions d’euros, soit environ 3 milliards FCFA, en faveur du groupe BKG Distribution, spécialisé dans la vente de matériels agricoles. Ce financement s’inscrit dans le cadre du partenariat signé en mai 2023 entre les deux entités, avec pour objectif d’accompagner les agriculteurs togolais à travers une facilité d’acquisition d’équipements agricoles.

Ce dispositif permettra à BKG Distribution de fournir aux agriculteurs des équipements tels que des moissonneuses-batteuses et des tracteurs, sans qu’ils aient à avancer de fonds. Les modalités de remboursement devraient offrir une certaine flexibilité, s’étendant sur trois ans et des taux d’intérêt jugés compétitifs. 

L’initiative vise à répondre aux besoins de financement du secteur agricole en simplifiant l’accès aux équipements. Selon Bassirou Bonkoungou, DG du groupe BKG Distribution, le mécanisme mis en place doit permettre aux agriculteurs d’acquérir du matériel nécessaire à l’amélioration de leur productivité sans les contraintes habituelles liées à l’investissement initial. Une approche que Youssef Ibrahimi, Top manager de BOA-Togo, décrit comme une solution de financement rapide et simplifiée, adaptée aux réalités du secteur dans le pays.

Dans le même sens, la banque a fait savoir que des discussions étaient en cours en vue d’un autre décaissement de dix millions d’euros supplémentaires au bénéfice de BKG Distribution. Ceci, dans le sens d’accompagner les autorités togolaises dans leur ambition d’accélérer la modernisation du secteur agricole et d’en faire un levier stratégique du développement économique.

Notons que la mécanisation de l’agriculture constitue un axe prioritaire des politiques publiques au Togo, avec la mise en place récente de Centres régionaux de mécanisation agricole (CRMA), conçus pour faciliter l’accès aux équipements et améliorer les rendements. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, l’Institut national de la propriété intellectuelle et de la technologie (INPIT) veut afficher une nouvelle identité visuelle. Elle lance à cet effet un concours national pour la conception de son futur logo et de sa charte graphique. 

L’initiative, portée par le ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements, vise à moderniser l’image de l’institution et à mieux refléter ses missions stratégiques.

Ouvert à tous les Togolais jusqu’au 10 mars, ce concours entend capter l’essence de la protection des titres de propriété industrielle, du développement technologique et de l’innovation. Il y a cependant une consigne clé : éviter l’usage des armoiries nationales ou d’autres symboles officiels.

Créé en 2001, l’INPIT est au cœur de la protection des inventions, marques et modèles industriels au Togo. En tant que représentant de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), il assure la liaison avec les instances internationales comme l’OMPI.

Ayi Renaud Dossavi

 

Au Togo, les premières élections sénatoriales de l’histoire du pays, organisées le samedi 15 février 2025, ont consacré la domination du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR). Selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au lendemain du scrutin, cette formation politique a remporté 34 des 41 sièges en jeu.

Avec 82 % des sièges, UNIR assoit son hégémonie, tandis que les sept autres postes se répartissent entre diverses formations de l’opposition et des indépendants. Le parti BATIR obtient deux sièges, tandis que l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) et l’Union des Forces de Changement (UFC) en décrochent chacun un. Les trois sièges restants reviennent à des candidats indépendants. 

Ce scrutin, qui marque une étape clé dans l’architecture institutionnelle de la Ve République togolaise, confirme la suprématie du parti présidentiel après les victoires enregistrées aux élections législatives et régionales d’avril 2024.

Notons que l’émergence de cette nouvelle chambre s’inscrit dans le cadre de la réforme constitutionnelle adoptée le 6 mai 2024. Ce changement a consacré le passage du Togo à un régime parlementaire, transformant profondément l’organisation du pouvoir. Désormais, la présidence de la République se limite à une fonction honorifique, tandis que l’essentiel des prérogatives exécutives revient au président du Conseil des ministres (PCM), qui doit être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Dans ce nouvel équilibre institutionnel, le Sénat joue un rôle déterminant, notamment dans la désignation du président de la République.

Ainsi, cette victoire électorale éclatante de l’UNIR préfigure l’identité du futur président du Conseil des ministres.

Esaïe Edoh

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Le Togo va boucler une nouvelle opération sur le marché des titres publics de l'Union monétaire ouest-africaine coordonné par l’agence Umoa-titres, le vendredi 21 février prochain. Le pays ambitionne à travers une émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT), de mobiliser 15 milliards FCFA.

Ces fonds seront levés à travers des bons d'une valeur nominale de 1 million FCFA, sur une maturité de trois mois et assortis de taux d'intérêt multiples. Ils contribueront au financement du budget 2025, qui s'établit à 2 397 milliards FCFA.

En rappel, le pays a déjà mobilisé 71,5 milliards FCFA cette année, alors qu’il prévoit de collecter au total 332 milliards FCFA sur le marché financier régional.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le cadre institutionnel de l’Office Togolais des Recettes (OTR) sera actualisé pour s’aligner sur les standards internationaux. En conseil des ministres le jeudi 13 février 2025, l’exécutif a adopté un projet de loi visant à renforcer la gouvernance et l’efficacité de l’institution en charge de la collecte des recettes fiscales et douanières.

Il s’agit, concrètement, d'améliorer la gouvernance de la structure, d’optimiser le fonctionnement de son conseil d’administration et mettre en place une dynamique pour assurer l’accélération des procédures administratives.  Cette réforme s’inscrit dans le sens des mesures engagées par l’exécutif pour moderniser l’administration et garantir plus de transparence dans le processus de mobilisation des ressources publiques.

De fait, cette revue du cadre institutionnel se fera sur la base des conclusions de l’audit de performance de l’OTR sur la période 2014-2018, qui recommandent l’intégration des meilleures pratiques observées à l’international dans le fonctionnement du fisc togolais.

L’objectif est de rendre l’institution plus performante, en garantissant une gestion optimale des recettes et en facilitant les interactions avec les contribuables. « Cette initiative devrait contribuer à renforcer l’attractivité du pays et à consolider sa politique de mobilisation des ressources domestiques », selon le gouvernement.

Notons que l'OTR, rendu opérationnel depuis 2014, est la structure de collecte des taxes et impôts qui servent à financer le budget de l’Etat. Ainsi, de 2014 à 2023, les recettes fiscales mobilisées ont connu une progression spectaculaire de 116%. L’OTR a récolté 991 milliards FCFA en 2023, contre 458,2 milliards FCFA lors de sa première année d’activité, selon les données officielles.

Esaïe Edoh

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