Au Togo, la ministre de l'Eau et de l'Assainissement, Mila Aziablé, a entrepris une mission d’évaluation des infrastructures d’eau et d’assainissement dans la région des Plateaux, le 3 février dernier. Accompagnée d'autorités locales et traditionnelles, elle a inspecté deux installations stratégiques : le centre d’enfouissement technique d’Ohoundjè (Ogou 1) et le centre de traitement d’eau d’Iwolobo (Amou).
La visite a mis en lumière les défis de la gestion des déchets dans la région. Ainsi, si le centre d'enfouissement d’Ohoundjè a été salué pour ses efforts dans la gestion des déchets, l'absence de dispositifs de tri a été soulignée comme un obstacle notable.
Quant à Iwolobo, l’accent a été mis sur le centre de traitement d’eau, opérationnel depuis juin 2024, capable de traiter 3 000 m³ d’eau par jour pour approvisionner Atakpamé et ses environs. Cependant, des dysfonctionnements techniques ont été observés, et Mila Aziablé a exprimé à cet égard, l’urgence d’interventions rapides pour rectifier ces problèmes.
Dans la foulée, la ministre Aziablé a annoncé “la tenue prochaine d’une réunion avec les responsables des communes concernées “, en vue d’identifier et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour pallier ces défis.
Au Togo, la commune de Sotouboua 2 (290 km au nord de Lomé) avec le soutien de l’Allemagne, à travers le Programme décentralisation et gouvernance (ProDeG) mis en œuvre par la GIZ, a lancé, lundi 3 février 2025 une campagne de recensement général des contribuables sur l’ensemble de son territoire. L’opération, qui s’étendra jusqu’au 21 février, vise à doter la municipalité d’un répertoire structuré des acteurs économiques et à améliorer la mobilisation des ressources locales.
Le recensement porte sur les artisans et commerçants exerçant aux abords des voies publiques, les détenteurs de plaques et affiches publicitaires, les occupants des domaines publics, les exploitants de magasins ainsi que les stations-service installées dans la commune. Via l’initiative, les autorités locales ambitionnent de faire un état des lieux précis du nombre de contribuables et d’accroître leur participation au développement local. En effet, en s’appuyant sur une base de données consolidée, les autorités espèrent optimiser la collecte des taxes et impôts municipaux, réduire l’évasion fiscale et garantir une répartition plus équitable de la charge fiscale.
D’après la municipalité, cette démarche permettra d’adapter les taux d’imposition aux réalités économiques locales et d’éviter qu’un déséquilibre ne s’installe entre les différents secteurs d’activité.
Une vingtaine d’agents recenseurs ont été recrutés et formés pour mener à bien cette mission. Le maire de Sotouboua 2, Agbada Badamilim, pour sa part, a appelé l’ensemble des acteurs concernés à accompagner cette initiative.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère de l’Action Sociale, de la Solidarité et de la Promotion des Droits des femmes a annoncé cette semaine le lancement d’une campagne nationale pour offrir à 1000 femmes sur l’ensemble du territoire, des jugements supplétifs tenant lieu d’actes de naissance.
L’opération, inscrite dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale des Droits des Femmes 2025 (08 mars 2025), se tient en collaboration avec les ministères de l’Administration Territoriale et de la Justice.
L’objectif est notamment de pallier les difficultés rencontrées par de nombreuses femmes qui, malgré les garanties légales, n’ont pas accès à des documents d’identité.
« Le droit à l’identité est garanti par les textes. Mais dans la pratique, les femmes n’arrivent pas à avoir accès à ces documents d’identité », indique Abidé Kpessi, Directrice du Genre et des Droits des femmes, expliquant le contexte de cette initiative nationale.
Dans le détail, la campagne touchera 200 femmes par région. Ces dernières seront sélectionnées par les préfets, les chefs traditionnels et les directeurs régionaux du ministère de l’Action Sociale.
Pour cette année, la Journée internationale des droits des femmes se tiendra autour du thème : « Pour toutes les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation ».
Le Togo est représenté à la 38ᵉ Foire Internationale de l’Artisanat de Surajkund, qui s’ouvre ce vendredi 7 février et s’achève le 23 février 2025 en Inde. À travers la représentation de l’association culturelle Zogbeadji, reconnue pour son engagement social et humanitaire depuis plus de 20 ans, le pays s'apprête à mettre en avant la richesse de son patrimoine artisanal et culturel.
L’événement international, organisé à Surajkund, près de New Delhi, met en avant l'artisanat traditionnel, la culture et le patrimoine de l'Inde et du monde entier, avec la participation d’un millier d’artisans indiens et internationaux.
#DiplomatieCulturelle????????#TogoCulture #Surajkund2025
— Ministère de la Communication, Médias & Culture (@CommunicationTg) February 6, 2025
Le Togo brillera à la 38ᵉ Foire Internationale de l’Artisanat de Surajkund en Inde ! ✨
Grâce aux excellentes relations d’amitié et de coopération avec l’Inde, l’association culturelle et artistique ZOGBEADJI...
1/2 pic.twitter.com/eB8iuZatdy
Également connue sous le nom de Surajkund International Crafts Mela, la Foire existe depuis 1987 et a notamment attiré en 2023 près de 2 millions de visiteurs sur 15 jours.
Pour le Togo, cette participation représente également une nouvelle opportunité de renforcer ses liens bilatéraux avec l'Inde, qui est par ailleurs l'un de ses plus importants partenaires commerciaux.
Ayi Renaud Dossavi
À fin septembre 2024, l’encours des crédits octroyés par les institutions de microfinance (Systèmes financiers décentralisés) a progressé de 35,8 milliards FCFA (+9,9%), atteignant un total de 395,6 milliards FCFA, selon un récent rapport de la BCEAO. Le Togo a ainsi enregistré la plus forte progression trimestrielle, notamment devant la hausse trimestrielle du Sénégal (+4,4%), de la Côte d'Ivoire (+4,8%), du Burkina (+3,1%) et du Bénin (+2,5%). Globalement, les crédits à court terme représentent encore la majorité des prêts octroyés, soit 50,4% de l’encours total, suivis des crédits à moyen terme (30,9%) et long terme (18,7%).

Concernant les dépôts, l’encours a augmenté de 8,5 milliards FCFA (+2,1%), s’établissant à 415,3 milliards FCFA. Bien que cette croissance soit inférieure à celle observée au Sénégal (+5,9%) et en Côte d'Ivoire (+2,6%), elle est supérieure à celle du Burkina (+1,1%) et du Mali (+3,3%) par rapport au trimestre précédent.
Globalement, à l’échelle de l’UEMOA, l’encours des dépôts collectés par les institutions de microfinance s’est accru de 66,8 milliards FCFA (+2,8%) par rapport au trimestre précédent, pour s’établir à 2459,6 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Une délégation ivoirienne, composée de hauts responsables du Ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation, de l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) et de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), séjourne à Lomé cette semaine (du 4 au 7 février 2025). La mission est venue échanger avec les acteurs togolais sur les avancées du pays en matière de régulation des communications électroniques, d’innovation numérique et d’amélioration des infrastructures digitales.
Cette visite, inscrite dans une dynamique de partage d’expériences et de bonnes pratiques, porte notamment sur la régulation par la donnée, un cadre mis en place par l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP-Togo) depuis 2020. Grâce à cette approche, le régulateur togolais a considérablement amélioré le contrôle du secteur, optimisant la qualité de service offerte aux consommateurs.
Au cœur des discussions figurent aussi la cybersécurité et la résilience numérique. La Côte d’Ivoire souhaite s’inspirer des stratégies de protection des infrastructures critiques mises en place par le Togo, alors qu’elle accélère son propre développement numérique.
« Le sens de notre mission est la maîtrise de l’information, de la donnée ! Lorsque vous faîtes de la régulation par la donnée, vous devez accepter de faire des comparaisons avec les autres; de comparer les opérateurs entre eux… », a indiqué notamment Michel Galley, DG de l’ARCEP, dans le cadre de ces échanges.
Notons, par ailleurs, que le Togo a renforcé ces dernières années ses relations avec ses voisins de la sous-région en matière de télécommunications. Ainsi, la Côte d’Ivoire est l’un des derniers pays avec lequel Lomé a conclu un accord de free-roaming en 2023, après le Bénin et le Ghana.
Ayi Renaud Dossavi
Le fonds de capital-investissement Adiwale Fund I vient de réaliser une prise de participation dans le capital de Jus Délice, une entreprise togolaise spécialisée dans la transformation d’ananas bio. L’annonce a été faite ce jeudi 6 février 2025 via un communiqué de presse du fonds. La même source précise la sortie du fonds Moringa de l’actionnariat de la pépite togolaise.
Ce fonds de capital-investissement spécialisé dans les projets d’agroforesterie en Afrique subsaharienne et en Amérique latine, avait grâce à un deal portant sur 2,6 millions € (1,7 milliard FCFA), fait son entrée au capital de Jus Délice. Une opération visant à permettre non seulement la production du jus d'ananas togolais "pur jus", qualité premium, pour le marché européen des jus de fruit naturels et sains, mais aussi la construction de l’unité de transformation de jus.
S’agissant de la prise de participation d’Adiwale Fund I dont le montant reste confidentiel, elle devrait permettre au fleuron de l’industrie agroalimentaire togolaise de renforcer ses capacités de production (transformation de 8 tonnes d'ananas par jour) avec l'installation d'une nouvelle ligne, afin de répondre à la demande croissante de ses produits en Europe et en Amérique du Nord.

Les investissements d’Adiwale Fund I permettront également de renforcer le management de Jus Délice et de pérenniser ses certifications qualité et environnementales. Une exigence pour satisfaire les marchés internationaux.
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Pour Gustav Bakoundah, président de Jus Délice, l'entrée d’Adiwale Fund dans l’actionnariat de son entreprise va concourir à valoriser l’expertise togolaise et stimuler la filière agricole du pays. Pour sa part, Jean-Marc Savi de Tové, directeur associé d’Adiwale Partners, souligne qu’il est important de soutenir la croissance dans le secteur manufacturier en Afrique de l’Ouest, en particulier dans l’agriculture.
Vissého Gnassounou, également directeur associé d’Adiwale Partners, indique, pour sa part que: « cette transaction démontre que les entreprises locales bien soutenues peuvent valablement compétir sur le marché mondial grâce à la qualité de leurs produits ».
L’impact de cet investissement va au-delà de la production industrielle. Il vise à renforcer les normes de gestion et à assurer un développement durable, avec des bénéfices directs pour les cultivateurs d’ananas. Ce projet s’inscrit dans la stratégie d’Adiwale Fund I, qui soutient les entreprises africaines en quête de croissance sur des marchés mondiaux, indique-t-on.
Cette prise de participation intervient quelques semaines après l’annonce par le Fonds et Africa Capital Works (ACW) d’un investissement de 15 milliards FCFA au profit de Enko Education, qui gère un réseau d’écoles internationales dans une dizaine de pays africains, dont le lycée Cours Lumière du Togo.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Conseil National du Patronat (CNP-Togo), en partenariat avec le Centre International de Formation de l’Organisation Internationale du Travail (CIF-OIT), a ouvert cette semaine (le lundi 3 février 2025) à Lomé, la première session de formation des formateurs sur la sécurité et la santé au travail.
Cette formation de quatre semaines alternera des sessions en présentiel et des modules en ligne, afin de s’adapter aux besoins spécifiques de chaque entreprise. Les participants seront notamment formés à l’identification, la prévention et la gestion des risques professionnels.
Lors de la session inaugurale de cette initiative visant à améliorer la sécurité et la santé au travail dans le pays, Coami Sedolo Tamegnon, président du CNP-Togo, a souligné son importance pour transformer les pratiques professionnelles au sein des entreprises togolaises. Selon lui, il ne s’agit pas seulement d’améliorer les conditions de travail, mais aussi d’instaurer une culture de prévention, garantissant ainsi la sécurité et le bien-être de tous les travailleurs.
À terme, cette initiative doit permettre aux entreprises de réduire les accidents, minimiser les coûts liés aux arrêts de travail et renforcer la satisfaction des employés.
Les initiateurs inscrivent également ce programme dans la stratégie nationale de développement économique inclusif du gouvernement togolais, en particulier en mettant l’accent sur le dialogue social et la mise en place d’un environnement professionnel conforme aux standards internationaux.
L’Office togolais des recettes (OTR) a ouvert une période de demandes pour bénéficier de la réduction de 50 % des droits de douane liquidés sur le gasoil destiné aux industries. Cette période qui s’étend jusqu’au 25 février 2025, doit permettre à l’administration fiscale de s’assurer que les entreprises concernées remplissent les conditions prévues par la loi de finances de l’exercice en cours et d’établir la liste des bénéficiaires ainsi que les volumes annuels de carburant pouvant être accordés à ces derniers.
Selon une note officielle de l’administration consultée par Togo First, les sociétés souhaitant bénéficier de cette réduction devront justifier de leur statut d’entreprise extractive ou manufacturière, disposer d’une implantation régulière sur le territoire togolais et prouver l’usage de machines et d’engins mobiles nécessitant ce type de carburant. L’existence d’un réservoir exclusivement dédié au stockage du gasoil sera également exigée, tout comme la déclaration d’une consommation annuelle prévisionnelle.
Pour les autorités, cette mesure de réduction s’inscrit dans la volonté de soutenir l’industrialisation du pays, à travers des initiatives comme la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Elle vise également à alléger la charge des entreprises manufacturières et extractives dans un contexte de pression sur les coûts de production.
Afin de garantir la traçabilité du gasoil bénéficiant de cette exonération partielle, celui-ci devra être mélangé à des colorants et des agents traceurs dès son entrée sur le territoire. Ce contrôle sera assuré par le ministère chargé du Commerce. Par conséquent, toute tentative de fraude ou de non-respect des règles établies exposera les contrevenants aux sanctions prévues par le Code des douanes et les textes réglementaires en vigueur.
Esaïe Edoh
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A l’instar de Londres, Hong Kong, Paris, la capitale togolaise Lomé se rêve en une place privilégiée d’arbitrage et de règlement des litiges maritimes et financiers. L’organisation dans cette capitale de la Première édition de « The Power of Lomé Arbitration Week », événement majeur destiné à promouvoir les Modes alternatifs de règlement des différends maritimes et financiers (MARD)qui se tiendra jusqu’au 8 février 2025, participe de cette idée, de l’avis de Me Martial Akakpo, Secrétaire permanent du Centre International d’Arbitrage et de Médiation (CIAM). C’était mercredi 05 février 2025, au cours de la cérémonie inaugurale de ce colloque à l’hôtel 2 février.

Cette ambition trouve son bien-fondé dans la position géographique stratégique de Lomé, qui dispose du seul port en eaux profondes dans la sous-région et le conforte dans sa vocation assumée de devenir un hub logistique de référence. De par sa position stratégique pour le développement et l’exploitation des infrastructures maritimes et financières utiles à la sous-région, le Port de Lomé accueille les navires de dernière génération.
Le développement des activités maritimes dans le Golfe de Guinée notamment les questions d’exploitation et gestion de navires, de navigation, de transport de marchandises, réparation, commission, logistique, vente, charte-partie, assurance etc, entraîne alors la naissance de conflits, litiges ou différends qui se règlent depuis très longtemps, précise-t-on, par la médiation et l’arbitrage, modes de règlement par excellence en cette matière. Dans un contexte où les Africains sont souvent concernés par les litiges résultant des affaires maritimes et financières, il est nécessaire, explique-t-on, de « domestiquer » dans la capitale togolaise, l’arbitrage maritime, plus précisément en faisant de Lomé, une place privilégiée de règlement des différends dans les domaines maritime et financier.

En outre, « la position dominante de Lomé comme siège des institutions financières sous régionales telles que la BOAD, la BIDC, ETI, AGF, CICA-RE et sa proximité avec la bourse régionale d’Abidjan renforce la réflexion sur l’efficacité et l’adéquation des procédures arbitrales dans le cadre des litiges relevant des matières complexes que sont le droit bancaire et le droit financier », souligne-t-on. A la cérémonie inaugurale de ce colloque mercredi 05 février 2025, Mme Balkissou Alfa Hassan Sido Kado, en charge du règlement des litiges à la ZLECAf a souligné l’importance de l’intégration de l’arbitrage et de la médiation dans les mécanismes de règlement des conflits commerciaux à travers l’Afrique.
L’objectif est donc de capter une partie du règlement de ces litiges, selon Me Martial Akakpo qui relève à cet égard, un défi. Cet ambitieux projet devrait bénéficier d’un accompagnement des opérateurs maritimes et financiers ainsi que de l’Etat, appelé à créer non seulement un cadre législatif approprié mais aussi les institutions judiciaires spécialisées. Notamment une chambre spécialisée pour les recours en annulation effectués contre les sentences arbitrales.
Notons que prennent part à la 1ère édition de The Power of L.A.W, des praticiens du droit, des chefs d’entreprises, des institutions d’appui à l’investissement, des institutions financières, des partenaires au développement et des experts régionaux et internationaux.
Séna Akoda