La Togolaise Angela Aquereburu prend la tête de la SRTB (Société de Radio et de Télévision du Bénin). L'information a été rendue publique ce mercredi 12 février 2025, au sortir d'un Conseil des ministres, dans le pays voisin du Togo.
Réputée pour son expertise dans la production télévisuelle et son engagement en faveur du développement des contenus audiovisuels africains, Angela Aquereburu Rabatel cumule désormais cette fonction avec celle de la direction de la télévision nationale, Bénin TV. Elle succède à Freddy Koudahoua et devra relever plusieurs défis : modernisation des infrastructures, renforcement de l’audience et diversification des contenus pour répondre aux attentes d’un public de plus en plus exigeant.
Au Togo, la productrice et cinéaste est notamment connue pour ses productions récentes à grand succès d'audience, en particulier la web-série Ahoé.
Réalisatrice, productrice et auteure de fiction, présentatrice d’émissions télévisées et showrunner, elle a contribué à plusieurs autres productions remarquées dont l’émission Les Maternelles d’Afrique, le court-métrage L’Interrogatoire, ou encore les séries Hospital IT et Oasis.
Ayi Renaud Dossavi
Une délégation d’entrepreneurs togolais du secteur biologique prend part, jusqu’au 14 février 2025, au Salon mondial de l’alimentation biologique (BIOFACH) à Nuremberg, en Allemagne. Composée d’une dizaine d’acteurs, notamment des très petites et moyennes entreprises (TPME), elle entend promouvoir le savoir-faire togolais et renforcer l’ancrage du pays sur le marché international du bio.
Installée au stand « Republic of Togo », la délégation expose une variété de produits biologiques certifiés, parmi lesquels figurent le soja, les fruits séchés, la noix de cajou, le gingembre, le beurre de karité, le miel et l’arachide. Ces produits, issus d’une filière en plein essor, visent à capter l’attention des acheteurs internationaux et à favoriser des débouchés sur de nouveaux marchés.
Au-delà de l’exposition, la participation togolaise s’inscrit dans une dynamique de consolidation des partenariats et d’ouverture à de nouvelles opportunités commerciales. De fait, des rencontres d’affaires seront organisées en marge du salon afin de permettre aux professionnels togolais de nouer des partenariats et d’accroître leurs exportations. L’objectif est de positionner davantage le pays comme un acteur incontournable de la production biologique en Afrique de l’Ouest.
« La participation du Togo à BIOFACH 2025 constitue une opportunité stratégique pour affirmer son leadership dans le secteur bio et développer des opportunités commerciales durables », indique la direction du Centre togolais des expositions et foires (CETEF), qui accompagne les producteurs présents à l’événement.
En rappel, BIOFACH est un rendez-vous annuel des professionnels de l’alimentation biologique et constitue une vitrine des tendances et innovations du secteur. Le Togo y participe régulièrement.
Esaïe Edoh
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Le Togo veut renforcer sa stratégie de préservation du patrimoine culturel en s’appuyant sur un musée virtuel dédié aux objets volés. L’initiative a fait l’objet d’un atelier de formation, tenu les 11 et 12 février 2025 à Lomé, qui a permis d’outiller les techniciens des musées publics aux techniques d’inventaire et à l’utilisation de l’application ID Art, un outil de référence dans la lutte contre le trafic illicite des biens culturels.
À terme, il s’agit de recenser, numériser et documenter les objets issus des cinq musées publics du Togo (dont 50 pièces maîtresses), à travers l’élaboration d’un inventaire participatif conforme aux normes internationales Object ID.
Porté par le ministère de la Communication, des Médias et de la Culture, avec l’appui de l’UNESCO, ce projet vise à consolider le cadre légal national et à mieux encadrer la gestion des biens culturels. Il comprend deux volets : le premier porte sur la formation des techniciens aux méthodes d’inventaire et à l’utilisation d’ID Art ; le second vise à renforcer le cadre légal pour mieux protéger le patrimoine culturel du Togo.
Selon Franck Missité, directeur de cabinet du ministère de tutelle, le patrimoine culturel est un vecteur de développement économique, en plus de son rôle central dans la cohésion sociale et le dialogue interculturel. Pour Adama Ayikoué, directeur du patrimoine culturel, la mise en place de cet inventaire structuré permettra une meilleure traçabilité des objets d’art et une protection accrue du patrimoine national.
Ayi Renaud Dossavi
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a officiellement lancé, mardi 11 février 2025 à Lomé, son programme Prêts adaptés aux catastrophes naturelles (PACAN), un mécanisme destiné à renforcer la résilience des pays de l’UEMOA face aux crises climatiques et sanitaires.
Dans le cadre de ce projet, le Togo a été le premier bénéficiaire, avec un financement de 6,6 millions d’euros, débloqué en novembre 2024, suite aux fortes inondations ayant frappé plusieurs régions du pays.
Un dispositif de financement et d’assurance
Le PACAN repose sur une approche combinant prêts bonifiés et assurance paramétrique, permettant aux États de mobiliser des fonds sans recourir à leurs ressources budgétaires limitées.
« Ce mécanisme offre un soutien budgétaire rapide pour répondre aux besoins urgents des populations en cas de catastrophe », a souligné Moustapha Ben-Barka, Vice-président de la BOAD, lors du lancement.
Actuellement en phase pilote dans quatre pays (Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal), ce dispositif s’appuie sur un portefeuille de prêts de 350 millions de dollars (206 milliards FCFA). Il est développé en partenariat avec KfW, Frankfurt School of Finance, Munich Re et African Risk Capacity Ltd (Arc Ltd).
Un levier de résilience économique
Présent au lancement, le Col Baka Yoma, directeur de l’Agence nationale de protection civile (ANPC) du Togo, a salué l’initiative, soulignant son impact sur la reconstruction rapide et durable des infrastructures affectées par les inondations.
Après le Togo, la BOAD prévoit de se lancer dans un roadshow vers les autres pays pilotes, afin de promouvoir cette solution financière face aux risques climatiques.
Ayi Renaud Dossavi
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La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) entend renforcer la compétitivité des opérateurs économiques togolais à l’international à travers la création du Business Language Center, un centre de formation en langues dédié aux entrepreneurs et professionnels souhaitant développer leurs activités sur les marchés internationaux.
L’objectif est d’outiller les entreprises togolaises en anglais, chinois et allemand, trois langues clés pour leur permettre d'étendre leur portée à l’international. Selon la CCI-Togo, cette formation vise à lever la barrière linguistique, un frein majeur aux échanges commerciaux et aux investissements étrangers.
Le centre ambitionne ainsi d’aider les acteurs économiques nationaux à améliorer leur capacité à négocier des contrats, à s’implanter sur de nouveaux marchés et à accroître leur présence à l’étranger.
Dans ce cadre, la représentation consulaire lance une étude préalable et invite les acteurs économiques à s’inscrire avant le 28 février 2025 via un formulaire dédié.
Consulter le formulaire
Ayi Renaud Dossavi
Le Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop, a récemment salué les performances économiques du Togo, sa résilience sur les dernières années et son rôle dans la mise en œuvre de la vision stratégique Impact 2030 de l’Union, qui est encore dans les tuyaux.
En effet, malgré un contexte économique mondial marqué par des incertitudes, le Togo affiche une croissance robuste au-delà des 6%, contribuant ainsi à la dynamique globale de l’Union, selon Abdoulaye Diop.
C’était mardi 11 février 2025, à la faveur d’une visite à Lomé où le responsable sous-régional a été reçu par le chef d’État togolais, Faure Gnassingbé. Leurs échanges ont également porté sur la situation économique de l’UEMOA et les orientations stratégiques pour la décennie à venir.
« J’ai été reçu par le Président de la République pour lui faire le point sur l’état de notre Union. Nous avons aussi partagé avec le chef de l’État les documents importants que nous avons finalisés, à savoir la vision cadre et le plan stratégique Impact 2030 de notre Union », a déclaré Abdoulaye Diop, qui apprécie les orientations du chef de l’État togolais pour une mise en œuvre efficace du Plan stratégique.
L’objectif de cette stratégie est de restructurer l’économie sous-régionale à moyen et long terme, en optimisant les investissements et en consolidant les infrastructures économiques.
« Ces documents importants devront, à moyen et long terme, changer la configuration de notre Union. Les orientations que nous avons reçues nous aideront dans la mise en œuvre efficiente de ces deux stratégies majeures », a-t-il ajouté.
Créée le 10 janvier 1994, l’UEMOA regroupe huit États d'Afrique : le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger et le Sénégal.
La Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-T) a lancé lundi 10 février 2025 à Lomé, une série de discussions sur la loi de finances 2025, visant à mieux informer les opérateurs économiques sur les réformes fiscales récentes.
Ces sessions, qui se tiennent également dans plusieurs villes du pays, sont destinées à renforcer la compréhension des enjeux fiscaux pour les acteurs du secteur privé et à améliorer la compétitivité des entreprises locales.
Dans le cadre de cette session, le président de la Chambre de commerce, José Kwassi Simenouh, a mis l'accent sur l'importance de comprendre les implications fiscales pour éviter des erreurs de gestion qui peuvent conduire à des difficultés, voire à la disparition des entreprises.
Il a rappelé que la connaissance des impôts et de leur application était cruciale pour garantir la pérennité des entreprises, notamment les PME en pleine croissance. « Il est essentiel que les chefs d’entreprises comprennent ce que sont les impôts. (...) Ce que nous attendons, c'est une attitude préventive pour éviter de commettre des erreurs qui pourraient entraîner des redressements. », a indiqué le patron de la représentation consulaire.
Pour sa part, Pidassa Awali, directeur général du cabinet FISCCA-RH, formateur, a souligné que cette nouvelle loi visait à outiller le secteur privé en facilitant l'accès aux informations essentielles. « La loi de finances n'est pas simplement un cadre de régulation, elle est conçue pour accompagner et renforcer les capacités du secteur privé. », a-t-il précisé.
L’initiative s'adresse particulièrement aux jeunes entreprises, avec pour but de leur fournir les outils nécessaires pour naviguer dans un cadre fiscal complexe et dynamique.
Ces sessions de formation prendront fin le jeudi 13 février.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo sera représenté au 29ᵉ Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), prévu du 22 février au 1ᵉʳ mars 2025, avec six productions sélectionnées en compétition officielle. Ce nombre de productions retenues constitue un record pour le pays qui s’est engagé à redynamiser son industrie cinématographique.
Les œuvres en lice concourront dans différentes catégories, notamment la critique, les séries, l’animation, les perspectives ou encore les productions issues des écoles de cinéma. En marge de cette sélection, le jeune réalisateur togolais, Dogossa Birregah, a été retenu pour intégrer la Yennenga Academy, un cadre d’échanges et de perfectionnement destiné aux talents émergents du continent.
Pour Lomé, il s’agit d’une reconnaissance de l’évolution du secteur et de l’affirmation progressive du cinéma togolais dans un écosystème particulièrement compétitif. Le ministère chargé de la culture y voit le reflet d’une dynamique nouvelle portée par des créateurs dont le travail s’impose désormais dans les circuits de sélection internationale.
#TogoCulture??#Cinéma
— Ministère de la Communication, Médias & Culture (@CommunicationTg) February 10, 2025
Le ministère de la @CommunicationTg a le plaisir d’annoncer, à la population togolaise et à tous les amoureux du 7ème art, que six (06) productions togolaises sont en sélection officielle au prestigieux @FESPACO3 de Ouagadougou.
➡️https://t.co/SRjPnto4rd
Cette présence record au FESPACO s’inscrit dans un contexte marqué par l’ambition des autorités de structurer le secteur culturel et créatif, avec pour objectif d’en faire un levier de développement économique et de rayonnement international. En décembre 2024, le gouvernement a dévoilé une stratégie quinquennale visant à organiser et à renforcer l’ensemble de la filière.
Ce plan, qui s’étend jusqu’en 2030, met l’accent sur la formation des acteurs du secteur ainsi que sur la diffusion et la promotion des productions togolaises à l’international. Une approche qui entend faire du cinéma un véritable moteur de croissance, générateur d’emplois et de valeur pour l’économie nationale, indique-t-on.
Esaïe Edoh
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Les jeunes entrepreneurs et les porteurs de projets togolais ont l’opportunité d’obtenir un financement de démarrage de 5000 $ de la part de la Fondation Tony Elumelu (TEF), à travers son désormais traditionnel mécanisme d’appui.
L'information a été partagée la semaine dernière (le vendredi 7 février 2025), via une séance de sensibilisation organisée par la TEF, à l'intention du jeune public togolais. Il s'agissait de les informer des opportunités offertes pour le développement de leurs projets.
Soutenue par le ministère du Développement à la Base, de l’Inclusion financière et de l’Emploi des Jeunes, en partenariat avec l’Agence nationale de développement des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME), la rencontre a permis aux participants de découvrir les mécanismes d’accompagnement de la TEF.
La TEF, fondée en 2015 par Tony Elumelu, met en œuvre un programme visant à soutenir les jeunes entrepreneurs via un financement et un réseau international.
À cet égard, les jeunes porteurs de projets de moins de cinq ans ont été informés des étapes du programme : la candidature, la formation, la révision des plans d’affaires et, enfin, l’accès à un capital de démarrage.
Depuis sa création, la TEF a investi plus de 100 millions $ pour soutenir plus de 20 000 entrepreneurs dans 54 pays africains.
La période de candidature pour l’édition 2025 est ouverte jusqu’au 1er mars.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’inflation est restée stable à 2,9% en janvier 2025, comparée au mois précédent, selon les données officielles publiées par l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED).
La tendance s’inscrit cependant dans un contexte marqué par une hausse des prix de certains produits alimentaires et des services essentiels, elle-même contrebalancée par la baisse des coûts d’autres biens et services.
Des hausses ciblées
Dans le détail, sur le premier mois de l’année, l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC) a progressé de 0,6% par rapport à décembre 2024. Cette augmentation est principalement attribuée aux hausses enregistrées dans les secteurs "Produits alimentaires et boissons non alcoolisées" (+5,1%) et "Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles" (+0,6%).
Pour leur part, les produits frais, comme le gingembre (+50,4%), le gombo (+51,9%) et l’igname (+12,5%), ont fortement contribué à cette dynamique.
À l’inverse, certaines catégories de produits et services ont connu une baisse de prix, notamment les vêtements et chaussures (-2,3%), le transport (-0,9%) et les restaurants et services d’hébergement (-0,7%), atténuant ainsi les pressions inflationnistes.
Pour le pays, cette relative stabilité de l’inflation, sur fond d’efforts nationaux et sous-régionaux, vient équilibrer un contexte international toujours incertain.
L’un dans l’autre, la situation de l’inflation continue de s’améliorer dans le pays.
Rappelons à cet effet qu’en fin d’année 2024, l’inflation était estimée à 2,9%, contre 5,3% en 2023.
Ayi Renaud Dossavi