Au Togo, 25 startups ont été présélectionnées pour la phase finale du programme de formation numérique “D-CLIC, formez-vous au numérique avec l'OIF”. Ces entités ont été sélectionnées parmi plus de 100 candidatures et seront réunies à Lomé, du 21 au 26 avril, pour une semaine d’expositions et de présentations, dans le cadre de ce programme initié par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et opérationnalisé au Togo par l’incubateur CUBE.
Au final, 10 lauréats seront retenus pour intégrer un programme d’accompagnement renforcé, au sein du hub UniPod-Togo, logé à l’Université de Lomé.
Ces jeunes pousses, issues de toutes les régions du pays, se positionnent sur des niches variées de l’écosystème tech togolais (santé numérique, agro-business, e-commerce, éducation, IA, cosmétique ou encore stylisme).
Parmi les projets présélectionnés, on compte notamment Koulmed, facilitant l’accès aux soins à domicile, Deremapack, concepteur d’emballages biodégradables, ou encore ThinkFlow, assistant d’étude basé sur l’IA, qui démontrent l’émergence de solutions locales à fort potentiel de marché.

Soutenu par de multiples partenaires (PNUD, GIZ, ANVT, ISMB-Kara, IYBA Seed, etc.), le programme s’inscrit dans la stratégie nationale de développement du digital et de promotion de l’emploi jeune.
Les investisseurs et bailleurs intéressés sont, du reste, invités à s’inscrire en ligne pour accompagner ces futurs champions de l’économie numérique togolaise. Le rendez-vous est donné le 26 avril à l’Université de Lomé pour la grande finale.
Ayi Renaud Dossavi
La première phase du 5ᵉ Recensement national agricole (RNA-5) a recensé 677 692 ménages agricoles sur l’ensemble du territoire, avec 85 % concentrés en zone rurale. Fait notable, 78 % des exploitants cultivent sans garantie foncière, ce qui constitue une fragilité structurelle persistante. Par ailleurs, 57 % des ménages cultivent des superficies égales ou inférieures à deux hectares, et seule une minorité (6,24 %) utilise des tracteurs.
Ces données font partie des résultats préliminaires qui ont été présentés la semaine dernière aux autorités locales dans plusieurs préfectures, dont celles des Lacs et d’Agoé-Nyivé, couvertes notamment par l’Agence togolaise de presse (ATOP).
Mené par le ministère de l’Agriculture, le recensement doit fournir au pays d’Afrique de l’Ouest un système d’information statistique fiable pour une meilleure orientation des politiques agricoles.
Le gouvernement y voit un outil de planification stratégique, en lien avec la feuille de route 2025 et les enjeux de sécurité alimentaire, de genre et de résilience climatique.
Très faible mécanisation et irrigation
Parmi les autres informations déjà disponibles, l’agriculture reste dominée par la traction animale (33 %) et une pratique de l’irrigation encore faible (4 %), principalement manuelle.
Pour les experts, ces chiffres confirment d’ores et déjà l’urgence d’une modernisation ciblée, notamment via la mécanisation et la sécurisation foncière.
Dans le détail de l’élevage, les volailles dominent (50 %), loin devant les bovins (7 %) et les caprins (21 %).
La seconde phase du recensement, amorcée le 7 avril, se concentre sur les productions vivrières, l’élevage, la pêche et l’arboriculture. Cette étape permettra pour sa part de disposer d’un panorama plus complet en vue de répondre aux besoins d’investissement agricole et structurer les chaînes de valeur rurales.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo a remis, début avril à Abidjan, son Instrument d’Acceptation de l’Accord 2020 à l’Organisation interafricaine du café (OIAC). Ce qui officialise son adhésion formelle à ce texte adopté par les États membres de l’organisation pour encadrer et renforcer la coopération dans le secteur caféier sur le continent. Le pays avait déjà marqué son accord de principe en mai 2023, mais la remise de ce document vient désormais lier juridiquement Lomé aux dispositions de l’accord.
L’Instrument d’Acceptation constitue une étape juridique indispensable dans le processus d’adhésion. Le Togo reconnaît et accepte de se conformer aux termes de l’accord qui vise à encourager une gouvernance collective et durable du café africain. À l’occasion de la cérémonie organisée dans la capitale économique ivoirienne, le Secrétaire général de l’OIAC, Solomon Rutega, a salué cette démarche togolaise qu’il a présentée comme un engagement ferme en faveur de la souveraineté économique africaine autour de ses ressources agricoles.
Le Togo a encore traduit son engagement pour la promotion de la filière café le 2 avril 2025 à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) April 11, 2025
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Le responsable a souligné l’importance du rôle du Togo, dont l’implication récente dans les discussions multilatérales autour de la filière café est perçue comme un signe de volonté politique visant à valoriser les productions agricoles.
Cette adhésion s’inscrit dans une dynamique que Enselme Gouthon, Secrétaire général du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), qualifie de stratégique pour la filière café. En effet, le gouvernement s'est fixé pour objectif d’atteindre une production annuelle de 50 000 tonnes à l’horizon 2030, soit près du double des volumes actuels. Le pays s’appuie sur une progression notable enregistrée au cours de la dernière décennie : de 10 950 tonnes en 2013, la production togolaise a atteint 27 336 tonnes en 2023.
Esaïe Edoh
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La désignation du président togolais Faure Gnassingbé par l’Union africaine (UA) pour succéder à son homologue angolais Joao Lourenço en tant que médiateur dans le conflit qui déchire l’Est de la République démocratique du Congo est désormais officialisée. L’organisation a confirmé cette nomination dans un communiqué publié ce week-end, entérinant ainsi une transition annoncée depuis plusieurs semaines, après le retrait de l’Angolais de cette mission en mars dernier.
Robert Dussey a rapporté l’information le dimanche 13 avril 2025 sur le réseau social X, anciennement Twitter.
L’Union africaine entend ainsi relancer un processus diplomatique enlisé, dans une région des Grands Lacs marquée par des tensions persistantes, des affrontements armés, et une situation humanitaire critique.
Suite à la décision de la Conférence de l'Union africaine, adoptée par la procédure silencieuse, désignant S.E.M Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la Republique Togolaise, en qualité de médiateur de l'Union africaine entre la République Démocratique du Congo #RDC et la… pic.twitter.com/68CUuDozWz
— Robert Dussey (@rdussey) April 13, 2025
La nomination de Faure Gnassingbé intervient dans un contexte de défiance croissante entre Kinshasa et Kigali, sur fond d’avancées militaires du mouvement rebelle M23, que la RDC accuse d’être soutenu activement par le Rwanda, ce que ce dernier dément.
Ces derniers mois, le M23 a renforcé son emprise sur plusieurs localités stratégiques, y compris dans les environs de Goma et Bukavu, au terme d’opérations éclair ayant mis en échec les forces congolaises.
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À ce jour, les efforts diplomatiques se sont multipliés sans succès probant. Fin mars, des représentants du gouvernement congolais et du M23 ont tenu des pourparlers à Doha, sous l’égide du Qatar, dans une tentative d’ouverture du dialogue. Ces discussions ont été précédées par une rencontre bilatérale dans la capitale qatarie entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame.
En confiant cette responsabilité au président togolais, l’Union africaine mise sur l’expérience d’un dirigeant rompu aux exercices de médiation. En effet, ces dernières années, Faure Gnassingbé s’est imposé comme un acteur discret mais actif dans la résolution de plusieurs crises politiques en Afrique de l’Ouest, notamment en jouant un rôle dans les négociations au Mali, au Niger ou encore au Burkina Faso, dans un contexte de bras de fer entre ces pays et la CEDEAO.
La tâche s’annonce toutefois complexe. Outre les affrontements militaires, le conflit dans l’Est de la RDC se nourrit d’une multitude de facteurs comme des rivalités ethniques, des enjeux économiques liés à l’exploitation minière, les ingérences étrangères et la défiance envers les institutions congolaises.
Esaïe Edoh
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Le Trésor public togolais a levé, ce vendredi 11 février 2024, 22 milliards FCFA à l’occasion d’une émission de Bons assimilables du Trésor (BAT) sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Ce montant dépasse de deux milliards la somme initialement recherchée par les autorités togolaises, qui s’élevait à 20 milliards FCFA via des Bons assimilables du Trésor (BAT).
Selon les données publiées par l’agence Umoa-Titres, 22 investisseurs ont répondu à l’appel du Togo. Ils ont proposé une enveloppe globale de 71,4 milliards de francs CFA, ce qui représente un taux de couverture de 357,33 %.
Le Trésor a retenu 22 milliards FCFA, soit 110 % du montant initialement mis en adjudication. En détail, le Togo a levé 4,75 milliards FCFA sur les BAT de maturité de 182 jours et 17,25 milliards FCFA sur les Bons de 364 jours, tout à des taux d'intérêts multiples.
Avec 22 milliards FCFA mobilisés, le pays atteint 29 % de l’objectif fixé pour la période du 2è trimestre de l’année, soit 75 milliards FCFA. Par ailleurs, les ressources déjà mobilisées depuis le début de l’année atteignent 143,5 milliards FCFA, sur un objectif annuel fixé à 332 milliards.
Esaïe Edoh
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L’Office togolais des recettes (OTR) a bouclé l’année 2024 sur une mobilisation record de 1098 milliards FCFA auprès des contribuables, atteignant ainsi un peu plus de 98 % des objectifs fixés dans la loi de finances rectificative qui tablait sur 1113 milliards FCFA. Comment l'administration fiscale a-t-elle réussi à réaliser cette mobilisation ?
D’après les données du rapport d’exécution du budget de l’État à fin décembre 2024, consultées par Togo First, les impôts sur les revenus, les bénéfices et les gains en capital ont représenté une part substantielle de la collecte, avec 279 milliards FCFA. Les impôts et taxes intérieurs sur les biens et services se sont, eux, établis à 525 milliards FCFA.
Quant aux droits et taxes perçus sur le commerce extérieur et les transactions internationales, ils ont contribué à hauteur de 250 milliards FCFA, tandis que les droits de timbre et d’enregistrement ont rapporté 18 milliards FCFA. Enfin, d’autres impôts dont ceux sur les salaires versés et sur le patrimoine ont permis de mobiliser 21 milliards FCFA.
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Ce résultat constitue un bond de 10 % par rapport à l’année 2023, durant laquelle les recettes fiscales s’étaient élevées à 990,1 milliards, déjà au-delà des prévisions initiales de 912,1 milliards. Cette progression s’explique par une série de mesures opérationnelles mises en œuvre au cours de l’année écoulée, parmi lesquelles la création d’un comité de suivi pour la mobilisation des recettes, un renforcement ciblé du contrôle fiscal et une surveillance des exonérations fiscales.
Également, l’administration fiscale a multiplié les initiatives en matière de modernisation, avec l’extension du dépôt électronique des états financiers à l’ensemble des contribuables via le Guichet Unique de Dépôt des États Financiers (GUDEF), le développement d’outils numériques comme une application mobile dédiée au paiement de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM), et l’intensification des campagnes de sensibilisation au civisme fiscal.
Fort de cette dynamique, l’OTR entend maintenir la trajectoire ascendante observée ces dernières années. Pour l’exercice 2025, les prévisions budgétaires visent une mobilisation de 1210 milliards de francs CFA, en hausse de 8 % par rapport à l’objectif fixé en 2024.
Esaïe Edoh
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Au Togo, une nouvelle étape est franchie dans le processus de mise à jour des dispositions législatives relatives à la protection et à la promotion du patrimoine culturel. La commission chargée d’élaborer un avant-projet de loi vient de finaliser un document de 97 articles, désormais soumis à validation depuis le jeudi 10 avril 2025.
Le nouveau texte redéfinit les contours juridiques de la sauvegarde des biens culturels, en précisant notamment les modalités de classification, de déclassement et les dispositifs de préservation du patrimoine immatériel. Dans un contexte où la loi de 1990 n’intégrait pas les évolutions intervenues, notamment la reconnaissance des patrimoines subaquatique et des expressions culturelles diverses, l’initiative gouvernementale entend offrir une réponse adaptée aux défis contemporains.
Dans cet avant-projet de loi, un encadrement précis du financement des actions de promotion et de protection du patrimoine est également proposé. Il établit aussi les droits de préemption et d’expropriation, ainsi que des mesures conservatoires destinées à lutter contre l’exportation illicite de biens culturels.
Porté par le ministère de la Communication, des Médias et de la Culture, le processus bénéficie également du soutien technique et financier de l’UNESCO. Dans le cadre du projet « Musée virtuel des objets culturels volés », l’agence onusienne réaffirme son engagement en faveur du renforcement des réseaux opérationnels de lutte contre le trafic illicite en Afrique.
Esaïe Edoh
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Au Togo, WACA ResIP (Projet d’Investissement de Résilience des Zones côtières en Afrique de l’Ouest), soutenu par la Banque mondiale, va financer dix projets de recherche scientifique sur le milieu marin et côtier.
Cet appui se fera via le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, qui vient de lancer un appel à propositions à cet effet.
Ce soutien, destiné aux étudiants en Master ou Doctorat des universités publiques togolaises, cible des problématiques couvertes par le projet WACA, comme la biodiversité littorale, l’économie bleue, la géologie marine ou encore la gestion durable des ressources halieutiques.
Chaque projet retenu bénéficiera d’un financement sur une période de 10 mois, avec l’objectif explicite de produire des articles scientifiques publiés dans des revues indexées d’ici à septembre 2026, indique-t-on.
L’objectif est de combler le déficit de connaissances sur les écosystèmes marins. Ceci, tout en intégrant les jeunes chercheurs togolais aux dynamiques de résilience climatique et de valorisation durable du littoral.
Ce coup de pouce à la recherche locale s’inscrit dans la volonté plus large du projet WACA de bâtir une gouvernance fondée sur les données, tout en associant le monde universitaire aux réponses aux défis environnementaux. Le projet, actif au Togo depuis 2017, a déjà soutenu par ailleurs, la recherche au Togo, notamment dans le domaine océanographique.
Consulter ici l’appel à propositions de recherches
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les autorités sanitaires durcissent le ton face à la menace croissante des médicaments vétérinaires falsifiés. Dans un communiqué en date du mercredi 9 avril 2025, le ministre d’État chargé des Ressources halieutiques, animales et de la Réglementation de la transhumance, le Général Damehame Yark, a annoncé une série de mesures de contrôle strictes sur l’ensemble du territoire.
En ligne de mire, la prolifération de produits falsifiés ou non homologués, qui fragilisent le cheptel national et compromettent la sécurité sanitaire.
Ces produits, souvent de qualité douteuse, provoquent une baisse de la productivité animale. Ils affectent, indique-t-on, la rentabilité des élevages et exposent les consommateurs à des résidus potentiellement toxiques dans la chaîne alimentaire.
Les opérations de contrôle, conduites en synergie avec les forces de sécurité, ciblent les marchés, les circuits informels et les points d’entrée du territoire.
Dans ce contexte, les professionnels non agréés opérant donc en dehors du cadre légal, s’exposent à des sanctions sévères, conformément à la loi. Les éleveurs sont dans la foulée appelés à privilégier les circuits autorisés et à signaler toute activité suspecte.
Pour les autorités, il en va de la durabilité du secteur de l’élevage, qui contribue de manière significative à l’économie nationale.
Au Togo, le gouvernement annonce une nouvelle initiative pour appuyer le secteur privé en cybersécurité. À travers l’Agence Nationale de la Cybersécurité (ANCy), le ministère de l’Économie Numérique vient en effet de lancer un programme de formation certifiante à destination des professionnels du secteur privé. Il s’agit de former ainsi une nouvelle génération d’experts capables d’anticiper et de contrer les cybermenaces.
Soutenu par le projet ProDigiT (de la Coopération allemande GIZ) et cofinancé par l’Allemagne, l’Union européenne et le Luxembourg, ce programme s’articule autour de trois certifications clés : ISO 27001 Lead Implementer, ISO 27035 Lead Incident Manager, et CompTIA Security+, toutes reconnues à l’international.
Ces formations visent notamment les responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI), les gestionnaires d’incidents ou encore les analystes cybersécurité.
Les candidats, de nationalité togolaise, devront justifier d’un Bac+3 en informatique et d’au moins deux ans d’expérience. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 16 avril 2025, via un dossier à soumettre par courriel.
Au Togo, cette session de formation est la dernière en date d’une série d’appuis déjà menés depuis quelques mois dans le domaine des TIC, après notamment des séries de sensibilisations menées par l’ANCY vis-à-vis de divers acteurs du secteur privé togolais. Pour les entreprises, c’est une nouvelle opportunité de renforcer la sécurité de leurs infrastructures, tout en investissant dans les talents locaux.
Consulter le communiqué complet du ministère
Ayi Renaud Dossavi