Au Togo, la décentralisation poursuit sa marche avec un projet visant à créer des conférences administratives régionales (CAR) et préfectorales (CAP).
Leur mise en place a été examinée en première lecture par le gouvernement réuni en Conseil des ministres le jeudi 13 février 2025.
Ces instances de coordination sont conçues pour renforcer la synergie entre l’administration centrale et les collectivités territoriales, en particulier les régions.
Selon le Conseil des ministres, les CAR et CAP permettront d’assurer une meilleure cohérence des politiques de développement et de garantir un suivi plus rigoureux des programmes et projets étatiques.
Pour rappel, le Togo compte aujourd’hui cinq régions, dirigées par des gouverneurs, elles-mêmes divisées en 39 préfectures placées sous l’autorité de préfets, et subdivisées en 117 communes, gérées par des maires.
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Au Togo, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), acteur central de la gestion de l’assainissement urbain, devrait bientôt connaître une réorganisation majeure afin de mieux s’aligner sur ses nouvelles interventions sur le terrain.
En effet, le gouvernement togolais a examiné en première lecture, lors du Conseil des ministres du jeudi 13 février 2025, un décret visant à modifier son cadre réglementaire.
Plus de dix ans après sa création, l’Agence dirigée par le Général Gnakoudè Berena a vu ses missions opérationnelles évoluer, ce qui, selon l’exécutif togolais, appelle à une restructuration de son fonctionnement. Initialement un organe d’appui-conseil, de coordination et de contrôle, l’agence est aujourd’hui un acteur de terrain, notamment à Lomé, où les défis en matière de salubrité restent importants.
Le texte en discussion vise notamment à clarifier la répartition des responsabilités entre l’ANASAP, les collectivités territoriales et le District autonome du Grand Lomé (DAGL), qui rassemble treize communes, afin d’optimiser l’efficacité des actions de salubrité publique.
Rappelons que l’ANASAP intervient aujourd’hui sur plusieurs fronts : curage des caniveaux, lutte contre les dépotoirs sauvages, création d’espaces verts et entretien des voiries urbaines. Ces dernières années, elle a également élargi son champ d’action à l’intérieur du pays, avec l’ouverture d’une antenne régionale à Kara en 2023.
Le gouvernement togolais a défini les critères de répartition du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) pour l'exercice 2025. Cette opération vise à accompagner la mise en place effective des conseils régionaux récemment installés et à garantir un financement adéquat des collectivités locales.
Approuvé en Conseil des ministres le jeudi 13 février 2025, ce cadre financier repose sur une dotation de base, complétée par des dotations de péréquation (un mécanisme de redistribution des ressources financières visant à réduire les inégalités entre les collectivités territoriales), basées sur des critères de population, de superficie et d’indice de pauvreté.
Pour l’heure, la taille de l’enveloppe n’a pas encore été arrêtée. Le montant global et sa répartition seront ultérieurement précisés entre les différentes régions.
Selon la loi de finances exercice 2025, le FACT devrait voir sa dotation portée à 10 milliards FCFA, en forte hausse de 42 % par rapport à l’année précédente, où elle culminait à 7 milliards FCFA.
Un double objectif : fonctionnement et investissement
Comme l’a expliqué la ministre en charge de la Communication, Yawa Kouigan, à l’issue du Conseil des ministres, ces fonds aideront notamment au fonctionnement des conseils régionaux : salaires des employés, indemnités des conseillers, et mise en place des premières administrations décentralisées.
Au-delà du fonctionnement, ces dotations permettront également d’amorcer des investissements structurants dans les régions. « Les investissements vont se faire selon les grands axes des compétences dévolues aux régions dans le cadre de la décentralisation », a précisé la ministre.
Les priorités incluent le développement économique local, l’aménagement du territoire, l’urbanisme, les sports et l’assainissement. Ces financements seront ensuite complétés par les ressources propres des collectivités territoriales.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo vient de nommer le Colonel Ouro-Koura Agadazi comme nouvel ambassadeur en France. Celui qui a été notamment ancien ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, et est actuellement directeur de l’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire du Togo (ANSAT), a été désigné par décret présidentiel le 13 février 2025, à ce poste.
Sa désignation vient combler un vide diplomatique, le poste étant resté vacant depuis la nomination du précédent ambassadeur, Colonel Calixte Madjoulba, en tant que ministre de la Sécurité et de la Protection civile à Lomé.
Avec cette nomination, survient la question de savoir qui prendra la succession d’Agadazi à l’Agence Nationale de la Sécurité alimentaire au Togo (ANSAT), structure essentielle dans la sécurité alimentaire au Togo.
L'Université de Lomé (UL) et celle de Kindia en Guinée Conakry sont désormais liées par un partenariat. Elles ont signé en fin de semaine dernière à Lomé une convention paraphée par Adama Mawulé Kpodar, président de l’Université de Lomé, et Akoye Massa Zoumanigui, recteur de l’Université de Kindia.
Via ce partenariat les deux établissements vont coopérer en matière d’enseignement et de recherche, et favoriser la mobilité des enseignants, chercheurs et étudiants. Aussi, à travers cette collaboration, les institutions vont développer des projets de recherche communs, échanger des informations et publications scientifiques, ainsi qu'organiser des conférences et rencontres académiques.
Dans cette dynamique, des programmes spécifiques seront définis conjointement par les responsables chargés de l’exécution du partenariat dans les deux universités. Chaque institution s’engage de fait, à faciliter les démarches administratives et à partager son expertise avec son partenaire.
Un comité de suivi a été mis en place pour assurer la mise en œuvre effective de la convention, conclue pour une durée de cinq ans. Il est composé notamment des directeurs de la Coopération des deux universités, qui veilleront à la bonne application des engagements pris.
Ce nouvel accord vient consolider la dynamique de l’Université de Lomé, visant à établir un vaste réseau de partenaires, en Afrique et dans le monde.
Esaïe Edoh
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Au Togo, alors que le schéma national d'aménagement du territoire (SNAT) est en cours d’élaboration, les autorités prévoient de doter chaque région économique du pays dudit document. Selon les discussions menées à l’Assemblée nationale en fin d’année 2024, l’élaboration du document devrait intervenir à la suite de la mise en place des Conseils régionaux.
Ces instances seront chargées de piloter la conception des Schémas régionaux d’aménagement du territoire (SRAT) avec la coordination des ministères impliqués. Le projet sera précédé de l'élaboration d’un guide méthodologique qui va préciser les orientations et les principes directeurs de ces schémas.
Une fois adoptés, ces SRAT devront servir d’outils de référence pour les conseils régionaux en matière de planification et d’aménagement, facilitant ainsi la prise de décisions en cohérence avec les politiques sectorielles et les stratégies de développement. L’objectif affiché est de garantir une gestion harmonieuse et durable des territoires, en tenant compte des spécificités locales et des défis liés à l’urbanisation, à l’économie et à l’environnement.
Notons que le District autonome du Grand Lomé (DAGL) fait figure d’exception dans cette démarche. Disposant déjà d’un Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU), élaboré et validé en 2018 avec l’appui du ministère de l’Urbanisme.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la ville d’Aného a clôturé cette semaine la tournée nationale consacrée à la Stratégie de Marketing Territorial (SMT), à l’initiative du ministère en charge de la promotion des investissements.
C’était le mardi 11 février 2025, à la faveur d’un atelier organisé par le ministère avec l’appui de la coopération allemande GIZ, visant à renforcer l’attractivité des territoires pour stimuler les investissements.
Dans l'élan de valorisation des atouts et opportunités régionales, @Promo_InvestTg, sous l'impulsion de @FEGnassingbe, a organisé la 5ᵉ journée des ateliers de Stratégie de Marketing Territorial (#SMT), en collaboration avec @giz_gmbh et les acteurs locaux. pic.twitter.com/tmALLrJjpy
— APIZF TOGO (@ApizfTogo) February 12, 2025
Un potentiel économique et touristique
Lors de cet atelier, les acteurs locaux ont été sensibilisés aux opportunités économiques, aux défis d’accès au foncier et aux stratégies d’investissement pour booster la compétitivité de la région.
À cet égard, ancienne capitale et carrefour historique du commerce transatlantique, située entre l’Océan Atlantique et le Lac Togo, Aného peut compter sur un écosystème touristique nautique et écologique à haut potentiel. La localité compte également sur une proximité géographique avec le Bénin, ainsi qu’un patrimoine culturel riche. La ville se met ainsi en avant comme un pôle d’attraction pour les investisseurs nationaux et internationaux.
Une vision ambitieuse pour l’investissement territorial
Le représentant du ministère, Rodrigue Akué-Atsa, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir des initiatives renforçant le développement économique des territoires. De son côté, le maire de la commune Lacs 1, Me Aquéréburu Coffi Alexis, a salué l’appui des partenaires techniques et institutionnels.
Pour rappel, cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme pilote sur le marketing territorial, visant notamment à décentraliser l’investissement, qui implique également d’autres villes comme Atakpamé, Blitta, Kara et Kpalimé.
Les nations africaines dans la course à la présidence de la Commission de l’Union Africaine (UA), continuent à se mobiliser, alors que le 38ᵉ sommet annuel de l’UA a démarré ce mercredi 12 février à Addis-Abeba.
Après le Kenya, Djibouti et l’Égypte, c’est au tour de Madagascar de solliciter l’appui des autorités togolaises pour sa candidature à la tête de l’institution panafricaine.
En effet, mardi 11 février 2025, la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, a reçu en audience Rafaravavitafika Rasata, ministre des Affaires Étrangères de Madagascar. Cette dernière a officiellement présenté la candidature de son pays et plaidé en faveur de Richard James Randriamandrato, ancien ministre des Affaires étrangères et de l'Économie de Madagascar.
« Nous partageons avec le Togo des valeurs communes : stabilité régionale, intégration économique et promotion de la jeunesse africaine », a souligné la représentante malgache.
Les élections aux huit postes stratégiques de la Commission de l’UA, dont celui du président, se tiennent au cours de ce sommet.
Pour la présidence de la Commission, trois candidats sont en lice pour succéder au Tchadien Moussa Faki Mahamat : Raila Odinga (Kenya), opposant historique dans son pays, Mahamoud Ali Youssouf (Djibouti), ministre des Affaires étrangères depuis 2005, Richard Randriamandrato (Madagascar), ancien chef de la diplomatie malgache.
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Au Togo, à compter du 14 février 2025, la circulation sur la Route nationale 4 (RN4), reliant Tsévié à Tabligbo dans la région maritime, connaîtra des perturbations en raison de travaux d’entretien sur ce tronçon. Pour assurer la continuité du transport des personnes et des marchandises, une déviation sera mise en place, selon un communiqué du ministère des Travaux publics publié le mercredi 12 février 2025.
Cette déviation débutera au niveau du stade Dr Kaolo, situé sur la Route nationale 1 à l’entrée sud de Tsévié et contournera le Centre hospitalier régional (CHR) de la ville, situé sur l’axe concerné par les travaux. Cette mesure vise, indique-t-on, à minimiser les désagréments pour les usagers, notamment pour les transporteurs de clinker, un matériau dont l’usine de production est située à Tabligbo.
Ces travaux annoncés, s’inscrivent dans le cadre du programme annuel d’entretien du réseau routier, pour garantir le bon état des routes du pays. Pour l’année 2025, l’État prévoit d’y consacrer 13,3 milliards de francs CFA, soit une baisse d’environ 20 % par rapport aux 16,5 milliards mobilisés en 2024.
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Le Togo qui veut s’assurer d’une fourniture plus stable en gaz pour alimenter ses centrales thermiques, a relancé les discussions avec le Nigeria, son principal fournisseur. En fin de semaine dernière à Lomé, les ministres togolais et nigérian chargés de l’énergie se sont retrouvés afin de discuter du renforcement de la coopération énergétique entre leurs deux pays.
Cette rencontre était essentiellement axée sur la consolidation de l’approvisionnement en gaz et la finalisation des accords stratégiques en matière d’énergie entre les deux Etats. De fait, cette réunion, à laquelle ont pris part le ministre nigérian des Ressources pétrolières, Ekperikpe Ekpo, et son homologue togolais, Robert Koffi Messan Eklo, entourés de leurs délégations respectives, a porté sur la réglementation du West African Gas Pipeline Company(WAPCo) , la mise en place du Gazoduc Atlantique Africain (AAGP), les conditions d’approvisionnement en gaz, la gouvernance régionale et le développement du gaz naturel liquéfié (GNL). L’optimisation des coûts de transport du gaz figurait également parmi les sujets.
Réunion de travail entre le Ministre d'État chargé des Ressources Pétrolières du Nigeria (Gas) et le Ministre des Mines et des Ressources Énergétiques du Togo.
— Ministère des Mines et des Ressources Énergétiques (@mineenergie_tg) February 10, 2025
Dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre la République Fédérale du Nigeria et la République… pic.twitter.com/sDvSSQRYjF
La rencontre intervient dans un contexte où le Togo cherche à pallier ses difficultés d’approvisionnement en gaz, qui affectent la production électrique nationale. Les centrales thermiques togolaises étant dépendantes en grande partie du gaz nigérian, subissent de plein fouet les perturbations liées à l’approvisionnement en cette ressource. Depuis plusieurs années, des perturbations régulières ont eu un impact considérable sur la disponibilité de l’électricité, compliquant davantage l’accès à l’énergie pour les entreprises et les ménages du pays côtier.
Ainsi, l’issue de ces discussions pourrait marquer une étape décisive dans la coopération énergétique entre Lomé et Abuja.
Esaïe Edoh
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