Au Togo, l’Agence Nationale du Volontariat (ANVT) a récompensé, jeudi 20 février 2025 à Lomé, les lauréats de son concours : « Meilleur volontaire et femme volontaire de l’année 2024 ».
La célébration, qui est à sa 9ᵉ édition, met en lumière l’engagement des jeunes volontaires dans des domaines stratégiques tels que la santé, l’éducation et l’environnement.
Au total, 11 volontaires ont été primés dans deux catégories. Dans la catégorie « Meilleures volontaires femmes », Mlle Donsi Hounsinou, technicienne supérieure de laboratoire, a décroché la première place, repartant avec une moto et un ordinateur. Les trois autres finalistes ont chacune reçu une moto.
Dans la catégorie « Meilleurs volontaires », M. Souleymane Sade, technicien en anesthésie et réanimation, s’est vu attribuer le premier prix d’un million de FCFA. Les autres lauréats ont reçu des récompenses par ordre de mérite, portant le total des prix attribués à 3,1 millions FCFA.
Lors de la cérémonie, M. Yawotse Vovor, représentant le ministère en charge du Développement à la Base, a salué l’engagement des volontaires, soulignant leur rôle dans la cohésion sociale et le développement communautaire.
De son côté, M. Omar Agbangba, directeur général de l’ANVT, a affirmé que ces distinctions permettaient de valoriser les actions concrètes des volontaires et d’encourager une nouvelle dynamique en faveur du bien commun.
Le Togo a levé 16,5 milliards FCFA sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), à l’issue d’une émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT) clôturée ce vendredi 21 février 2025. Le pays a mobilisé ces ressources alors qu’il recherchait 15 milliards FCFA.
Selon le rapport publié par Umoa-titres, cette opération a enregistré la participation de 17 investisseurs qui ont proposé des soumissions totales de 39,3 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 262,09%.
Les fonds collectés sur des titres émis sur une maturité de 91 jours, assortis d’un taux d’intérêt multiple, serviront à financer le budget togolais exercice 2025, qui s’établit à 2397 milliards FCFA.
Pour rappel, cette année, le Togo a déjà levé sur le marché financier 88 milliards FCFA, soit 26 % de son objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la société BKG Distribution, spécialisée dans la vente de matériels agricoles, a entamé la mise à disposition des agriculteurs de tracteurs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat de financement de 3 milliards FCFA conclu récemment entre le groupe et la Bank Of Africa (BOA-Togo), visant à accompagner les agriculteurs togolais en leur facilitant l’acquisition d’équipements agricoles.
Lors de cette première phase, qui s’est déroulée le mercredi 19 février 2025 à Tsévié (30 km au nord de Lomé), dix entreprises de prestations de services agricoles ont bénéficié de ces tracteurs destinés à moderniser leurs activités. Suite à l’acquisition de ces accessoires, des modalités de remboursement flexibles, s’étendant sur trois ans et des taux d’intérêt jugés compétitifs, sont offerts aux entreprises bénéficiaires.
Ce dispositif, qui sera progressivement étendu aux autres localités du pays, permettra à BKG Distribution, filiale du Groupe EBOMAF, de proposer aux agriculteurs divers équipements, notamment des moissonneuses-batteuses et des tracteurs, sans qu’ils aient à avancer de fonds. L’initiative répond à une nécessité croissante de financement du secteur agricole, en simplifiant l’accès aux équipements indispensables à l’amélioration des rendements.
Pour les autorités, ce programme devrait contribuer à la mécanisation de l’agriculture, un axe prioritaire des politiques publiques au Togo.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les jeunes entrepreneurs ont l’opportunité de participer à une nouvelle compétition sous-régionale. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Togo a annoncé l’ouverture des candidatures pour le Concours de la Meilleure Startup de la CEDEAO, organisé en marge du Forum Africain de la Recherche et de l’Innovation (FARI).
L’initiative est ouverte aux startups de moins de cinq ans, évoluant dans des secteurs innovants. L’objectif est de mettre en lumière les solutions technologiques locales et de favoriser l’émergence d’une économie numérique compétitive dans la sous-région.

Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement stratégique, d’un réseau d’investisseurs et d’experts, ainsi que d’une visibilité accrue. Ce challenge représente une vitrine idéale pour les startups togolaises cherchant à lever des fonds et à s’internationaliser.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 28 février 2025, avec une procédure simplifiée sur le site officiel du concours.
Ayi Renaud Dossavi
Le groupe Bushrana, spécialisé dans l’investissement multisectoriel, envisage de s’implanter au Togo dans le domaine de l’agroalimentaire. L’annonce a été faite par Mamoun Mekki, son directeur général, qui s’était rendu à Lomé en début de semaine afin d’explorer les opportunités offertes par le pays.
Présent dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications, de la finance et du tourisme, ce groupe basé à Dubaï ambitionne de construire une usine de production agroalimentaire au sein de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Ce projet vise à structurer une nouvelle chaîne d’approvisionnement destinée aux marchés de l’hinterland.
Le ministre Richard Kangbeni, a reçu en audience M. Momin Mamoun Mekki, DG du groupe BUSHRANA, en visite au Togo, actif dans plusieurs secteurs : pétrole et gaz, construction, télécommunications, agroalimentaire, finance, tourisme et équipement. pic.twitter.com/hcdaiqZYWN
— Ministère de l'Economie Maritime (@MaritimeTg) February 19, 2025
Lors des échanges lors de la visite d’exploration, Richard Kangbeni, ministre de l’Économie maritime, a annoncé l’engagement du Togo à accompagner ce projet à travers des mesures incitatives initiées au profit des investisseurs. Les discussions entre les autorités togolaises et la délégation de Bushrana devraient se poursuivre, indique-t-on.
Déjà présent sur le continent africain, notamment au Mozambique, en Afrique du Sud et au Soudan, l'intérêt manifesté pour le Togo s'inscrit dans la dynamique d’expansion de Bushrana dans le monde.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le 2è Recensement général des entreprises (RGE-2) débutera le 3 mars 2025 pour s’étendre sur deux mois, soit jusqu’au 3 mai 2025. L’annonce a été faite à Lomé ce jeudi 20 février 2025, lors d’une cérémonie officielle présidée par la ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Kayi Mivedor.
Pour le compte de cette opération, 1300 agents recenseurs seront déployés, et identifiables grâce à leurs badges et gilets. Ceux-ci seront missionnés de collecter des informations détaillées sur la répartition géographique des entreprises, leur taille ainsi que les secteurs d’activités dans lesquels elles évoluent.
L’objectif affiché est de doter les autorités publiques et les investisseurs d’outils fiables et actualisés, afin d’orienter efficacement les politiques publiques et les stratégies d’investissement.
#Denyigban#Togo??#RGETg2#RGETg2025
— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) February 19, 2025
Le Togo à travers l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (#INSEED) s’apprête à réaliser le deuxième recensement général des entreprises (RGE-2). pic.twitter.com/xxbWYbQUeF
Afin de garantir la fiabilité des données collectées, l’opération intègre des outils d’intelligence artificielle, censés améliorer la précision et l’efficacité du processus. En amont du recensement, une phase de sensibilisation est prévue, au profit de l’ensemble des parties prenantes aussi bien à Lomé que dans les cinq régions économiques du pays. La formation des agents et contrôleurs, ainsi qu’une enquête pilote destinée à tester le dispositif, sont également annoncées, au titre des étapes préparatoires.
Ce recensement bénéficie du soutien financier de la Banque mondiale, dans le cadre du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest (PHASAO). La première opération, réalisée en 2017, avait permis d’identifier 115 880 entreprises sur l’ensemble du territoire togolais.
Esaïe Edoh
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La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), institution de financement sous-régionale basée à Lomé, vient d’obtenir son accréditation au Fonds Vert pour le Climat (FVC). Cette reconnaissance lui ouvre de nouvelles opportunités pour mobiliser des fonds en faveur du financement climatique dans l’espace CEDEAO.
Dans le détail, cette accréditation permettra à la BIDC de mobiliser des ressources supplémentaires pour financer, entre autres, des infrastructures durables, des projets d’énergies renouvelables et des initiatives d’adaptation climatique.
« Il s’agit d’une étape importante vers un avenir où croissance économique et durabilité environnementale vont de pair », s’est félicité Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC.
Cette avancée intervient alors que, dans le cadre de sa stratégie 2021-2025, la Banque a déjà injecté plus d’un milliard de dollars dans des projets de développement durable. En parallèle, elle a consolidé ses engagements en signant un accord de 100 millions d’euros avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI), destiné à soutenir les projets verts dans la région.
Notons que la BIDC n’est pas la seule institution sous-régionale à renforcer ses positions en matière de financement vert. La BOAD, autre institution de développement basée à Lomé, a récemment mobilisé 17 milliards FCFA du Fonds Vert au profit du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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La filiale togolaise du groupe bancaire burkinabé, Coris Bank International, a vu son total bilan passer de 428 milliards FCFA en 2021 à 528 milliards FCFA à fin septembre 2024. Ces chiffres sont communiqués par son directeur, Alassane Kaboré, à l’occasion du dixième anniversaire de l’institution, ce jeudi 20 février 2025 à Lomé.
Cette évolution marque une progression de 23% en trois ans et confirme la tendance à la progression de cette banque qui a occupé la troisième place du secteur au Togo en 2021, en fonction de la taille du bilan.
La belle progression s’observe également au niveau des dépôts de la clientèle, qui s’établissent désormais à 310 milliards FCFA, ainsi qu’au niveau des crédits nets de provisions, qui atteignent 206,9 milliards FCFA, soit une hausse de 15,7 % sur un an. La banque qui revendique déployer une approche différente du métier bancaire, fait également état d’un portefeuille de plus de 79 000 clients bancaires et de 196 000 clients utilisant son service de portefeuille électronique.
De l’avis de son Top manager, cette dynamique résulte de l’offre de services et de la couverture territoriale développée par l’institution, avec un réseau de 17 agences et 16 guichets automatiques. Pour Alassane Kaboré, ces résultats traduisent les mutations profondes dans le secteur bancaire togolais et témoignent de la transformation en cours des services financiers dans le pays.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies lance une assistance alimentaire d’urgence en faveur des populations vulnérables dans la région des Savanes.
C’est ce qu’annonce un communiqué publié ce 19 février 2025, portant sur une initiative qui bénéficiera à plus de 10 500 personnes, comprenant des réfugiés, des déplacés internes et des communautés hôtes.
L’opération prendra la forme de bons électroniques, permettant aux ménages d’acquérir des denrées alimentaires essentielles auprès de commerçants agréés, garantissant ainsi une distribution transparente et traçable.
Chaque foyer recevra notamment un bon d’achat mensuel pouvant atteindre 40 000 FCFA, en fonction de la taille du ménage, sur une période de trois mois (février-avril 2025). Les localités concernées incluent Dapaong, Cinkassé, Kourientré, Djakpaga et Poissongui.
Notons que l’opération bénéficie du soutien financier de l’Union européenne (UE).
« Grâce au soutien de l’Union européenne, nous apportons une solution efficace et innovante, tout en dynamisant l’économie locale », a déclaré Dr Moïse Ballo, Représentant Résident du PAM au Togo.
Selon le PAM, la région des Savanes est la plus touchée par des niveaux d’insécurité alimentaire aiguë. Entre octobre et décembre 2024, plus de 175 000 personnes étaient ainsi confrontées à une crise alimentaire et à des niveaux d’urgence d’insécurité alimentaire aiguë (IPC 3+), soit 14,3 % de la population totale de la région.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT) a lancé, le lundi 17 février 2025 à Dapaong, une série de formations destinées aux autorités régionales du pays. Cette initiative concerne principalement les nouveaux conseillers régionaux, installés en janvier dernier, ainsi que leurs secrétaires généraux, rapporte l’ATOP.
Concrètement, cette formation vise à leur offrir une meilleure compréhension des enjeux et des objectifs de la décentralisation et de la déconcentration, tout en mettant à leur disposition des outils adaptés pour une prise de décision éclairée et une mise en œuvre efficace des politiques locales. Elle ambitionne également de clarifier le rôle du conseil régional, ses compétences et ses interactions avec les autres structures institutionnelles, notamment les ministères de tutelle, les services déconcentrés de l’État et la société civile.
Dans cette dynamique, les participants suivront des modules fondamentaux tels que : l’introduction générale à la décentralisation et à la déconcentration, la présentation des compétences de la région en tant que collectivité territoriale et le fonctionnement du conseil régional ainsi que de ses relations avec les autres acteurs.
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Selon Komi Dodzi Denyo, directeur général de l’ANFCT, cette formation s’inscrit dans une dynamique visant à consolider la décentralisation et à doter les responsables régionaux des outils nécessaires pour une gestion plus efficace des affaires publiques.
Ce programme intervient après une première phase menée en novembre dernier à destination des acteurs communaux sur des thématiques similaires. Après l’étape de Dapaong, consacrée à la région des Savanes, la formation se poursuivra dans les quatre autres régions du pays.
Ces sessions s’inscrivent dans la mission de l’ANFCT, qui consiste à assurer la formation des élus locaux, du personnel des collectivités territoriales et des agents de l’État impliqués dans le processus de décentralisation.
Esaïe Edoh
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