L’Office Togolais des Recettes (OTR) a annoncé la semaine écoulée, un changement de réglementation concernant l’exonération de la Redevance Statistique (RS) pour les marchandises en transit.
Ainsi, depuis le 1er mars 2025, les marchandises entrant au Togo via le bureau douanier de Kétao-Kémérida (TG522) sont désormais soumises au paiement de cette taxe, conformément aux nouvelles exigences réglementaires.
Jusqu’alors, seules les marchandises introduites par le Port Autonome de Lomé sous le régime de transit (IM8) bénéficiaient de cette exonération. Avec cette nouvelle mesure, l’OTR entend renforcer la régulation des flux commerciaux et garantir une meilleure conformité du système douanier togolais.
Dans un communiqué officiel daté du 17 février 2025, le Commissaire Général de l’OTR, Philippe Kokou B. Tchodie, a exhorté les opérateurs économiques à ajuster leurs procédures afin de se conformer aux nouvelles règles fiscales en vigueur. Cette réforme vise également à améliorer le suivi des transactions commerciales et à optimiser les recettes de l’État.
Pour les entreprises et importateurs utilisant la route de Kétao-Kémérida, cette modification implique une adaptation rapide aux nouvelles exigences fiscales. L’OTR assure cependant que toutes les mesures d’accompagnement nécessaires seront mises en place pour faciliter cette transition et garantir une application efficace de la réglementation.
Après une première édition en décembre 2022, la capitale togolaise s’apprête à abriter de nouveau les rencontres-pays axées autour du capital humain. Les acteurs de la gestion des ressources humaines du pays et de la sous-région se réuniront en effet les 13 et 14 mars prochains à Lomé.
Initialement prévues pour les 12 et 13 Décembre 2024, les Rencontres Pays Capital Humain, Grand rendez-vous des acteurs nationaux et internationaux de la Gestion des Ressources Humaines se tiendra finalement les 13&14 mars prochains à Lomé. #CapitalHumain #Formation #Togo pic.twitter.com/5ISkhNbhmq
— Expertise Locale Togo (@ExpertLocalTg) January 17, 2025
Placé sous le thème de la construction d’un capital humain en adéquation avec les ambitions du Togo, l'événement mobilisera, comme lors de la première édition, plus d’une centaine de participants de plusieurs pays autour de discussions sur l’éducation et la formation, la croissance des PME, la gestion des talents, la digitalisation et l’intelligence artificielle, ou encore la politique sociale des entreprises.

“Les Rencontres-pays ont été créées pour imaginer et ‘designer’ les solutions les plus appropriées pour les acteurs d’aujourd’hui et de demain. Ce sont de véritables cadres d’échanges et de partages d’expériences entre décideurs des secteurs public, parapublic, privé et étudiants dont l’objectif ultime est de favoriser l’émergence d’un capital humain qui réponde aux ambitions de développement”, a expliqué Expertise Locale, initiatrice de l’évènement.
Au 4è forum Investopia 2025, tenu les 26 et 27 février à Abu Dhabi, le Togo a mis en avant ses opportunités d’investissement, notamment dans l’industrie, l’énergie, l’intelligence artificielle et les infrastructures. La présentation des atouts du pays a été faite par la ministre chargée des investissements, Manuella Santos, qui a représenté le pays à cette rencontre qui a rassemblé les principaux acteurs mondiaux du secteur.
La ministre a principalement souligné la position stratégique du pays sur le continent africain, la modernité de ses infrastructures logistiques, le dynamisme de son environnement financier et son statut de hub régional, notamment grâce à ses connexions avec les pays de l’hinterland.
Une rencontre avec S.E @ABT3891 Abdullah bin Touq Al Marri, Ministre de l’Economie des Émirats Arabes Unis, a permis de réaffirmer la politique d’ouverture du #Togo, sous le leadership du Président de la République SEM @FEGnassingbe et de mobiliser les investisseurs au profit du… pic.twitter.com/LuN7o58VXS
— Manuella M. Santos (@Manu_EllaSantos) March 1, 2025
En marge du forum, Manuella Santos s’est entretenue avec Abdullah bin Touq Al Marri, ministre de l’Économie des Émirats arabes unis. A cette entrevue, principalement, la politique d’ouverture du Togo aux investissements étrangers a été évoquée. La possibilité de conclure un accord de promotion et de protection réciproque des investissements entre les deux pays a été envisagée à la suite des échanges. « Nous avons notamment échangé sur les axes de partenariat bénéfiques pour nos deux nations », a-t-elle indiqué sur son compte X.
La ministre a aussi eu des rencontres avec des institutions publiques et privées opérant dans des secteurs en phase avec les priorités économiques du gouvernement, à savoir la finance, l’agro-industrie et les énergies.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Le Groupe BUSHRANA, basé à Dubaï, ambitionne d’implanter une usine agroalimentaire sur la PIA
L’Institut Agréé de la Logistique et du Transport/Chartered Institute of Logistics and Transport (CILT) a entamé des discussions avec les autorités togolaises en vue d’implanter une représentation dans le pays. Son président, Chief Teete Owusu-Nortey, a rencontré le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé à Lomé en fin de semaine dernière pour échanger sur le projet.
Basé à Londres depuis plus d’un siècle, le Chartered Institute of Logistics and Transport est une organisation professionnelle qui regroupe des acteurs des secteurs du transport et de la logistique dans près d’une centaine de pays. Son ambition est de promouvoir la science de la logistique et du transport, en accompagnant les professionnels du domaine. Au Togo, le CILT souhaite s’appuyer sur les atouts du pays afin de renforcer les compétences locales et de favoriser l’essor d’une industrie logistique performante.
« Le Premier ministre a été très réceptif à notre proposition, qui vise à renforcer les capacités des acteurs de la logistique et du transport, tout en améliorant la connectivité », a déclaré Chief Teete Owusu-Nortey à l’issue de l’entretien. Le projet s’inscrit dans une dynamique nationale qui place la logistique au cœur du développement économique.
En effet, le gouvernement togolais, engagé dans une stratégie de transformation du pays en hub sous-régional, a déjà lancé plusieurs initiatives structurantes. Parmi elles, des projets d’amélioration du réseau routier, la modernisation des infrastructures portuaires et l’extension de l’aéroport international de Lomé.
La mission du CILT, qui consiste à valoriser les métiers de la logistique, du transport et de la chaîne d’approvisionnement, converge avec les ambitions togolaises, indique-t-on. En s’implantant au Togo, le CILT entend contribuer à cette dynamique, en apportant son expertise et son réseau international au service du développement du secteur.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Lancement de WILAT-Togo, une association dédiée aux femmes dans les transports et logistique
L'Université de Lomé est désormais dotée d’un pôle d’innovation et de technologie inauguré ce vendredi 28 février 2025 par le ministre togolais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba, et la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Togo, Binta Sanneh. Baptisé UniPod-Togo, cet espace, financé à hauteur de plus de 1 milliard FCFA par l’initiative Timbuktoo du PNUD, devient le quatorzième du genre en Afrique.
Concrètement, UniPod-Togo est un cadre de créativité et d’entrepreneuriat qui permet aux jeunes talents de développer leurs projets et de transformer leurs idées en initiatives concrètes. Il ambitionne de fournir aux étudiants et aux entrepreneurs togolais, un écosystème de soutien intégrant mentorat, formations, financements et opportunités de réseautage.
D'un coût total de 1,6 M de dollars, l'UNIPOD de Lomé est mis en place par le @pnudfr en partenariat avec @UniveLomeTg. Il fait partie de l’initiative @timbuktooafrica du bureau @UNDPAfrica, regroupant une vingtaine d’espaces d’innovations et de hubs sur le continent africain. pic.twitter.com/VfKZ7IjP6r
— Pnud Togo (@PnudTogo) July 25, 2024
Installé en plein cœur de l’Université de Lomé, UniPod s’étend sur une superficie de 1 200 mètres carrés et comprend huit laboratoires, trois espaces dédiés, un amphithéâtre et un bureau de transfert de technologie. Il se veut un dispositif conçu pour accompagner la dynamique d’innovation dans un contexte où les défis économiques et technologiques imposent des solutions adaptées aux réalités locales et aux ambitions nationales, indique-t-on.
« Dans un monde en constante évolution, l’innovation demeure la clé pour relever les défis mondiaux et nationaux et le Togo, en particulier, avec une jeunesse dynamique, entreprenante, ne doit pas être en reste », a souligné Binta Sanneh.
Pour le ministre togolais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba, ce projet est en cohérence avec l’ambition gouvernementale de faire de l’enseignement supérieur, un moteur d’innovation et un catalyseur de développement. UniPod-Togo est ainsi un levier pour stimuler l’entrepreneuriat et favoriser l’émergence de startups susceptibles de transformer le paysage économique local.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
La BOAD dote l’Université de Lomé d’un centre de documentation
Au Togo, le gouvernement prépare une nouvelle Politique Nationale de l’Industrie (PNI). Ce cadre stratégique, élaboré sous l’égide du Ministère de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, en collaboration avec le Ministère du Plan et le Tony Blair Institute for Global Change, a pour objectif de dynamiser la production manufacturière et de renforcer la contribution de l’industrie au PIB national.
Alignée sur les orientations de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, la PNI ambitionne d'ici à 2040 d'accélérer la transformation des matières premières locales, d’accroître la part des exportations industrielles et de réduire significativement le chômage.
Pour y parvenir, deux axes majeurs ont été définis : le développement de pôles de compétitivité et l’amélioration des facteurs transversaux de la compétitivité industrielle.

Un atelier organisé hier, jeudi 27 février 2025 à Lomé, a permis d’ajuster ce document stratégique en intégrant des recommandations sur l’innovation, l’énergie, l’environnement et l’emploi décent. Ceci devrait ouvrir la voie à un lancement imminent de cette politique.
Une stratégie quinquennale assortie d’un plan d’actions assurera son déploiement, selon le ministère de tutelle.
Au Togo, les Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) se dotent d’un Livre blanc qui met en lumière les défis auxquels elles sont confrontées et propose des solutions pour renforcer leur contribution à l’économie nationale. Le document a été présenté le jeudi 27 février 2025 à Lomé au ministre du commerce, Kayi Mivedor-Sambiani.
Ce livre est le fruit de consultations approfondies menées avec les acteurs du secteur privé et du secteur public. Il est constitué de recommandations portant sur des aspects clés tels que la gouvernance, l’accès à l’information, la fiscalité, la modernisation du secteur agricole ou encore la sécurité sociale. Celles-ci devraient contribuer à créer un environnement plus favorable au développement de ces entreprises, qui représentent plus de 80 % du tissu économique du pays.
Selon Vignon Aboki, président du Groupement togolais des petites et moyennes industries, le document va orienter les actions du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des TPME elles-mêmes. Le ministre du commerce, en recevant le document, a salué cette démarche et assuré que l’exécutif prendra en compte ces propositions pour intensifier son appui au secteur.
Ce Livre blanc a été élaboré avec le soutien de la GIZ, à travers le Programme d’amélioration de la compétitivité du secteur privé au Togo, dans l’optique de favoriser la croissance et la structuration de ces entreprises.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : lancement d’un nouveau mécanisme à 28 milliards FCFA pour financer les entrepreneurs
Au Togo, les mesures de sécurité restent de mise dans la région des Savanes, toujours soumise à un état d’urgence sécuritaire. C’est ce qu’a rappelé le gouverneur de la région, Affoh Atcha-Dedji, qui, dans une note aux préfets et maires, a réitéré mercredi 26 février, l’importance du respect strict des mesures de sécurité en vigueur dans la région.
En effet, en dépit de la prorogation de l’état d’urgence sécuritaire par l’Assemblée nationale en mars 2024 pour une période de douze mois, un « relâchement » dans l’application des mesures a été observé, relève-t-il. Affoh Atcha-Dedji a notamment insisté sur la nécessité pour les citoyens de respecter scrupuleusement ces mesures, sous peine de sanctions. Parmi les mesures rappelées figurent l’interdiction des célébrations de mariages, des veillées funèbres et des prières dans les lieux de culte après 20 heures, ainsi que la restriction des appels de muezzins aux grandes mosquées de quartier.
Rappelons que la région des Savanes reste confrontée à des défis sécuritaires depuis plusieurs années, avec des incursions djihadistes sporadiques à sa frontière avec le Burkina Faso et la bande sahélienne.
Pour le gouvernement, cette localité reste un point focal des efforts de stabilisation et de lutte contre l’extrémisme violent, ainsi que de soutien aux populations vulnérables.
Le Togo a reçu mercredi 26 février 2030, un important lot de matériel de la part de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), d’une valeur de 160 millions de FCFA, visant à renforcer la surveillance épidémiologique et à prévenir les maladies animales et zoonotiques.
Ce don, composé d’un véhicule pick-up, de motos tout-terrain, d’équipements informatiques et de vaccins, a été officiellement remis lors d’une cérémonie présidée par le ministre d’État, ministre des Ressources animales et de la Réglementation de la transhumance, Yark Damehane.
Selon Oyetunde Djiwa, chargé du programme de la FAO au Togo, cette initiative s’inscrit dans l’approche « Une Seule Santé », qui intègre la santé humaine, animale et environnementale.
« Les épidémies comme Ebola sont souvent issues de zoonoses, des maladies transmises des animaux sauvages aux humains. L’objectif est de mieux préparer le Togo à faire face à ces crises sanitaires », a-t-il expliqué.
Dans ce contexte, la FAO se concentre sur la santé animale et les écosystèmes, tandis que des partenaires comme l’UNICEF et l’OMS prennent en charge la santé humaine.
Le ministre Yark Damehane a exprimé sa gratitude pour ce soutien, qualifiant le don d’« avancée majeure pour la protection du cheptel et la sécurité alimentaire ». Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à utiliser efficacement ces équipements pour maximiser leur impact, en collaboration avec les secteurs de la santé et de l’environnement.
Le Lac Togo dispose désormais d’un cadre stratégique pour faire face aux effets du changement climatique. Un document servant de plan stratégique validé le mercredi 26 février 2025 à Aného, propose une série de mesures visant à adapter le système lagunaire aux bouleversements climatiques, avec un budget estimé à 305,1 milliards FCFA.
Les actions prévues reposent sur plusieurs axes, dont la gestion durable des ressources en eau et en biodiversité, la restauration des écosystèmes dégradés et la mise en place de dispositifs de surveillance et de réponse rapide en cas d’événements extrêmes. Son déploiement s’étale sur trois horizons : 2030, 2040 et 2050.
Selon Kotchadjo Kossi, spécialiste en sauvegarde environnementale à la FAO, les actions prévues devraient être menées de façon concertée avec les riverains. « Au regard des impacts négatifs du changement climatique sur les communautés riveraines du Lac Togo, il est important de mettre en œuvre des actions concertées pour protéger le système lagunaire et assurer la durabilité des activités », a souligné le spécialiste.
Ce projet s’inscrit dans le cadre « Renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières du Togo » (R4C-TOGO), soutenu financièrement par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) et le FEM (Fonds pour l’environnement mondial).
Esaïe Edoh
Lire aussi:
WACA ResIP : au Togo, le point sur le projet de curage du chenal de Gbaga