Togo First

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L’économie togolaise affiche des indicateurs au vert en ce début d’année 2025. Selon le dernier Bulletin Mensuel des Statistiques, la production industrielle reste robuste, les services et le commerce poursuivent leur progression, et l’inflation demeure maîtrisée. Mais derrière ces chiffres encourageants, quelques signaux laissent entrevoir la nécessité d’un pilotage fin des politiques économiques dans les mois à venir.

Un moteur industriel qui tourne bien

Le secteur industriel togolais continue d’afficher une belle dynamique. +10,5% en janvier 2025 pour l’indice de la production industrielle, après +11,0% en décembre 2024. Pas de quoi crier au ralentissement, mais une légère inflexion qui rappelle que la croissance doit être consolidée. Le dynamisme industriel pourrait, dans les prochaines années, être davantage porté par la PIA, qui continue d'attirer de nouveaux investissements et de renforcer l’industrialisation locale, notamment dans la transformation des matières premières agricoles.

Même tendance dans les services marchands, où le chiffre d’affaires a progressé de +3,4% en janvier. Certes, c’est moins que les +5,0% du mois précédent, mais la tendance reste positive. Côté commerce, le même phénomène : +1,2%, après +4,8% en décembre. Un ajustement post-fêtes de fin d’année ou un signal à surveiller ?

Inflation sous contrôle, confiance des entreprises intacte

Sur le front des prix, pas de tempête à l’horizon. Avec une inflation annuelle de 2,5%, le Togo reste dans la cible de 1% à 3% fixée par la BCEAO. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus large de stabilisation des prix après la flambée des années précédentes : l’inflation, qui avait atteint 7,6% en 2022, a progressivement ralenti à 3,3% en 2024 et devrait s’établir à 2,3% en 2025, selon les projections des institutions financières. Un équilibre en partie lié à la baisse des prix de certains produits alimentaires importés comme le riz (-13,8%) et le sucre (-14,1%). En revanche, l’huile (+43,3%) et le lait (+26,8%) poursuivent leur flambée, un sujet qui pourrait devenir sensible pour le pouvoir d’achat.

Du côté des entreprises, le climat des affaires reste stable. L’indice est figé à 100,7, signe que les acteurs économiques ne sont ni euphoriques ni inquiets. Pour le gouvernement, c’est un signal positif, mais aussi un appel à ne pas relâcher les efforts.

Les chefs d’entreprise, eux, restent confiants en ce début d’année. L’indice du climat des affaires se maintient à 100,7, un niveau stable qui traduit un environnement économique favorable et un secteur privé qui continue d’investir et d’embaucher, malgré les contraintes conjoncturelles.

Des perspectives économiques prometteuses

Les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI) tablent sur une croissance économique de 5,3% en 2025, un niveau qui, bien que légèrement inférieur aux 5,6% enregistrés en 2023, reste solide. Cette dynamique devrait être soutenue par les investissements publics dans les infrastructures, l’essor du secteur industriel et une politique budgétaire plus rigoureuse.

Toutefois, la nécessité d’un pilotage économique prudent demeure, alors que le pays doit jongler entre maintien de la croissance, contrôle de l’inflation et gestion de la dette publique.

Fiacre E. Kakpo

L’Agence Togo Digital (ATD) va former des entrepreneurs du nord du Togo le mois prochain, dans le cadre de ses interventions en faveur de la digitalisation des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME) au Togo.

En effet, après plusieurs sessions de formation à travers le pays, la nouvelle étape se tiendra du 8 au 11 avril 2025 à Dapaong.

À Kara où la dernière session s’est achevée en février, 20 entreprises, dont 11 dirigées par des femmes, ont bénéficié du programme Tech Immersion Plus (TIP), indique-t-on du côté de la coopération allemande, qui soutient l’initiative. Il s’agissait pour ces opérateurs économiques d’intégrer des outils numériques stratégiques pour optimiser leur gestion et renforcer leur présence en ligne.

La session a permis notamment aux bénéficiaires d’acquérir des compétences sur le Business Model Canvas, la gestion comptable digitale et le marketing en ligne.

L’impact est concret, selon les participants. Ainsi, « des solutions comme WhatsApp Business et Odoo transforment la gestion quotidienne de mon entreprise », indique Kpiki Kadabi, fondatrice d’Agro Horeb, et participante à Kara.

Notons que ces formations s’inscrivent dans le cadre du projet ProDigiT, cofinancé par l’Allemagne, le Luxembourg et l’Union européenne. À ce jour, plus de 120 entrepreneurs ont été formés.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’Assemblée nationale togolaise a adopté le vendredi 7 mars 2025 les lois de règlement des exercices budgétaires 2020 et 2021, un passage obligé pour s’assurer de la transparence et de la bonne gouvernance des finances publiques. L’approbation permet de dresser un bilan détaillé de l’exécution budgétaire sur ces deux années.

Une mobilisation de recettes en hausse et des dépenses maîtrisées

Il ressort des notes du Parlement qu’en 2020, les ressources perçues par le Trésor public ont atteint 1612,6 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 96,2 % par rapport aux prévisions de 1676,8 milliards FCFA. À l’opposé, les dépenses engagées étaient de 1509,9 milliards FCFA, générant un excédent de 102,8 milliards FCFA pour cet exercice budgétaire, du fait notamment de dépenses effectives inférieures aux prévisions.

En 2021, les recettes ont progressé à 1641,2 milliards FCFA, pour un taux d’exécution de 96,4 %. Les charges exécutées se sont, pour leur part, élevées à 1613,9 milliards FCFA, contre une prévision de 1702,9 milliards FCFA, ce qui représente un excédent de 27,3 milliards FCFA.

Sur les deux années, l’excédent consolidé est ainsi de 129 milliards FCFA.

Selon Pacôme Adjourouvi, ministre des Droits de l’homme et de la Formation à la citoyenneté, présent lors des travaux parlementaires, ces résultats traduisent la rigueur dans la gestion des finances publiques et la volonté du gouvernement de renforcer la transparence budgétaire.

Il faut rappeler que ces deux années correspondent aux temps forts de la Covid-19, marquées par une contraction des activités économiques et de nombreuses mobilisations budgétaires pour faire face aux effets économiques et sociaux de la pandémie, au niveau national comme international.

Ayi Renaud Dossavi

Le secteur minier au Togo reste insuffisamment développé par rapport à tout le potentiel qu’il dégage. En 2022, il représentait 1,15 % du produit intérieur brut et 17,5 % des exportations totales du pays. Malgré son poids relativement faible dans l’économie nationale, il constitue une source importante de revenus pour l’État à travers les taxes et redevances perçues. L’exploitation repose principalement sur le phosphate, le clinker et le calcaire, mais d’autres ressources comme le manganèse, le fer, l’or et la chromite offrent des perspectives intéressantes pour l’avenir.

Quelques chiffres

Le phosphate demeure la ressource minière la plus exploitée au Togo. En 2022, 1.782.665 tonnes de phosphate ont été exportées, générant des revenus de 157,6 milliards de FCFA. Principalement destiné à l’exportation, ce minerai fait l’objet d’un projet de transformation locale en partenariat avec l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) pour la production des engrais. Le clinker, essentiel à la fabrication du ciment, est exploité par SCANTOGO et WACEM. 715.928 tonnes ont été exportées en 2022, générant 29,4 milliards de FCFA. Quant au calcaire, exploité par TOGO CARRIÈRE, il a été exporté à hauteur de 140.000 tonnes, pour une valeur de 2,57 milliards de FCFA.

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En dehors des ressources traditionnellement exploitées, le Togo dispose de gisements qui restent sous-exploités. Le manganèse, avec une réserve estimée à 13,97 millions de tonnes à Nayega, est au centre d’un partenariat du Togo avec la société britannique Keras Resources. En 2023, la gestion du projet a été confiée à la Société Togolaise de Manganèse (STM), créée par l’État togolais pour assurer l’exploitation et la valorisation de cette ressource. Le fer, la chromite et l’or sont également présents sur le territoire, mais leur exploitation se fait de manière artisanale et à petite échelle. L’exploitation artisanale de l’or représente une activité significative au Togo, notamment dans les régions des Plateaux, de la Kara et Centrale où elle emploie principalement femmes et enfants. Cependant, ce secteur souffre d’un manque de structuration et de statistiques fiables. Une partie importante des exportations d’or, estimées entre 10 et 25 tonnes par an, échappe à tout contrôle officiel en raison de la contrebande transfrontalière. En 2013, l’or représentait 24 % des exportations minières du pays, bien que le Togo n’en soit pas un grand producteur. Cette situation souligne la nécessité de mieux structurer le secteur afin d’assurer une traçabilité et une gestion durable des ressources, indiquent des experts. Le Togo dispose par ailleurs, de gisements de phosphate carboné qui font l’objet d’études pour une exploitation plus efficace.

Contribution économique du secteur

D’après le rapport ITIE 2022, les entreprises minières ont versé au total, 19 milliards de FCFA à l’État, dont 94,18 % (17,8 milliards FCFA) issus des mines et carrières. Les revenus budgétaires du secteur extractif se sont élevés à 15 milliards de FCFA, répartis entre recettes fiscales (86,73 %) et recettes non fiscales (13,27 %). La TVA constitue la principale source de revenus (29,3 %), suivie des droits et taxes douaniers (23,1 %) et de l’impôt sur les sociétés (13,9 %). Le rapport souligne l’engagement du Togo dans la lutte contre la corruption et l'amélioration de la gouvernance.

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Cependant, des défis subsistent en matière de transparence et de traçabilité des revenus. Le rapport ITIE couvrant la période sous revue a révélé un écart de 685,46 millions de FCFA non rapproché dans les paiements déclarés par les sociétés extractives, soulignant la nécessité d’un suivi plus rigoureux des recettes minières et des redevances.  Des insuffisances persistent également dans la gestion de l’industrie du phosphate par la SNPT, notamment en matière de transparence. Les états financiers audités de la SNPT ne sont pas publiés systématiquement, empêchant une surveillance rigoureuse de ses relations financières avec l’État, a relevé le rapport.

La perception des activités minières par les riverains des zones extractives

Si plusieurs années auparavant, l’extraction minière a été à l’origine de tensions palpables entre sociétés minières et riverains, en cause, des accusations de dégradation du sous-sol, sans contrepartie sensible ni prise en compte suffisante des préoccupations environnementales des seconds, la situation semble depuis quelques mois, avoir sensiblement évolué.

Selon une enquête menée par Afrobaromètre et publiée en 2024, les Togolais vivant dans les zones minières sont généralement moins critiques envers l'extraction des ressources naturelles. Bien que la majorité des citoyens (86 %) souhaite une réglementation gouvernementale plus stricte dans le secteur extractif, ils estiment également que les avantages de l'exploitation minière surpassent les inconvénients, tels que la pollution. De plus, 67 % pensent que les citoyens ordinaires ont leur mot à dire dans les décisions liées à l'exploitation des ressources naturelles, et 60 % estiment que leur communauté reçoit une part équitable des revenus générés.

Cependant, il est important de noter que l'exploitation des ressources naturelles n'apporte pas nécessairement plus d'infrastructures ou de services aux communautés riveraines.

Les défis du secteur minier togolais

L’un des principaux défis du secteur minier réside dans la valorisation locale des ressources. Actuellement, la majorité des matières premières sont exportées sous forme brute, réduisant ainsi les recettes pour l’économie nationale. Des initiatives sont mises en place pour développer la transformation locale des ressources et maximiser leur impact économique. Parmi elles, le partenariat avec l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) pour valoriser le phosphate par la production d’engrais sur place. En outre, des efforts sont déployés pour renforcer la production de ciment, en s’appuyant sur l’exploitation du clinker et du calcaire, afin de réduire la dépendance aux importations et d’accroître la valeur ajoutée du secteur minier.

Un autre défi majeur concerne la réorganisation du secteur pour professionnaliser l’exploitation des ressources, notamment l’or et les autres minerais. De fait, une bonne part des ressources générées par ces exploitations artisanales et à petite échelle échapperait au contrôle de l’Etat, créant du coup, un manque à gagner pour la caisse de l’Etat. La mise en place de mécanismes de régulation et de suivi plus stricts permettrait de mieux encadrer l'extraction.

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D’un point de vue environnemental, l’exploitation minière soulève des préoccupations. L’application de la taxe écologique, prévue depuis 2008 mais toujours inopérante, reste un enjeu majeur pour limiter l’impact des activités extractives. Par ailleurs, les autorités cherchent à renforcer les obligations des entreprises minières en matière de publication de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et de gestion des déchets.

Conscient de ces enjeux, le gouvernement a lancé plusieurs réformes pour améliorer la gouvernance du secteur minier. Entre autres, l’instauration d’un cadastre minier numérique vise à assurer une meilleure gestion des permis d’exploitation et à consolider la transparence.

Dans cette dynamique, le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) a été mis en œuvre de 2016 à 2021, avec un financement de 15 millions de dollars US accordé par la Banque mondiale. Ce projet visait à renforcer les capacités institutionnelles, à améliorer la traçabilité des paiements du secteur extractif et à favoriser une gestion plus efficace des ressources minières. Parmi ses principaux acquis, la mise en place d’un Système d’administration des titres miniers et de gestion de l’information (SATMGI), l’élaboration d’un guide sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) minières, ainsi que la sensibilisation des autorités locales et des acteurs du secteur aux bonnes pratiques de gouvernance et de durabilité environnementale. Le projet a également contribué à renforcer le dialogue entre les sociétés minières et les communautés riveraines, notamment à travers l’implication des autorités locales dans la gestion des conflits miniers.

En optimisant la transformation locale de ses ressources minières, avec en toile de fond une meilleure gouvernance et une exploitation plus respectueuse de l’environnement, le Togo devrait relever le défi de faire de son secteur minier, l’un des plus performants, au service de son développement.

Le vendredi 7 mars 2025, l'Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a lancé la cinquième édition de son Livre Blanc, un document qui fait le point sur l’économie togolaise et propose des solutions pour renforcer sa compétitivité. 

Ce lancement, qui intervient dans un contexte mondial en mutation, met l'accent sur trois piliers essentiels : l'innovation, l’investissement et les politiques publiques. 

« Nous avons choisi comme thème spécial cette année l’innovation, l’investissement et la politique publique, car ces trois éléments sont essentiels pour réinventer notre développement et notre force économique. », selon Jonas Daou, président de l’AGET.

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Le Livre Blanc 2024, fruit d'une collaboration entre les secteurs privé et public, propose des solutions concrètes pour relever les défis économiques actuels. Il analyse 22 secteurs clés, avec 181 recommandations structurées autour de quatre axes stratégiques : modernisation des infrastructures, inclusion sociale, compétitivité des entreprises et renforcement de l’attractivité du Togo. 

En particulier, le document met en lumière des problématiques récurrentes, telles que le foncier et les coûts de l’énergie, tout en suggérant des réformes fiscales pour améliorer le climat des affaires.

Un des points d'innovation majeurs est l'introduction d’un chapitre sur l’intelligence économique. Selon Daou, il s’agit de faire du Togo un “Etat stratège”, dans sa vision de renforcer sa position sous-régionale, en optimisant l'utilisation des atouts nationaux. 

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Le gouvernement, représenté par la ministre du Commerce, Rose Kayi Mivedor, a salué cette initiative, et souligné son rôle dans la construction d'une économie plus dynamique.

 « Je tiens à saluer cette belle initiative qui est aujourd’hui devenue une tradition qui témoigne de la vitalité du dialogue public-privé et de l’engagement constant du secteur privé de continuer à jouer, aux côtés des pouvoirs publics, un rôle déterminant dans la construction d’une économie dynamique, résiliente et compétitive dans notre pays », a-t-elle indiqué.

L’AGET, avec ses 89 membres, représente un chiffre d'affaires de 1456,42 milliards FCFA, et se compose des acteurs allant des grandes banques au BTP, en passant par des acteurs du secteur de l’énergie. 

Ayi Renaud Dossavi

La start-up togolaise Kaba Delivery, active sur le marché depuis 2018 et spécialisée dans les services de livraison au dernier kilomètre, a franchi une nouvelle étape de son développement. Elle vient d’annoncer l'extension de ses activités au Bénin, ce qui marque un tournant dans son objectif de couvrir davantage de pays d'Afrique de l'Ouest. 

Désormais, Togolais et Béninois pourront bénéficier d'un service de livraison transfrontalier, facilitant l'expédition de colis entre les deux pays. Concrètement, via cette extension, la Startup offre aux particuliers ainsi qu'aux commerçants un gain de temps substantiel en matière de logistique en assurant l’acheminement des marchandises rapidement, que ce soit pour des envois personnels ou des livraisons professionnelles. 

Cette initiative s’inscrit dans une logique de renforcement des liens économiques et commerciaux entre les deux pays, en répondant à une demande croissante de solutions de transport fiables et accessibles, assure-t-on.

Fondée par Ruphin Tiou Tagba Aliti, la start-up a réussi à se faire une place sur le marché togolais, en établissant des partenariats avec plus de 200 restaurants, qui offrent une variété de plats, allant des spécialités africaines aux mets internationaux. 

Outre la nourriture, la jeune pousse propose la livraison d’autres colis. Ce large éventail d'options permet à l’entreprise de toucher une clientèle diversifiée, soucieuse de la qualité et de la variété des plats proposés.

Avec son implantation au Bénin, Kaba Delivery entend renforcer sa position sur le marché de la logistique en Afrique de l'Ouest. La start-up envisage également de lever des fonds pour soutenir sa croissance et poursuivre son expansion vers d’autres pays de la région avec la Côte d’Ivoire comme prochaine destination.

Esaïe Edoh

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La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé de maintenir son principal taux directeur auquel elle prête aux banques commerciales, à 3,50 %, ainsi que le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 5,50 %. L’annonce a été faite à l’issue de sa réunion du mercredi 5 mars 2025. Les taux actuels sont en place depuis le 16 décembre 2023, alors que la priorité était de faire redescendre l’inflation au sein de l’Union.

Selon l’organe d’émission sous-régional, sa décision s’appuie sur une analyse de la dynamique économique et des perspectives d’inflation dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).

Une croissance qui reste soutenue

L’un dans l’autre, indique-t-on, l’activité économique de l’UEMOA affiche une croissance robuste, avec une progression du PIB de 7,0 % au quatrième trimestre 2024, après 5,8 % au trimestre précédent. Pour cette année 2025, la BCEAO prévoit une croissance de 6,3 %, portée par les secteurs extractifs, manufacturier et agricole. Dans la foulée, on compte sur un financement bancaire plus dynamique, avec une augmentation de 6,3 % des crédits au secteur privé, en glissement annuel à fin décembre 2024, et une prévision de 8,6 % pour 2025.

L’inflation en baisse… et sous surveillance 

L’inflation a reculé à 2,9 % au quatrième trimestre 2024, contre 4,1 % précédemment, grâce à la baisse des prix des produits alimentaires et énergétiques importés. Pour 2025, la BCEAO, optimiste mais prudente, table sur une inflation moyenne de 2,7 %. Ceci étant, on reste vigilant face aux risques liés aux tensions géopolitiques, aux incertitudes climatiques et aux défis sécuritaires dans la sous-région.

Ainsi, "la situation extérieure de l’Union s’est améliorée sur la récente période en relation avec la hausse des prix des produits exportés, les ventes d’hydrocarbures à l’étranger et la mobilisation des ressources extérieures par les États membres.", selon les équipes de Jean-Claude Kassi BROU. 

Pour les prochains mois, "le Comité de Politique Monétaire continuera de suivre l’évolution de l’inflation ainsi que de la situation économique, financière et monétaire" et prendra "les mesures idoines pour assurer la stabilité monétaire et financière de l’Union", ajoute-t-on.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le gouvernement affine sa stratégie de gestion des risques en cas d’inondations, pour répondre aux défis devenus récurrents dans le Grand Lomé.

Une réunion de haut niveau organisée en ce sens cette semaine entre le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé et l’ensemble des acteurs impliqués, visait à faire le bilan des actions menées en 2024 et planifier celles de 2025.

Un budget de 1,7 milliard FCFA pour le Plan de Préparation et de Réponse 2024

En 2024, le Plan de Préparation et de Réponse (PPR) aux inondations a mobilisé 50 millions FCFA de fonds gouvernementaux, complétés par 1,69 milliard FCFA d’appui extérieur. Sur 38 actions prévues, 37 ont été mises en œuvre, incluant l’évaluation des sites d’accueil des sinistrés, l’acquisition de matériel de pompage, la sensibilisation des populations via les médias et des campagnes locales, ainsi que la maintenance des infrastructures d’évacuation des eaux.

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Des mesures préventives pour 2025

Pour la nouvelle année 2025, 26 nouvelles actions sont inscrites, avec un accent sur l’assainissement urbain, l’amélioration des équipements de drainage et l’intensification des campagnes de sensibilisation.

L’exécutif prévoit également de mettre en place un comité de suivi pour garantir une coordination efficace.

Au-delà des efforts gouvernementaux, le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’un engagement citoyen pour minimiser les impacts des inondations.

Notons que le Togo devrait obtenir également un appui de 17 milliards FCFA du Fonds Vert pour le Climat via la BOAD, pour faire face aux inondations.

Ayi Renaud Dossavi

La filiale togolaise du groupe Africa Global Logistics (AGL), anciennement Bolloré Transport & Logistics, vient de renforcer son parc avec l’acquisition de dix nouveaux tracteurs Terberg. Les équipements, réceptionnés cette semaine, s’inscrivent dans une démarche visant à améliorer la performance du port de Lomé, qui ambitionne de se positionner comme une plateforme portuaire de référence en Afrique de l’Ouest.

Ces tracteurs, conçus pour la manutention des remorques et des conteneurs, offrent une solution optimisée pour le déplacement des charges sur de courtes distances. Ainsi, leur déploiement-il devrait permettre à AGL-Togo d’offrir une meilleure fluidité des opérations de transport, en réduisant les délais et en augmentant l’efficacité par rapport aux camions traditionnels. 

Destinés à opérer sur le terminal de Lomé, ces véhicules spécialisés faciliteront l’organisation des flux de marchandises et renforceront la productivité des infrastructures portuaires, indique-t-on.

TWILe groupe, à travers un message publié sur le réseau social X, a relevé que ces équipements étant de dernière génération, constituent un atout majeur pour la gestion logistique du port, en contribuant à une coordination plus fluide entre les secteurs portuaire et industriel. 

Avec cette acquisition, AGL poursuit son engagement en faveur de l’innovation et de la modernisation de ses équipements, dans l’optique de renforcer la compétitivité du port de Lomé. Cette démarche s’aligne sur les ambitions des autorités togolaises, qui aspirent à faire du pays un hub logistique de premier plan en Afrique de l’Ouest. 

Esaïe Edoh 

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ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), qui développe des parcs industriels dans plusieurs pays africains, devrait injecter de nouveaux financements dans le développement de ses plateformes, notamment au Togo.

Ceci fait suite à un important appui financier de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), à hauteur de 450 millions $.

Sur cette nouvelle ligne de crédit, 300 millions $ seront consacrés au renforcement des parcs industriels opérationnels, dont la PIA au Togo, ainsi qu’au financement de nouveaux projets en République démocratique du Congo, au Kenya, au Tchad, au Nigeria et en Côte d’Ivoire. Les 150 millions $ restants serviront au développement d’un parc industriel au Malawi et au soutien des activités d’exportation agricole.

Cette enveloppe s’inscrit dans une initiative plus large de 800 millions de dollars visant à dynamiser l’industrialisation du continent, indique-t-on.

« Cette facilité de 450 millions de dollars US représente une avancée majeure dans le soutien aux efforts d’industrialisation de l’Afrique. Ce financement couvre les besoins critiques en fonds de roulement et en dépenses d'équipement dans divers pays, répondant aux divers besoins en matière de développement industriel. », selon Arvind Arora, Directeur de la Trésorerie d'ARISE IIP

Au Togo, la plateforme a été rejointe l’an dernier par plusieurs acteurs majeurs du transport maritime, notamment MSC (Italo-suisse), MAERSK (Danemark), CMA CGM (France), PIL (Singapour) et ONE (Japon).

Le site attire également une forte proportion d’acteurs régionaux et nationaux, qui représentent près de 60 % des opérateurs déjà implantés dans des secteurs comme le textile, l'agroalimentaire et la pharmacie.

Ayi Renaud Dossavi

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