Togo First

Togo First

Au Togo, les services digitalisés d’état civil de la commune Golfe 3, dans le Grand Lomé, sont désormais accessibles sur le portail officiel des démarches administratives. L’annonce a été faite récemment par les autorités locales, qui poursuivent depuis plusieurs années une transformation numérique destinée à moderniser la gestion communale et à améliorer l’accès aux services pour les citoyens.

De façon précise, les habitants peuvent effectuer en ligne leurs demandes d’extraits et de copies intégrales d’actes d’état civil, qu’il s’agisse de naissances, de mariages ou de décès. Cette initiative intervient suite à la mise en ligne, en novembre 2024, de ces services sur le site de la mairie, après l’introduction de la télédéclaration des naissances et des décès avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Pour la mairie de Golfe 3, cette dématérialisation constitue un levier de développement et de modernisation. « Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris par le gouvernement pour faciliter les démarches administratives », expliquent les autorités communales.

Cette initiative de la commune s’aligne sur l’objectif national de digitaliser 75 % des démarches administratives d’ici à 2025. L’administration locale dirigée par Kamal Adjayi entend optimiser ses services tout en renforçant leur accessibilité, dans un contexte où la digitalisation est perçue comme un levier essentiel de modernisation et d’efficacité.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : la Commune Golfe 3 annonce la digitalisation de plusieurs démarches administratives

Au Togo, le secteur de la santé a connu plusieurs transformations ces dernières années, marquées par des efforts en matière d’accès aux soins, de modernisation des infrastructures et de lutte contre les maladies endémiques. Ceci étant, les défis persistent, notamment en ce qui concerne la répartition des ressources humaines et financières, ainsi que la prise en charge des maladies non transmissibles.

Contexte démographique

Avec une population estimée à 8,1 millions d’habitants en 2022, le Togo connaît une croissance démographique annuelle de 2,3 %. Cette dynamique, couplée à une répartition inégale de la population entre zones rurales (57,1 %) et urbaines (42,9 %), pose des défis majeurs en termes de couverture sanitaire. Par exemple, la région du Grand Lomé concentre à elle seule 27 % de la population, tandis que les régions des Savanes et de la Kara, plus rurales, restent moins bien desservies.

Ressources humaines

Le système de santé togolais est structuré en trois niveaux : les régions sanitaires (6), les districts sanitaires (39) et les communes sanitaires (117). Le pays fait face à une pénurie de professionnels de santé, avec seulement 7 pour 10 000 habitants. En 2015, seulement 44 % des villages disposaient d'un accès aux services de santé préventifs fournis par un agent de santé communautaire. Cette situation souligne l'importance de renforcer les capacités du personnel de santé et d'améliorer la couverture sanitaire, en particulier dans les zones rurales.

En 2021, le pays comptait 1 320 formations sanitaires, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes et qui a progressé depuis, grâce à des investissements notables dans les infrastructures. Cependant, la répartition des ressources humaines reste inégale : 36 % des agents de santé publics sont concentrés dans le Grand Lomé, tandis que les régions rurales comme les Savanes ne disposent que de 10 % du personnel.

25685maritime

À la fin de l’année 2023, le Togo recensait près de 13 000 agents de santé dans le secteur public (12 945). Dans le détail, le Grand Lomé (les 13 communes que regroupent Lomé et ses alentours) concentrait à lui seul 36 % de cet effectif, avec 4 634 agents. Pour le reste, la région maritime compte 1 679 agents (13 %). Viennent ensuite les Plateaux avec 2 145 agents (17 %), la Kara avec 1 803 agents (13,9 %), la Centrale avec 1 379 agents (11 %) et les Savanes avec 1 305 agents (10 %).

Accès aux soins : des progrès

L’un des succès du pays ces dernières années est l’amélioration de l’accès aux soins de santé. En 2023, le taux d’accessibilité aux soins a atteint 90,7 %, contre 71 % en 2020. Une progression portée notamment par des initiatives comme le programme Wezou, lancé pour accompagner les femmes enceintes et les nouveau-nés. Entre 2021 et 2024, plus de 600 000 bénéficiaires ont été enregistrés, avec 3,2 millions de prestations réalisées, incluant des consultations prénatales et des accouchements assistés.

En parallèle, le gouvernement a investi dans les infrastructures sanitaires. Le projet Service de santé essentiels de qualité pour une couverture sanitaire universelle (SSEQCU) a permis la construction de 86 nouvelles formations sanitaires et la rénovation de 60 autres, pour un coût total de 40 milliards FCFA. Six hôpitaux mère-enfant ont également été construits dans les différentes régions, dont trois sont déjà opérationnels.

125685maritime

De même, en 2023, le Togo a inauguré Dogta-Lafiè, son premier hôpital de référence à Agoè-Nyivé. Cet établissement de 160 lits, doté d’un plateau technique avancé, renforce l’offre de soins et la couverture maladie universelle. Prévu pour accueillir 80 000 patients la première année, il a ouvert cette année une extension à Kara.

Lutte contre les maladies endémiques

Sur le plan épidémiologique, le pays d’Afrique de l’Ouest est encore confronté à plusieurs défis de taille. Le paludisme reste la première cause d’hospitalisation chez les enfants de moins de 5 ans, représentant 8,9 % des cas en 2021. Les changements climatiques, avec l’augmentation des températures et la modification des régimes pluviométriques, pourraient d’ailleurs aggraver la situation en favorisant la prolifération des moustiques.

En ce qui concerne le VIH/sida, sa prévalence a baissé, passant de 2,5 % en 2014 à 1,7 % en 2022. Cependant, comme dans d’autres domaines, des disparités persistent selon le sexe et la région. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes, et la prévalence varie de 0,3 % dans les Savanes à 3,4 % dans le Grand Lomé.

La tuberculose, quant à elle, reste également un problème de santé publique, avec 2 418 cas notifiés en 2021. Bien que l’incidence ait diminué, passant de 41 à 33 cas pour 100 000 habitants entre 2017 et 2021, la co-infection tuberculose-VIH reste préoccupante.

225685maritime

Dans le même temps, des succès notables sont à souligner. En 2022, le pays a été distingué par l'Organisation Mondiale de la Santé comme étant le premier pays au monde à avoir éliminé quatre maladies tropicales négligées : la filariose lymphatique, la trypanosomiase humaine africaine (THA), la dracunculose et le trachome. Depuis, il s’est donné pour ambition d’en éliminer quatre autres à l’horizon 2030 : l’onchocercose (cécité des rivières), la lèpre, le pian et la schistosomiase.

Les maladies non transmissibles

Les maladies non transmissibles (MNT) prennent une place de plus en plus importante dans le paysage sanitaire togolais. Les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers et les maladies respiratoires chroniques sont en hausse. Selon l’enquête STEPS de 2021, la prévalence de l’hypertension artérielle est passée de 19,6 % en 2010 à 27,4 % en 2021, tandis que celle du diabète a presque doublé, atteignant 4,9 %.

Les cancers constituent aussi un défi important. En 2020, le pays d’Afrique de l’Ouest a enregistré 5208 nouveaux cas, dont 3468 décès. Le cancer du sein est le plus fréquent, représentant 16,3 % des cas. Pour répondre à cette crise, le gouvernement a lancé en novembre 2024, la construction d’un centre national de traitement du cancer à Lomé, équipé de technologies de pointe.

Financer le système de santé

Le financement du secteur de la santé au Togo reste largement dépendant des partenaires techniques et financiers (PTF). Entre 2017 et 2021, 444,698 milliards FCFA ont été mobilisés, dont 40,72 % provenant des ressources propres de l’État. Bien que le budget alloué à la santé ait augmenté, passant de 28,464 milliards FCFA en 2017 à 40,471 milliards FCFA en 2021, il reste en deçà de l’objectif de 11 % du budget national fixé pour 2021. Selon la loi de finances 2025, le ministère de la Santé bénéficiera d'un budget global de 114 milliards FCFA cette année, en hausse de 3,6 % par rapport aux 110 milliards FCFA de 2024.

Pour ce qui est des partenaires extérieurs, en 2024, le Togo a reçu une subvention de 74 milliards FCFA du Fonds mondial pour lutter contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Innovations et perspectives

Au Togo, l’année 2024 a marqué un jalon important pour le secteur de la santé, avec plusieurs innovations, dont l’entrée en vigueur de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), présentée comme une avancée vers la couverture santé universelle. Le dispositif, mis en œuvre progressivement et non sans à-coups, vise à garantir l’accès aux soins pour tous les résidents, indépendamment de leur statut socio-économique.

Par ailleurs, le gouvernement a distribué des équipements médicaux à 160 hôpitaux, comprenant 7000 lits d’hospitalisation, du matériel de laboratoire et des ambulances médicalisées. Ces investissements, d’un montant de 15 milliards FCFA, visent à moderniser les infrastructures et à améliorer la qualité des soins.

Plans nationaux et perspectives d'avenir

Le Togo a élaboré plusieurs plans stratégiques pour améliorer son système de santé. Le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2017-2022 visait à renforcer le système de santé en mettant l'accent sur la qualité des services et l'accessibilité pour tous. Plus récemment, le PNDS 2023-2027 a été adopté, décrivant la situation sanitaire actuelle, les enjeux à relever et les orientations stratégiques pour les années à venir. Ces plans servent de cadre programmatique pour l'ensemble des interventions dans le secteur de la santé au Togo.

L’un dans l’autre, si le secteur de la santé au Togo a réalisé des progrès ces dernières années, un certain chemin reste à parcourir pour débloquer son plein potentiel et mieux servir ses populations. Les chantiers prioritaires concernent notamment la prise en charge des maladies non transmissibles, la répartition équitable des ressources humaines et financières, ainsi que l’adaptation aux impacts des changements climatiques.

Avec des initiatives comme l’AMU, le programme Wezou et la construction de nouvelles infrastructures, le pays essaie de relever ces défis. Cependant, la pérennité de ces avancées dépendra de sa capacité à mobiliser des ressources internes et à renforcer la gouvernance du système de santé. Un défi rendu entier dans un contexte de croissance démographique rapide, de transition épidémiologique et de durcissement de l’accès aux ressources extérieures, sur fond de protectionnisme et d’isolationnisme croissants au niveau mondial, y compris de la part de partenaires clés tels que les États-Unis. Lancé sur ces nombreux chantiers, le pays devra continuer à innover et à investir pour garantir une santé de qualité à tous ses citoyens.

Ayi Renaud Dossavi

 
 

La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a lancé ce jeudi à Lomé, une session de vulgarisation de deux documents stratégiques majeurs : la Vision prospective 2040 et le Plan stratégique 2025-2030, intitulé IMPACT 2030. Cette initiative s’inscrit dans une tournée sous-régionale qui se poursuivra jusqu’au 21 mars 2025 dans les États membres.

Pendant deux jours, des représentants des ministères, des acteurs de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers, se sont réunis pour échanger sur ces feuilles de route ambitieuses. Akou Mawussé Adétou Afidenyigba, directrice de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances du Togo, a souligné que « le plan IMPACT 2030 définit les grandes orientations de l’Union pour les prochaines années, avec 12 programmes structurants visant à renforcer la compétitivité, développer des filières porteuses de croissance et stimuler les investissements et partenariats publics-privés ».

1 akou

Dr Paul Koffi, Commissaire en charge du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Énergie et de l’Économie Numérique, a précisé que l’objectif est de faire de la Commission une « institution agile, locomotive de l’approfondissement de l’intégration et de la transformation structurelle des économies de l’UEMOA ». 

La Vision 2040, quant à elle, aspire à faire de l’UEMOA « un espace économique et monétaire durablement intégré, paisible et prospère, ouvert sur l’Afrique, avec une position stratégique consolidée dans le monde ».

Le plan stratégique cible trois écosystèmes clés : le secteur agro-industriel pour la souveraineté alimentaire, les industries légères et extractives pour soutenir l’emploi formel, et les services à valeur ajoutée pour stimuler l’innovation. 

1 ecosysteme

Structuré autour de cinq axes – développement d’écosystèmes de production, infrastructures économiques, développement humain, renforcement de l’intégration régionale et modernisation de la gouvernance institutionnelle –, ce plan vise à transformer durablement les économies de l’Union.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le chef d’État Faure Essozimna Gnassingbé a reçu hier, mercredi 26 février, l’Ambassadrice du Royaume-Uni, Harriet Thompson, pour des discussions centrées sur le renforcement de la coopération bilatérale. Les échanges ont porté sur les secteurs clés de l’économie, du commerce et des investissements, avec un intérêt marqué des entreprises britanniques pour le marché togolais.

« Nos entreprises sont désireuses de collaborer avec les acteurs locaux, d’investir et de développer des échanges commerciaux avec le Togo », a indiqué Mme Thompson.
Les deux parties ont également abordé la coopération en matière de défense et de sécurité, notamment dans la lutte contre le terrorisme et le partage d’expériences pour renforcer la stabilité régionale.

L’Ambassadrice a salué les efforts du Président Gnassingbé en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Notons qu’en 2024, une délégation d’investisseurs britanniques avait posé le pied au Togo dans le cadre d’une tournée visant à explorer les opportunités économiques dans le pays. À cet effet, ils ont pris connaissance des activités, notamment au niveau de la plateforme industrielle d’Adétikopé.

Le Togo renforce sa vigilance face à la menace de la maladie à virus Lassa, après la confirmation de plusieurs cas dans certains pays d’Afrique de l’Ouest. Cette situation, qui accroît le risque d’importation du virus, a conduit les autorités sanitaires à intensifier et recommander des mesures de prévention et de surveillance sur l’ensemble du territoire.

Concrètement, le Ministère de la santé et de l’hygiène publique a mis en place un dispositif qui inclut le renforcement de la surveillance épidémiologique dans les centres de santé, les communautés et aux points d’entrée du pays. Des dispositions sont également prises pour l’organisation de la prise en charge des cas suspects ou confirmés. Au même moment, des campagnes de sensibilisation sont menées afin d’informer la population sur les mesures de prévention et la conduite à tenir en cas de suspicion de la maladie.

Aussi, les autorités sanitaires recommandent à la population d’adopter des gestes de précaution, notamment le lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon, l’évitement de tout contact avec les liquides biologiques d’une personne suspecte, ainsi que la manipulation sécurisée des corps des personnes décédées de la maladie. Il est également conseillé d’éviter tout contact avec les rongeurs et de veiller à la bonne conservation des aliments. Selon le Ministère, un diagnostic précoce et une prise en charge rapide en centre de santé permettent d’augmenter les chances de guérison. 

Lire aussi:Togo : des mesures pour contenir la propagation de la méningite

Il convient de rappeler que la maladie à virus Lassa, classée parmi les fièvres virales hémorragiques, se transmet principalement à l’homme par contact avec l’urine ou les excréments de rongeurs infectés. Une transmission interhumaine est également possible à travers des contacts directs avec le sang, les sécrétions ou d’autres liquides biologiques des personnes infectées, ainsi que par des surfaces contaminées.

La maladie est caractérisée par des symptômes variés et non spécifiques, comme la fièvre, fatigue généralisée, céphalées, irritations de la gorge, douleurs musculaires, thoraciques ou abdominales, nausées, vomissements, diarrhée et parfois des saignements.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Lutte contre Mpox et autres pandémies: le Togo reçoit un appui de 11 milliards FCFA

Le Togo a enregistré des avancées notables dans la promotion de la jeune fille et l’autonomisation financière des femmes, une dynamique saluée par Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. C’était lors d’une rencontre avec le président togolais, Faure Gnassingbé, le mardi 25 février 2025 à Lomé. 

Selon Ousmane Diagana, les réalisations togolaises en matière d’autonomisation des femmes reposent sur une tradition bien ancrée, incarnée notamment par le rôle historique des Nana-Benz dans l’économie nationale.  « C’est un exemple que nous avons regardé de très près et que nous avons voulu valoriser et vulgariser davantage pour que les autres pays s’en imprègnent. Le plus important aussi et le plus significatif, c’est le rôle de ces femmes leaders aussi bien au niveau de l’administration publique qu’au niveau du secteur privé », a-t-il indiqué.

Ces progrès ont été déjà mis en lumière dans le rapport « Women, Business and Law 2024 » de la Banque mondiale, où le Togo a obtenu un score de 97,5 sur 100, se plaçant ainsi en tête des économies africaines en matière de promotion des droits des femmes. 

Cette reconnaissance vient couronner une décennie au cours de laquelle le Togo a mis en œuvre plusieurs initiatives visant à renforcer l’inclusion financière et l’autonomie économique des femmes. On note le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) lancé en 2024, l’un des dispositifs phares offrant des financements adaptés aux activités des femmes et des jeunes afin d’encourager leur autonomisation et leur participation active à la vie nationale.

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

L’appel du Togo à la Banque mondiale pour soutenir une nouvelle génération de “Nana-Benz”

Lomé accueille depuis le mardi 25 février 2025, une réunion régionale consacrée à l’état de l’environnement et du climat en Afrique de l’Ouest. Organisée sous l’égide de la CEDEAO, cette rencontre réunit des représentants des pays membres, des institutions régionales et internationales, ainsi que des spécialistes des questions environnementales. Durant trois jours, les participants vont poser un diagnostic précis des défis environnementaux qui affectent la région et définir une stratégie commune pour y faire face.

Pilotés par le Département des Affaires économiques et de l’Agriculture, en partenariat avec la Direction de l’Environnement et des Ressources naturelles de la Commission de la CEDEAO, les travaux doivent aboutir à la validation d’un rapport de synthèse. Celui-ci dresse un état des lieux de la situation climatique et environnementale en Afrique de l’Ouest, identifie les priorités d’action et formule des recommandations destinées à renforcer la résilience des populations face aux mutations climatiques.

Dans un contexte de pressions environnementales marqué par la désertification, l’érosion côtière et la hausse des températures, la CEDEAO cherche à structurer une coopération régionale plus efficace. Ainsi, la démarche vise à instaurer une coordination des initiatives pour intégrer pleinement les enjeux climatiques dans les stratégies de développement des États membres. 

La mise en œuvre des engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris sera également au cœur des discussions, à l’effet de les transformer en politiques publiques et en projets opérationnels. A cet effet, les débats s’articulent autour de plusieurs axes : le financement des politiques environnementales, l’adoption de pratiques agricoles et industrielles durables, la protection des écosystèmes fragiles et le renforcement des capacités institutionnelles des États en matière de gestion climatique. 

Les conclusions qui émergeront de cette réunion de Lomé seront déterminantes pour orienter les prochaines décisions en matière de politique environnementale au sein de la CEDEAO, indique-t-on. 

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

Rencontre régionale sur la Finance Climat à Lomé

La société Gozem, spécialisée dans les services numériques de VTC, vient de lever 30 millions de dollars (plus de 18,7 milliards FCFA) pour accélérer son expansion en Afrique francophone.

Ce financement, combinant equity et dette, est mené par SAS Shipping Agencies Services Sàrl, filiale de MSC Mediterranean Shipping Company SA, et Al Mada Ventures, deux investisseurs positionnés dans le développement des infrastructures de transport et de services financiers en Afrique.

Depuis son lancement en 2018 à Lomé, Gozem propose des services de mobilité, de livraison, de billetterie numérique et de financement. Avec cette nouvelle injection de capital, l’entreprise compte accélérer son expansion en Afrique de l’Ouest et Centrale, améliorer l’expérience des chauffeurs en facilitant l’accès à de nouveaux véhicules, et lancer Gozem Money, une banque digitale innovante.

Pour Diego Aponte, président de MSC Group, ce partenariat s’inscrit dans la volonté du groupe de développer des solutions innovantes pour la mobilité et la logistique en Afrique. De son côté, Omar Laalej, directeur général d’Al Mada Ventures, met en avant le modèle inclusif et fiable de Gozem, qui répond à la demande croissante en services numériques accessibles sur le continent.

"Nous sommes ravis d’accueillir MSC Group et Al Mada Ventures en tant qu’investisseurs stratégiques. Leur expertise en logistique et services financiers en Afrique sera un atout précieux pour accélérer le développement de notre Super App et notre expansion sur de nouveaux marchés. Avoir des leaders de cette envergure à nos côtés valide pleinement notre vision et nos ambitions.", déclarent Gregory Costamagna et Raphaël Dana, cofondateurs de Gozem.

Actuellement active au Togo, Bénin, Gabon et Cameroun, Gozem revendique plus d’un million d’utilisateurs et 30 millions de trajets réalisés depuis sa création.

Ayi Renaud Dossavi

Le groupe Rimon Hajjar Entreprises implanté au Togo depuis 2019, précisément au Port de Lomé, ambitionne d’accroître sa capacité de traitement du blé. Son directeur, Rimon Hajjar, a présenté cette perspective lors d’un entretien avec le ministre togolais de l’économie maritime, Richard Kangbeni, en fin de semaine dernière.

Cette entreprise basée au Burkina Faso, alors qu’elle exploite un terminal céréalier de 12 500 tonnes au port de Lomé et envisage d’y ajouter huit nouveaux silos, portant la capacité totale à 18 000 tonnes. Cet investissement, dont la valeur monétaire n’est pas encore dévoilée, devrait permettre à la société de traiter désormais un volume de 35 000 tonnes de blé en vrac par mois.

Ce projet d’extension du terminal, selon Rimon Hajjar, va répondre à la demande croissante de farine de blé dans la sous-région. Ainsi, l’augmentation des capacités de stockage et de traitement implique une mobilisation des infrastructures portuaires pour le convoiement du blé. 

Ceci devrait renforcer la position du port de Lomé dans la chaîne logistique du commerce. De fait, le ministre de l’économie maritime a réaffirmé l’appui du gouvernement pour assurer la concrétisation de cet investissement.

Notons que Rimon Hajjar Entreprises, entité de droit burkinabè, intervient dans trois secteurs majeurs : la boulangerie, l’industrie agroalimentaire et les hydrocarbures. 

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Le Groupe BUSHRANA, basé à Dubaï, ambitionne d’implanter une usine agroalimentaire sur la PIA

Lomé la capitale togolaise accueille depuis le 25 février 2024, la septième assemblée générale ordinaire de l’Association des Médiateurs des Pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (AMP-UEMOA). Cette rencontre, qui réunit des délégations venues de plusieurs pays de la sous-région, à savoir la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Mali, le Burkina Faso et le Togo, se déroule autour du thème : « La médiation institutionnelle aujourd’hui dans l’espace UEMOA ». 

Elle se veut un cadre de discussions sur le rôle des institutions de la médiation dans la promotion de la bonne gouvernance et la protection des citoyens. Dans cette logique, durant trois jours, les participants vont mener une réflexion approfondie sur les défis fonctionnels et existentiels auxquels ces institutions sont confrontées. 

L’objectif est de définir des actions permettant de renforcer leur efficacité et de consolider les acquis dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de gouvernance et de justice sociale. Cette rencontre constitue également une occasion pour les médiateurs de partager leurs expériences et d’identifier des synergies visant à améliorer leurs systèmes d’intervention et de fonctionnement.

Selon Awa Nana Daboya, présidente de l’AMP-UEMOA et médiatrice de la République togolaise, l’action des médiateurs dans la sous-région se révèle déjà positive. Pour elle, ces institutions jouent un rôle clé dans l’accompagnement des citoyens et de l’administration, en facilitant le dialogue et en prévenant les conflits. 

Les travaux de cette assemblée générale doivent aboutir à la définition des modalités de mise en œuvre de la stratégie de l’association. En marge des discussions thématiques, l’élection d’un nouveau bureau est prévue afin de coordonner les actions futures et d’assurer la continuité du travail engagé par l’AMP-UEMOA.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : le Médiateur de la République déclare ses biens et avoirs !

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.