Togo First

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La commune de Bas-Mono 1 a présenté son budget primitif 2025 aux populations en fin de semaine dernière, à Afagnan. Doté d’une enveloppe de 344,5 millions FCFA, ce budget connaît une hausse de 27,48 % par rapport à l’exercice précédent, portée par l’augmentation des dotations étatiques et l’instauration de nouvelles taxes communales.

Pour cet exercice, la commune prévoit d’investir dans plusieurs projets structurants, avec 63,5 % des ressources prévisionnelles consacrées aux investissements.

Ces investissements concernent notamment : le renforcement des infrastructures scolaires, avec la construction de nouvelles salles de classe et la réhabilitation d’établissements existants ; l’extension du réseau électrique sur 5,8 km, avec l’installation d’un éclairage public ; et l’acquisition d’équipements municipaux pour améliorer la gestion des services publics.

Pour Djogbessi Anani Victor, maire de la commune, ce budget répond aux exigences du ministère de l’Administration territoriale, en garantissant la transparence des recettes et une meilleure maîtrise des charges de fonctionnement. Ce dernier a encouragé les habitants à s’impliquer activement dans la mobilisation des ressources pour assurer l’atteinte des objectifs fixés.

Lomé accueille cette semaine, ce mardi 25 et le mercredi 26 février 2025, le Forum Régional de la Société Civile sur l’éducation des filles et l’autonomisation économique des femmes en Afrique de l’Ouest et du Centre.

La rencontre qui se tient à l’Hôtel 2 Février, est organisée par le Groupe de la Banque mondiale en partenariat avec la Fondation Brazzaville.

Ce forum vise à renforcer le rôle de la société civile dans la promotion de l’éducation et de l’autonomie financière des femmes, tout en identifiant les actions prioritaires à mettre en œuvre. Il s’agira également de créer un espace de réseautage et d’échange d’expériences, permettant aux OSC de discuter directement avec les responsables de la Banque mondiale sur des opportunités de collaboration.

Les efforts du Togo

Au Togo, cette rencontre intervient alors que le pays s’est engagé à renforcer davantage la place des femmes et des jeunes filles sur l’échiquier socio-économique, avec des avancées saluées par les partenaires internationaux.

« Il est aujourd’hui impossible de concevoir le développement de notre continent sans la gent féminine, parce qu’elle est majoritaire », déclarait récemment Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République togolaise et Gouverneur du Togo près la Banque mondiale, lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI en octobre 2024 à Washington.

Le pays affiche des performances notables en matière d’égalité des sexes. Selon le dernier rapport “Les Femmes, l’Entreprise et le Droit” de la Banque mondiale, le Togo a obtenu un score de 97,5 points, le plus élevé en Afrique subsaharienne.

Un séminaire parlementaire s’ouvre mardi 25 février 2025 à Lomé. Co-organisé par l'Assemblée nationale togolaise et l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), il sera consacré à l'accompagnement des élus dans l’élaboration et l’adoption de loi sur le climat, destinée à renforcer la résilience du pays face aux défis environnementaux.

Pendant ce séminaire de deux jours, les députés togolais auront l’occasion de se familiariser avec le corpus législatif international en la matière et d’échanger sur les meilleures pratiques en vigueur. Il s’agira également d’examiner les spécificités du projet de loi climat pour le pays.

Différents acteurs dont des parlementaires, des représentants ministériels, des experts et des membres de la société civile, interviendront au cours des débats. Parmi les thématiques qui seront abordées, figurent le rôle du législateur dans la gouvernance climatique, les défis de la loi climat au Togo et les mécanismes de financement de la politique climatique nationale.

Pour les autorités togolaises, l’adoption d’une loi climat apparaît comme un levier stratégique pour structurer la réponse nationale et faciliter l’accès aux financements internationaux dédiés au climat. L’issue de ces travaux pourrait marquer une étape décisive dans la mise en place d’un cadre législatif ambitieux en matière climatique au Togo.

Esaïe Edoh

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A la faveur de la soirée des distinctions organisée dans le cadre de la première édition du Gala de l’Excellence Portuaire à l’Hôtel Sarakawa vendredi 21 février 2024, plusieurs acteurs (personnes physiques ou morales) qui contribuent aux bonnes performances de la plateforme portuaire, logistique et maritime, grâce à leur excellence, innovation et leur dynamique de valorisation des talents, ont été célébrés.  

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Ce fut à l’initiative de Dino Dadzie, président du comité d’organisation de cet événement, en présence des autorités en charge du transport maritime ou de leurs représentants, entre autres. M. Kodjo-Kouma Ayivon, Directeur des affaires juridiques et du contentieux au ministère de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, représentant le ministre de tutelle a relevé l’importance de célébrer et distinguer les hommes et femmes qui contribuent par leur excellence et savoir-faire, à la bonne santé du secteur portuaire togolais.

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Intervenant, le promoteur de cet événement qui est à sa toute première édition, a salué le concours du ministère de l’économie maritime et témoigné sa reconnaissance au Directeur Général du Port Autonome de Lomé, le Contre-Amiral Kodjo Adegnon.

Les distinctions :

Prix du leadership portuaire : Le Port Autonome de Lomé pour son rôle dans la modernisation des infrastructures et l’optimisation des services portuaires.

Innovation numérique et digitale : La société Africa Consulting Leaders (ACL) pour ses avancées technologiques.

Protection de l’environnement marin et côtier : L’entreprise Zener pour son engagement envers la préservation des écosystèmes marins.

Responsabilité sociétale : CIMCO pour ses actions en faveur du développement durable.

A l’endroit des femmes du secteur maritime

Le Gala de l’Excellence Portuaire a également mis en lumière le rôle des femmes dans un domaine historiquement dominé par les hommes.

Espoir portuaire : Kéké Fafa, première femme capitaine au long cours, récompensée pour son parcours inspirant.

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Leadership féminin : Mme Dani Akakpo, Directrice Générale de TAAL et Navitogo, pour son influence dans le secteur maritime.

Légende féminine maritime : Mme Adanlete Lawson Akuele, pour sa carrière exemplaire.

Et des grandes entreprises et partenaires

Le Gala a permis de porter au pinacle, également des entreprises et partenaires qui jouent un rôle crucial dans l’industrie maritime et portuaire :

Alliance industrielle et maritime : Africa Global Logistics (AGL) pour son implication dans la synergie entre les secteurs portuaire et industriel.

Meilleure compagnie maritime au Togo : MSC comme leader du transport maritime.

Innovation et impact positif dans l’hinterland : Le Burkina Faso pour son rôle dans le développement des corridors logistiques régionaux.

Meilleurs importateurs en provenance du Burkina Faso : Les entreprises Kanis, Oubda, Socozif et Rimonajar distinguées pour leur dynamisme commercial.

Au Togo, une usine de production de kits de serviettes hygiéniques réutilisables devrait voir le jour à Sokodé prochainement. Le projet, porté par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a été présenté en fin de semaine dernière à la ministre de l’Action sociale, Kossiwa Zinsou-Klassou, par une délégation de l’organisation sous-régionale. 

L’initiative sera financée par l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), avec le soutien de partenaires institutionnels et privés, dans le cadre de la vision 2050 de la CEDEAO, qui met un accent particulier sur la question du genre.

Ce projet constitue une expérimentation pour l’organisation sous-régionale, qui envisage de le reproduire dans d’autres pays membres. « Nous allons essayer de mettre en œuvre cet important projet, qui sera un projet pilote au Togo », a déclaré Barros Bacar Banjai, représentant de la CEDEAO, à l’issue des discussions avec les autorités togolaises.

Plusieurs initiatives locales ont vu le jour sur le territoire togolais avant ce projet de l’institution communautaire. Celle de Elsa M’béna Ba, qui conçoit et commercialise des serviettes hygiéniques réutilisables depuis 2020 sous la marque Yannis-Lotiyé, par exemple. 

Au-delà de son impact social et sanitaire, l’ouverture de cette usine devrait contribuer au développement économique du pays, notamment par la création d’emplois locaux. Elle répond également à une préoccupation environnementale, les serviettes jetables étant responsables d’une quantité importante de déchets non biodégradables. 

Esaïe Edoh

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Le Togo impose désormais aux importateurs de poissons, viandes de volaille et leurs dérivés d’acquérir au moins 10 % de la quantité demandée en produits locaux avant d’obtenir une autorisation d’importation. Cette disposition a été officialisée par un arrêté du ministère des Ressources halieutiques et animales en date du 20 février 2025.

Selon le ministère, cette mesure vise à renforcer la production nationale en incitant les acteurs du secteur à privilégier les produits locaux avant de recourir aux importations. Elle s’inscrit dans une volonté plus large des autorités de consolider la sécurité alimentaire et de soutenir les producteurs locaux, tout en réduisant la dépendance aux marchés extérieurs.

L’initiative entend ainsi pallier les difficultés rencontrées par les producteurs togolais, dont les volumes de production restent insuffisants pour couvrir la demande nationale mais qui peinent paradoxalement à trouver preneurs sur le marché local. En obligeant les importateurs à intégrer une part de produits nationaux dans leurs transactions, le gouvernement espère dynamiser la production locale halieutique et celle avicole, tout en encourageant une meilleure structuration des filières concernées.

Une réglementation similaire avait déjà été introduite par le passé pour les importations de volailles, mais son application s’était révélée un énorme défi.

Esaïe Edoh

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Pour l’édition 2025 du Hadj, le coût du pèlerinage à La Mecque pour les fidèles togolais reste inchangé à 3,27 millions FCFA.
L’annonce a été faite par la Commission nationale du Hadj (CNH) lors du lancement officiel des préparatifs la semaine dernière, le 20 février à Lomé.

Malgré cette stabilité tarifaire, plusieurs améliorations sont prévues cette année. Désormais, l’achat de l’eau bénite “Zam Zam” est inclus dans le forfait, et les pèlerins bénéficieront d’un hébergement amélioré, avec des tentes de catégorie C en remplacement de la catégorie D, pour un meilleur confort. 

De plus, quatre cuisiniers ainsi que des condiments togolais seront envoyés pour garantir une meilleure qualité des repas sur place.

Enfin, indique-t-on, le nombre de jours après la fin des rites a été réduit, grâce à une optimisation logistique avec Ethiopian Airlines et Fly Nass.

À ce jour, 1800 candidats sont déjà inscrits sur les 2 425 attendus, avant la clôture des inscriptions fixée au mercredi 5 mars 2025.

Au Togo, la 4ᵉ édition de la Semaine de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage (ETFP) a été officiellement lancée le vendredi 21 février 2025, dans la ville de Kara.

L’événement, placé sous le thème : « La formation en alternance, un modèle gagnant pour les entreprises et l’employabilité des jeunes », vise à promouvoir un système éducatif mieux adapté aux exigences du marché du travail.

La cérémonie s’est tenue sous la houlette d’Isaac Tchiakpe, Ministre de l’ETFP, en présence de plusieurs hautes personnalités, dont Mazamesso Assih, Ministre du Développement à la Base, ainsi que des autorités locales.

« La formation en alternance est un levier stratégique qui permet de combler l’écart entre les compétences acquises en formation et les exigences du marché du travail », a souligné le ministre dans son discours d’ouverture.

Un cadre d’échanges et d’action

Pour rappel, la Semaine de l’ETFP se veut un cadre d’échanges et d’action destiné à mettre en lumière l’importance des partenariats entre le secteur privé et les institutions de formation.

Au programme : conférences, ateliers, expositions et visites d’installations, avec pour objectif de valoriser les formations techniques et professionnelles et de favoriser une meilleure intégration des jeunes sur le marché du travail.

Cette année, la Semaine de l’ETFP court jusqu'au 28 février 2025.

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Au Togo, les banques semblent avoir choisi leur camp. Selon les dernières données de la BCEAO, le commerce, le BTP et les services captent l’essentiel des crédits bancaires, laissant l’industrie et l’agriculture loin derrière. Un arbitrage qui reflète les choix des établissements de crédit.

Le commerce et le BTP en tête des financements

Avec près de 200 milliards de francs CFA des crédits à court terme en septembre 2024, le commerce reste le grand gagnant. Le commerce de gros domine largement avec 141 milliards de FCFA, tandis que le commerce de détail et la restauration se partagent le reste. Un signal clair : les banques préfèrent financer l’importation et la distribution, plutôt que la production locale.

Derrière, le BTP continue d’attirer les financements, avec 153 milliards de FCFA à court terme et 30 milliards à moyen et long terme. Une manne soutenue par les projets d’infrastructures publics et privés, dans un pays où la construction reste un levier de croissance important.

Enfin, les services aux entreprises et aux particuliers progressent fortement. Les prêts aux ménages atteignent 173 milliards de FCFA en août, signe d’un marché du crédit dynamique.

L’agriculture, le grand oublié du financement

Alors que le secteur agricole emploie plus de 60 % de la population togolaise, il demeure le parent pauvre du crédit bancaire. En septembre, l’ensemble du secteur n’a reçu que 698 millions de FCFA de financements à court terme, soit moins de 0,2 % du total des crédits. Même à long terme, les montants restent modestes (11 milliards de FCFA en septembre), loin derrière le commerce et les services.

Cette faiblesse s’explique en partie par le risque perçu par les banques, qui jugent le secteur agricole trop vulnérable aux aléas climatiques et aux fluctuations des prix. Mais elle souligne aussi un manque de mécanismes de financement adaptés aux exploitants agricoles, qui peinent à accéder aux ressources nécessaires pour moderniser leur production.

L’industrie ne fait guère mieux. Les crédits accordés aux industries manufacturières chutent à 49 milliards de FCFA à court terme, tandis que l’industrie extractive peine à mobiliser 1,6 milliard. Pourtant, ces secteurs sont stratégiques pour la transformation locale et la création de valeur ajoutée.

Pourquoi un tel déséquilibre ? D’un côté, les banques privilégient la rentabilité immédiate. Le commerce et les services offrent des rotations de capitaux rapides et des marges confortables, ce qui limite le risque de défaut. De l’autre, l’industrie nécessite des investissements lourds et un horizon de retour sur investissement plus long, un pari que les établissements financiers hésitent à prendre sans garanties solides.

Avec des banques focalisées sur l’importation, la consommation et l’immobilier, le Togo risque de renforcer sa dépendance aux importations. Faut-il réorienter le crédit bancaire vers des secteurs plus stratégiques ? La question est posée.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le secteur du commerce électronique s’apprête à être doté d’un nouveau cadre réglementaire, plus explicite et aligné sur les standards internationaux. Jeudi 20 février à Lomé, une nouvelle étape a été franchie, avec la présentation des résultats d’une série de concertations menées avec les acteurs du secteur, et des échanges sur l’élaboration d’un avant-projet de loi. 

Les manœuvres, conduites depuis 2021 par le ministère chargé du commerce dans le cadre d’un projet d’appui aux PME/PMI, doivent permettre de relever les défis d’un secteur en pleine expansion : fiabilité des transactions en ligne, sécurité des paiements, ou encore protection des données personnelles. Le nouveau cadre réglementaire attendu devra, une fois adopté, instaurer des lignes claires pour garantir et protéger les droits des consommateurs en ligne, faciliter les transactions, régir les activités des plateformes de commerce électronique, entre autres. 

Statuts juridiques et régulation en vue pour les e-commerçants et les influenceurs commerciaux

Surtout, le nouveau cadre légal devrait prendre en compte et définir explicitement les notions liées aux activités des e-commerçants, ou encore des influenceurs commerciaux, particulièrement en vogue depuis quelques années sur des réseaux sociaux à forte audience comme Tik Tok ou Facebook. Objectif : mieux réguler les activités, et doter le secteur de nouveaux outils et d’obligations spécifiques.   

Tiré par l’amélioration de la connectivité internet, l’e-commerce a actuellement le vent en poupe au Togo, avec plus de 20% de citoyens concernés, contre seulement 6% en 2018. Selon les résultats d’une enquête réalisée par un consultant indépendant, le secteur a enregistré une forte progression des activités, aussi bien sur le plan national qu’à l’international. Les canaux de promotion restent variés, avec dans le peloton de tête les boutiques en ligne, les réseaux sociaux, et les marketplaces. 

Notre souhait est que le Togo puisse disposer d’un cadre réglementaire explicite et attractif qui prend en compte les besoins et les réalités locales tout en s’alignant sur les normes régionales, continentales et internationales”, a indiqué le directeur de cabinet du ministère, Koffi Vinyo Mensah. 

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