Togo First

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En prévision des prochaines élections municipales, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) intensifie ses préparatifs. En effet, depuis hier, jeudi 13 mars, l’institution a lancé à Lomé, une formation dédiée aux formateurs des opérateurs de saisie (OPS).

Les travaux se déroulent sur le site de Togo 2000, où plus de 3000 formateurs sont mobilisés.

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« Nos impressions sont bonnes. Ce matin marque le début du processus avec la formation des formateurs et des OPS. Après cette étape, nous lancerons la révision des listes électorales », a déclaré Yawo Dabré, président de la CENI, au lancement de la session de formation. 

Cette phase s’étalera jusqu’au 31 mars avec une seconde vague de formation, avant l’entame des opérations de révision du fichier électoral.

Le président de la commission a insisté sur l’importance d’un enrôlement rapide des citoyens concernés, notamment ceux ayant atteint la majorité depuis le dernier recensement de 2023, ainsi que ceux ayant perdu leur carte ou changé de domicile.

Pour la CENI, l’objectif à terme est de garantir un fichier électoral fiable et actualisé, en prévision des prochains scrutins, qui permettront de renouveler les instances dirigeantes à la tête des communes du pays. Les dernières élections municipales ont eu lieu en 2019.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les acteurs de l’assainissement veulent structurer davantage leur secteur. À travers leur organisation, l’Association des Acteurs de l’Assainissement du Togo (3AT), ils ont échangé à ce sujet la semaine dernière avec la ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Mawunyo Mila Aziable, sur les enjeux et perspectives de la filière.

A la faveur d’une audience, le 7 mars 2025, ils ont présenté à la ministre de tutelle, des défis comme l’absence de stations de traitement des boues de vidange, le manque d’infrastructures adaptées pour le dépotage et l’obsolescence des équipements. Ces contraintes, en plus de freiner l’efficacité du secteur, engendrent des coûts supplémentaires pour les opérateurs et compromettent l’assainissement urbain, un enjeu majeur pour la santé publique et l’environnement.

« Votre contribution est cruciale. Le gouvernement reste à l’écoute et accompagnera vos initiatives pour intensifier les actions sur le terrain », a rassuré la ministre de tutelle.

Parmi les initiatives publiques, on cite notamment le Projet de Promotion de l’Assainissement Inclusif des Centres Urbains au Togo (PAICUT) et le Projet d’Amélioration de la Sécurité Hydrique en Milieu Urbain (PASH-MUT), qui visent à améliorer la gestion des boues de vidange et à renforcer la chaîne de valeur de l’assainissement.

Transformer le secteur

Avec un cadre réglementaire à consolider et des financements en cours de mobilisation, l’assainissement pourrait devenir un levier de croissance pour les opérateurs locaux, indique-t-on.

Par exemple, une structuration efficace offrirait non seulement des opportunités économiques, mais aussi un cadre de vie plus sain aux populations urbaines. Le défi reste encore d’accélérer cette transformation au profit du secteur.

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Au Togo, les commissionnaires agréés en douane, regroupés au sein de l'Union des professionnels des agréés en douane (UPRAD), suivent ce jeudi 13 mars 2025, une formation visant à améliorer leur gestion administrative et financière. Organisée par le bureau de l’association, cette rencontre s’inscrit dans une volonté de moderniser le secteur afin de renforcer sa contribution à l’économie nationale, indique-t-on.

Les thématiques abordées portent sur le droit des entreprises, la comptabilité et la fiscalité. Selon Patrick Magnon, président de l’UPRAD, le développement de ces thématiques va aider les commissionnaires à optimiser la gestion de leurs structures en assimilant les obligations fiscales qui leur incombent. 

Cette session vise également à les accompagner dans l’adaptation aux procédures de digitalisation et aux nouvelles normes régissant le commerce international. Les commissionnaires étant mandatés par l’État pour collecter les taxes reversées ensuite à l’administration fiscale, jouent un rôle clé dans la mobilisation des recettes publiques. 

« Si nos sociétés comprennent les mécanismes et les appliquent correctement, cela bénéficiera à tous en garantissant une rentrée efficace des fonds dans les caisses de l'État », a souligné le Secrétaire général de l’association, Dodji Akakpo.

Cette initiative s’inscrit dans la démarche engagée par l’UPRAD depuis 2023, de lutter contre l’évasion fiscale et de renforcer la sécurité des flux commerciaux.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les îles d’Aného vont bénéficier d’un projet pour leur préservation, passant par le renforcement de la surveillance et la préservation des écosystèmes.

L’initiative, inscrite dans une démarche de gestion durable des ressources naturelles, a été lancée cette semaine par la Fondation Aquéréburu and Partners (FAP), en collaboration avec la FAO.

Soutenu par la phase II du mécanisme Forêt et Paysans (FFF), le programme vise notamment à accroître la culture forestière de 30 % et à augmenter de 60 % les revenus des femmes bénéficiaires, grâce à une approche axée sur l’agroforesterie et l’agriculture biologique.

Parmi les initiatives clés, figurent notamment le reboisement des mangroves, la formation en pisciculture et la mise en place d’un champ-école agroforestier. Le projet entend également structurer une surveillance participative pour garantir une exploitation responsable des ressources naturelles.

Ce lancement a, du reste, été couplé d’une formation sur la gestion des ressources naturelles, abordant l’approche FFF de la FAO, la valorisation agricole, la protection des écosystèmes, ainsi que la réglementation des zones protégées.

Le Togo a réceptionné, mercredi 12 mars 2025, une cargaison de 2 275 tonnes de riz offerte par le Japon dans le cadre du projet d’assistance alimentaire « Kennedy Round » (KR 2023). Cette dotation, évaluée à 250 millions de yens japonais, soit environ un milliard de francs CFA, a été officiellement remise au ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique villageoise et du Développement rural, représenté par son directeur de cabinet, Dindiogue Konlani.

L’ensemble du stock a été confié à l’Agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT), chargée de son acheminement sur le marché national. Comme lors des précédentes livraisons, ce riz sera vendu à un prix subventionné, permettant ainsi aux populations d’y accéder à un coût abordable. L’opération vise à renforcer l’approvisionnement du marché local tout en générant des fonds qui seront réinvestis dans des projets de développement socio-économique.

Selon Dindiogue Konlani, directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, les fonds issus des ventes des cargaisons précédentes, ont été alloués ces dernières années à divers projets sur l’ensemble du territoire. Ils ont notamment contribué à la mise en place des Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) et à la réhabilitation de pistes rurales. Ils ont également permis l’acquisition de matériel agricole destiné à améliorer l’exploitation des ZAAP déjà opérationnelles.

Esaïe Edoh

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Une délégation togolaise est attendue, du 17 au 19 juin 2025 à Cotonou, au Bénin, à la première édition de la Mission économique de la Francophonie (MEF) en Afrique de l’Ouest. Une équipe de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), initiatrice de l'événement, a échangé la semaine dernière à Lomé avec le Conseil national du patronat (CNP-Togo) afin d’encourager la participation du secteur privé togolais à cette rencontre.

Cette mission, appelée à devenir un rendez-vous annuel, réunira des investisseurs issus de l’ensemble de l’espace francophone. Elle constituera une opportunité pour le Togo, ainsi que pour les autres pays d’Afrique de l’Ouest, de développer des partenariats avec des entreprises partageant un même cadre linguistique, indique-t-on. 

Pour cette première édition, trois secteurs stratégiques seront mis en avant : l’agro-industrie, les industries culturelles et créatives, ainsi que la transformation numérique. Sous la conduite de Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, la mission rassemblera près d’une centaine d’entreprises et d’acteurs économiques issus des différentes régions francophones, notamment d’Afrique, des Amériques, d’Asie, des Caraïbes, d’Europe, de l’océan Indien et du Moyen-Orient. 

Pour les entreprises togolaises, cette rencontre sera une occasion de concrétiser des investissements et d’explorer de nouvelles opportunités de coopération, dans un contexte marqué par la volonté de renforcer les relations économiques et commerciales au sein de la Francophonie.

En marge des rencontres d’affaires, la mission proposera également des ateliers sectoriels ainsi que des visites d’entreprises, conçus pour optimiser les possibilités de collaboration et d’investissement entre les différents acteurs présents, précise les organisateurs.

Esaïe Edoh

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La onzième édition du Togoville Jazz Festival se tiendra du 15 au 24 avril 2025, et va rassembler une fois encore musiciens et amateurs de jazz autour d’une programmation diversifiée. Cette année, l'événement accueillera plusieurs délégations étrangères, parmi lesquelles une importante représentation venue du Canada, invitée spéciale de l’édition.

La présence canadienne s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre le festival et Musication, une organisation engagée dans le développement et la promotion de la musique, avec un accent particulier sur la musique vocale francophone. La délégation sera composée de musiciens, d’agents de spectacles, de représentants de maisons de production, de diffuseurs ainsi que d’artistes entrepreneurs, offrant ainsi une opportunité de rencontres et de collaborations avec les acteurs locaux.

Cette participation de différents pays répond à l’une des ambitions du festival : favoriser la professionnalisation des artistes et des métiers de la scène. Dans cette dynamique, en plus des concerts qui rythmeront le festival, des formations et des rencontres seront organisées, afin de renforcer les échanges entre les différents acteurs de la filière musicale. L’objectif étant de promouvoir les talents togolais tout en inscrivant le festival dans une dynamique d’ouverture à l’international.

Depuis sa création en 2015, le Togoville Jazz Festival s’est imposé comme un rendez-vous incontournable de la scène musicale ouest-africaine. Avec une trentaine de concerts programmés, il se déroule non seulement à Lomé, mais aussi dans plusieurs villes et villages du pays. Le cœur de l'événement reste cependant la ville de Togoville, située sur la rive gauche du lac Togo, dont l’histoire et le patrimoine culturel confèrent au festival une identité singulière. 

Esaïe Edoh

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En 2024, l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) a facilité l’accès au financement pour 12 310 agriculteurs, dont 4770 femmes, en injectant plus d’1 milliard FCFA dans l’économie agricole. L’ICAT a pour mission principale de structurer les producteurs et de renforcer leur intégration dans les chaînes de valeur agricoles. Ses interventions ont permis la création de 1408 coopératives, rassemblant près de 30 000 producteurs, et la mise en relation de ces derniers avec des agrégateurs, générant un chiffre d’affaires global de 4,2 milliards FCFA, selon un rapport de l’organisme cité par le média Union pour la Patrie.

Outre le financement, l’ICAT indique avoir soutenu près de 20 000 producteurs (19 574) en matière de mécanisation agricole, facilitant ainsi le labour de plus de 37 000 hectares. En parallèle, 693 champs-écoles et 170 unités de démonstration ont été installés pour promouvoir l’adoption de pratiques agricoles modernes.

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Dans sa stratégie de modernisation, 229 Zones d’Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) ont été suivies en 2024, couvrant 26 502 hectares et impliquant 27 019 producteurs, dont 11 055 femmes.

Au Togo, le gouvernement s’est donné pour ambition d’améliorer ces performances en 2025, en misant sur la diversification des financements, la mécanisation accrue et l’adoption de technologies agricoles innovantes.

À ce jour, les initiatives en cours ont permis d’augmenter la couverture en semences certifiées, avec une progression de 4,2 % à 12 % pour le maïs et de 6 % à 15 % pour le riz, selon les mêmes sources.

Au Togo, l’inflation a légèrement reculé en février 2025, s’établissant à 2,8 %, contre 2,9 % en janvier, selon les dernières données de l’INSEED. Cette tendance s’inscrit dans un contexte marqué par des hausses sectorielles contrastées (en particulier dans celui des produits alimentaires) et des ajustements de prix influencés par l’offre locale et internationale.

Hausses isolées des coûts alimentaires

Dans le détail, l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), qui suit l’évolution des coûts d’achats sur les marchés du pays, a progressé de 2,1 % en glissement annuel.
La catégorie "Produits alimentaires et boissons non alcoolisées" a enregistré une hausse notable de 6,8 %, tandis que les coûts des restaurants et services d’hébergement ont progressé de 2,4 %, et ceux du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et autres combustibles de 3,7 %.
En contraste, une baisse des prix dans le secteur "Transport" (-1,7 %) a permis de limiter l’impact global de ces augmentations sur l’inflation.

Dynamique trimestrielle

Comparés à novembre 2024, les prix ont progressé au Togo de 1,4 %, principalement sous l’effet de la hausse des produits alimentaires (+5,2 %) et de l’énergie (+4,3 %). Toutefois, la baisse des prix des produits importés (-2,2 %) et des services (-0,3 %) a contribué à amortir l’inflation.
Notons du reste qu’en dépit de ce léger ralentissement de l’inflation, plusieurs incertitudes pèsent encore sur la trajectoire des prix. L’évolution des cours internationaux des matières premières, les pressions climatiques et les facteurs sécuritaires régionaux restent des éléments à surveiller, susceptibles d’influencer les prix au cours des prochains mois.

Ayi Renaud Dossavi

Le gouvernement togolais poursuit ses efforts pour renforcer l’inclusion économique et administrative des femmes entrepreneures. Une opération foraine de délivrance de cartes d’identité nationale a été lancée mardi 11 mars 2025 au grand marché d’Adawlato, facilitant ainsi l’accès à ce document essentiel pour les commerçantes.
Organisée par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, en collaboration avec l’Établissement Public Autonome pour l’Exploitation des Marchés de Lomé (EPAM), cette initiative vise à rapprocher les services administratifs des populations, en particulier des femmes exerçant dans le secteur informel.
La campagne qui s’étend jusqu’au 13 mars 2025, permet aux bénéficiaires de recevoir leur carte en 48 heures, contre 15 jours en temps normal. Selon Somialo Potcholi-Kadja, directrice générale de l’EPAM, cette action permet non seulement de simplifier l’accès aux documents administratifs, mais aussi d’améliorer la bancarisation et la participation des femmes aux transactions formelles.
Notons qu'au Togo, quelque 460 000 femmes seulement possédaient une carte nationale d’identité (CNI) en 2022, contre plus du près du double ( environ 866000) pour les hommes, pour un total de 1,32 million de Togolais, selon un rapport du projet d'identification biométrique WURI, du ministère de l’Économie numérique et de la Transformation digitale. Cette faible couverture freine notamment leur accès au crédit bancaire, aux services numériques et aux opportunités de commerce international.

Ayi Renaud Dossavi

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