Togo First

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La Chambre de commerce et d’industrie du Togo et le supermarché TOGOMALL ont conclu un accord de collaboration destiné à accompagner les artisans locaux qui exposent leurs produits dans cette enseigne dédiée aux productions nationales. Signé en fin de semaine dernière, ce protocole vise à renforcer les capacités des producteurs et à améliorer la commercialisation de leurs marchandises.

Dans le cadre de cette coopération, la Chambre mettra à disposition des experts chargés d’accompagner les entrepreneurs présents au sein du supermarché. Ainsi, des sessions de formation seront organisées pour les sensibiliser aux pratiques managériales adaptées à leurs structures et aux stratégies de vente les plus efficaces. L’objectif est de les équiper des outils nécessaires pour structurer leur activité et élargir leur clientèle, indique-t-on.

L’accord prévoit également un volet promotionnel, la CCI-Togo s’engageant à valoriser TOGOMALL à travers ses différents canaux de communication. En accroissant la visibilité de cette plateforme, il s’agit d’offrir aux producteurs une vitrine plus large et de maximiser leur impact sur le marché. 

La démarche s'inscrit dans une volonté de soutenir les petites entreprises togolaises et de favoriser leur développement. « En signant cet accord, la CCI-Togo, dans sa mission de contribuer au développement du pays, ambitionne de soutenir les petits producteurs à devenir les grandes entreprises de demain », a déclaré José Symenouh, président de la Chambre. 

L’institution avait déjà initié une formation à la digitalisation destinée aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), ainsi qu’un accompagnement en faveur des producteurs de riz. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, un nouvel acteur se positionne en matière de promotion des femmes dans le secteur de la tech. Il s’agit de Togolaises In Science (TIS), un club d’affaires dédié aux femmes actives dans les STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques). Lancé officiellement à l’hôtel Onomo, le samedi 29 mars 2025, le réseau veut réduire l’écart du genre dans les secteurs scientifiques et technologiques, tout en valorisant l’expertise féminine, tant au Togo que dans la diaspora.

TIS, fondé par Djamila Kerim, réunit déjà plus d’une centaine de membres : chercheuses, ingénieures, actuaires, expertes en cybersécurité ou encore entrepreneures, toutes engagées pour briser les stéréotypes. Le club veut devenir une plateforme d’échanges, de mentorat et de formation, en s’appuyant sur un réseau de 100 mentors d’ici fin 2025. À l’horizon 2030, il vise à former 1000 femmes aux compétences numériques et à augmenter de 20 % la proportion de femmes togolaises dans les STEM.

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L'évènement a du reste été ponctué par un panel sur les freins à lever pour inspirer les futures générations. Premier chapitre de l’initiative panafricaine Africaines In Tech, le réseau mise sur des partenariats des acteurs comme les entreprises, ONG et institutions. 

Au Togo, ce lancement s’inscrit dans le sillage du mois de mars, marqué par la célébration et la défense des droits des femmes, une période marquée par de nombreuses activités organisées. Ceci, afin de souligner les avancées en matière de droits de la femme au Togo, et mettre l’accent sur la promotion de nouvelles avancées sur la scène publique, notamment en matière de science et de technologies.

Au Togo, les études techniques sont désormais bouclées pour le projet d’autoroute du corridor Abidjan-Lagos, un axe de plus de 1000 km traversant cinq pays d’Afrique de l’Ouest. Ceci ouvre la voie au démarrage imminent des travaux de construction.

C’est ce qu’a laissé entendre une mission de la CEDEAO, conduite par David Nwedu, présente depuis le 2 avril au Togo, jusqu’au 10 avril 2025. L’objectif de ladite mission est d’assurer la communication et la visibilité du projet auprès des populations impactées, notamment à Noépé, Tsévié et Agoméglozou.

« Nous allons à la rencontre des communautés pour expliquer les prochaines étapes du projet et recueillir leurs préoccupations », a indiqué David Nwedu, lead sur la communication et la visibilité du projet de développement de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos.

Même si les dates de démarrage précises ne sont pas encore fixées, pour le Togo, le tracé débutera à Noépé (frontière avec le Ghana), pour traverser Kovié, Tsévié, Tabligbo, Afagnan, jusqu’à la rivière Mono, à la frontière béninoise. La future infrastructure, selon l’ingénieur Nodoh Wattara, sera à terme, une voie express à deux fois trois voies, avec des échangeurs et des ponts aux points stratégiques.

Pour rappel, le corridor est un projet phare du Programme de développement des infrastructures de la CEDEAO. L’actuel tracé de cet important axe routier traverse les grands centres économiques des cinq pays, notamment Abidjan, Accra, Cotonou, Lomé et Lagos. À lui seul, cet axe participe à près de 75 % des activités commerciales sous-régionales.

Ayi Renaud Dossavi

Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé prend part, depuis jeudi 3 avril à Kigali, au AI Global Summit on Africa, une rencontre qui rassemble décideurs politiques, experts technologiques et investisseurs autour de la place de l’Afrique dans l’économie de l’intelligence artificielle (IA).

Organisée par le Centre pour la Quatrième Révolution Industrielle en collaboration avec le Forum économique mondial (WEF), la rencontre se déroule sous le thème : « L’intelligence artificielle et le dividende démographique de l’Afrique ». Elle ambitionne d’explorer les leviers numériques pour transformer l’emploi, la gouvernance des données et l’entrepreneuriat sur le continent.

Pour le Togo, cette participation marque un signal fort : le pays entend faire de l’IA, un levier de transformation, selon le ministère des Finances.
 « La présence du chef de l’État à Kigali illustre l’engagement fort du Togo à anticiper l’avenir et à intégrer pleinement l’intelligence artificielle dans une démarche inclusive, responsable et tournée vers l’emploi des jeunes », indique-t-on.

Le pays, qui a déjà mis en avant des initiatives comme Novissi (programme qui a utilisé les données pour distribuer des aides ciblées durant la pandémie), multiplie en ce sens, les projets : Data Lab, Maison de l’IA, ainsi qu’une stratégie nationale en cours de finalisation.

Ce nouveau positionnement à l'international s’aligne du reste sur l’ambitions annoncée de faire du pays, un hub digital sous-régional, en s’appuyant sur l’innovation et le développement de son économie numérique.

Le Togo fait une percée en ce début d'année 2025 dans le cercle fermé des hubs technologiques africains les plus attractifs pour les investisseurs. Selon la plateforme Africa: The Big Deal, le pays d’Afrique de l’Ouest figure en effet dans le top 5 des États africains où les start-up ont capté le plus de financements.

Cette performance est rendue possible grâce à une levée de fonds de 30 millions $ réalisée par Gozem, la scale-up basée au Togo et active dans la mobilité et les services financiers.

L’un dans l’autre, cette position du Togo est d’autant plus remarquée qu’elle s’inscrit dans un contexte de recul général des financements – seulement 460 millions $ levés par l’ensemble des start-up africaines au 1er trimestre 2025, contre 486 millions $ à la même période en 2024.

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Gozem a ainsi capté 6,5 % du volume total à elle seule sur l'ensemble du continent. Sa levée de fonds, annoncée en février 2025, avec des bailleurs comme MSC Group et Al Mada Ventures, doit notamment servir à accélérer son expansion en Afrique francophone.

Dans ce classement, le Togo s’est, pour ce premier trimestre, propulsé aux côtés des géants du continent que sont le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Égypte.

Ayi Renaud Dossavi

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March Disappoints. Drags Down Q1 Perf. 

Le Togo a enregistré la création de 4262 nouvelles entreprises au premier trimestre 2025, selon les données du Centre de formalités des entreprises (CFE). Ce volume, bien qu’en recul de 5 % par rapport aux 4503 entités créées un an plus tôt, témoigne d’un dynamisme entrepreneurial toujours soutenu.

Portée à 81 % par des nationaux, la dynamique reste également marquée par une participation croissante des femmes, qui représentent 28,6 % des promoteurs.

Notons que le mois de janvier reste le plus actif, avec 1498 créations, contre 1314 en février et 1450 en mars, selon les données rendues disponibles.

Dans le pays, cette évolution s’inscrit dans le prolongement des réformes engagées depuis près d’une décennie pour simplifier les démarches administratives et encourager la formalisation.

Du reste, les prochains trimestres diront si le léger recul de 5 % marque un ralentissement structurel ou un simple repli conjoncturel.

Pour rappel, au total, 14921 ont été créées au Togo sur l’ensemble de l’année en 2024, dont plus de 10%, soit 1546, créées au mois de janvier 2024.

Au Togo, malgré une hausse globale des incidents sécuritaires en 2023-2024, une dynamique positive émerge : la baisse du nombre global de zones classées à risque élevé. C’est l’un des points qui ressortent du dernier rapport de WANEP-Togo (Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix), présenté à Lomé le 29 janvier 2025.

Selon le document, cette amélioration est le fruit d’un travail concerté entre l’État togolais, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux. Ensemble, ces différents acteurs ont notamment multiplié les projets de sensibilisation, les interventions de stabilisation et les efforts de développement dans les zones sensibles, en particulier dans les Savanes.

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Si la préfecture de Kpendjal reste en tête des zones à vigilance renforcée, la réduction du nombre de territoires à risque pourrait être un signal en faveur des politiques de prévention.

Ceci étant, le tableau général reste plein de défis pour le pays, dans un contexte marqué globalement par la hausse des incidents sécuritaires sur la période sous revue.

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Incidents sécuritaires

Ainsi, par exemple, le pays a enregistré 810 incidents sécuritaires entre janvier 2023 et décembre 2024, entraînant plus de 500 décès.
 « Des données qui mettent en lumière l’influence et la recrudescence des actes de criminalité organisée et d’extrémisme violent », selon le coordonnateur national de WANEP-Togo, Seyram Adiakpo, lors de la cérémonie de présentation du rapport biannuel en janvier dernier à Lomé.

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Cela étant, la hausse est également tirée par d’autres facteurs en lien avec l’incivisme, comme l’insécurité routière.

Soutenir les forces de sécurité

Dans ce contexte, WANEP-Togo appelle à un renforcement des mécanismes de prévention, de résilience économique et de protection des droits humains. L’organisation plaide notamment pour un soutien accru aux forces de sécurité et aux initiatives locales, surtout dans les zones frontalières affectées.

Ayi Renaud Dossavi

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La production halieutique du Togo a atteint 23 776 tonnes en 2024, selon les chiffres communiqués par le ministère chargé de la pêche. Ce volume marque un léger recul d’environ 2% par rapport à l'année 2023, où 24 229 tonnes avaient été capturées. 

La région Maritime demeure la principale zone de production avec 15 013 tonnes, suivie des Plateaux avec 6 979 tonnes. Les régions des Savanes et de la Kara affichent respectivement 889 tonnes et 600 tonnes, tandis que la région Centrale enregistre une production de 78 tonnes. Lomé Commune, pour sa part, a contribué à la production nationale à hauteur de 217 tonnes.

Cette baisse de la production intervient alors que 2024 marque le début de la mise en œuvre du plan quinquennal visant à améliorer les conditions de production, de transformation et de commercialisation des produits halieutiques. Une initiative qui s'inscrit dans la volonté des autorités de renforcer l'industrie locale et de réduire la dépendance aux importations.

Dans cette perspective de relancer la filière, le Togo table sur une production de 25 266 tonnes en 2025. L’atteinte de cet objectif repose sur la mise en place de plusieurs initiatives stratégiques prévues dans le cadre du plan d'action quinquennal. 

Il s'agit notamment du renforcement des capacités productives de la filière, tant sur le plan technique qu'organisationnel. Des programmes de formation seront déployés au profit des acteurs du secteur et un appui sera accordé à la recherche halieutique et au Conseil interprofessionnel de la filière poisson (CIFP), en vue d'assurer une meilleure structuration de l'activité et d'améliorer sa productivité.

Esaïe Edoh

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Le président américain Donald Trump a annoncé, mercredi 2 avril 2025, une nouvelle vague de droits de douane visant les importations en provenance de plusieurs pays africains. Parmi eux, le Togo, qui se voit appliquer un tarif de base de 10 % sur l'ensemble de ses exportations à compter du 5 avril. 

La mesure va toucher en particulier, les produits agricoles (le café, le cacao, le karité et les fèves de soja), qui sont des produits phares du commerce togolais avec les États-Unis, notamment dans le cadre du régime préférentiel de l'African Growth and Opportunity Act (AGOA).

Ce durcissement tarifaire pourrait freiner la dynamique des exportations togolaises vers le marché américain. Ces exportations ont connu une progression notable ces dernières années, passant d’environ 20 millions $ en 2021, à un peu plus de 90 millions $ en 2023, puis 97 millions $ en 2024, selon les données de la base de commerce international des Nations unies (COMTRADE), mises à jour en avril 2025. Une trajectoire ascendante qui pourrait être compromise par ces nouvelles taxes.

L'industrie textile togolaise, qui a commencé l'an dernier à expédier des vêtements fabriqués à la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) vers les États-Unis, risque également d'être pénalisée. 

Toutefois, comparé à d'autres pays africains, le Togo demeure relativement épargné par cette nouvelle politique douanière. Le niveau minimal de 10 % appliqué aux exportations togolaises contraste avec les 50 % imposés au Lesotho, le pays le plus lourdement touché du continent.

Cette annonce intervient dans un contexte d'incertitude autour de l'avenir de l'AGOA, adopté en 2000, et qui arrive à échéance en septembre 2025. Alors que les Etats africains plaident pour une reconduction de cette politique pour 10 ans, la politique douanière de Trump constitue un véritable pavé jeté dans la mare.

Dans ce contexte, le Togo pourrait renforcer ses relations avec la Chine qui depuis septembre 2022, a supprimé les droits de douane sur 98 % des produits importés en provenance du Togo et de huit autres pays africains (République centrafricaine, Tchad, Djibouti, Érythrée, Guinée, Mozambique, Rwanda et Soudan). 

Esaïe Edoh

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La production de tubercules au Togo a poursuivi sa progression en 2024, enregistrant une hausse de 5,5 % par rapport à l’année précédente. Selon les données du ministère de l’Agriculture, relayées dans le budget du citoyen, le volume récolté a atteint 2 515 000 tonnes, contre 2 406 614 tonnes en 2023. Cette croissance s’aligne sur une tendance amorcée un an plus tôt, où la production qui était de de 2 238 529 tonnes en 2022 avait déjà progressé de 7,5 %.

Les régions des Plateaux et de la Maritime ont concentré l’essentiel de cette production, avec un total cumulé de 1 288 644 tonnes. La première a fourni 768 864 tonnes, tandis que la seconde a enregistré un volume de 519 708 tonnes. 

Cette dynamique favorable intervient alors que l’État togolais, appuyé par ses partenaires, entend renforcer la filière d’ici à 2028. Une enveloppe de 2,34 milliards FCFA devrait être mobilisée à cet effet, dans le cadre du Plan d’Action d’Investissement de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (PRT) 2024-2028. 

Ce programme, élaboré par le ministère de l’Agriculture en collaboration avec le Conseil Interprofessionnel de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (CIFPRT), a été validé depuis 2023.

Esaïe Edoh

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