Au Togo, entre 2006 et 2024, plus de 17 milliards FCFA ont été octroyés aux petites et moyennes entreprises (PME) au 31 décembre 2024, avec la facilitation de l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI (ANPGF). Ces chiffres ont été publiés récemment par cette structure qui joue un rôle central dans l’accès aux financements pour les entreprises.
Ces ressources, mobilisées auprès des institutions bancaires, ont bénéficié à environ 1400 PME issues de divers secteurs d’activité. L’ANPGF, dans le cadre de sa mission principale, a agi comme un intermédiaire pour garantir ces financements, en réduisant les risques pour les banques et en assouplissant les conditions de garantie imposées aux entrepreneurs.
Les fonds ont été attribués par différents mécanismes, parmi lesquels la garantie de concours bancaire, un dispositif par lequel l’agence s’engage par signature à couvrir une partie des risques encourus par les établissements financiers. Cet instrument a permis de lever certaines barrières qui freinent l’accès des entreprises au crédit.
Un autre canal utilisé est le financement via les institutions financières (VIF). Ce service, développé en collaboration avec des banques et des systèmes financiers décentralisés (SFD), offre aux entreprises, des solutions adaptées à leurs besoins spécifiques. L’ANPGF a également recours au prêt participatif, permettant aux PME ayant besoin d’un appui financier à long terme d’obtenir les ressources nécessaires.
Au-delà des financements, l’agence s’investit également dans le renforcement des capacités des entrepreneurs. Chaque année, environ 3000 porteurs de projets bénéficient de ses sessions de formations et conseils. Ces initiatives visent à répondre aux défis rencontrés par les entreprises en phase de création ou d’expansion et à favoriser l’émergence d’un tissu entrepreneurial plus robuste, indique-t-on.
Placée sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances, l’ANPGF s’impose comme un acteur clé de la stratégie nationale de promotion des PME. A ce titre, elle travaille de façon permanente avec plus de 2500 PME.
Esaïe Edoh
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Le Togo s’apprête à lancer les travaux de bitumage du contournement des monts Alédjo, dans le cadre du vaste projet de développement du corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey. Le ministère en charge des transports a récemment publié un appel d’offres international en vue de réaliser une étude d’impact environnemental et social sur la section Agbang-Soumbou, longue de 14,13 kilomètres, située sur la Route nationale 1 (RN1).
Ce processus, préalable au début des travaux, permettra d’identifier les effets positifs et négatifs du projet dans la zone concernée. Parmi les enjeux qui seront examinés, figurent les impacts liés à la restriction d’accès, au transport des matériaux de construction et aux perturbations potentielles pour les communautés locales.
Le cabinet de consultants qui sera retenu devra, après l’étude, proposer des mesures concrètes pour atténuer les effets négatifs et accompagner les populations concernées. Ces recommandations devraient également inclure des dispositions compensatoires adaptées, conformément aux normes internationales en matière de gestion des projets d’infrastructure, selon l’appel d’offres consulté par Togo First.
Le délai imparti pour la réalisation de cette étude est fixé à 45 jours, selon les termes de l’appel d’offres. Les soumissions des candidats intéressés doivent être déposées avant le 31 janvier 2025. L’objectif précis de ce projet est de fluidifier le transport des biens et marchandises entre le Togo et ses partenaires commerciaux au nord du pays.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la deuxième phase du programme « Mobilité Pastorale Transfrontalière Apaisée et Stabilité Sociale au Sahel » (MOPSS) a démarré la semaine dernière, le 23 janvier 2025 à Mango, via un atelier dédié.
Financé globalement à hauteur de 7,2 millions d’euros par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Asdi), ce programme vise à améliorer les conditions de vie des communautés agro-pastorales dans six pays du Sahel, dont le Nord Togo. Il ambitionne de prévenir les conflits liés à la transhumance, d’accroître les revenus des éleveurs et d’assurer une meilleure gestion des ressources naturelles.
Lors de cette deuxième phase qui s’étend jusqu’à 2026, le MOPSS mettra l’accent sur la construction d’infrastructures sociales telles que des forages, des points d’eau et des couloirs de passage pour le bétail. Des activités de sensibilisation, de renforcement des capacités sur la cohésion sociale et la gestion des conflits seront également au programme.
Le bilan de la première phase (2020-2022) a été salué pour ses réalisations, notamment la mise en place de forages, de dialogues communautaires et de formations sur la prévention de l’extrémisme violent.
Cette deuxième phase s’inscrit du reste dans la continuité des efforts pour une transhumance sécurisée et un développement harmonieux des zones rurales.
Le gouvernement togolais prévoit d’imposer la collecte et la publication des noms et nationalités des bénéficiaires effectifs des entreprises ayant remporté des contrats publics, selon des documents officiels. Cette réforme, attendue d’ici à fin 2025, cherche à renforcer la transparence et à lutter contre la corruption.
Les informations recueillies seront centralisées dans une base de données accessible aux autorités compétentes, et, dans certains cas, au public. Ces données concernent les noms des bénéficiaires finaux, leurs nationalités, et d'autres éléments permettant de garantir la traçabilité des entreprises adjudicataires, indique-t-on. Avec cette réforme, le Togo rejoindra la liste de pays africains qui adoptent des mesures similaires pour garantir la transparence dans leurs processus de marchés publics.
Ce projet répond aux recommandations du rapport d’évaluation mutuelle 2022 du GIABA, qui avait mis en évidence des défis dans le suivi des bénéficiaires finaux des marchés publics au Togo. Il s’aligne également sur les normes internationales du GAFI en matière de réduction des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, alors que des pays comme le Sénégal, le Nigeria et la Côte d’Ivoire sont déjà dans le viseur de cette institution. Certains de ces pays figurent d’ailleurs sur la liste grise de cet organisme intergouvernemental, dont les recommandations se sont imposées à travers le monde comme des normes de référence en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux (LBC) et le financement du terrorisme.
En plus de la publication des bénéficiaires, le gouvernement espère améliorer la compétitivité des marchés publics et encourager une gestion plus équitable des ressources publiques. Permettre aux citoyens et aux acteurs de la société civile de surveiller les attributions de marchés publics, réduire les risques de corruption et de conflits d’intérêts, et améliorer la confiance dans le système de passation des marchés publics sont les principaux objectifs de cette réforme. A cela s’ajoute le renforcement de la collecte des recettes fiscales en réduisant les pratiques frauduleuses dans les marchés publics. Sous la supervision du FMI, ce chantier s’inscrit dans un effort global de modernisation des finances publiques togolaises.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, débute à partir de ce mardi 28 janvier la deuxième édition des Journées du secteur privé, une initiative portée par le ministère du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale. Cet événement, qui s’étendra jusqu’au 30 janvier 2025, s’articulera autour d’une thématique centrale : « Partenariat entre les grandes entreprises et les TPME : un levier de développement économique ».
Cette rencontre ambitionne de renforcer les liens entre les grandes et les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), qui constituent un maillon essentiel de l’économie du pays. De fait, sont attendus à ce rendez-vous des opérateurs économiques, des représentants d’institutions financières ainsi que des membres du gouvernement. Ensemble, ils tenteront d’identifier des pistes de collaboration durable entre ces deux segments du tissu entrepreneurial.
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— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) January 27, 2025
Sous le Haut Parrainage de Madame @DogbeVictoire, le Ministère du @CommercegouvTg & le secteur privé organisent du 28 au 30.01.2025, la 2e édition des Journées du secteur privé autour du financement et du partenariat.
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Au cœur des discussions figurera notamment la question du financement des TPME. L’objectif affiché est d’accroître leur compétitivité face à une concurrence croissante, tout en explorant les moyens par lesquels les grandes entreprises pourraient contribuer davantage à leur essor.
Il est à noter que les TPME occupent une place prépondérante dans l’économie togolaise. Selon des données du ministère du commerce, elles représentent environ 90 % des entreprises en activité dans le pays. Elles participent à hauteur de 40 % au produit intérieur brut et sont à l’origine de 60 % des emplois créés dans le secteur privé.
Esaïe Edoh
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Plus de 500 000 personnes (509 438) ont bénéficié du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo) à fin décembre 2024, soit deux ans après son lancement. Parmi les bénéficiaires de cette initiative soutenue par la Banque mondiale, 34 % sont des femmes. Ce chiffre représente 85 % de l’objectif global, fixé à 600 000 bénéficiaires.
Ces données ont été révélées lors de la revue à mi-parcours organisée la semaine dernière, du 20 au 24 janvier, à Lomé. Cette rencontre, combinée à la 5e mission d’appui du programme, a permis de faire le point sur les réalisations, d’identifier les défis et de réajuster les stratégies pour maximiser l’impact.
Le FSRP-Togo, doté d’un financement de 50 milliards FCFA, s’articule autour de trois axes stratégiques : l’agriculture climato-intelligente, le renforcement de la chaîne de valeur et du commerce intrarégional, ainsi que la gestion des risques agricoles.
En plus d’améliorer la productivité agricole, le FSRP met un accent particulier sur la résilience des acteurs face aux défis climatiques et économiques. Son appui, multiforme, inclut notamment des formations, des dons d’équipements et d’engrais pour les agriculteurs sur l’ensemble du territoire.
Pour cette année 2025, le Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) prévoit l’intégration de 130 000 nouveaux bénéficiaires, en vue d’atteindre, voire dépasser, l’objectif final.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’hôpital de référence de niveau 4, Dogta-Lafiè, ouvert à Lomé depuis avril 2023, dispose désormais d’une annexe à Kara. Elle a été inaugurée vendredi 24 janvier 2025 par le président Faure Essozimna Gnassingbé.
Cette nouvelle infrastructure sanitaire devrait contribuer à améliorer l’offre de services de santé et de soins de qualité aux populations du septentrion. Le projet étant conçu en lien avec la stratégie nationale visant à garantir une couverture sanitaire universelle d’ici à 2030.
« La construction et l’équipement de ce centre à Kara s’arriment parfaitement à l’atteinte de l’objectif de la couverture sanitaire universelle. L’objectif est de permettre à tous les concitoyens, quels que soient leur condition ou leur lieu de résidence, d’accéder à des soins de santé de qualité, ici même au Togo, surtout au plus près de chez eux », a déclaré le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Tchin Darre, lors de la cérémonie d’inauguration.
L’hôpital Dogta-Lafiè de Kara propose une gamme variée de services, notamment en imagerie et radiologie médicales, hémodialyse, ophtalmologie et soins odonto-stomatologiques. Il est équipé d’outils modernes, incluant une IRM de 1,5 tesla de haut champ, une première au Togo, ce qui permettra de réaliser des diagnostics précis pour des pathologies complexes telles que celles du cerveau, du cœur ou de la prostate.
https://x.com/PresidenceTg/status/1883094754600407539
Le centre dispose également d’une radiographie numérisée, spécialement conçue pour les examens liés à des pathologies cancéreuses ou à des affections de l’abdomen et du petit bassin.
La mise en service de cet hôpital s’ajoute à plusieurs initiatives en cours dans le cadre du renforcement du système de santé au Togo. Parmi celles-ci figurent la réhabilitation des Centres hospitaliers universitaires (CHU) de Lomé et de Kara dans le cadre du projet ELLIPSE, la construction des hôpitaux mère-enfant. Il y a aussi la rénovation et la réception de plusieurs unités de soins périphériques (USP) dans le cadre du projet de Services de santé essentiels de qualité pour une couverture sanitaire universelle (SSEQCU).
Esaïe Edoh
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Une banque implantée au Togo a récemment été sanctionnée par la Commission Bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) à cause de ses manquements aux normes qui luttent contre le blanchiment de capitaux.
Lors de la 144e session de la Commission Bancaire, tenue le 16 décembre 2024, les régulateurs ont épinglé cet opérateur financier pour des infractions constatées dans le respect des textes légaux et réglementaires.
La banque en question a écopé d’un blâme en raison de faiblesses relevées dans son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).
Ces insuffisances, identifiées lors d’une inspection, ont également conduit à une sanction financière de 151 millions de FCFA, conformément à la réglementation en vigueur.
L’identité de l’opérateur togolais concerné n’a pas été précisée, une pratique habituelle pour ce type de mesure disciplinaire. L’an dernier, un autre acteur bancaire togolais, ainsi qu’un dirigeant, avaient également écopé de sanctions, pour irrégularités financières.
Ceci étant, le Togo n’est pas le seul pays concerné par des sanctions lors de cette session. Une banque implantée au Sénégal a écopé d’une amende de 300 millions de FCFA, tandis qu’un établissement situé au Bénin a été sanctionné à hauteur de 38 millions de FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo s’attaque à un chantier très attendu : réorganiser ses entreprises publiques stratégiques pour améliorer leur performance et réduire les risques budgétaires. Sous programme du Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement s’est lancé dans une série de réformes visant des entités clés comme la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), le Port Autonome de Lomé (PAL) et la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET).
D’après un rapport de la Cour des comptes largement relayé, ces entreprises, censées être des piliers économiques, font face à des défis majeurs en matière de gouvernance, de transparence et d’efficience. Elles ne contribueraient qu’à la marge à l’effort budgétaire national. En 2022, seulement 15,5 milliards FCFA ont été encaissés par l’État au titre des dividendes provenant de ses participations dans une vingtaine de sociétés. À fin octobre 2023, ce montant s’élevait à 14,8 milliards FCFA, selon les chiffres communiqués à la commission des finances de l’Assemblée nationale, avec des prévisions qui atteignaient 21 milliards FCFA pour l’année 2023. Côté Impôts sur les sociétés, on tournait sous la barre des 30 milliards FCFA à fin octobre 2023, d’après la même source (Parlement).
Pour remédier à cette situation, le gouvernement togolais mise sur un cadre législatif en cours d’adoption, avec l’ambition de transformer ces entités en de véritables leviers de développement économique.
Big bang prévu dans le secteur des entreprises publiques
La pierre angulaire de ces réformes est l’introduction d’audits obligatoires pour les entreprises publiques, une première. Selon nos informations, les premiers audits devraient être finalisés cette année. Si cette mesure cible initialement six entités stratégiques, elle devrait s’étendre progressivement à d’autres entreprises. Les institutions concernées sont le Port Autonome de Lomé (PAL), la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), la Togolaise des Eaux (TdE), l’Union Togolaise de Banque (UTB), la Loterie Nationale Togolaise (LONATO) et la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT).
En parallèle, Lomé veut resserrer l’étau sur la gestion des entreprises publiques. Un projet de loi, soumis au Parlement, entend refondre leur gouvernance et leur supervision en profondeur. Objectif : tourner la page de certaines pratiques peu optimales. Ce texte propose un cadre législatif renforcé, assorti d’une politique de propriété claire pour ces entreprises, attendue entre septembre et décembre 2025. Parmi les innovations prévues, figure également l’obligation pour ces six entreprises stratégiques de publier leurs états financiers audités dans un délai de six mois après la clôture de l’exercice fiscal. Ces documents devront être intégrés au rapport sur les risques budgétaires annexé au projet de loi de finances. Les premiers rapports financiers audités conformes à la nouvelle législation devraient être produits en 2026, pour l’exercice fiscal de 2025. Le projet de loi prévoit également l’établissement de critères de compétence pour les nominations aux postes stratégiques, dans le but de professionnaliser la gestion des entreprises publiques et de limiter les interventions politiques. En outre, ce texte introduit des contrats de performance fixant "des objectifs précis, mesurables et soumis à évaluation", indique-t-on.
L’enjeu est double : améliorer la transparence et la gestion financière des entreprises publiques, tout en renforçant la supervision parlementaire pour mieux cerner les risques budgétaires qu’elles représentent. Une réforme ambitieuse qui, si elle est adoptée, pourrait redéfinir les contours de la gestion publique au Togo, dans un contexte où le pays a récemment sollicité le FMI pour un examen diagnostique de gouvernance. Selon des sources proches du dossier au sein de l’institution de Bretton Woods, un audit complet des comptes publics et de gouvernance est en préparation, sur demande des autorités togolaises elles-mêmes. Cependant, les premiers rapports ne devraient être disponibles qu’en 2026, en raison de contraintes liées à la mobilisation des équipes du FMI, ont-elles confié à Togo First.
UTB : une restructuration qui pourrait fait école
L’Union Togolaise de Banque, en proie à des difficultés financières depuis plusieurs années, représente un exemple emblématique des défis auxquels ces réformes tentent de répondre. En 2024, l’État a procédé à une recapitalisation équivalant à 1,5 % du PIB pour stabiliser l’établissement. Un audit externe a permis d’identifier les faiblesses de sa gestion et un plan de restructuration est en cours de mise en œuvre.
"Le redressement de l’UTB est essentiel pour montrer que ces réformes peuvent produire des résultats tangibles", souligne un économiste basé à Lomé. Une privatisation partielle de la banque pourrait être envisagée à partir de 2025, à condition que sa rentabilité soit rétablie, apprend-on. La restructuration de l’UTB pourrait faire cas d’école, apprend-on. Mais il reste encore du chemin.
La CEET et la TdE, au centre de la batterie de réformes attendue
La réforme touche également la CEET et la TdE, deux entreprises essentielles pour fournir l’électricité et l’eau à la population. Ces entités devront ajuster leurs tarifs pour refléter les coûts réels de production. Toutefois, des mécanismes de soutien sont prévus pour protéger les ménages les plus vulnérables.
Le gouvernement mise également sur des projets d’investissement pour améliorer l’accès à l’énergie et diversifier les sources d’approvisionnement. Des projets solaires de 130 MW et le développement du barrage de Titira font partie des investissements clés que le gouvernement est en train de déployer.
Un tableau de bord pour surveiller la performance
Et pour garantir une meilleure gestion des entreprises publiques, un tableau de bord est déjà en train d’être mis en place pour suivre leur performance financière et opérationnelle en temps réel. Ce dispositif devrait permettre d’identifier rapidement les problèmes et d’ajuster les politiques en conséquence, promettent les autorités togolaises. De plus, les projets d’investissement des entreprises publiques seront intégrés au budget national afin d’améliorer la coordination et de limiter les redondances dans l’utilisation des ressources publiques.
Un pari sous haute surveillance
Le FMI, qui accompagne le Togo dans ce processus, surveille de près l’avancée des réformes. L’institution a salué les progrès réalisés tout en rappelant l’importance d’une mise en œuvre rigoureuse, et dit s’attendre à ce que les choses s’accélèrent, d’autant que ces réformes font partie intégrante du programme de financement de 390 millions $ sur 42 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) en cours avec l’institution de Washington.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo cumule désormais 44 milliards FCFA mobilisés sur le marché financier régional de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (Umoa). Ceci, à la suite d'une nouvelle opération sur le marché financier régional qui lui a permis d'engranger quelque 22 milliards FCFA le vendredi 24 janvier 2025. Plus exactement, une émission simultanée de Bons Assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT) pour lever 20 milliards FCFA.
D’après les données publiées au terme de l’opération, le Togo a suscité un vif intérêt auprès des investisseurs qui ont effectué des soumissions totales de 46 milliards de FCFA, représentant un taux de couverture de 234,16 %.
Sur les BAT dont la maturité est fixée à 364 jours et assortis d’un taux d’intérêt multiple, le Trésor togolais a levé 7 milliards FCFA. Sur les OAT, émises sur une maturité de trois ans avec un taux d’intérêt annuel de 6,25 %, le pays a mobilisé 15 milliards de FCFA.
Pour l’année en cours, le Togo s’est fixé l’objectif de lever un total de 332 milliards de FCFA afin de financer son budget national, évalué à 2 397 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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