Togo First

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Au Togo, la localité de Tindjassi, dans la région centrale va bientôt abriter un centre de services et de formation agricole. Dans cette perspective, le gouvernement en Conseil des ministres mercredi 22 janvier 2025, a autorisé la signature du contrat de partenariat public-privé avec la société Planet One Agro Ventures Togo qui se chargera du pilotage du projet.

Ce futur centre se veut un levier pour transformer l'écosystème agricole du pays. Il vise non seulement à moderniser les pratiques agricoles, mais aussi à renforcer l'offre de formation professionnelle dans ce secteur. 

Dans cette optique, le centre collaborera étroitement avec les instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD) et l'agropole de la Kara, structures clés dans la stratégie nationale de promotion de l'agriculture. Cette synergie est conçue pour maximiser l'impact du projet sur le terrain, en rendant les formations et services plus accessibles et adaptés aux besoins des producteurs.

Planet One Agro Ventures Togo jouera un rôle central dans la mise en œuvre du projet. La société sera chargée de concevoir et construire les infrastructures, de fournir les équipements nécessaires, de développer des programmes de formation adaptés, de former les formateurs, ainsi que d'assurer une assistance technique. Ces contributions visent à garantir que le centre réponde aux standards internationaux tout en étant en phase avec les réalités locales.

L'initiative s'inscrit dans la politique de désenclavement des zones à fort potentiel agricole et de promotion d'un développement rural intégré. De fait, les impacts attendus sont multiples : amélioration de la sécurité alimentaire, développement des infrastructures de transport, et création d'emplois, notamment pour les jeunes. 

Il faut noter que ce centre en gestation va s’ajouter à d’autres initiatives similaires notamment l’Institut national de la formation agricole de Tové (INFA de Tové) qui forme depuis plusieurs années, des jeunes au métier de l’agriculture. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, le gouvernement veut mettre à jour la réglementation en matière de concurrence et de protection des consommateurs. Le nouveau texte a fait l’objet d’une première lecture, mercredi 22 janvier 2025, lors d’un Conseil des ministres, sous la houlette du président Faure Gnassingbé. 

Il s’agirait notamment de dépoussiérer et consolider un texte vieux de 25 ans (daté de décembre 1999), en s'alignant sur des exigences communautaires, dont celles de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). L’idée est en outre, de répondre aux nouveaux impératifs que va créer le protocole portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Au vu des récentes évolutions, « il est nécessaire de mettre à jour le cadre normatif national en matière de concurrence, pour qu’il permette de contrôler les pratiques des entreprises tout en assurant efficacement la protection des consommateurs. », selon l’exécutif.

Le texte devrait susciter davantage d'amendements, pour une deuxième lecture. Ceux-ci permettraient de tenir compte des intérêts nationaux, et de la préservation du tissu entrepreneurial local face aux pressions étrangères. 

Ainsi, « notre pays veillera toujours à la préservation du tissu entrepreneurial et de la production au niveau national, en garantissant un cadre de croissance optimal aux entreprises togolaises. », précise-t-on du côté du gouvernement, en amont de ces discussions.

Notons du reste que ce projet de loi s’annonce quelques semaines seulement après des travaux du ministère chargé du commerce, sur le deuxième rapport national sur l’état de la concurrence au Togo, avec l’appui de l’Uemoa. 

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Au Togo, le portail national des services publics, lancé en 2022, a traité plus de 400 000 demandes sur l’ensemble du territoire en 2024, soit quatre fois plus qu’en 2023 (100 000), sur fond de croissance rapide et d’adoption grandissante par les usagers.

Sur la même période, plus de 60 nouveaux services ont été intégrés à la plateforme, grâce à la collaboration entre plusieurs ministères et l’Agence Togo Digital (ATD). Ces démarches couvrent des secteurs variés tels que la citoyenneté, la justice, le commerce, la sécurité, l’énergie et l’environnement.

Ces chiffres, communiqués par la plateforme des services publics, sont annoncés alors que, pour 2025, l’autorité publique entend maintenir le cap en accélérant davantage la digitalisation des démarches administratives. Depuis le début de cette année, plusieurs autres demandes ont été rendues disponibles au paiement digital, notamment par le ministère en charge de la Sécurité et de la Protection civile.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, deux nouvelles initiatives s'annoncent, pour la restauration des écosystèmes forestiers dégradés et l’amélioration des conditions de vie des communautés locales. Il s’agit du projet « AFR100-Togo », financé par le ministère allemand de la Coopération économique (BMZ), et du projet « FEM-8 », soutenu par le Fonds pour l’environnement mondial.

Ces deux projets ont été présentés lors d’un atelier de lancement, tenu les mardi 21 et mercredi 22 janvier 2025 à Kpalimé.

Le projet AFR100-Togo, doté de 5 millions de dollars pour la période 2024-2027, se concentre sur l’accès au financement et à l’assistance technique pour les petits producteurs forestiers et agricoles.

De son côté, le projet FEM-8 cible la conservation et la résilience des écosystèmes forestiers subhumides, couvrant 270 300 hectares de forêts natives et 55 000 hectares d’agroforêts.

Selon Dr Amah Atutonu, directeur des ressources forestières au ministère de l’Environnement et des Ressources forestières (MERF), « ces deux projets viennent renforcer les efforts déjà entrepris par le gouvernement pour restaurer les écosystèmes forestiers et améliorer la résilience des communautés locales à travers des activités génératrices de revenus. »

L’objectif ambitieux est d’atteindre un taux de couverture forestière de 26 % à l’horizon 2030. En effet, le pays s’est engagé à restaurer 1,4 million d’hectares de paysages déboisés et dégradés à l’horizon 2030 dans le cadre de l’initiative pour la restauration des paysages forestiers africains de l’Union Africaine.

Ces initiatives sont mises en œuvre en collaboration avec la FAO, la GIZ et des acteurs locaux.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le chef de l’État Faure Gnassingbé a nommé neuf nouveaux préfets lors du dernier Conseil des ministres tenu le mercredi 22 janvier 2025.

Parmi les préfets nouvellement désignés figurent Ouro Gouroungou Ourominal pour la préfecture de Tône, le Colonel Bonfoh Fari pour la Kozah, et Tchanbiadja Yendoukoua pour Tchaoudjo. Les autres nominations incluent Ekpe Kodjo Agboko Noël (Ogou), Gadewa Mawona (Zio), Tinaka Wodjabalo Kossi (Agoè-Nyivé), Agbodan Kossivi (Golfe), le Lieutenant-colonel Assia Hodabalo (Bassar) et Toyi Kokou (Akébou).

Notons qu’au Togo, les préfets sont les représentants du pouvoir exécutif central devant les collectivités locales. Ils ont entre autres pour mission, de veiller au respect de la légalité des actions entreprises par les autorités locales.

Pour rappel, le Togo compte 39 préfectures, et 117 communes.

Enko Education, qui gère un réseau d’écoles internationales dans une dizaine de pays africains, dont le lycée Cours Lumière du Togo, vient d’obtenir un financement de 24 millions $ (environ 15 milliards FCFA) de la part d’Africa Capital Works (ACW) et du Fonds Adiwale, co-fondé par les Togolais Jean-Marc Savi de Tové et Visseho Gnassounou. Ce financement vise à soutenir la stratégie d’expansion d’Enko International.

« Grâce à l’investissement d’ACW et d’Adiwale, nous allons concentrer notre stratégie de croissance sur des acquisitions d’écoles », indique notamment Éric Pignot, co-fondateur et Directeur Général d’Enko.

Justement, l’école internationale Cours Lumière a rejoint le groupe en mai 2024, et pourrait ainsi profiter de ces nouvelles ressources pour renforcer le réseau aux ambitions panafricaines.

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« Notre soutien aidera le groupe à consolider le marché fragmenté des écoles K 12 sur le continent, en développant le plus grand réseau d’Écoles Internationales Africaines. Nous sommes fiers de contribuer à ce projet éducatif ambitieux, combinant performance économique et impact social », souligne pour sa part Jean-Marc Savi de Tové, Associé gérant chez Adiwale. Via son fonds Adiwale Fund I, l’investisseur est déjà présent avec une participation minoritaire au sein d’Enko.

COURS LUMIERE

Enko, qui est déjà présent dans 10 pays avec un réseau de 16 écoles, ambitionne de tripler son nombre d’élèves pour atteindre 20 000 d’ici à 2029.

Ayi Renaud Dossavi

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Entre 2018-2019 et 2021-2022, le Togo a enregistré des progrès dans la réduction de la pauvreté multidimensionnelle.  Selon un récent rapport de l'INSEED, réalisé avec l’appui de la Banque mondiale, l’incidence de la pauvreté multidimensionnelle, mesurant la proportion de ménages privés de plus de 33 % des indicateurs de base (santé, éducation, conditions de vie), est passée de 37,1 % à 28,9 %.

Notons que l’IPM au Togo repose sur trois dimensions : santé, éducation et conditions de vie, mesurées à travers 14 indicateurs. L’IPM du Togo utilise du reste, les mêmes dimensions que l’IPM mondial produit par le PNUD, avec certains indicateurs adaptés au contexte national. 

Ainsi, un recul de 8,2 points de pourcentage indique qu’environ trois ménages sur dix étaient touchés par ce type de pauvreté en 2021-2022. L’intensité de la pauvreté, qui reflète la gravité des privations, a également diminué, passant de 0,168 à 0,127 sur la période.

Des disparités qui persistent

Cependant, des disparités géographiques marquées subsistent. En milieu rural, l’incidence reste élevée à 45,0 %, contre seulement 7,5 % en milieu urbain.

La région des Savanes, située au nord du pays, enregistre l’incidence la plus élevée (61,3 %), tandis que le Grand Lomé (qui concentre plus d'un quart de la population togolaise) affiche un taux minimal de 4,1 %.

L’éducation et l’accès à l’énergie… 

Les indicateurs majeurs mesurant la pauvreté incluent l’alphabétisation des adultes (22,7 %), les années d’études (16,3 %) et l’accès à l’électricité (7,6 %).

On note du reste que de 2018 à 2022, la proportion de ménages vivant en pauvreté multidimensionnelle sévère (privés dans au moins 50 % des indicateurs) a diminué, passant de 8,4 % à 5,2 %.

Et pour consolider les progrès, le rapport recommande de renforcer les efforts en matière de santé, d’éducation, d’emploi et d’infrastructures rurales, tout en intensifiant les programmes de protection sociale ciblant les ménages les plus vulnérables.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le taux d’inflation moyen s’est établi à 2,9 % en 2024, selon les données de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED Togo).

Ceci marque une baisse notable par rapport aux années précédentes. En effet, selon les données disponibles, le Togo avait enregistré un taux d'inflation d'environ 7,6 % en 2022, son plus haut niveau en trente ans, avant de descendre à 5,3 % en 2023 (selon les données de la BAD), grâce à une baisse des prix des denrées alimentaires et à des subventions au carburant et de l'électricité.

Légère hausse en fin d’année

Au mois de décembre 2024, la hausse des prix mensuels a contribué à une légère augmentation immédiate du coût de la vie. Cependant, cette hausse reste moins importante qu’un an plus tôt, en décembre 2023.
Le taux d’inflation au Togo, en glissement annuel, s’est établi à 2,9 % en décembre 2024, contre 3,1 % le mois précédent, confirmant une tendance à la modération des pressions inflationnistes.

Entre novembre et décembre 2024, l’Indice National Harmonisé des Prix à la Consommation (INHPC), qui reflète l’évolution des prix, a légèrement progressé de 0,5 %. Cette hausse est portée par l’augmentation des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+1,2 %), des coûts liés au logement, à l’eau, au gaz et à l’électricité (+0,9 %), ainsi que des boissons alcoolisées et du tabac (+3,3 %). En revanche, une baisse de 1,2 % dans le secteur des transports a atténué cette progression.

Carburants et coûts annuels

Sur une base annuelle, les prix ont progressé de 1,2 % par rapport à décembre 2023. Les principales contributions à cette hausse incluent les légumes frais, les agrumes et les combustibles solides. À l’inverse, les carburants et lubrifiants ont enregistré une baisse notable de 3,2 %, selon l’INSEED.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile propose désormais six services accessibles en ligne via la plateforme Service Public.

Il s’agit de la demande d’autorisation de vitre teintée ; l’électrification des fils barbelés ; la couverture sécuritaire pour événements privés ; les autorisations d’entrée au Togo ; la dénonciation de faits impliquant les forces de l’ordre ; les suggestions adressées au ministère.

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Cette extension s’inscrit dans le cadre de la digitalisation des services publics, et vise à moderniser les démarches administratives. En particulier, l’ouverture d’un canal pour dénoncer des faits impliquant les forces de de l'ordre, avait fait l’objet d’une annonce publique quelques semaines plus tôt. 

Les utilisateurs peuvent non seulement soumettre leurs requêtes, mais aussi effectuer les paiements directement sur la plateforme, accessible à l’adresse dédiée.  

Consulter les services sur la plateforme Services Publics 

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Au Togo, les conseillers municipaux de la Commune Binah 2 (dans la région de la Kara) ont approuvé, le lundi 20 janvier 2024, le budget de l’année 2025 chiffré à 145 millions FCFA. C’était à l’occasion de la première session ordinaire de l’année à Kétao, chef-lieu de la commune.

Ce budget en augmentation de 28 % par rapport à celui de l’exercice précédent, qui s’établissait à 113 millions FCFA, sera essentiellement consacré à des actions de développement visant à répondre aux besoins des quelque 40 000 habitants de la commune, tels qu’identifiés lors du recensement de 2022.

Parmi les priorités annoncées figurent l’aménagement des marchés périphériques et la réhabilitation des établissements scolaires. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre du Plan de développement communal (PDC) de cette municipalité, visant à renforcer les infrastructures de soutien à la croissance, à promouvoir le développement économique, à gérer durablement l’espace communal et à garantir un meilleur accès des populations aux services essentiels. Ce plan, qui couvre une période de cinq ans, ambitionne de mobiliser un financement global de plus de 1,5 milliard FCFA.

Pour accompagner la mise en œuvre de ce budget 2025, les autorités locales entendent multiplier les stratégies de mobilisation des ressources avec un accent sur des populations contribuables, ainsi que sur l’établissement de partenariats, notamment via des jumelages.

Esaïe Edoh

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